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PARTI
POUR LA DEFENSE DE L'ENVIRONNEMENT AU CONGO -PDECO
PROJET
DE SOCIETE
ENVIRONNEMENT
– DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE – PROGRES SOCIAL – PROMOTION
CULTURELLE
I.
DE LA GENESE DU PARTI
En occident, les partis écologiques tirent leur origine des
mouvements de protestation contre la dégradation de l'environnement
provoquée par une forte industrialisation et l'émergence d'une
société de consommation à outrance.
Si cette industrialisation n'a pas encore atteint la même
ampleur qu'en occident, force est cependant de constater que
l'environnement dans notre pays n'échappe pas pour autant à une
dégradation accélérée. Cette dégradation est inexorable à cause
de l'absence d'une politique environnementale dans le chef de tous les
partis politiques congolais.
A
plusieurs titres, l'altération de l'environnement constitue une
menace sérieuse à la survie de la population
et au développement économique de notre pays. En ce qui
concerne la survie de la population, plus de la moitié de cette
population ne vit exclusivement que de l'agriculture extensive et
nourrit malgré tout le pays entier. On conçoit aisément que toute
dégradation de l'environnement physique peut entraîner des
conséquences très graves pour la survie du peuple congolais tout
entier comme ce fut le cas des pays du Sahel. Par ailleurs,
l'insalubrité dans les milieux urbains est la principale cause de
diverses maladies et épidémies qui sévissent dans notre pays. De ce
fait, elle constitue un véritable problème de santé publique avec
des répercussions néfastes sur l'économie de notre pays. Les
érosions et les inondations provoquées par la déforestation et un
urbanisme anarchique engendrent des dégâts matériels et humains
très importants dont le coût économique est très onéreux.
Toutes ces considérations justifient pleinement la protection
de l'environnement dans
notre pays. C’est le principal objectif de notre parti, le PDECO.
II.
LES OBJECTIFS DU PARTI.
En occident, la dégradation de l'environnement résulte de
l'enrichissement de la société industrialisée. En revanche, au
Congo, la dégradation de l'environnement résulte de la
paupérisation des masses et de l'Etat. La détérioration des
conditions de vie en milieux ruraux a engendré l'exode rural à
l’origine de la dégradation de l'environnement en milieux urbains
(déforestation, érosion et inondation, insalubrité généralisée,
etc.). D'autre part, malgré cet exode rural, l'accroissement de la
population rurale exerce un forte pression sur l'environnement
provoquant ainsi sa dégradation plus ou moins rapide. C'est en
améliorant les conditions de vie en milieux ruraux qu'on peut mettre
fin à l'exode rural et soulager aussi cette pression exercée par le
monde rural sur l'environnement. C'est dans cette perspective que
s'inscrit l'action de notre parti. Celui-ci poursuit les objectifs
suivants :
-
La défense de l'environnement.
-
Le développement économique.
-
Le progrès social.
-
La promotion de la culture congolaise.
PREMIERE
PARTIE : LA DEFENSE DE L'ENVIRONNEMENT.
La défense de l'environnement comporte deux aspects : la
conservation et la gestion.
I.
LA CONSERVATION DE L'ENVIRONNEMENT.
La conservation consiste à protéger l'environnement contre
toute dégradation d'origine anthropique,
animale, végétale et naturelle. Elle comporte deux aspects :
L'aspect préventif et l'aspect curatif.
Dans l'aspect préventif, on surveille l'environnement contre
toute dégradation qu'elle soit d'origine anthropique, animale,
végétale ou naturelle.
Dans l'aspect curatif, on lutte contre les dégradations ayant
affecté l'environnement.
II.
LES TYPES DE DEGRADATION DE L'ENVIRONNEMENT.
II.1.
Les dégradations d'origine anthropiques.
Elles sont dues aux activités de l'homme dans son
environnement physique. Elles se manifestent notamment par :
-
La pollution des eaux, de l'air et des sols;
-
Les érosions sur les versants et les vallées;
-
Les inondations anormalement fréquentes;
-
La diminution ou l'extinction des espèces animales et
végétales (diminution de la biodiversité);
-
L'insalubrité par mauvais stockage des déchets;
-
La déforestation;
-
Augmentation de gaz à effet de serre;
-
Etc.
II.2
Les dégradations d'origine animales et végétales.
Elles sont dues à la surpopulation (compétition entre les
espèces) d'une ou plusieurs espèces ou à la prolifération d'une
nouvelle espèce dans un autre environnement. Elles se manifestent
notamment par :
-
La diminution ou l'extinction des espèces animales et
végétales (diminution de la biodiversité);
-
Le déclenchement des érosions des versants et des vallées.
II.3.
Les dégradations d'origine naturelles.
Elles sont dues aux éléments naturels comme l'occurrence
exceptionnelle de certains éléments climatiques (la pluie, le vent,
la sécheresse, la température, etc.), les séismes, les éruptions
volcaniques, etc. ou par un changement radical du climat. Elles se
manifestent notamment par
-
La destruction ou l'extinction des espèces végétales et/ou
animales (réduction de la biodiversité);
-
Le déclenchement des inondations et érosions sur les versants
et dans les vallées;
-
L'épuisement de certaines ressources naturelles comme l'eau;
-
L'apparition ou la recrudescence de certaines maladies et
épidémies.
III.
LA GESTION DE L'ENVIRONNEMENT.
C'est
l'utilisation rationnelle des ressources naturelles sans entraîner ni
leur carence ni leur disparition. Il s'agit en fait de lutter contre
tout prélèvement abusif de ces ressources naturelles pour pouvoir
répondre aux besoins des générations futures et assurer ainsi un
développement économique durable.
IV.
LA POLITIQUE DU PDECO POUR LA DEFENSE DE L'ENVIRONNEMENT.
IV.1.
INVENTAIRE DE NOS RESSOURCES NATURELLES.
Notre pays est réputé pour sa richesse en ressources
naturelles. Mais il est regrettable que ces immenses richesses ne
soient pas bien connues. Le PDECO préconise donc un inventaire
exhaustif de nos ressources naturelles en créant un organisme
national chargé de cartographier toutes les ressources naturelles du
pays. Cet organisme sera composé de quatre sections suivantes :
1.
Une section chargée de la prospection et de la cartographie
des ressources géologiques et minières.
2.
Une section chargée de la prospection et de la cartographie
des ressources végétales.
3.
Une section chargée de la prospection et de la cartographie
des sols.
4.
Une section chargée de la prospection et de la cartographie
des ressources hydriques de surface et souterraines.
IV.2
POLITIQUE DE DEFENSE DE L'ENVIRONNEMENT.
IV.2.a. Défense
contre les dégradations d'origine anthropique
Le parti préconise les solutions suivantes :
-
Elaboration d'une nouvelle législation pour lutter
efficacement contre toute forme de pollution des eaux, de l'air et des
sols.
-
Elaboration d'une nouvelle législation pour lutter contre
l’exploitation abusive de nos ressources forestières.
-
Elaboration d'une législation pour protéger les espèces
animales végétales menacées ou en voie d'extinction.
-
Elaboration d'une législation pour lutter contre tout système
de pêche ou de chasse susceptible de mettre en péril les espèces végétales
ou animales.
-
Elaboration d’une législation sur la production, la
collecte, le stockage et le traitement des déchets ménagers
et industriels.
-
Elaboration d'une nouvelle législation pour lutter
efficacement contre toute activité de braconnage dans les parcs et
les réserves naturels.
-
Elaboration d’une législation pour réduire la production
des gaz à effet de serre.
-
La création de deux organismes nationaux : l'un pour lutter
contre la pollution, l'autre pour lutter contre la dégradation des
sols en milieux urbains et ruraux.
-
La création d'une entreprise publique pour la collecte, le
stockage et le traitement des déchets ménagers et industriels.
IV.2.b
Défense contre les dégradations d'origine animale et végétale.
-
La création d'un institut national de recherche sur la faune
dont le but est d'inventorier les espèces animales, de gérer et de
mettre en valeur nos ressources faunistiques.
-
La création d'un institut national de recherche sur la Flore
dont le but est d'inventorier les espèces végétales, de gérer et
de mettre en valeur nos
ressources floristiques.
-
Création d’autres parcs et d’autres réserves naturelles
pour protéger davantage les espèces animales et végétales ainsi
que certains écosystèmes d’intérêt biologique particulier.
IV.2.c.
Défense de l'environnement contre les dégradations d'origine
naturelle.
-
La création d'un service national de météorologie et de
climatologie.
-
La création d'un service national de géophysique pour étudier
les mouvements de l'écorce terrestre sur toute l'étendue du
territoire national afin de surveiller les activités volcaniques et
sismiques.
-
La création d'un service national d'hydrologie et
d'hydrographie pour mesurer les débits et la qualité des eaux de nos
rivières afin de prévenir les inondations et les épidémies
d’origine hydrique.
DEUXIEME
PARTIE : LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE.
Comme nous l'avons souligné la pauvreté est la principale
cause de la dégradation de notre environnement. Seul le développement
économique pourra enrayer progressivement cette pauvreté permettant
ainsi d'assurer une meilleure protection de notre environnement. C'est
la raison pour laquelle le PDECO s'engage résolument à œuvrer pour
le développement économique de notre pays. Il est affligeant de
constater que, malgré ses immenses richesses, notre pays continue à
s'empêtrer dans une crise économique interminable à cause de la
mauvaise gestion de nos richesses par le régime mobutiste.
La relance de notre économie dépend de trois facteurs déterminants
suivants:
-
Les facteurs politiques.
-
Les facteurs économiques.
-
Les facteurs humains.
I.
LES FACTEURS POLITIQUES.
I.1.
La démocratie et la stabilité des institutions politiques.
La ruine de notre économie est sans nul doute le résultat
d'une concentration de tous les pouvoirs aux mains d'une seule
personne. C'est la raison pour laquelle, notre parti s'attache à
l'instauration d'une démocratie pluraliste. Cependant l'économie ne
peut tirer profit de cette démocratie pluraliste si et seulement si
celle-ci ne nous conduit pas aux conflits qui ont paralysé le
fonctionnement de l'Etat congolais et furent très dommageables à la
relance économique de notre pays à cause de l’instabilité
institutionnelle et des troubles sociaux qu'ils engendrent. Ces
conflits ont une unique source : la cohabitation. Ils résultent donc
de la lutte pour l'exercice du pouvoir que se livrent le président de
la République et son premier ministre lorsque les deux personnalités
ne sont pas de même obédience politique. Ce furent les cas entre
Kasavubu et Lumumba en 1960, Kasavubu et Tshombe en 1964, et très récemment
entre Mobutu et Tshisekedi. Pour éviter la répétition de ces
conflits et affermir la démocratie, le PDECO soutient donc
l'instauration d'un régime présidentiel. Le président doit être élu
au suffrage universel pour un mandat de 5 ans, renouvelable une fois.
Le président n'aura aucun pouvoir de dissoudre le parlement. De même,
le parlement ne peut pas démettre un président de la république.
Toutefois, le président peut demander par référendum la dissolution
du parlement. Mais en cas de rejet de cette requête, le président
doit démissionner. Il en est de même du parlement en cas de rejet
d'un référendum pour la destitution d'un président. C'est au peuple
que revient le pouvoir de dissoudre un parlement ou de démettre un président.
En cas de conflit très grave entre la présidence et le parlement,
conflit susceptible de paralyser le fonctionnement normal des
institutions et de menacer ainsi la démocratie, tout citoyen
congolais âgé d'au moins 18 ans, agissant en groupe ou
individuellement, peut prendre l'initiative de dissoudre les deux
institutions en demandant l'organisation d'un référendum s'il
parvient à collecter le nombre des signatures équivalant à 10% de
la population totale disposant le droit de vote dans chaque province.
Ces signatures seront déposées à la cour constitutionnelle.
Celle-ci organisera le référendum dans les 30 jours qui suivent ce dépôt
de signatures.
Comme dans tout système démocratique, le parti adhère au
principe de la séparation et
de l'indépendance des pouvoirs : l'exécutif, le législatif et le
judiciaire. En ce qui concerne le législatif, le PDECO préconise
l'instauration d'une seule chambre des députés pour diminuer les dépenses
de fonctionnement de l'Etat. D'autre part, le rôle de la seconde
chambre (le sénat) n'est pas déterminante sur l'élaboration des
lois.
Sur le plan administratif, pour diminuer le poids de la
bureaucratie et les dépenses de fonctionnement de l’Etat congolais,
le PDECO propose que le pays soit subdivisé en provinces, en
territoires ou communes et en collectivités. Le nombre de provinces
soit compris entre 15 et 20. Le nombre de territoires par province ne
doit pas excéder 15. Le nombre de collectivités doit être
proportionnel au nombre des ethnies ou tribus. Au niveau des
collectivités, le chef coutumier sera le gardien des traditions et
coutumes. Il n’exercera plus de fonctions politiques.
L’administration des collectivités relèvera désormais de la compétence
des agents territoriaux. Toutes les autorités provinciales,
territoriales et des collectivités seront élues au suffrage
universel. Pour se porter candidat dans une circonscription donnée,
il faut y résider de façon permanente pendant au moins dix ans.
Même si le PDECO est partisan du fédéralisme, il ne préconise
cependant pas son instauration dans l'immédiat. La fédéralisation
de notre pays doit être progressive pour permettre aux futures entités
fédérées de maîtriser progressivement l'autogestion d'une part, et
éviter la menace permanente de séparatisme à cause de grande
disparité de richesse ou de développement entre les entités fédérées
(syndrome belge) d'autre part. Par ailleurs, le coût de
fonctionnement d’un état fédéral est plus onéreux que celui
d’un état unitaire pour l’Etat lui-même et pour les
contribuables.
Cette fédéralisation doit donc passer par les étapes
suivantes :
-
Décentralisation de l'Etat unitaire pour initier
les entités décentralisées à l'autogestion dans certains
domaines.
-
Homogénéisation du niveau de développement des entités décentralisées.
-
Accroissement des compétences des entités décentralisées.
-
Fédéralisation définitive du pays.
I.2.
La politique monétaire.
Le régime de Mobutu s'est surtout illustré par une instabilité
monétaire (dépréciation) qui a provoqué la fuite des capitaux et
des investisseurs étrangers.
Pour assurer la stabilité monétaire, le PDECO préconise les
mesures suivantes :
-
L'indépendance totale de la Banque Centrale. La politique monétaire
du pays sera ainsi conduite par son gouverneur et non par le
gouvernement.
-
Pour assurer cette indépendance de la Banque centrale, son
gouverneur sera élu par le parlement après un appel des candidatures
et l'analyse des programmes de chaque candidat. Son mandat sera de 5
ans et renouvelable une fois.
-
Pour exécuter sa politique, le gouverneur de la Banque
centrale nommera ses plus proches collaborateurs et les directeurs des
banques publiques qui seront chargés d’appliquer sa politique.
-
Les conflits éventuels entre le gouverneur et l'exécutif
seront tranchés par le parlement.
-
A la fin de chaque semestre, le gouverneur présente un rapport
circonstancié devant le parlement sur la politique monétaire suivie
en rapport avec le budget du gouvernement.
-
Seul le parlement a le pouvoir de démettre un gouverneur s'il
juge que celui-ci n'applique pas la politique monétaire pour laquelle
il a été élu.
I.3.
La gestion rigoureuse des finances de l'Etat.
Tous les gouvernements congolais se caractérisent par une
navigation à vue dans la gestion des finances de l'Etat, source de dérapage
monétaire et budgétaire. Comme la politique monétaire sera sous le
contrôle de la Banque centrale, la politique budgétaire sera contrôlée
en partie par le Parlement. Avant son adoption par le gouvernement, le
budget doit être soumis au parlement pour son approbation. Avant
cette approbation, le parlement sollicite l'avis du gouverneur de la
Banque centrale pour vérifier si ce budget est compatible avec la
politique monétaire tracée par le gouverneur et approuvée par le
parlement.
A la fin de chaque semestre, le gouvernement doit présenter
une évaluation de l'exécution du budget tel qu'il a été approuvé.
En cas du dérapage, le parlement a le pouvoir de suspendre un budget
et d'exiger le gouvernement de présenter un budget provisoire
jusqu'au prochain exercice budgétaire.
Quant à la cour des comptes, elle doit jouer pleinement son rôle
en contrôlant les dépenses de différents services de l’Etat. Le
PDECO s’engage à lui accorder tous les pouvoirs nécessaires pour
exécuter cette mission sans entrave.
Le PDECO luttera contre toute intervention directe ou indirecte
de l’autorité politique dans la gestion des entreprises publiques.
I.4.
LA POLITIQUE FISCALE.
Le régime de Mobutu s’est caractérisé par une politique
fiscale très opaque qui a favorisé toute sorte des magouilles et détournements
de fonds décourageant les investisseurs et privant l’Etat de
recettes substantielles d’impôts. Le PDECO s’engage à clarifier
et à amender la politique pou lutter efficacement contre les fraudes.
Il préconise les solutions suivantes :
-
Réduire le nombre des taxes imposées aux entreprises et aux
personnes.
-
Alléger le fardeau fiscal des entreprises pour les inciter à
investir davantage et attirer les investisseurs étrangers.
-
Instaurer l’imposition obligatoire des personnes physiques.
Chaque personne ayant atteint 18 ans doit obligatoirement
déclarer ses revenus. La non déclaration sera sanctionnée
par la loi.
-
Toute activité lucrative sera imposée.
-
Réorganiser le service de contribution et implanter ce service
dans chaque territoire.
-
Accorder les avantages fiscaux à tout investisseur qui
investit en milieu rural.
-
Instaurer un impôt foncier en milieu urbain.
-
Sanctionner très sévèrement toute fraude fiscale.
-
Combattre avec vigueur l’évasion fiscale.
-
Sanctionner très sévèrement tout fonctionnaire de la
contribution reconnu coupable de fraude dans l’exercice de ses
fonctions. Tout fonctionnaire de la contribution et des douanes prêtera
serment de loyauté envers l’Etat congolais.
-
Lutter efficacement contre toute activité en noir et
informelle.
I.5.
La justice.
La justice est un facteur important pour le développement économique
et la stabilité sociale. Le culte de l’arbitraire et d’impunité
qui a régné sous le régime de Mobutu a contribué à faire fuir les
investisseurs étrangers et à décourager les investisseurs
nationaux. En revanche, il a attiré comme un aimant tous les
aventuriers en quête d’un enrichissement rapide et illicite. Ils en
ont ainsi profité pour spolier et piller nos richesses en toute
impunité avec la complicité de certaines autorités politiques et
militaires.
Pour mettre fin au chaos de notre système judiciaire, le PDECO
préconise l’indépendance totale de la magistrature et le désengorgement
des tribunaux en
proposant les solutions suivantes :
-
La suppression de tous les tribunaux de paix et
l’implantation des cours de première instance dans tous les
territoires.
-
L’implantation des cours d’appel dans toutes les provinces.
-
L’implantation des chambres de médiation dans toutes les
collectivités. Ces chambres auront pour but de régler pacifiquement
les conflits entre les citoyens. Le recours à la justice
n’interviendra que lorsque toute attente entre les parties en
conflit devient impossible. Ces conflits peuvent se régler selon le
code moderne ou selon le code coutumier. Dans ce dernier cas, le chef
coutumier et les sages de villages joueront un rôle important.
-
Après deux ans de stage obligatoire, les licenciés en droit
doivent subir un examen pour siéger aux barreaux et aux cours de
première instance. Le jury sera composé par les membres de l'ordre
des avocats et des magistrats, la commission parlementaire de la
justice et le personnel enseignant des facultés de droit. Les
candidats ayant réussi cet examen seront nommés par le ministre de
la justice.
-
Les magistrats des cours d’appel seront élus par le
parlement en fonction de leur compétence (qualité des jugements
rendus). Il faut siéger au moins 10 ans à la cour de première
instance pour postuler. L’analyse des dossiers de candidats sera
soumise à une commission indépendante. Les candidats élus seront
ensuite nommés par le président de la République.
-
La cour suprême sera scindée en cour suprême et en cour
constitutionnelle.
-
Les magistrats de la cour suprême et de la cour
constitutionnelle seront directement élus par le parlement en
fonction de leur compétence. Il faut siéger au moins 15 ans à la
cour d’appel ou enseigner le droit pendant au moins 20 ans pour
postuler à la cour suprême et à la cour constitutionnelle. Le
mandat de chaque magistrat est de 5 ans non renouvelable.
I.6. LA
MORALISATION DE LA VIE PUBLIQUE
Le PDECO s’engage à moraliser la vie publique
-
en luttant contre tout trafic d’influence des mandataires
publics;
-
en instaurant une immunité partielle des parlementaires;
-
en élaborant une loi qui exige la démission immédiate de
tout mandataire public condamné par la justice;
-
en luttant contre toute forme de corruption et de népotisme.
-
Tous les mandataires publics doivent déclarer obligatoirement
sous serment leurs biens (financiers et immobiliers) avant d’exercer
leurs fonctions.
-
Il sera interdit à tout mandataire public de disposer des
biens à l’étranger.
I.7.
SECURITE DES BIENS ET DES PERSONNES.
L'insécurité des biens et des personnes contribue à faire
fuir les capitaux et les investisseurs étrangers. Elle décourage les
nationaux expatriés de revenir au pays pour y investir. Cette insécurité
est entretenue paradoxalement par les forces de l'ordre.
Depuis l'époque coloniale, ce sont surtout les délinquants et
autres bandits qui étaient enrôlés de force dans l'armée et la
police. Cette politique d'enrôlement s'est poursuivie après l'indépendance
du pays. A cause de la déficience de l'encadrement et de la
discipline au lendemain de l'indépendance, les forces de l'ordre se
sont ainsi transformées en bourreaux du peuple : elles sèment la désolation
partout en pillant les biens, extorquant et terrorisant les paisibles
citoyens.
Pour mettre fin à ce comportement indigne et scandaleux, le
PDECO propose de revoir de fond en comble tous les systèmes de
recrutement et d'encadrement de nos forces de l'ordre. Celles-ci
seront séparées en armée, pour la défense de notre patrie, et en
police pour le maintien de l'ordre public et assurer la sécurité des
biens et des personnes.
En ce qui concerne le recrutement, celui-ci sera facultatif
afin de recruter les personnes ayant la vocation de faire carrière
dans les forces de l'ordre. Celles-ci seront ouvertes aux deux sexes
sans aucune discrimination. Pour mieux inculquer la discipline qui
doit prévaloir au sein de nos forces de l'ordre, on doit tenir compte
de deux facteurs suivants : le niveau d'instruction et le comportement
du candidat. Dans l'armée, le candidat doit avoir le niveau d'au
moins quatre ans post-primaire. Dans la police, il doit avoir au moins
un diplôme de l'école secondaire. Jusqu'au jour de son recrutement,
le candidat doit présenter un casier judiciaire vierge pour prouver
sa bonne conduite en société. Les avis des enseignants qui l'ont
connu doivent jouer un rôle déterminant.
Quant à l'encadrement, au cours de leur formation de soldat,
les candidats doivent apprendre aussi:
-
L'histoire et la géographie de notre pays ainsi que l'éducation
civique afin de forger leur patriotisme et leur nationalisme. Le français
sera la langue de l'armée. Mais tous les officiers doivent parler
couramment l'anglais. De plus, chaque soldat doit parler au moins deux
langues nationales. L’accès au grade de sous-officier et
d’officier sera conditionné par la détention respectivement d’un
diplôme de graduat et de licence ou leur équivalent.
-
un métier pour ceux qui n'ont aucune qualification afin de les
rendre utiles à la société même en temps de paix. L'armée doit
participer aussi à l'effort de reconstruction de notre pays. L'armée
sera divisée en armée de terre et en armée de l'air. Les forces
navales feront partie de l'armée de terre.
Parallèlement
à la formation militaire obligatoire qui leur sera inculquée pendant
deux ans, les futurs policiers doivent suivre un programme des cours
en fonction de la mission qu'ils sont appelés à remplir à
l'issue de leur formation. La police sera subdivisée en 5 branches
principales :
-
Une police judiciaire qui sera chargée des enquêtes sur les
crimes et le grand banditisme. Cette police sera placée sous la
tutelle des ministères de la justice et de l'intérieur. Son uniforme
sera de couleur bleu foncé avec des barrettes jaunes sur le pantalon.
Les candidats à cette branche policière doivent suivre pendant deux
ans les cours en droit, en criminologie, en sciences sociales et en
psychologie. Ils doivent parler obligatoirement le français et
l'anglais ainsi qu’au moins deux langues nationales.
-
Une police de sécurité dont l'objectif est d'assurer la sécurité
des personnes et des biens ainsi que de maintenir l'ordre public.
Cette police sera placée sous la tutelle du ministère de l'intérieur.
La couleur de son uniforme sera le vert foncé. Le cursus des
candidats à cette branche policière sera le même que celui de la
police judiciaire. En outre, une année complémentaire en formation
militaire leur sera imposée.
-
Une police de l'air et des frontières, qui sera chargée de
veiller à la sécurité de nos frontières (service d'immigration).
Elle sera placée sous la tutelle du ministère de l'intérieur.
La couleur de leur uniforme sera le bleu ciel. Les candidats à cette
branche policière doivent suivre obligatoirement deux ans de cours en
sciences politiques, en droit international, en économie, en sciences
sociales et en psychologie. Ils doivent parler obligatoirement le français
et l'anglais en plus d'une troisième langue au choix (l'espagnol,
l'allemand, le nerlandais, le russe, le portugais, etc.).
-
Une police financière qui sera chargée d'enquêter sur les délits
d'ordre financier. Elle sera placée sous la tutelle des ministères
de l'intérieur et de l'économie. La couleur de leur uniforme sera
marron (kaki). Les candidats de cette branche policière doivent
suivre les cours en économie et en finances, en droit, en sciences
sociales et en psychologie. Ils doivent parler obligatoirement le français
et l'anglais ainsi que deux langues nationales.
-
Une police environnementale et de tourisme dont les tâches
seront multiples et multiformes (salubrité publique, protection de
notre flore et notre faune, guide touristique, gardien des parcs et
des réserves naturelles, intervention en cas des catastrophes
naturelles, brigades minières, etc.). Elle sera placée sous la
tutelle des ministères de l'intérieur, de l'environnement et de la
santé publique. Son uniforme sera le vert clair. Les candidats à
cette spécialité doivent suivre les cours en sciences naturelles et
biologiques, en médecine, en droit, en sciences sociales, en tourisme
et en psychologie. Ils doivent parler obligatoirement le français et
l'anglais ainsi que les quatre langues nationales. Pour les guides
touristiques, ils doivent parler une troisième langue étrangère au
choix.
Les
cours d’histoire et de géographie du Congo ainsi que l’éducation
civique seront obligatoires pour toutes les filières.
Enfin,
les conditions de vie des nos forces de l'ordre seront améliorées de
manière substantielle pour les mettre à l'abri des tentations. Aucun
membre de force de l'ordre en fonction ne doit s'adonner à une
activité lucrative ni participer de manière active à la vie
politique (ne doit pas élire ni être éligible).
II.
LES FACTEURS ECONOMIQUES.
Pour gagner sa bataille de développement économique, le Congo
doit augmenter ses recettes financières. Il doit donc développer et
investir dans les secteurs qui sont les principales sources en argent
de l'Etat congolais. Ces secteurs sont les suivants : le secteur
agricole, le secteur minier, le secteur forestier, le tourisme et le
transport. En outre, il
doit industrialiser son économie.
II.1.
Le secteur agricole.
Durant tout son règne, le président Mobutu a toujours décrété
l'agriculture comme priorité des priorités. Mais ce vœu ne s'est
jamais concrétisé par un investissement massif dans ce secteur
pourtant vital pour l'économie de notre pays. Bien au contraire, sous
son règne, la production agricole n'a cessé de décliner à telle
enseigne que le Congo, jadis grand exportateur des produits agricoles,
est devenu paradoxalement un importateur. Or, aucun pays au monde ne
peut aspirer à un véritable développement économique sans d'abord
assurer son autosuffisance alimentaire. Les pays les plus industrialisés
sont aussi les plus grands exportateurs des produits agricoles.
Sans jamais investir des moyens financiers colossaux, les
belges sont arrivés à faire du Congo un grand pays exportateur des
produits agricoles tout en assurant l'autosuffisance alimentaire aux
congolais. Pour sortir notre pays de cette crise agricole, il convient
d'appliquer la même politique pratiquée par les belges au temps de
la colonisation. Cette politique peut se résumer en quatre points
suivants :
-
L'encadrement;
-
L'achat régulier et la vente de produits agricoles.
-
Le développement des cultures industrielles.
-
L'entretien permanent des routes de desserte agricole pour l'évacuation
des produits.
II.1.a.
L'encadrement des paysans.
Sur le plan
strictement agricole, le PDECO préconise les solutions suivantes pour
augmenter le rendement agricole en milieu rural :
-
fourniture des semences améliorées et résistantes aux
maladies;
-
utilisation des engrais naturels pour augmenter le rendement
des champs;
-
augmentation des superficies cultivées par la création des
coopératives d'entraide comportant au moins 5 personnes;
-
la diversification des cultures;
-
amélioration des techniques agricoles et l'utilisation des
animaux de trait dans les travaux champêtres;
-
amélioration des conditions de stockage des produits
agricoles;
-
maîtrise des techniques de l'irrigation.
Cet
encadrement doit être assuré par les moniteurs agricoles et les
agronomes. Nous proposons d'affecter 1 moniteur agricole pour 500
paysans et un agronome pour 5000 habitants.
II.1.b.
L'achat et la vente des produits agricoles.
L'une des raisons principales du déclin de l'agriculture au
Congo est la difficulté qu'éprouvent les paysans à écouler leurs
produits de champ. C'est ce qui a déclenché l'exode rural. Comme le
secteur privé répugne d'investir dans le secteur agricole, l'Etat
congolais doit prendre des initiatives pour assurer l'achat des
produits agricoles et de les acheminer vers les centres de
consommation. Le PDECO
propose donc la création d'une entreprise à capitaux mixtes (publics
et privés), qui sera chargée de l'achat et de la vente des produits
agricoles sur toute l'étendue de la république. Une telle entreprise
mettra fin à la pénurie et à la spéculation des prix de produits
agricoles qui sévissent dans les centres urbains. Actuellement, les
produits agricoles sont achetés à un vil prix auprès des paysans
mais revendus à prix d'or dans les centres urbains.
Cette entreprise sera subdivisée en quatre branches
principales :
-
une branche chargée de l'achat et de la vente des produits
vivriers de consommation courante;
-
une branche chargée de l'achat et de la vente des fruits et légumes;
-
une branche chargée de l'achat, la conservation et la vente
des produits d'élevage destiné au marché intérieur;
-
une branche chargée de l'achat et de la vente des produits
agricoles industriels.
II.1.c.
Entretien permanent des routes de desserte agricole.
La dégradation du réseau routier de desserte agricole a forcé
de nombreux ruraux à se déplacer soit vers les centres urbains soit
vers d'autres villages situés le long des voies ferrées ou des
routes principales. Ainsi de nombreux villages éloignés de ces
grands axes se sont vite dépeuplés. Ce dépeuplement cause des préjudices
au développement de nombreuses collectivités rurales.
Pour le PDECO, l'entretien des routes de desserte agricole
devient donc une priorité absolue. Cette tâche doit être réalisée
par le gouvernement et le concours des collectivités locales. Ainsi,
le PDECO propose qu'un jour par semaine soit consacré exclusivement
à l'entretien de ces routes. Tous les paysans doivent obligatoirement
participer. L'Etat doit embaucher des cantonniers pour l'entretien régulier
de ce réseau routier. D'autre part, le PDECO propose que les peines
d'emprisonnement et/ou d'amendes infligées à certains condamnés
soient commuées en travaux d'intérêt général. Ces personnes
seront affectées notamment à l'entretien des routes de desserte
agricole.
II.1.d.
Le développement des cultures industrielles et de l'élevage.
L'Etat congolais a grandement besoin des devises pour amorcer
le développement de son économie. L'une des sources de ces devises
est sans nul doute l'exportation des cultures industrielles (café,
cacao, coton, huile de palme, huile palmiste, etc.). L'Etat se doit
donc d'investir dans ce secteur pour augmenter la production de ces
cultures industrielles. Cet investissement doit se traduire par :
-
Une remise en valeur de toutes les plantations abandonnées
dont le rendement sera encore jugé satisfaisant. Un inventaire
exhaustif de toutes les plantations abandonnées doit être effectué
le plus rapidement possible et leur rendement doit aussi être évalué.
-
Une aide financière et scientifique aux grands exploitants
agricoles indépendants pour leur permettre d'accroître la
production.
-
Octroi des crédits aux nouveaux exploitants.
-
Introduction et développement de nouvelles cultures
industrielles.
-
Mesures incitatives pour stimuler le paysan à s’adonner aux
cultures industrielles.
Outre
ces quatre points, le PDECO propose deux autres solutions pour accroître
la performance du secteur agricole. Il s'agit de l'introduction d'une
agriculture intensive et le développement de l'élevage et de la
pisciculture.
II.1.e.
L'introduction et le développement d'une agriculture intensive.
La production paysanne reste malgré tout insuffisante pour
augmenter très rapidement la production agricole dans notre pays.
C'est la raison pour laquelle le PDECO préconise l'introduction et le
développement d'une agriculture intensive en mettant en place des crédits
spéciaux destinés exclusivement à ce secteur. Pour éviter la
disparition de l'agriculture extensive, l'agriculture intensive
s'orientera principalement à la production des cultures industrielles
destinées à l'exportation. Pour ne pas nuire aux intérêts des
paysans, l'agriculture intensive assurera 80% de la production des
cultures industrielles et l'agriculture extensive, 20% de la
production. En ce qui concerne les cultures vivrières,
l’agriculture intensive assurera 15% de la production totale destinée
au marché intérieur.
Inutile de mentionner que cette agriculture intensive doit être
pratiquée en respectant scrupuleusement l'environnement.
II.1.f.
Développement et promotion de l'élevage et de la pisciculture.
Bien que l'élevage soit pratiqué fort longtemps dans nos sociétés
traditionnelles, force est cependant de constater que les produits d'élevage
ne sont pas régulièrement consommés par le paysan pour combattre le
déficit en protéines animales. La première tâche de notre parti
sera donc de mener les campagnes de sensibilisation et d'éducation
pour la consommation des produits d'élevage par les paysans.
Il
est vrai que ces produits d'élevage leur procurent des recettes
parfois substantielles. Celles-ci leur permettent de résoudre un
grand nombre des problèmes comme le mariage, la scolarité des
enfants, les amendes, les impôts, etc. Donc, parallèlement à
l'encadrement agricole, les moniteurs agricoles, les agronomes et les
vétérinaires doivent conseiller les paysans dans le domaine de l'élevage
pour lutter efficacement contre les maladies qui ravagent les
poulaillers, les cheptels d'ovins, des caprins et des bovins; d'améliorer
les espèces par des croisements judicieux pour augmenter la
productivité et accélérer le rythme de reproduction des animaux,
etc.
Le poisson
constitue le mets le plus consommé et le plus apprécié au Congo.
Mais à cause d'une surexploitation
de nos plans d'eau et de l'utilisation abusive des filets et
des produits toxiques pour capturer les poissons, la quantité de
poissons pêchés dans nos rivières et nos lacs ne cessent de décliner
chaque année et ne parvient plus à satisfaire les besoins de la
population. D'où l'importation des poissons de mer dont le goût n'égale
pas celui de nos poissons d'eau douce. Parallèlement à une réglementation
sévère en matière de pêche, le PDECO encourage le développement
et la promotion de la pisciculture dans le monde rural.
Pour les besoins d’exportation, le PDECO encouragera le développement
de l’élevage et de la pisciculture intensifs.
II.2
Le secteur forestier.
Malgré ses immenses étendues de forêts (± 1.8 millions de
km²), le Congo ne tire pas profit de l'exploitation forestière à
cause de la déficience de la législation en la matière et de la
fraude qui sévit dans ce secteur. Pourtant les recettes provenant de
l'exportation du bois sont comparables à celles fournies par le
secteur minier. D'où l'intérêt particulier que porte le PDECO à
l'exploitation forestière. Pour maximiser les recettes et enrayer la
fraude, le parti préconise les solutions suivantes :
-
Elaborer une nouvelle législation dans le secteur forestier
pour mettre fin à l'exploitation anarchique et incontrôlée de nos
ressources forestières;
-
Créer un organisme qui sera chargé de contrôler toutes les
exportations du bois afin d'enrayer la fraude;
-
Recenser tous les exploitants forestiers actuellement en
activité afin de déterminer et de cartographier de manière précise
leurs concessions.
-
Vérifier si tous ces exploitants forestiers versent régulièrement
leurs taxes à l'Etat. Ceux qui ne sont pas en règle doivent régulariser
le plus rapidement leur situation sous peine de perdre leur licence
d'exploitation.
II.3.
Le secteur minier.
Le secteur minier est la principale source des recettes en
devises de l'Etat. Cependant ce secteur est en déclin en raison de l'épuisement
progressif de certains gisements, la vétusté de l'outil de
production et la mauvaise gestion des entreprises minières consécutive
à l'intervention intempestive de l'autorité politique, la fraude
favorisée par l'exploitation artisanale des matières précieuses
comme l'or et le diamant.
Pour rendre performant ce secteur et accroître ainsi nos
exportations minières, le PDECO préconise les solutions suivantes.
-
Moderniser l'outil de production par les investissements conséquents.
-
Ouvrir ce secteur aux investisseurs privés.
-
Mettre fin à l'exploitation artisanale des matières précieuses.
Ces exploitations menacent même les réserves des grandes entreprises
en spoliant leurs concessions.
-
Mettre fin à l'intervention intempestive de l'autorité
politique dans la gestion des entreprises minières.
-
Nommer les dirigeants des entreprises minières en fonction de
leur compétence.
-
Poursuivre les recherches géologiques pour mettre à jour des
nouveaux gisements.
II.4.
Le secteur touristique
Ce secteur a été toujours négligé sous le régime de
Mobutu. Pourtant, il existe de nombreux pays dans le monde dont le développement
est exclusivement tributaire du secteur touristique. Même dans les
pays industrialisés comme la France et les Etats-Unis, le tourisme
constitue une source importante de recettes et d'emplois. Outre cet
aspect économique, le tourisme permet la promotion des cultures
locales. C'est pour toutes ces raisons que le PDECO attache un intérêt
particulier au développement du
tourisme au Congo. Pour relancer l'industrie touristique, le PDECO
propose les solutions suivantes :
-
Améliorer les réseaux de transport et les systèmes de
communication.
-
Améliorer l'infrastructure hôtelière et hospitalière.
-
Améliorer l'accueil des touristes étrangers (simplification
des formalités d'immigration, formation d'un personnel qualifié et
compétent dans le domaine du tourisme, existence des cartes des sites
touristiques, du réseau routier, des centres urbains, etc.).
-
Assurer la sécurité des personnes et des biens.
-
Inventorier et promouvoir de nouveaux sites et circuits
touristiques.
-
Lutter efficacement contre le braconnage dans les parcs et les
réserves naturelles.
-
Développer des synergies avec d'autres pays à vocation
touristique comme le Kenya, la Tanzanie, le Rwanda, l'Ouganda.
-
Inciter les nationaux à pratiquer le tourisme. A ce propos, le
PDECO suggère qu'une loi soit édictée pour obliger les grandes
entreprises publiques et privées d'organiser pour leurs travailleurs
des voyages touristiques à travers le pays.
II.5.
LE DEVELOPPEMENT DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES.
Les petites et moyennes entreprises sont un des moteurs de développement
économique d’un pays. Elles sont l’une des principales sources
d’emplois. C’est pour cette raison que le PDECO va accorder une
attention particulière à leur développement en facilitant
l’octroi des crédits aux entrepreneurs et aux artisans. Le parti
leur assurera un meilleur encadrement par l’organisation des
sessions régulières de formation dans le domaine de la gestion et de
marketing. En outre, les PME créatrices d’emplois bénéficieront
des avantages fiscaux.
II.6.
L'industrialisation du pays.
L'économie du Congo est encore tributaire des matières premières
dont les prix fluctuent beaucoup et souvent sur les marchés mondiaux.
Cette fluctuation des prix a des conséquences néfastes sur la
stabilité de notre budget nécessitant ainsi sans cesse des réajustements
dans son exécution. De plus, ces matières premières coûtent moins
chères que les produits finis qui en dérivent. Si notre pays veut
profiter largement de ses ressources, il doit impérativement mettre
en place le plus rapidement possible une politique
d'industrialisation. C'est dans cette perspective que le PDECO propose
une industrialisation à trois étapes.
-
La première étape de l'industrialisation consiste à créer
des industries de transformations directe de nos ressources naturelles
(industries de transformation des produits agricoles, des produits
miniers et des produits forestiers). Ces industries n'auront pas
besoin d'importer les matières premières et peuvent s'implanter
partout dans le pays.
-
La deuxième étape d'industrialisation sera de créer des
industries spécialisées exigeant l'importation d'une partie des matières
premières traitées ou non d'une part, et une main d'œuvre
relativement qualifiée (industries chimiques, mécaniques et
biotechnologiques).
-
La troisième étape sera la création des industries très spécialisées
et de haute technologie exigeant l'importation de toute la matière
première et une main d'œuvre très qualifiée.
Sans
attendre la réalisation de ces 3 étapes, une priorité absolue sera
accordée au développement de l’informatique et des industries
biotechnologiques, deux secteurs industriels du 21ème siècle.
II.7
L'instauration d'une taxe spéciale pour le développement.
A cause de la déglingue de notre économie après 30 ans de
gestion calamiteuse du régime Mobutu, les recettes de l'Etat
congolais sont devenues très maigres et ne permettent pas une relance
rapide de notre économie. Pour augmenter ces recettes et permettre à
chaque citoyen vivant dans notre pays de contribuer au développement
économique de notre pays, le PDECO propose de lever une taxe spéciale
pour le développement (sous forme de la TVA). Les deux tiers de cette
taxe seront investis dans les projets de développement du monde
rural. Tout congolais est concerné par le développement de notre
pays et doit donc y contribuer. Cette taxe sera ainsi réclamée à
tout congolais vivant à l'extérieur du pays sous forme d'une taxe
annuelle de contribution. En contrepartie, l’Etat s’engagera à améliorer
l’accueil de nationaux dans les ambassades et les consulats de notre
pays à l’étranger. Il s’engagera aussi à défendre les droits
et à protéger tous les ressortissants congolais à l’étranger.
II.8.
LES VOIES DE COMMUNICATION.
Le développement des voies de communication, et plus particulièrement
l'infrastructure routière, constitue le point de départ de la
relance de notre économie. Mais comme l'Etat congolais ne dispose pas
des moyens financiers suffisants, il doit donc faire appel au secteur
privé pour entreprendre ces grands travaux d'infrastructure. Mais
l'intervention de ce secteur privé ne doit se limiter qu'à la
construction rapide des
axes routiers d'intérêt vital pour l'économie de notre pays. C'est
dans cet esprit que le PDECO préconise la construction rapide d'une
autoroute transnationale à péage, qui doit relier tous les grands
centre urbains du pays. Cette autoroute aura le tracé suivant :
l’axe principal partira de Banana, passera par Matadi, Kinshasa,
Kikwit, Kananga, Mbuji-mayi, Kasongo, Kindu, Shabunda et Bukavu, puis
s’incurvera vers le nord en passant par Goma, Butembo, Beni et
Mahagi. Cet axe principal recevra deux bretelles. La bretelle sud qui
reliera Mbuji-Mayi à
Lubumbashi en passant par Kamina, Kolwezi et Likasi. La bretelle nord
qui partira de Gemena et desservira les centres urbains situés sur
l’axe Gemena-Isiro, s’incurvera vers Kisangani avant de se
connecter à l’axe principal au niveau de Goma.
Ce tracé présente les multiples avantages suivants :
-
Sur le plan économique, cette autoroute reliera directement
les grands centres de consommation (Kinshasa, les villes minières du
Katanga, Mbujimayi) aux régions agricoles (le Maniema, les deux Kivu,
le Katanga central et septentrional, le Haut-Congo, le Bandundu et le
Bas-Congo). Elle
renforcera les échanges commerciaux entre les différents centres
urbains du pays. D'autre part, cette autoroute aura un impact certain
sur les industries pétrolières et automobiles. Elle augmentera en
effet la demande et la consommation des produits pétroliers avec
comme conséquence l'accroissement de la contribution de la profession
pétrolière au budget de l'Etat. De nombreuses sociétés de
transport seront certainement créées et attireront des
manufacturiers d'automobiles pour installer des usines de pièces de rechange et des garages de réparation. Ce qui créera de
nombreux emplois dans ce secteur.
-
Sur le plan démographique, cette autoroute traversera les
zones de forte concentration de population. Ainsi, au moins 70% de la
population congolaise y aura un accès direct. La mobilité des
personnes sur toute l'étendue du territoire sera facilitée et
la durée des voyages sera écourtée. Il sera très facile de
se déplacer d'un point à l'autre du pays.
-
Sur le plan de développement des infrastructures, les ports de
Banana et de Matadi, devenant ainsi la seule porte d'entrée de tous
les produits d'importation destinés au Congo, connaîtront un essor
sans précédent. L'Etat congolais en tirera des profits énormes par
l'accroissement des recettes douanières.
-
Sur le plan de l'aménagement du territoire, cette autoroute réunifiera
de nouveau le territoire national, aujourd'hui écartelé entre
plusieurs zones sans aucun échange entre elles à cause de l'absence des voies de
communication.
-
Sur le plan d'intégration régionale, cette autoroute
permettra notre territoire national de se connecter aux réseaux
routiers de l'Afrique centrale, de l'Afrique australe et de l'Afrique
orientale.
-
Sur le plan touristique, grâce à cette autoroute, l'industrie
touristique prendra un essor sans précédent en facilitant le déplacement
des touristes d'un point à l'autre de notre pays. En traversant des
paysages variés qui font la beauté légendaire de notre pays, cet
axe routier sera par le fait même un circuit touristique qui sera
parcouru par les touristes et permettra ainsi le développement d'une
industrie hôtelière implantée le long de l'autoroute.
-
Sur le plan sportif, cette autoroute permettra l'organisation
de grandes manifestations sportives comme des courses motorisées et
cyclistes générant des retombées économiques très positives.
-
Sur le plan environnemental, hormis quelques tronçons, cette
autoroute traversera surtout les régions savanicoles épargnant ainsi
les grandes formations forestières de la pollution engendrée par la
circulation automobile.
-
Sur le plan social, la construction de cette autoroute créera
directement et indirectement des milliers d'emplois dans toutes les
provinces du pays contribuant ainsi à la diminution du chômage dans
notre pays.
II.9
LES SYSTEMES DE TELECOMMUNICATION.
Pour faire face aux exigences du monde moderne et pour relancer
son économie, l'Etat congolais doit se doter d'un système de télécommunication
moderne. Ainsi, le PDECO propose les solutions suivantes :
-
La réorganisation du service postal pour le rendre très
performant et très compétitif.
-
L'implantation progressive d'un réseau de téléphonie sur
tout le territoire. Pour y arriver, l'Etat doit ouvrir ce marché au
secteur privé.
-
Le développement de nouvelles technologies de télécommunication
informatisées comme l’internet, le fax, etc. L’intervention des
investisseurs privés sera aussi sollicitée.
II.10
L'ELECTRIFICATION DU PAYS.
L'industrialisation du pays ne peut se réaliser que si toutes
les régions du pays ont accès à l'électricité. Cette électrification
du pays permettra d’enrayer le phénomène de déforestation qui
menace nos ressources forestières. Le PDECO propose les solutions
suivantes :
II.10.a.
SUR LE PLAN NATIONAL
-
L'Etat congolais doit investir dans la construction des
barrages hydroélectriques dans les régions qui en sont dépourvues.
-
D'électrifier progressivement tous les milieux ruraux du pays.
-
De moderniser les installations électriques pour améliorer le
service à la clientèle en évitant les coupures intempestives.
II.10.b.
SUR LE PLAN INTERNATIONAL
Elaborer une
politique agressive de l'exportation de notre énergie électrique
vers d'autres pays de l'Afrique.
II.11.
L’INFORMATISATION DE LA FONCTION PUBLIQUE .
Pour assurer une meilleure gestion des ressources humaines et
des dossiers, le PDECO préconise une informatisation rapide de tous
les services de l’Etat. Cette informatisation permettra de (1)
gagner beaucoup de temps concernant le traitement des dossiers et la délivrance
des documents; (2) gagner de l’argent en luttant efficacement contre
toute sorte de fraude qui sévit dans la fonction publique; (3) gérer
efficacement ses ressources humaine (évaluer correctement le nombre
des travailleurs de la Fonction Publique, combattre le système de
double salaire, etc.).
III.
LES FACTEURS HUMAINS.
Le développement économique et technologique d'un pays dépend
avant tout de la qualité de la main d'œuvre locale. Celle-ci est
fonction de la qualité et du niveau de l'instruction. C'est pour
cette raison que le PDECO accorde beaucoup d'intérêt à l'Education
nationale dans notre pays et plus particulièrement à la formation
des ingénieurs pour l’industrialisation de notre pays.
Pour améliorer la qualité et le niveau d'instruction dans
note pays, le PDECO propose les reformes suivantes.
III.1.
Au niveau du primaire.
-
L'instruction doit être obligatoire et gratuite.
-
Amélioration des infrastructures scolaires.
-
La réduction du nombre d'élèves par classe.
-
La formation continue et permanente des instructeurs.
-
L'octroi d'un salaire décent aux instructeurs.
III.2
Au niveau du secondaire.
Outre
celles susmentionnées, d'autres mesures suivantes doivent être
appliquées
-
Réorganisation des anciens programmes et création des
nouveaux programmes pour répondre aux impératifs du développement
économique et technologique de notre pays. A ce propos, le parti
propose l'introduction des
nouveaux programmes suivants : une section informatique, une section
sciences naturelles et environnementales, une section tourisme et hôtellerie.
Quant aux programmes à réorganiser, la section Biochimie se spécialisera
en biotechnologie et en biologie moléculaire. La chimie fera partie
de la section math-physique et la biologie sera transférée en
sciences naturelles et environnementales. La section littéraire sera
subdivisée en deux options : Etudes des langues étrangères et
Etudes des langues nationales.
-
La création d'une école des métiers destinée aux
élèves jugés inaptes à poursuivre les études secondaires
ou ayant décroché ainsi qu’aux adultes non encore scolarisés.
Cette école sera subdivisée en deux cycles : un cycle court de deux
ans et un cycle long de quatre ans. Cette école aura essentiellement
pour mission de préparer directement les élèves au marché
d'emplois. L'enseignement y sera exclusivement pratique. Une année de
stage dans une entreprise sera exigée. Cette année sera considérée
comme une année d'expérience professionnelle.
-
Tout décrochage scolaire avant 20 ans sera puni par la loi.
L'enfant en décrochage sera placé sous la responsabilité d'un
organisme jusqu' à l'obtention d'un diplôme dans une école des métiers.
-
Un fonds spécial pour les instituts techniques et les écoles
de métier sera créé pour leur équipement et leur implantation dans
toutes les provinces.
III.3.
Au niveau de l'enseignement supérieur.
Outre l'amélioration des infrastructures, l’équipement des
laboratoires et des bibliothèques, le PDECO propose les mesures
suivantes pour améliorer le niveau d'instruction et des conditions de
vie des étudiants.
-
Rendre les études très pratiques en réduisant le nombre
d'années consacrées aux cours théoriques : (1) pour les sections
n'ayant que 3 ans d'années d'études, une quatrième année entière
sera consacrée aux stages pratiques dans les secteurs privé et
public. (2) Pour les sections de 5 ans, la dernière année sera
consacrée entièrement aux stages dans les secteurs privés et
publics. (3) Pour les études
d'ingénieurs, de médecine humaine et vétérinaire, des études
agronomiques ainsi que de droit, les stages dureront deux années
complètes. Ces stages seront rémunérés et compteront d'office
comme années d'expérience professionnelle.
-
Chaque étudiant aura d'office un prêt et/ou une bourse d'études
qu'il remboursera après ces études. Les bourses complémentaires
seront allouées aux étudiants ingénieurs. Ceux-ci bénéficieront
en priorité des bourses pour se spécialiser à l’étranger.
-
L'enseignement universitaire sera essentiellement public pour
éviter un enseignement à deux vitesses. Mais une collaboration en
paternariat avec le secteur privé et les confessions religieuses sera
acceptée.
-
L'Etat doit s'engager à construire une université dans chaque
province pour réduire la mobilité estudiantine.
-
Création de nouvelles filières comme les sciences
biotechnologiques.
-
Autogestion des universités et des instituts supérieurs.
III.4
Amélioration de la qualité et du niveau de la recherche
scientifique.
La recherche est le moteur de tout développement économique
et technologique. Le retard des pays sous-développés s'explique en
grande partie par la faiblesse d'investissement qu'ils consacrent au
secteur de la recherche scientifique. Le PDECO s'engage donc à
investir massivement dans le secteur de la recherche scientifique en
sollicitant la participation du secteur privé et des institutions
internationales. Pour améliorer la qualité de la recherche, le PDECO
préconise les solutions suivantes :
- La création
de grands centres de recherche pour répondre aux besoins immédiats
de notre développement économique et technologique. Il sera ainsi créé
des centres de recherche suivants :
* Centre
national de recherche en sciences informatiques.
* Centre
national de recherche en génie biotechnologique et en biologie moléculaire.
* Centre
national de recherche en génie industrielle et en sciences appliquées.
* Centre
national de recherche en sciences agronomiques et vétérinaire.
*
Centre national de recherche en médecine et en pharmacie.
* Centre
national de recherche en sciences naturelles et environnementales.
* Centre
national de recherche en sciences sociales, économiques et démographiques
Ces
centres doivent travailler en étroite collaboration avec les
universités et les instituts supérieurs. Ils regrouperont les
meilleurs chercheurs du pays. Le recrutement sera donc sévère
et doit reposer principalement sur la compétence du candidat
dans le domaine de la recherche scientifique. Ces centres seront
ouverts exclusivement aux détenteurs d'un doctorat ou l 'équivalent
à l'exception du personnel administratif et technique. Mais les étudiants
au doctorat peuvent venir effectuer leurs travaux.
- La création
des Académies dont le but sera de conseiller le pouvoir public dans
tous les domaines. Ainsi seront créées les Académies suivantes :
* L'Académie
des sciences appliquées et pures.
* L'Académie
des sciences naturelles et biologiques.
* L'Académie
des sciences morales et philosophiques.
* L'Académie
des langues étrangères et nationales.
* L'académie
des sciences économiques et sociales.
* L'Académie
des sciences juridiques, politiques et diplomatiques.
* L'Académie
des sciences pédagogiques et psychologiques.
* L'Académie
des Arts.
Chaque Académie sera subdivisée en classes correspondant
chacune à une discipline spécialisée. La compétence dans la
recherche sera le principal critère qui doit guider l'admission des
chercheurs dans les différentes académies.
-
Le parti mettra tout en œuvre pour inciter les chercheurs
congolais expatriés de revenir au pays pour participer à son développement.
Il attirera les meilleurs chercheurs africains de venir poursuivre
leurs recherches au Congo.
-
Pour financer ces centres de recherche et les universités, le
parti propose de ne plus recourir aux experts et aux bureaux d'études
étrangers afin de
favoriser la collaboration entre le milieu scientifique congolais et
les entreprises tant publiques que privées.
-
Modifier en renforçant les critères de promotion du personnel
académique et scientifique dans les universités et les instituts supérieurs.
Les critères actuellement en vigueur sont très laxistes : on peut en
effet accéder au poste de professeur ordinaire avec moins de 10
articles scientifiques. En outre, on ne tient pas compte de la qualité
scientifique de ces articles.
-
Modifier les critères de recrutement du personnel
scientifique. Pour assumer la fonction d'assistant, il faut être détenteur
d'un doctorat ou équivalent. Les étudiants au doctorat seront
dispensés de tout enseignement même sous forme des travaux
pratiques. Ils doivent se consacrer entièrement à la recherche.
Cette recherche peut être effectuée soit dans un centre de recherche
ou dans un laboratoire universitaire.
-
Inciter les chercheurs à mener des recherche pluridisciplinaires et
diffuser leurs résultats de recherce dans le monde entier.
TROISIEME
PARTIE : LE PROGRES
SOCIAL.
Le développement économique doit contribuer à l'épanouissement
du peuple congolais et à son progrès social. Le parti
s'oppose donc au capitalisme débridé dont la préoccupation
principale est la recherche du profit au détriment du bien-être
social des populations.
Pour réaliser le progrès social, le PDECO poursuit les
objectifs suivants :
-
amélioration du système de santé;
-
amélioration de l'habitat;
-
une meilleure politique salariale et de retraite;
-
une meilleure politique d'emploi;
-
une meilleure politique carcérale
I.
AMELIORATION DU SYSTEME DE SANTE
Pour améliorer le système de santé, le parti entend mener
les actions à deux niveaux : au niveau préventif et au niveau
curatif.
I.1.
ASPECT PREVENTIF.
Les maladies qui ravagent notre pays ont comme source :
-
la dégradation de l'environnement;
-
la disparition des campagnes de vaccination pour les enfants;
-
l'absence de contrôle de la qualité des médicaments;
-
l'absence de contrôle de la qualité des aliments.
I.1.a.
Les campagnes de vaccination .
Pour lutter efficacement contre les maladies infantiles, le parti préconise l'instauration des campagnes de
vaccination systématiques, régulières et obligatoires pour tous les
enfants aussi bien en milieu rural qu'en milieu urbain. Ces
vaccinations préventives permettront d'éradiquer certaines épidémies
qui sont réapparues.
Le parti propose donc de créer un organisme qui sera chargé
de la vaccination sur toute l'étendue du pays.
I.1.b.
La dégradation de l'environnement.
Cette dégradation serait la cause principale des maladies en
milieux urbains. Le mauvais drainage des eaux sur les versants et dans
les vallées ainsi que la multiplication des décharges publiques ont
favorisé la propagation et la recrudescence de nombreuses maladies.
Dans certains centres urbains, la pollution industrielle peut
constituer aussi une source des maladies. La lutte contre la dégradation
de l'environnement que notre parti préconise contribuera sans nul
doute à éradiquer toutes ces maladies.
I.1.c.
L'Absence de contrôle de la qualité des médicaments.
L'importation des
médicaments échappe à tout contrôle de l'Etat. Comme on pouvait
s'y attendre, l'intoxication médicamenteuse devient aussi une cause
non négligeable de la mortalité au pays. On vend sur les marchés et
dans les pharmacies n'importe quel type de médicament sans vérification
préalable de leur qualité. Pour mettre fin à ce désordre, le PDECO
préconise les solutions suivantes :
-
la création d'un organisme qui sera chargé de l'importation
exclusive des médicaments. Même les privés doivent s'adresser à
cet organisme pour importer leurs médicaments;
-
dans chaque province, la création d'un dépôt pharmaceutique
qui sera chargé de la distribution et la vente des médicaments aux hôpitaux
et aux pharmacies;
-
l'interdiction stricte de la vente des médicaments par des
personnes non autorisées et non compétentes. Pas de vente des médicaments
en dehors des pharmacies agrées.
I.1.d.
L'absence de contrôle de la qualité des aliments.
Les aliments importés et produits localement ne sont que
soumis rarement au contrôle avant d'être commercialisés exposant
ainsi la population à
l'intoxication alimentaire. Pour améliorer le contrôle de la qualité
des aliments, le PDECO propose les mesures suivantes :
-
En ce qui concerne les produits alimentaires importés, (1) la
création d'un organisme national chargé de contrôler leur qualité
avant leur commercialisation. Cet organisme doit être doté des
laboratoires très équipés; (2) le renforcement de la législation
actuelle sur l'importation des produits alimentaires.
-
En ce qui concerne les produits alimentaires produits
localement, pour mieux assurer le contrôle de la qualité, (1) la création
des coopératives de pêcheurs, de chasseurs et d'éleveurs qui seront
chargées de la conservation et de la vente des produits frais. L'Etat
doit aider ces coopératives à se doter des équipements adéquats
pour la conservation. Ces coopératives doivent se charger de fumage des poissons et de la viande des gibiers selon les
normes qui seront définies par le ministère de l'Agriculture. (2)
Renforcer la vérification de la qualité des aliments vendus sur les
marchés. (3) A cause de leur risque de transmettre certains virus à
l'homme, la chasse et la vente de la viande des primates seront
soumises à une forte réglementation.
I.2.
ASPECT CURATIF.
La politique du PDECO est de faciliter l'accès de la
population aux soins de santé. Il préconise les solutions suivantes
:
-
Création d'un centre de
santé pour 5000 habitants.
-
Création d'un établissement hospitalier pour 50000 habitants.
-
Création d'un hôpital universitaire dans chaque province.
-
Une contribution minimale sera exigée à la population sous
forme de cotisation à une caisse de maladie. Chaque caisse sera créée
au niveau de chaque centre de santé.
-
Création des centres hospitaliers très spécialisés pour
certaines maladies.
-
Création des centres pour l'encadrement des personnes
lourdement handicapés et des maisons de retraite pour les personnes
âgées vivant seules.
II.
AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET HABITAT.
II.1.
Aménagement du territoire.
II.1.a.
En milieu urbain
Nos villes, héritées de la colonisation, sont caractérisées
par une concentration en un lieu de tous les services provoquant ainsi
la congestion de la circulation urbaine. Une répartition régulière
des services et une augmentation du parc automobile destiné au
transport public permettra de décongestionner la circulation dans les
villes. Un réaménagement
de nos villes est donc impératif. Ce réaménagement permettra aussi
de lutter efficacement contre les érosions et les inondations qui détruisent
les sites urbains. Le PDECO préconise la restructuration et le
financement des bureaux d'aménagement pour que ceux-ci puissent
remplir correctement leur rôle.
II.1.b.
En milieu rural.
Pour accélérer le développement des milieux ruraux en leur
facilitant l'accès à des services modernes (soins de santé, électricité,
eau potable, etc.), le PDECO préconise au préalable le regroupement
des villages pour augmenter leur taille et réduire ainsi leur
dispersion dans l'espace. Dans les zones à faible densité, un
village doit compter un nombre minimum de 1000 habitants. Dans les
zones à fortes densités, ce seuil doit être supérieur à 2000
habitants.
II.2. L'HABITAT
Chaque congolais a le droit de se loger décemment. Le pays
regorge des matières premières pour la fabrication des briques et
des tuiles. La politiques du logement du PDECO s'articule autour des
points suivants :
Dans
chaque village, création d'une coopérative de construction des
logements. Ces logements
doivent être construits en matériaux durables et selon les normes
architecturales qui seront définies par le ministère
de l'aménagement du territoire. Les huttes et les cases doivent
disparaître de nos paysages ruraux.
-
En milieu urbain, la création des entreprises publiques et/ou
privées de construction chargées de construire des logements à
loyer modéré. Les quartiers d'auto-construction et des bidonvilles
doivent disparaître de nos paysages urbains. Pour les cadres tant du
secteur privé que public, un crédit de logement leur sera octroyé.
Elaboration
d'une nouvelle législation foncière pour mettre fin aux spéculations
qui sévissent en milieux urbains.
III.
UNE MEILLEURE POLITIQUE D'EMPLOI, DE CHÔMAGE ET DE RETRAITE
.
-
Le parti luttera contre toute exploitation abusive de la main
d'œuvre. Tout travail doit être rémunéré à sa juste valeur.
Cette rémunération doit être indexée en fonction du coup de la
vie. Un salaire minimum sera imposé.
-
Un contingentement sera décrété pour les études qui
conduisent au chômage à cause de la saturation des marchés
d’emploi.
-
Pour les chômeurs diplômés, une allocation de chômage leur
serra alloué jusqu'à l'obtention d'un emploi.
-
Aux retraités, une caisse nationale de retraite par solidarité
sera constituée. Cette caisse sera ouverte même aux travailleurs indépendants
moyennant une contribution de leur part en période d'activité.
L'emploi
est au centre de la préoccupation du PDECO. C'est la raison pour
laquelle le parti préconise la création de nombreux organismes et
institutions, encourage les investissements privés
pour résorber le chômage qui frappe plus de 70% de la
population active. Un organisme national d'emploi sera créé pour
centraliser toutes les offres d'emplois émanant du secteur privé et
public. Aucun recrutement ne peut se faire sans passer par cet
organisme. Tout chômeur diplômé en quête d'emploi doit s'inscrire
à une agence d'emploi dans sa commune ou sa collectivité.
IV.
UNE MEILLEURE POLITIQUE PENITENTIAIRE.
Au Congo,
outre le surpeuplement , les prisons se sont transformées en enfer en
déshumanisant la population carcérale. Les prisonniers ne doivent
pas être considérés comme des parias de la société, voués
à la déchéance. Ils ont droit à une seconde chance pour
pouvoir s’intégrer dans la société et participer au développement
économique de notre pays. Dans ce domaine, le PDECO entend mener une
politique pénitentiaire humaine sur deux fronts : la réduction
de la population carcérale et l’amélioration des conditions de vie
dans les prisons.
IV.1.
LA REDUCTION DE LA POPULATION CARCERALE.
Pour réduire la population carcérale, le PDECO propose les
solutions suivantes :
-
Que les peines d’emprisonnement inférieures à 6 mois soient
automatiquement commuées en travaux d’intérêt communautaires.
-
La construction de nouvelles prisons.
-
Encourager le règlement pacifique des conflits par la création
d’une chambre de médiation.
-
Lutter contre les arrestations arbitraires et les abus du
pouvoir des autorités politiques et militaires. Seuls les juges ont
le pouvoir d’envoyer quelqu’un en prison.
-
Pas de détention provisoire pour les prévenus jugés non
dangereux.
-
Pas des peines d’emprisonnement pour les mineures sauf en cas
de meurtre prémédité ou vol en mains armées.
-
La remise des peines pour les condamnés jugés non dangereux
sera encouragée.
IV.2.
AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE DE LA POPULATION CARCERALE.
-
Amélioration des conditions sanitaires et alimentaires de la
population carcérale.
-
Pour les peines d’emprisonnement supérieures à une année,
les détenus doivent s’adonner à une activité lucrative et doivent
être rémunérées pour faciliter leur insertion dans la société.
-
Apprentissage d’un métier pour ceux qui n’ont aucune
formation.
-
Formation continue pour ceux qui veulent poursuivre leurs études.
-
Pratique du sport obligatoire pour les jeunes.
-
Participation à certaines activités récréatives ou
intellectuelles pour les prisonniers jugés non dangereux en dehors
des prisons.
QUATRIEME
PARTIE : LA CULTURE
Le parti oeuvrera pour promouvoir et diffuser la culture
nationale ainsi que protéger les intérêts des artistes et athlètes.
I.
LES LANGUES NATIONALES.
Malgré l'existence d'une multitude de dialectes, le Congo possède
4 langues nationales (le Swahili, le Lingala, le Kikongo et le
Tshiluba) qui facilitent la communication entre les différentes
tribus et assurent la cohésion de la société congolaise. Il
convient donc de promouvoir et de développer ces quatre langues
nationales su toute l'étendue du pays. Le PDECO préconise les
solutions suivantes :
-
Concurremment avec le français, chaque langue nationale doit
être enseignée dans son aire géographique naturelle à tout le
cycle de l'enseignement primaire.
-
Au niveau du secondaire, une seconde langue nationale doit être
enseignée : le Swahili à l'ouest et le Lingala à l'est.
-
Comme nous l'avons déjà souligné, la création au niveau du
secondaire, d'une option spécialisée en langues nationales.
-
La création d'un fonds pour la publication et la diffusion des
ouvrages écrits en langues nationales.
-
La création d'un fonds pour la traduction des ouvrages en
langues nationales.
-
L'utilisation des langues nationales lors des débats
parlementaires et leur tradition simultanée.
-
Financement des laboratoires de recherche en langues
nationales.
-
La création de l'Académie
des langues nationales ayant pour but de faire évoluer ces
langues en les enrichissant des mots nouveaux pour répondre aux
besoins de la société congolaise.
-
Création d'un fonds pour la traduction et/ou les sous-titrage
des films étrangers en langues nationales.
-
Traduction de tous les documents officiels en langues
nationales.
-
La traduction de la constitution et des lois en langues
nationales.
II.
LA MUSIQUE.
La musique constitue la plus grande richesse de notre
patrimoine culturel. Mais ni les artistes ni le pays n’en tirent pas
profit à cause de l'absence d'une réelle politique culturelle. Cette
politique doit être menée à deux niveaux :
-
la promotion et la diffusion
de la musique congolaise moderne et traditionnelle;
-
la protection de l'artiste et de ses œuvres.
II.1. LA
PROMOTION ET LA DIFFUSION DE LA MUSIQUE CONGOLAISE
Il est regrettable de constater que le pays ne fournit aucun
effort pour promouvoir la musique congolaise en laissant ainsi les
musiciens se débrouiller seuls à l'étranger. ils sont ainsi
victimes des producteurs et mécènes peu scrupuleux. Le PDECO préconise
donc la création d'un organisme étatique qui sera chargé de la
promotion et de la diffusion de notre musique dans le monde entier.
Nos ambassades et nos consulats doivent jouer un rôle de premier plan
dans ce domaine. Dans les accords bilatéraux, l'Etat congolais doit
solliciter le concours des autres pays pour promouvoir et protéger
les œuvres de nos artistes musiciens. Le parti s'engage à encourager
le mécénat. Il propose aussi la création d'un fonds pour aider les
artistes pour la production des œuvres musicales.
II.2.
LA PROTECTION DE L'ARTISTE ET DE SON ŒUVRE.
Malgré leur créativité, nos artistes musiciens meurent
pauvres parce que l'Etat congolais n' assume pas ses responsabilités
pour les protéger en tant que travailleurs indépendants et
protéger leurs œuvres contre la piraterie. Pour améliorer les
conditions matérielles de l'artiste musicien congolais, le PDECO
propose les solutions suivantes :
-
Deux statuts seront reconnus aux artistes musiciens : celui
d'artiste musicien professionnel et celui d'artiste musicien amateur.
-
Lorsqu'il est embauché par un orchestre, tout artiste musicien
doit signer un contrat en bonne et due forme qui spécifie la durée
de son embauche. Pour mieux défendre leurs intérêts, les artistes
musiciens professionnels se constitueront en syndicat.
-
A l'instar des autres professionnels, l'artiste musicien
professionnel aura droit à une assurance chômage et à une retraite
moyennant une contribution à
la caisse de la solidarité sociale.
-
Elaborer une législation rigoureuse en matière de création
des orchestres pour freiner leur multiplication
très préjudiciable au progrès de la musique congolaise.
-
Créer un fonds d'aide pour encourager et promouvoir des jeunes
talents.
-
Elaborer une législation pour lutter efficacement contre la
piraterie.
-
Prélever une taxe spéciale sur tout appareil ou support
musical en vente pour financer le droit d'auteur.
III.
LES ARTS MODERNES ET TRADITIONNELS.
Les artistes modernes et traditionnels professionnels doivent bénéficier
des mêmes avantages et de la protection accordés aux musiciens
professionnels. En outre, dans chaque province, plusieurs musées
seront construits pour collectionner les œuvres d'art de différentes
tribus de cette province. Nos villes doivent se doter des œuvres
sculpturales représentant les illustres personnalités qui ont marqué
notre histoire. Un fonds spécial sera créé pour financer
l'organisation régulière des expositions d'œuvres d'art de nos
peintres modernes et nos
sculpteurs traditionnels.
IV.
LA LITTERATURE ECRITE.
Les écrivains bénéficieront de mêmes avantages et
protection accordés aux autres artistes. Une attention particulière
sera accordée aux auteurs qui écrivent en langues nationales.
Pour clore ce chapitre des artistes, le PDECO propose que les
noms de nos illustres artistes soient donnés aux rues, avenues et
quartiers de nos villes et villages.
VI.
LES SPORTS.
Les sports font partie intégrante de l'éducation. Le PDECO préconise
la pratique obligatoire des sports depuis l'école primaire. Un fonds
spécial pour la promotion du sport et l'organisation des compétitions
scolaires et universitaires sera créé. . Une contribution parentale
sera exigée pour alimenter ce fonds.
Le parti oeuvrera pour l'implantation du sport professionnel
dans notre pays
Les noms de nos illustres sportifs seront donnés aux rues,
avenues et quartiers de nos villes et villages.
DIVERS.
I.LES
MEDIAS
Le PDECO opte pour une indépendance et une libéralisation
totale des médias. Ce qui implique la suppression pure et simple du
ministère de l’information. Néanmoins, une commission nationale
d’éthique et de déontologie sera créée pour éviter tout dérapage.
Les médias publics ne doivent pas être la caisse de résonance
du gouvernement ou d’un parti politique. Leur rôle sera surtout de
former et d’informer le peuple congolais sur son histoire, sa géographie
et sut tout ce qui concerne les problèmes de développement.
II.
LA NATIONALITE.
Le PDECO adhère au principe de l'exclusivité sur lequel est
fondé la nationalité congolaise. En revanche, il préconise
l'instauration du droit du sol et milite en faveur d'une simplification des
procédures administratives pour faciliter son acquisition.
Le
PDECO s'oppose à tout parti politique ou tout mouvement xénophobe.
Le pays doit conserver son hospitalité légendaire.
III.
LES CULTES
Le PDECO adhère au principe de la liberté des cultes, donc à
la laïcité de l'Etat congolais. Il s'oppose à tout mouvement
religieux susceptible d'entraver l'épanouissement spirituel et matériel
de l'homme.
IV.
LES MONUMENTS HISTORIQUES
Le Congo n'honore pas la mémoire de ses ancêtres qui ont
marqué d'une façon ou d'une autre l'histoire de notre pays. Nos
villes et nos villages sont amnésiques de ce passé glorieux où le
pays fourmillait des empires et des royaumes dont la réputation de
certains d'entre eux ont dépassé largement les limites de nos frontières.
Que dire des guerres épiques où se sont illustrés de grands
guerriers dont les noms ont complètement disparu de nos mémoires ?
Et ces grands bâtisseurs d'empire et des royaumes? Aucun monument
n'est édifié à tous ces illustres personnalités ni à un grand événement
qui a marqué l'histoire de notre pays avant l'arrivée des belges. Il
est grand temps de faire revivre note histoire à travers les
monuments historiques qui doivent être érigées dans nos villes et
villages.
V.
COOPERATION INTERNATIONALE
Le PDECO encourage l’Etat congolais à nouer des relations
bilatérales justes et équitables pour l’intérêt mutuel des
partis signataires. Le parti s’oppose donc à toute coopération
imprégnée par la politique néocolonialisme. Il encourage l’Etat
congolais à renforcer la coopération sud-sud et en s’intégrant
dans des organisations régionales. La coopération internationale
doit servir à ouvrir de nouveaux marchés, à créer un cadre d’échanges
technologiques et culturels.
NOTE
Ce volume est la seconde édition du projet de société du
parti. Peu de modifications ont été apportées par rapport à la
première édition parue en 1993. A cette époque, le parti était
connu sous le nom du PDEZA (PARTI POUR LA DEFENSE DE L’ENVIRONNEMENT
AU ZAIRE). Le nouveau nom, PDECO, a été institué à la suite de
changement du nom du pays, le 17 mai 1997.
ADRESSE DE
CONTACT :
Dr ASSANI
ALI ARKAMOSE
5955, 25ème
Avenue, # 04
Montréal, Québec
H1T3L3
Tel. (514)
374.9290 |