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Dans
le cadre du Dialogue Nationale, le souhait de la société civile et
de l’opposition non armée est d’impliquer Mzee Kabila et les
rebelles dans le schema de démocratisation tracée par la CNS.
L’hypothèse que je formule est la suivante : leur implication sera
fonction du degré de satisfaction de leurs revendications. A mon
avis, ces revendications sont purement d’ordre politique.
En
ce qui concerne les rebelles, ils n’ont jamais précisé leurs
exigences politiques. Ce qui embarasse les analytes et leurs
adversaires politiques. Ces derniers ne peuvent donc pas mettre au
point des stratégies pour les affronter lors du Dialogue National.
Toutefois, le RDC/Goma exige la démission du Mzee Kabila comme préalable
au Dialogue National parce qu’il ne le reconnaît pas comme président
de la république. Leur exigence sera certainement repousée par le
facilitateur et les autres protagonistes afin d’éviter le blocage.
Il faut cependant craindre que cette faction rebelle s’en sert comme
alibi pour boycotter le Dialogue. Quant au Mzee Kabila, ses exigences
politiques sont plus ou moins connues. Elles sont opposées aux décisions
et recommandations de la CNS.
1.
Mzee Kabila est hostile à l’instauration d’une transition
démocratique comme le prévoit la CNS avant les élections. Puisque
cette transition implique le partage et le contrôle du pouvoir.
2.
Mzee Kabila est partisan d’un système unitaire. Or, la
constitution concoctée par la CNS prévoit l’instauration d’un régime
fédéral. Sur ce point, Mzee risque d’être isolé car les autres
protagonistes, y compris toutes les factions rebelles, sont partisans
du fédéralisme.
3.
Mzee Kabila est partisan du régime présidentiel. Or, la CNS a
opté pour un régime parlementaire. Il
aura un allié : le MNLC de Bemba qui préconise l’instauration
d’un régime présidentiel. Il faut ajouter toute de suite que ce régime
n’est pas bien explicité dans son projet de société.
4.
Le financement de la guerre. Les textes de la CNS prévoit la
transparence dans la gestion des biens de l’état. Or, en signant
des contrats avec leurs partenaires, les parties en conflit n’ont
pas tenu compte des intérêts du peuple congolais. Par conséquent la
société civile et l’opposition vont certainemnet leur demander des
comptes sur ces contrats. Ce sujet les embarrassera.
A
la lumière de ces considérations, la question qui se pose est de
savoir quelles concessions Mzee Kabila est prêt à faire pour
s’impliquer dans le schema de la CNS. S’il a fait d’énormes
concessions aux rwandais et aux ougandais pour la paix, pourquoi ne le
ferait-il pas au peuple congolais pour la démocratisation du pays? Wait
and see
ASSANI Ali Arkamose
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