GauHome.jpg (15896 octets) Droitebandeau.jpg (20729 octets)

Points chauds du Dialogue national. II. Implication du Mzee Kabila dans le schéma de la Conférence Nationale Souveraine (CNS)

politi3.jpg (679 octets)

Dr Assani Ali Arkamose

politi3.jpg (679 octets)

Dans le cadre du Dialogue Nationale, le souhait de la société civile et de l’opposition non armée est d’impliquer Mzee Kabila et les rebelles dans le schema de démocratisation tracée par la CNS. L’hypothèse que je formule est la suivante : leur implication sera fonction du degré de satisfaction de leurs revendications. A mon avis, ces revendications sont purement d’ordre politique.

En ce qui concerne les rebelles, ils n’ont jamais précisé leurs exigences politiques. Ce qui embarasse les analytes et leurs adversaires politiques. Ces derniers ne peuvent donc pas mettre au point des stratégies pour les affronter lors du Dialogue National. Toutefois, le RDC/Goma exige la démission du Mzee Kabila comme préalable au Dialogue National parce qu’il ne le reconnaît pas comme président de la république. Leur exigence sera certainement repousée par le facilitateur et les autres protagonistes afin d’éviter le blocage. Il faut cependant craindre que cette faction rebelle s’en sert comme alibi pour boycotter le Dialogue. Quant au Mzee Kabila, ses exigences politiques sont plus ou moins connues. Elles sont opposées aux décisions et recommandations de la CNS.        

1.      Mzee Kabila est hostile à l’instauration d’une transition démocratique comme le prévoit la CNS avant les élections. Puisque cette transition implique le partage et le contrôle du pouvoir.

2.      Mzee Kabila est partisan d’un système unitaire. Or, la constitution concoctée par la CNS prévoit l’instauration d’un régime fédéral. Sur ce point, Mzee risque d’être isolé car les autres protagonistes, y compris toutes les factions rebelles, sont partisans du fédéralisme.

3.      Mzee Kabila est partisan du régime présidentiel. Or, la CNS a opté pour un régime parlementaire.  Il aura un allié : le MNLC de Bemba qui préconise l’instauration d’un régime présidentiel. Il faut ajouter toute de suite que ce régime n’est pas bien explicité dans son projet de société.

4.      Le financement de la guerre. Les textes de la CNS prévoit la transparence dans la gestion des biens de l’état. Or, en signant des contrats avec leurs partenaires, les parties en conflit n’ont pas tenu compte des intérêts du peuple congolais. Par conséquent la société civile et l’opposition vont certainemnet leur demander des comptes sur ces contrats. Ce sujet les embarrassera.         

A la lumière de ces considérations, la question qui se pose est de savoir quelles concessions Mzee Kabila est prêt à faire pour s’impliquer dans le schema de la CNS. S’il a fait d’énormes concessions aux rwandais et aux ougandais pour la paix, pourquoi ne le ferait-il pas au peuple congolais pour la démocratisation du pays?  Wait and see                 

ASSANI Ali Arkamose

Copyright Afriqu'Info asbl.