| Chers compatriotes, Étant donné que la situation générale de notre pays nest
pas en train de saméliorer qualitativement à cause de la guerre, nous estimons
quil est nécessaire que nous, Congolais/es de la diaspora, présentions au
Président Kabila certaines idées et suggestions en vue de tenter de sortir de cette
crise militaro-politique. Nous pensons que le dialogue avec les Congolais/es à travers un
conclave est nécessaire dans la recherche des solutions durables dans cette crise.
Cest ainsi que nous vous proposons cette pétition que nous voudrions envoyer au
Président Kabila. Veuillez apposer votre signature au bas de la page. Vous pouvez aussi y
apporter des changements.
Patriotiquement,
Pr. Tukumbi
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À Son Excellence Laurent Désiré Kabila
Président de La République Démocratique du Congo
Kinshasa, Ngaliema,
Excellence,
La gravité de linstabilité politique et sociale
que traverse la République Démocratique du Congo (RDC) exige que la diaspora Congolaise
participe activement au processus de la recherche de solutions urgentes.
Cette crise politique decoule de trois types de conflit:
- conflit militaire avec les forces combinées du Rwanda,
du Burundi et de l Ouganda ainsi que celles de la rébellion soutenue par ces pays;
- conflit politique avec lopposition interne et la
société civile;
- conflit financier avec les institutions financières
internationales et multinationales ayant investi en RDC.
Considérant les implications et les conséquences
économiques et sociales de cette instabilité qui sont déjà désastreuses sur tous les
plans pour lavenir du peuple congolais;
Convaincus de limportance dune décrispation
politique devant mener dune part à la cessation des hostilités armées et
dautres parts à létablissement des institutions viables de la transition
vers une société démocratique;
Entendu que les institutions viables sont le préalable au
démarrage de la vie économique, sociale et politique du pays;
Compte tenu des dynamiques politiques en présence et de
peu de probabilité dune victoire militaire rapide à la lumière de la crise
angolaise ainsi que de lassistance en ressources matérielles et financières que le
Rwanda et lOuganda continuent à mobiliser et recevoir de lextérieur;
Etant donné la possibilité de tribalisation de cette
guerre si elle dure très longtemps et dès lors de lémergence des haines tribales
irréductible;
Soucieux du fait que la persistance de la division
actuelle de notre territoire et labsence prolongée dune paix durable, peuvent
conduire à une situation irréversible et catastrophique pour nos peuples;
Nous, Congolais(e)s de la diaspora, signataires du
présent document, avons lhonneur patriotique de présenter à votre excellence les
souhaits de la plupart des Congolais, y compris ceux de votre gouvernement, lesquels
souhaits consistent à:
- Obtenir une plus grande implication de lONU et de
lOUA dans la résolution de la crise actuelle;
- Réaliser inconditionnellement dans les meilleurs
délais un Conclave National pour définir la gestion des institutions du pouvoir pendant
la période de transition, en vue daboutir à une décrispation de
latmosphère politique;
- Organiser la Conférence Nationale Pour la
Reconstruction, dont votre gouvernement avait eu la clairvoyance de linitiative,
Conférence avec lassistance de lONU et de lUnion Européenne.
Monsieur le Président, malgré les conditions très
difficiles que traverse notre pays, en vue de mobiliser toutes les ressources humaines
nécessaires pour la reconstruction dune transition promettante, nous demandons au
gouvernement de:
- libérer tous les prisonniers politiques et
dopinions;
- laisser les activistes de droits humains, journalistes
et tous les autres leaders de la société civile exercer leurs tâches en toute liberté
daction, de mouvement et de pensée selon la loi;
- laisser la liberte aux partis politiques de contribuer
au développement de la culture démocratique dans notre pays en suivant les principes
démocratiques.
1. DEPLOIEMENT DES TROUPES DE LONU ET DE LOUA
En effet, depuis le 20 Juin 1960, notre pays avait
adhéré à la charte de lONU qui, dans son préambule stipule clairement les buts
suivants:
- Préserver les générations futures du fléau de la
guerre;
- Proclamer a nouveau notre fois dans les droits
fondamentaux de lhomme, dans la dignité et la valeur des la personne humaine, dans
légalité des droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations grandes et
petites;
- Créer les conditions nécessaires au maintien de la
Justice et du respect des obligations nées des traités et autres sources du droit
international;
- Favoriser le progrès Social et Instaurer des meilleures
conditions de vie dans une liberté plus grande;
Sans toutefois nous verser dans lhistoricisme, nous
voudrions, Excellence, faire un rapide rappel historique pouvant nous servir de guide dans
le contexte de notre appel à une plus grande implication de lONU dans la
résolution de la crise congolaise.
1.1 Monsieur le Président, le 12 Juillet 1960, moins de
deux semaines après lobtention de notre indépendance, le gouvernement congolais
avait eu à solliciter une assistance de lONU pour préserver son intégrité
territoriale, maintenir lordre dans le pays et sauvegarder la vie humaine, ainsi que
faire face au manque de cadres crée par le départ précipite des cadres belges.
Il est vrai que cette première intervention de lONU
na pas pu nous prémunir de lécartement du pouvoir du premier et unique
gouvernement démocratiquement élu de lhistoire de notre pays; de lassassinat
du Premier Ministre Lumumba, du Président du Parlement Okito ainsi que parlementaires et
cadres nationalistes. Par ailleurs, l échec de lapplication des mesures
préconisées par la Résolution 1601 ( XV) de lAssemblée Générale ainsi que
celle du Conseil de Sécurité à sa 942ième séance, du 20-21 Février 1961
demandant la traduction en justice de toutes les personnes impliquées dans
lassassinat de Lumumba a eu comme corollaire lascension de Mobutu au pouvoir
en 1965, pouvoir quil gardera sans partage durant 32 ans.
Cependant, il est indéniable que cette première
intervention de lONU fut un succès dans la mesure où elle avait réussi à
atteindre un de ses principaux objectifs, cest à dire la préservation de
lintégrité territoriale de notre pays et la sauvegarde des nombreuses autres vies
humaines.
1.2. Monsieur le Président, depuis 1960, la RDC est le
pays qui a accepté le plus grand nombre de réfugiés sous la protection du Haut
Commissariat des Nations Unies (HCR), sans ce soucier des conséquences à long terme sur
sa stabilité interne. Conformément à la Convention des Nations Unies de 1951 relatives
au statut des réfugiés et son Protocole de 1967, le Haut Commissariat au Réfugiés a
pour mandat de coordonner laction internationale pour la protection des réfugies à
travers le monde et la recherche des solutions aux problèmes des réfugiés. Un de ses
problèmes est la déstabilisation du pays hôte. > Il est vrai, que la grande partie
des problèmes de déstabilisation de la Région du Grands-Lacs, dont lEst de la
République du Congo fait partie, est due au manque de développement et dadoption
des mesures tendant à une solution durable de linstallation des réfugiés rwandais
, sous le mandat du HCR. Ce problème est vieux de quatre décennies. La vague de 1994 qui
a provoqué un déferlement sur le territoire congolais de 2 millions des réfugiés,
na fait que transférer en République Démocratique du Congo le conflit ethnique
Hutu-Tutsi du Rwanda, en y impliquant la minorité rwandophone congolaise et en
détruisant lharmonie entre les membres des autres ethnies.
En 1991 lONU et lOUA avaient déjà soutenu
une conférence régionale sur ce sujet, conférence ayant abouti à la Déclaration de
Dar es-Salaam qui établissait les principes dun règlement régional du problème
des réfugiés rwandais. Subséquemment à cette déclaration, nous croyons que seul un
dialogue avec lONU et la communauté internationale pourra aider à une solution
durable de ce problème des réfugiés dans la région des Grands-Lacs.
1.3. Monsieur le Président, il faudrait aussi souligner
que dans le cadre des conditions géopolitiques actuelles de lAfrique Centrale et de
la région des pays des Grands-lacs, malgré la mobilisation et la détermination des
forces gouvernementales et leurs alliés, la chance de récolter une victoire militaire
rapide et durable avec moins de pertes en vies humaines et de coût financier relativement
bas , reste encore très aléatoire.
Etant donné que dans cette guerre, le cerveau
militaro-politique de l"invasion-rébellion" ne se trouve pas au Congo,
nous ne sommes donc pas en mesure danticiper et de contrôler les actions de
celle-ci malgré les efforts conjugués par votre gouvernement et le peuple congolais. Les
forces aux intérêts divergents, extérieures au continent africain y sont aussi
mêlées. Lhistoire nous apprend que plus une telle guerre durera longtemps dans la
région, plus elle créera sa propre culture, ses propres agences locales et ses propres
lois économiques; en gros sa propre dynamique. Nous ne voudrons pas avoir un Vietnam dans
notre pays.
Certes, le Conseil de Sécurité avait réagi avec
mollesse dans la condamnation des envahisseurs, néanmoins dans une de ses déclarations,
datée du 11 Décembre 1998 nous lisons ceci:
À la 3953e séance du Conseil de sécurité, tenue le 11
décembre 1998 dans le cadre de lexamen par le Conseil de la question intitulée
"La situation concernant la République démocratique du Congo", le Président
du Conseil de sécurité a fait au nom du Conseil la déclaration ci-après:
"Le Conseil de sécurité rappelle la déclaration
faite par son président le 31 août 1998 (S/PRST/1998/26) concernant la situation en
République démocratique du Congo. Il demeure profondément préoccupé par la poursuite
du conflit armé en République démocratique du Congo, qui menace la paix, la sécurité
et la stabilité dans la région, ainsi que par ses graves conséquences
humanitaires." Le Conseil réaffirme lobligation de respecter
lintégrité territoriale, lindépendance politique et la souveraineté
nationale de la République démocratique du Congo et des autres États de la région,
notamment de sabstenir de recourir à la menace ou à lemploi de la force soit
contre lintégrité territoriale ou lindépendance politique de tout État
soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies. Il réaffirme
également la nécessité pour tous les États de sabstenir de toute ingérence dans
les affaires intérieures des autres États, conformément à la Charte des Nations Unies.
Le Conseil demande, dans ce contexte, quune solution
pacifique soit apportée au conflit en République démocratique du Congo, y compris un
cessez-le-feu immédiat, le retrait ordonné de toutes les forces étrangères,
ladoption des dispositions voulues pour assurer la sécurité le long des
frontières internationales de la République démocratique du Congo, le rétablissement
de lautorité du Gouvernement de la République démocratique du Congo sur
lensemble du territoire national, et lengagement dun processus de
réconciliation nationale qui respecte pleinement légalité et les droits de tous,
quelle que soit leur origine ethnique, ainsi que dun processus politique qui
aboutisse rapidement à la tenue délections démocratiques, libres et régulières.
Un dialogue doit donc être entamé dune part entre le gouvernement congolais et les
autorités de lONU et de lOUA, et dautres part entre le gouvernement
congolais et les différents membres du Conseils de Sécurité dabord afin de
transformer cette déclaration ci-dessus en RESOLUTION et en vue dobtenir un
déploiement des troupes de lONU en RDC pour aider à lapplication des termes
de cette déclaration.
2 ORGANISATION DUN CONCLAVE NATIONAL:
Monsieur le Président , nous croyons fermement,
quune solution politique rapide et durable à la situation complexe de la crise
multidimensionnelle congolaise, est encore possible.
Néanmoins, pour sa dimension interne, nous sommes
convaincus que la solution passe par linclusion ou la participation de toutes les
forces vives pour un arrangement institutionnel, notamment celui dun pouvoir de
transition.
Ainsi nous proposons donc lorganisation dans le
meilleure délais dun Conclave National, à un lieu dont laccès et la
sécurité seront garantis par les troupes des Nations Unies et de lOUA. Les bases
de Kinase ou de Lamina peuvent servir de lieu dorganisation dune telle
conférence qui ne devra pas durer plus de 30 Jours.
Cest avec un sens d urgence et de
responsabilité profonde que nous tenons à faire un appel général aux Congolais, aux
amis du Congo ainsi quaux hommes et femmes épris de paix et de progrès
préoccupés par le sort des congolais, de se mettre daccord sur comment résoudre
la tragédie que traverse notre peuple. Notre appel est motivé par les caractères
transcendentalistes, nationalistes et globalistes que notre société devrait réunir pour
la construction dun Etat de Droit et Démocratique.
Les buts de ce Conclave seront de :
(1) réfléchir ensemble sur la nature et la durée du
pouvoir de transition en mobilisant les forces politiques au Congo et de sa diaspora;
(2) prendre des résolutions concrètes pour résoudre
cette crise en mettant en place un gouvernement de transition qui doit être issu
dun consensus politique national.
(3) Choisir un pouvoir législatif de la transition
compose dune centaine de personne. La tâche de ce corps législatif sera
dexaminer le projet de constitution, démettre des changements éventuels et
de proposer le texte final pour le referendum ainsi que d élaborer la loi et le
calendrier électoral.
3. CONFERENCE NATIONALE DE LA RECONSTRUCTION:
Excellence, l histoire nous jugera très
sévèrement si notre intelligence humaine ne peut pas se mettre au service dun
État en ruine et dun peuple qui risque de succomber sans merci dans les
contradictions des forces tendant à nous exploiter.
Bien quétant complexes et multidimensionnels,
l action et les débats sur la reconstruction peuvent se définir dabord comme
étant essentiellement collectifs et sociaux et ensuite, ils doivent se situer aux
dialectiques philosophico-politiques nationales et globales.
Lhistoire contemporaine du Congo depuis la dictature
incomparable et sauvage de Léopold II, qui avait détruit les peuples à une échelle
jamais vue dans dautres régions du monde, jusquà la politique de prédation
pratiquée par Mobutu durant la guerre froide, se résume en oppression et exploitation.
Le projet de lorganisation dune Conférence de
la Reconstruction Nationale doit être remis sur le chantier immédiatement après le
Conclave National. Cette conférence devra réunir les experts congolais dans tous les
domaines, afin de promouvoir un vrai développement de la société. En effet, sans
développement, on ne peut garantir la stabilité interne très nécessaire dans la
période de transition.
Cette conférence devra procéder à linventaire
complet de ressources humaines et matérielles de notre pays. Bien quétant animés
de la volonté de compter dabord sur nous-mêmes, nous estimons que
lAssistance de lONU, de lUnion Européenne et des Institutions
Financières Internationales sont indispensables pour la reconstruction de notre pays.
Il est important de se rappeler quau mois de Janvier
1999 lUnion Européenne avait fait une déclaration publique dintention
dassistance à la reconstruction économique de la RDC, aussitôt que la guerre se
termine. LOrganisation de la Conférence de la Reconstruction nationale sera aussi
un important test pour cette déclaration dintention de lUnion Européenne.
3 CONCLUSIONS:
Excellence Monsieur le Président, la situation est grave.
Ayant pris la mesure de la gravité de cette situation qui risque de faire imploser notre
pays, nous ne pouvions manquer de saisir le premier responsable actuel de notre pays.
Aussi pensons-nous que la résolution du problème actuel
passe par lexamen à trois niveaux de la situation:
PRIMO: Dialogue avec les institutions de la communauté
internationale dans le but dobtenir leurs implications dans le schéma objectif qui
est aussi le vôtre, pour la résolution de la crise. La question de sécurité peut être
discutée et arrangée dans le cadre des lois et des normes diplomatiques régionales et
internationales ;
SECUNDO: Dialogue avec les forces politiques et sociales
effectives au pays en vue dobtenir une décrispation politique ;
TERTIO: Organisation pour la reconstruction du pays car
sans cette dernière on ne peut avoir de stabilité nécessaire pour la réussite de la
transition vers la démocratie.
Avec un grand espoir de voir se réaliser ce grand souhait
national, veuillez recevoir, Monsieur le Président nos salutations les plus distinguées
et patriotiques.
Ampliation:
- Le Secrétaire Général de lONU,
- Le Secrétaire Général de lOUA,
- Le Directeur Exécutif de SADC,
- Le Secrétaire Général de la CEE,
- Les Chefs dEtat de la TROIKA, et des pays
Africains suivants:
- Zambie, Zimbabwe, Angola, Tchad, Namibie, Afrique du Sud
et Libye,
- Le Ex Président Mwalimu Julius Nyerere,
- Les Ex Président Jimmy Carter,
- Les Chefs des partis politiques (MNC,PALU, PDSC,UDPS,
MPR,RCD, MLC,)
- La Société civile congolaise
- Les Principales Églises de la RDC (Catholique,
Protestante et Musulmane)
- La Société civile rwandaise
- La Société civile burundaise
- La société civiles ougandaise
Signatures :
Nom/Name Ville et Pays/ town-City and Country
1) Pierre Vile-Linda Sula North Liberty, Iowa, USA
2) Georges Sula Iowa City, Iowa, USA
3) Mwamini Sula Keller Iowa City, Iowa, USA
4) Masolokele Luzayadiyo Denver, Colorado,USA
5) Tonto Luzayadiyo Denver, Colorado, USA
6) Beatrice Mabikulu Iowa City, Iowa, USA
7) Lenvo Mabikulu Iowa City, Iowa,USA
8)Jules Lukulula San Diego, California, USA
9) Catherine Betofe ( San Diego, California, USA)
10)Joseph Tabu Betofe ( San Diego,CA-USA)
11) Jimmy Tabu ( San Diego, CA-USA)
12)John Mbula Iowa City, Iowa, USA
13)Willy Madiate Lumbwele San Diego, Iowa, USA
14) Falanga Sula Iowa City, Iowa, USA
15) Eddy Kabasele Montreal, Canada
16) Francoise Ilunga C. Montreal, Canada
17) Sophie Veyitondolo K. Montreal, Canada
18) Claude Nkongolo Montreal, Canada
19) Rais veyitondolo Montreal, Canada
20) Patricia Mayuku Montreal, Canada
21) Patricia Muedi Montreal, Canada
22)Jean Ilunga Montreal, Canada
23)Philo Mbaya Montreal, Canada
24) Tukumbi Lumumba-Kasongo Ithaca, New York, USA
25)Lukulula Ebaisha San Diego CA, USA
26) Desiré Zanzu San Diego CA, USA
27) Epolo Mamoni San Diego CA, USA
28) Baylon Katambwe San Diego CA, USA
29) Gaston Lumbwele San Diego CA, USA
30) Joseph Munyoror San Diego CA, USA
31) Mukogoto Muhindo San Diego CA, USA
32) Gilbert Nyembo San Diego CA, USA
33) Bernard Mukenge San Diego CA, USA
34) Gisele Betofe San Diego CA, USA
35) Charlie Betofe San Diego CA, USA
36) Joseph Shoyaka-Djesa Paris France
37 Bonazebi NKUKA ( Coutances -France)
38)Yum LEDU ( Saussey-France)
39) Vakanda Luzayadyo ( Denvers- Colorado)
40)Agnès Dekhamans DIATEZUA ( Albany- New york, USA)
41) Leon DIATEZUA ( Albany- New york, USA )
42) Louis Lokaso ( Charlotte, North-Caroline, USA)
43) Nsalambi V. Nkongolo ( Japon )
44) Esperance N. Nkongolo( Japon )
45)Nathan L. Nkongolo( Japon )
46)Keran M. Nkongolo( Japon )
47Alphonse De Boncoeur Kasongo (USA)
48)Joseph Kasongo(USA)
49) Charles Kasongo(USA)
50)Dieubenit Kasongo (USA)
51) Pricess Renee Kasongo(USA)
52) Laurent Matuana ( Houghton, MI - USA)
53) Zaina B. Kitoy ( Atlanta - USA)
54) Mateso Kitoy ( ATlanta - USA)
55) Yuma Rashidi ( London -United Kingdom)
56) Aleta Kazadi Mwambuyi ( Naperville-USA)
57) Kalubi Tshiunza (Cincinnati, Ohio)
58) Jacky Kalubi (Cincinnati, Ohio)
Pierre Vile-Linda Sula |