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Pétition au Président Kabila

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Pierre Vile-Linda Sula

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Chers compatriotes,

Étant donné que la situation générale de notre pays n’est pas en train de s’améliorer qualitativement à cause de la guerre, nous estimons qu’il est nécessaire que nous, Congolais/es de la diaspora, présentions au Président Kabila certaines idées et suggestions en vue de tenter de sortir de cette crise militaro-politique. Nous pensons que le dialogue avec les Congolais/es à travers un conclave est nécessaire dans la recherche des solutions durables dans cette crise. C’est ainsi que nous vous proposons cette pétition que nous voudrions envoyer au Président Kabila. Veuillez apposer votre signature au bas de la page. Vous pouvez aussi y apporter des changements.

Patriotiquement,

Pr. Tukumbi

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À Son Excellence Laurent Désiré Kabila

Président de La République Démocratique du Congo

Kinshasa, Ngaliema,

Excellence,

La gravité de l’instabilité politique et sociale que traverse la République Démocratique du Congo (RDC) exige que la diaspora Congolaise participe activement au processus de la recherche de solutions urgentes.

Cette crise politique decoule de trois types de conflit:

- conflit militaire avec les forces combinées du Rwanda, du Burundi et de l’ Ouganda ainsi que celles de la rébellion soutenue par ces pays;

- conflit politique avec l’opposition interne et la société civile;

- conflit financier avec les institutions financières internationales et multinationales ayant investi en RDC.

Considérant les implications et les conséquences économiques et sociales de cette instabilité qui sont déjà désastreuses sur tous les plans pour l’avenir du peuple congolais;

Convaincus de l’importance d’une décrispation politique devant mener d’une part à la cessation des hostilités armées et d’autres parts à l’établissement des institutions viables de la transition vers une société démocratique;

Entendu que les institutions viables sont le préalable au démarrage de la vie économique, sociale et politique du pays;

Compte tenu des dynamiques politiques en présence et de peu de probabilité d’une victoire militaire rapide à la lumière de la crise angolaise ainsi que de l’assistance en ressources matérielles et financières que le Rwanda et l’Ouganda continuent à mobiliser et recevoir de l’extérieur;

Etant donné la possibilité de tribalisation de cette guerre si elle dure très longtemps et dès lors de l’émergence des haines tribales irréductible;

Soucieux du fait que la persistance de la division actuelle de notre territoire et l’absence prolongée d’une paix durable, peuvent conduire à une situation irréversible et catastrophique pour nos peuples;

Nous, Congolais(e)s de la diaspora, signataires du présent document, avons l’honneur patriotique de présenter à votre excellence les souhaits de la plupart des Congolais, y compris ceux de votre gouvernement, lesquels souhaits consistent à:

- Obtenir une plus grande implication de l’ONU et de l’OUA dans la résolution de la crise actuelle;

- Réaliser inconditionnellement dans les meilleurs délais un Conclave National pour définir la gestion des institutions du pouvoir pendant la période de transition, en vue d’aboutir à une décrispation de l’atmosphère politique;

- Organiser la Conférence Nationale Pour la Reconstruction, dont votre gouvernement avait eu la clairvoyance de l’initiative, Conférence avec l’assistance de l’ONU et de l’Union Européenne.

Monsieur le Président, malgré les conditions très difficiles que traverse notre pays, en vue de mobiliser toutes les ressources humaines nécessaires pour la reconstruction dune transition promettante, nous demandons au gouvernement de:

- libérer tous les prisonniers politiques et d’opinions;

- laisser les activistes de droits humains, journalistes et tous les autres leaders de la société civile exercer leurs tâches en toute liberté d’action, de mouvement et de pensée selon la loi;

- laisser la liberte aux partis politiques de contribuer au développement de la culture démocratique dans notre pays en suivant les principes démocratiques.

1. DEPLOIEMENT DES TROUPES DE L’ONU ET DE L’OUA

En effet, depuis le 20 Juin 1960, notre pays avait adhéré à la charte de l’ONU qui, dans son préambule stipule clairement les buts suivants:

- Préserver les générations futures du fléau de la guerre;

- Proclamer a nouveau notre fois dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur des la personne humaine, dans l’égalité des droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations grandes et petites;

- Créer les conditions nécessaires au maintien de la Justice et du respect des obligations nées des traités et autres sources du droit international;

- Favoriser le progrès Social et Instaurer des meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande;

Sans toutefois nous verser dans l’historicisme, nous voudrions, Excellence, faire un rapide rappel historique pouvant nous servir de guide dans le contexte de notre appel à une plus grande implication de l’ONU dans la résolution de la crise congolaise.

1.1 Monsieur le Président, le 12 Juillet 1960, moins de deux semaines après l’obtention de notre indépendance, le gouvernement congolais avait eu à solliciter une assistance de l’ONU pour préserver son intégrité territoriale, maintenir l’ordre dans le pays et sauvegarder la vie humaine, ainsi que faire face au manque de cadres crée par le départ précipite des cadres belges.

Il est vrai que cette première intervention de l’ONU n’a pas pu nous prémunir de l’écartement du pouvoir du premier et unique gouvernement démocratiquement élu de l’histoire de notre pays; de l’assassinat du Premier Ministre Lumumba, du Président du Parlement Okito ainsi que parlementaires et cadres nationalistes. Par ailleurs, l ‘échec de l’application des mesures préconisées par la Résolution 1601 ( XV) de l’Assemblée Générale ainsi que celle du Conseil de Sécurité à sa 942ième séance, du 20-21 Février 1961 demandant la traduction en justice de toutes les personnes impliquées dans l’assassinat de Lumumba a eu comme corollaire l’ascension de Mobutu au pouvoir en 1965, pouvoir qu’il gardera sans partage durant 32 ans.

Cependant, il est indéniable que cette première intervention de l’ONU fut un succès dans la mesure où elle avait réussi à atteindre un de ses principaux objectifs, c’est à dire la préservation de l’intégrité territoriale de notre pays et la sauvegarde des nombreuses autres vies humaines.

1.2. Monsieur le Président, depuis 1960, la RDC est le pays qui a accepté le plus grand nombre de réfugiés sous la protection du Haut Commissariat des Nations Unies (HCR), sans ce soucier des conséquences à long terme sur sa stabilité interne. Conformément à la Convention des Nations Unies de 1951 relatives au statut des réfugiés et son Protocole de 1967, le Haut Commissariat au Réfugiés a pour mandat de coordonner l’action internationale pour la protection des réfugies à travers le monde et la recherche des solutions aux problèmes des réfugiés. Un de ses problèmes est la déstabilisation du pays hôte. > Il est vrai, que la grande partie des problèmes de déstabilisation de la Région du Grands-Lacs, dont l’Est de la République du Congo fait partie, est due au manque de développement et d’adoption des mesures tendant à une solution durable de l’installation des réfugiés rwandais , sous le mandat du HCR. Ce problème est vieux de quatre décennies. La vague de 1994 qui a provoqué un déferlement sur le territoire congolais de 2 millions des réfugiés, n’a fait que transférer en République Démocratique du Congo le conflit ethnique Hutu-Tutsi du Rwanda, en y impliquant la minorité rwandophone congolaise et en détruisant l’harmonie entre les membres des autres ethnies.

En 1991 l’ONU et l’OUA avaient déjà soutenu une conférence régionale sur ce sujet, conférence ayant abouti à la Déclaration de Dar es-Salaam qui établissait les principes d’un règlement régional du problème des réfugiés rwandais. Subséquemment à cette déclaration, nous croyons que seul un dialogue avec l’ONU et la communauté internationale pourra aider à une solution durable de ce problème des réfugiés dans la région des Grands-Lacs.

1.3. Monsieur le Président, il faudrait aussi souligner que dans le cadre des conditions géopolitiques actuelles de l’Afrique Centrale et de la région des pays des Grands-lacs, malgré la mobilisation et la détermination des forces gouvernementales et leurs alliés, la chance de récolter une victoire militaire rapide et durable avec moins de pertes en vies humaines et de coût financier relativement bas , reste encore très aléatoire.

Etant donné que dans cette guerre, le cerveau militaro-politique de l’"invasion-rébellion" ne se trouve pas au Congo, nous ne sommes donc pas en mesure d’anticiper et de contrôler les actions de celle-ci malgré les efforts conjugués par votre gouvernement et le peuple congolais. Les forces aux intérêts divergents, extérieures au continent africain y sont aussi mêlées. L’histoire nous apprend que plus une telle guerre durera longtemps dans la région, plus elle créera sa propre culture, ses propres agences locales et ses propres lois économiques; en gros sa propre dynamique. Nous ne voudrons pas avoir un Vietnam dans notre pays.

Certes, le Conseil de Sécurité avait réagi avec mollesse dans la condamnation des envahisseurs, néanmoins dans une de ses déclarations, datée du 11 Décembre 1998 nous lisons ceci:

À la 3953e séance du Conseil de sécurité, tenue le 11 décembre 1998 dans le cadre de l’examen par le Conseil de la question intitulée "La situation concernant la République démocratique du Congo", le Président du Conseil de sécurité a fait au nom du Conseil la déclaration ci-après:

"Le Conseil de sécurité rappelle la déclaration faite par son président le 31 août 1998 (S/PRST/1998/26) concernant la situation en République démocratique du Congo. Il demeure profondément préoccupé par la poursuite du conflit armé en République démocratique du Congo, qui menace la paix, la sécurité et la stabilité dans la région, ainsi que par ses graves conséquences humanitaires." Le Conseil réaffirme l’obligation de respecter l’intégrité territoriale, l’indépendance politique et la souveraineté nationale de la République démocratique du Congo et des autres États de la région, notamment de s’abstenir de recourir à la menace ou à l’emploi de la force soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies. Il réaffirme également la nécessité pour tous les États de s’abstenir de toute ingérence dans les affaires intérieures des autres États, conformément à la Charte des Nations Unies.

Le Conseil demande, dans ce contexte, qu’une solution pacifique soit apportée au conflit en République démocratique du Congo, y compris un cessez-le-feu immédiat, le retrait ordonné de toutes les forces étrangères, l’adoption des dispositions voulues pour assurer la sécurité le long des frontières internationales de la République démocratique du Congo, le rétablissement de l’autorité du Gouvernement de la République démocratique du Congo sur l’ensemble du territoire national, et l’engagement d’un processus de réconciliation nationale qui respecte pleinement l’égalité et les droits de tous, quelle que soit leur origine ethnique, ainsi que d’un processus politique qui aboutisse rapidement à la tenue d’élections démocratiques, libres et régulières. Un dialogue doit donc être entamé d’une part entre le gouvernement congolais et les autorités de l’ONU et de l’OUA, et d’autres part entre le gouvernement congolais et les différents membres du Conseils de Sécurité d’abord afin de transformer cette déclaration ci-dessus en RESOLUTION et en vue d’obtenir un déploiement des troupes de l’ONU en RDC pour aider à l’application des termes de cette déclaration.

2 ORGANISATION D’UN CONCLAVE NATIONAL:

Monsieur le Président , nous croyons fermement, qu’une solution politique rapide et durable à la situation complexe de la crise multidimensionnelle congolaise, est encore possible.

Néanmoins, pour sa dimension interne, nous sommes convaincus que la solution passe par l’inclusion ou la participation de toutes les forces vives pour un arrangement institutionnel, notamment celui d’un pouvoir de transition.

Ainsi nous proposons donc l’organisation dans le meilleure délais d’un Conclave National, à un lieu dont l’accès et la sécurité seront garantis par les troupes des Nations Unies et de l’OUA. Les bases de Kinase ou de Lamina peuvent servir de lieu d’organisation d’une telle conférence qui ne devra pas durer plus de 30 Jours.

C’est avec un sens d’ urgence et de responsabilité profonde que nous tenons à faire un appel général aux Congolais, aux amis du Congo ainsi qu’aux hommes et femmes épris de paix et de progrès préoccupés par le sort des congolais, de se mettre d’accord sur comment résoudre la tragédie que traverse notre peuple. Notre appel est motivé par les caractères transcendentalistes, nationalistes et globalistes que notre société devrait réunir pour la construction d’un Etat de Droit et Démocratique.

Les buts de ce Conclave seront de :

(1) réfléchir ensemble sur la nature et la durée du pouvoir de transition en mobilisant les forces politiques au Congo et de sa diaspora;

(2) prendre des résolutions concrètes pour résoudre cette crise en mettant en place un gouvernement de transition qui doit être issu d’un consensus politique national.

(3) Choisir un pouvoir législatif de la transition compose d’une centaine de personne. La tâche de ce corps législatif sera d’examiner le projet de constitution, d’émettre des changements éventuels et de proposer le texte final pour le referendum ainsi que d ‘élaborer la loi et le calendrier électoral.

3. CONFERENCE NATIONALE DE LA RECONSTRUCTION:

Excellence, l ‘histoire nous jugera très sévèrement si notre intelligence humaine ne peut pas se mettre au service d’un État en ruine et d’un peuple qui risque de succomber sans merci dans les contradictions des forces tendant à nous exploiter.

Bien qu’étant complexes et multidimensionnels, l’ action et les débats sur la reconstruction peuvent se définir d’abord comme étant essentiellement collectifs et sociaux et ensuite, ils doivent se situer aux dialectiques philosophico-politiques nationales et globales.

L’histoire contemporaine du Congo depuis la dictature incomparable et sauvage de Léopold II, qui avait détruit les peuples à une échelle jamais vue dans d’autres régions du monde, jusqu’à la politique de prédation pratiquée par Mobutu durant la guerre froide, se résume en oppression et exploitation.

Le projet de l’organisation d’une Conférence de la Reconstruction Nationale doit être remis sur le chantier immédiatement après le Conclave National. Cette conférence devra réunir les experts congolais dans tous les domaines, afin de promouvoir un vrai développement de la société. En effet, sans développement, on ne peut garantir la stabilité interne très nécessaire dans la période de transition.

Cette conférence devra procéder à l’inventaire complet de ressources humaines et matérielles de notre pays. Bien qu’étant animés de la volonté de compter d’abord sur nous-mêmes, nous estimons que l’Assistance de l’ONU, de l’Union Européenne et des Institutions Financières Internationales sont indispensables pour la reconstruction de notre pays.

Il est important de se rappeler qu’au mois de Janvier 1999 l’Union Européenne avait fait une déclaration publique d’intention d’assistance à la reconstruction économique de la RDC, aussitôt que la guerre se termine. L’Organisation de la Conférence de la Reconstruction nationale sera aussi un important test pour cette déclaration d’intention de l’Union Européenne.

3 CONCLUSIONS:

Excellence Monsieur le Président, la situation est grave. Ayant pris la mesure de la gravité de cette situation qui risque de faire imploser notre pays, nous ne pouvions manquer de saisir le premier responsable actuel de notre pays.

Aussi pensons-nous que la résolution du problème actuel passe par l’examen à trois niveaux de la situation:

PRIMO: Dialogue avec les institutions de la communauté internationale dans le but d’obtenir leurs implications dans le schéma objectif qui est aussi le vôtre, pour la résolution de la crise. La question de sécurité peut être discutée et arrangée dans le cadre des lois et des normes diplomatiques régionales et internationales ;

SECUNDO: Dialogue avec les forces politiques et sociales effectives au pays en vue d’obtenir une décrispation politique ;

TERTIO: Organisation pour la reconstruction du pays car sans cette dernière on ne peut avoir de stabilité nécessaire pour la réussite de la transition vers la démocratie.

Avec un grand espoir de voir se réaliser ce grand souhait national, veuillez recevoir, Monsieur le Président nos salutations les plus distinguées et patriotiques.

Ampliation:

- Le Secrétaire Général de l’ONU,

- Le Secrétaire Général de l’OUA,

- Le Directeur Exécutif de SADC,

- Le Secrétaire Général de la CEE,

- Les Chefs d’Etat de la TROIKA, et des pays Africains suivants:

- Zambie, Zimbabwe, Angola, Tchad, Namibie, Afrique du Sud et Libye,

- Le Ex Président Mwalimu Julius Nyerere,

- Les Ex Président Jimmy Carter,

- Les Chefs des partis politiques (MNC,PALU, PDSC,UDPS, MPR,RCD, MLC,)

- La Société civile congolaise

- Les Principales Églises de la RDC (Catholique, Protestante et Musulmane)

- La Société civile rwandaise

- La Société civile burundaise

- La société civiles ougandaise

Signatures :

Nom/Name Ville et Pays/ town-City and Country

1) Pierre Vile-Linda Sula North Liberty, Iowa, USA

2) Georges Sula Iowa City, Iowa, USA

3) Mwamini Sula Keller Iowa City, Iowa, USA

4) Masolokele Luzayadiyo Denver, Colorado,USA

5) Tonto Luzayadiyo Denver, Colorado, USA

6) Beatrice Mabikulu Iowa City, Iowa, USA

7) Lenvo Mabikulu Iowa City, Iowa,USA

8)Jules Lukulula San Diego, California, USA

9) Catherine Betofe ( San Diego, California, USA)

10)Joseph Tabu Betofe ( San Diego,CA-USA)

11) Jimmy Tabu ( San Diego, CA-USA)

12)John Mbula Iowa City, Iowa, USA

13)Willy Madiate Lumbwele San Diego, Iowa, USA

14) Falanga Sula Iowa City, Iowa, USA

15) Eddy Kabasele Montreal, Canada

16) Francoise Ilunga C. Montreal, Canada

17) Sophie Veyitondolo K. Montreal, Canada

18) Claude Nkongolo Montreal, Canada

19) Rais veyitondolo Montreal, Canada

20) Patricia Mayuku Montreal, Canada

21) Patricia Muedi Montreal, Canada

22)Jean Ilunga Montreal, Canada

23)Philo Mbaya Montreal, Canada

24) Tukumbi Lumumba-Kasongo Ithaca, New York, USA

25)Lukulula Ebaisha San Diego CA, USA

26) Desiré Zanzu San Diego CA, USA

27) Epolo Mamoni San Diego CA, USA

28) Baylon Katambwe San Diego CA, USA

29) Gaston Lumbwele San Diego CA, USA

30) Joseph Munyoror San Diego CA, USA

31) Mukogoto Muhindo San Diego CA, USA

32) Gilbert Nyembo San Diego CA, USA

33) Bernard Mukenge San Diego CA, USA

34) Gisele Betofe San Diego CA, USA

35) Charlie Betofe San Diego CA, USA

36) Joseph Shoyaka-Djesa Paris France

37 Bonazebi NKUKA ( Coutances -France)

38)Yum LEDU ( Saussey-France)

39) Vakanda Luzayadyo ( Denvers- Colorado)

40)Agnès Dekhamans DIATEZUA ( Albany- New york, USA)

41) Leon DIATEZUA ( Albany- New york, USA )

42) Louis Lokaso ( Charlotte, North-Caroline, USA)

43) Nsalambi V. Nkongolo ( Japon )

44) Esperance N. Nkongolo( Japon )

45)Nathan L. Nkongolo( Japon )

46)Keran M. Nkongolo( Japon )

47Alphonse De Boncoeur Kasongo (USA)

48)Joseph Kasongo(USA)

49) Charles Kasongo(USA)

50)Dieubenit Kasongo (USA)

51) Pricess Renee Kasongo(USA)

52) Laurent Matuana ( Houghton, MI - USA)

53) Zaina B. Kitoy ( Atlanta - USA)

54) Mateso Kitoy ( ATlanta - USA)

55) Yuma Rashidi ( London -United Kingdom)

56) Aleta Kazadi Mwambuyi ( Naperville-USA)

57) Kalubi Tshiunza (Cincinnati, Ohio)

58) Jacky Kalubi (Cincinnati, Ohio)

Pierre Vile-Linda Sula

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