GauHome.jpg (15896 octets) Droitebandeau.jpg (20729 octets)
Rions un peu!?
politi3.jpg (679 octets)

Pr. Jules de Tibeiro, Ph.D.

politi3.jpg (679 octets)
Une figure emblématique, chef d'État (longiligne) d'un pays de l'Afrique australe monte au ciel consulter le Bon Dieu pour s'enquérir de l'état de santé de son pays en lui disant :

"Seigneur, dans combien d'années mon peuple sera heureux ? Je suis très fatigué et j'ai bien hâte que quelqu'un d'autre passe aux leviers de commande de mon pays. Je viens de me remarier et j'aspire comme tout homme d'État raisonable et qui se respecte et qui a fait son temps de passer la main afin de profiter un peu de la vie avant quitter la Terre.

Vous savez Seigneur tout puissant, comment sous mon impulsion , nous avons combattu l'Apartheid, obtenu tardivement mais sûrement l'indépendance de notre pays, tendu la main même à nos anciens geôliers et, ouvert la voie à une démocratie véritable et réelle. Pas de la poudre aux yeux avec des débats coûteux et inutiles comme dans certains pays que vous connaissez qui ne cessent de déshonorer notre continent par le désordre et le chaos. Un pays incapable de créer un consensus national !

Nous avons fait de notre mieux pour redonner la dignité à notre peuple en lui apprenant à aimer son pays avant toute chose. Nous avons ouvert nos frontières même à des apparatchiks d'un régime tyrannique de triste mémoire, etc...

Dites- moi maintenant Seigneur, en toute franchise, quand est-ce que mon peuple sera heureux ? "

Le Bon Dieu consulte son computer celeste et lui dit gentiment - cela s'entend vu sa personnalité - en bon polyglotte : "Ton peuple sera heureux dans 50 ans. Désolé, un peu de courage ! Everything will be fine in the future " . ALORS CE CHEF D'ÉTAT RENTRE CALMEMENT CHEZ LUI EN PLEURANT !

 

Le lendemain, un souverain d'Afrique du Nord va à son tour rendre visite au Bon Dieu en lui disant :

"Seigneur, dans combien d'années mon peuple sera heureux ? J'ai fait relancer l'économie de mon pays, libéré la femme, engagé le pays dans la voie du multipartisme, une pratique jadis incompatible avec mon statut de Commandeur des Croyants.

L'opposition peut se permettre maintenant de me critiquer ouvertement, voire de me tancer dans les journaux. L'intégrisme n'a plus droit de cité comme dans certains pays voisins, l'armée est réellement dans les casernes , la délinquance juvénile est négligeable, l'insécurité a été enrayée, le peuple mange à sa faim etc...

J'ai même grâce à notre tradition hospitalière accueilli dans le passé à bras ouverts un dictateur ( pathologiquement paranoïaque) de notre continent en fuite. Je l'ai d'ailleurs fait jadis pour le Chah dans presque les mêmes circontances. Le premier est venu finir ses jours ici et une bonne partie de sa famille réside encore chez nous.

Dites moi alors Seigneur, quand est ce que mon peuple sera heureux. Et le Bon Dieu consulte son ordinateur pentium dernier cri (soit dit en passant on est bien en retard sur la terre dans ce domaine, cela va de soi !) et lui dit péremptoirement : " Ton peuple sera heureux dans 100 ans mon fils ! " ET LE MONARQUE REGAGNE SES ROYALES PÉNATES EN PLEURANT.

Vient enfin en catimini un chef d'État (curviligne) d'Afrique centrale, au visage de Bouddha d'ébène (tout le contraire de son homologue longiligne évoqué ci-haut) , vous dévinez qui ! Avec son arrogance et sa suffisance légendaires, il lui dit avec les mains dans les poches comme le faisaient les Yankees, les "Bills" des quartiers Bruxelles et Citas dans Kazamar (les kinois vont se le rappeler ! )

Eh Seigneur, mon peuple m'est reconnaissant de l'avoir libéré, d'avoir chassé le névrosé qui dictait le cours de l'Histoire par la terreur et le sang versé et ce au service d'un même objectif : le renforcement de son pouvoir personne. Ce peuple me doit tout même si je le dirige dans le sang. Sans mon intervention personnelle et les trahisons que l'on sait au sein de sa propre équipe (et le cancer qui le minait), sa capacité de nuisance serait loin d'être épuisée !

Seigneur, j'ai retabli la démocratie, fait un avant projet d'une nouvelle Constitution taillée à la mesure de mes ambitions. J'ai bâti une nouvelle monnaie, libéré la presse même si j'ai une aversion d'arrêter tous ceux qui émettent une quelconque critique sur ma politique. Je suis bien obligé de le faire même si cela est contraire à mon éthique de démocrate.

J'ai débaptisé tous les vieux noms de triste mémoire, mis au pas tous les politiciens nostalgiques de la vieille garde, effectué le toilettage de l'aéroport et de la capitale qui était devenue à mon arrivée nocturne (en catimini) une vraie poubelle etc...

Je vis en concubinage avec une belle musicienne qui a connu ses moments de gloire en dehors du pays pour montrer à quel point j'étais proche de mon peuple contrairement à l'ancien

dictateur.

J'ai fait inspirer par nos musiciens une nouvelle danse qui fait rage sur le continent. Au moins je reconnais une chose positive dans le bilan de l'ancien dictateur quand il disait qu'un peuple heureux est un peuple qui chante et qui danse. La seule différence réside dans le fait que sous lui, ce même peuple chantait et dansait à jeûn pour oublier la faim. Et de plus il était forcé de la faire. Avec moi, on chante et on danse (librement) le ventre plein. D'où la naissance du Dombolo qui fait la joie du peuple.

À l'Étranger, les Tshembe-Tshembe veillent au grain. Ils me sont tellement fidèles et loyaux que certains d'entre eux m'ont comparé sans rire un jour au général de Gaulle. J'en été même sidéré et je me suis dit "Why not ? "

J'ai nommé un nouveau chef de la diplomatie dont les phrases à l'emporte- piece ont fait jadis école quand il taxait nos frères de l'Est de microbes. Maintenant , il invite nos frères de l'Afrique de l'Ouest de triste mémoire qui viendront nous revendre des cabris et des "makasu" (noix de Cola) et developper par la même occasion le maraboutage et le trafic des pierres précieuses.

Coopération Sud-Sud oblige ! Il fallait y penser !!! Pourquoi faut-il toujours aller mendier auprès du F.M.I et de la Banque Mondiale !!!

". Il suffit que j'annonçe une valse de nominations dans les corps constitués (ministères, ambassades, société d'État, etc...) pour que les Tshembe-Tshembe s'agitent et se mettent en transes ...Ah qu'ils sont marrants des fois !

J'ai même impressionné l'an dernier votre représentant au Vatican. Sous votre inspiration, j'imagine, il a dit exactement en latin ce que l'ancien "Goebels" du défunt dictateur dit à mon peuple : "Ecce homo !" (Voilà l'homme ! )

Mon peuple mange maintenant au moins 4 fois par jour, chose impensable sous le règne précédent du tyran qui nous a floué pendant plus de 3 décennies. Un dictateur dont la responsabilité est écrasante dans le malheur de mon peuple... C'est bien normal que les Tshembe-Tshembe le détestent cordialement !

J'ai enfin proposé un débat national qui a même fait couler beaucoup d'encre sur Internet mais je n'ai aucune inquiétude à ce niveau car je sais ce que représente la vie à l'Étranger avec son lot de tentations et de vexations. Il y a certains qui me demandent de libérer tous les politiciens qui croupissent encore dans mes geôles.

Mais au moins là où ils sont, ils sont sûrs de bien manger (4 fois par jour, ils prennent même du poids et ont des médecins à leur disposition). Ainsi ils me laissent en paix.

Enfin Seigneur, Deo gratias, dites-moi, quand est-ce que mon peuple sera heureux ?

Et le Bon Dieu consulte son ordinateur céleste qui s'est subitement détraqué vu la complexité de l'équation différentielle à résoudre.

ET LE BON DIEU S'EST MIS À SANGLOTER !!!!!!

La question est de savoir maintenant comment le dirigeant de ce pays a pris la chose .... Il est rentré les mains dans les poches en s'esclaffant ! Comme e d'habitude.

Merci chers compatriotes pour votre patience. Que cette histoire nous serve de léçon dans nos préoccupations futures au sujet de l'avenir de notre pays.

Pr. Jules de Tibeiro, Ph.D.

Copyright Afriqu'Info asbl.