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Forum de concertation et d'études des ONGDHO sur la problématique des droits de l'homme dans un contexte de guerre

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SOPROP

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PROJET 

Titre : FORUM DE CONCERTATION ET D’ETUDES DES ONGDHO SUR LA PROBLEMATIQUE DES DROITS DE L’HOMME DANS UN CONTEXTE DE GUERRE ;

QUELLES STRATEGIES ET ACTIONS ?

Rayon d’action   : REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Domaine d’intervention : DROITS DE L’HOMME

Responsable du projet : SOPROP (Solidarité pour la promotion sociale et la paix)

Organisme d’exécution  : CADHO (Collectif des associations des droits de l’homme/ Nord Kivu)

Organismes partenaires : - COSi (Centre d’information et de solidarité avec le Congo-Kinshasa)

- HRW (Human Rights Watch/Africa)

Lieu d’exécution   : GOMA

Participants : 35 militants des droits de l’homme

Date d’exécution : Mai 1999

 

Durée : 6 JOURS

 

Coût : Phase a. 3 700 $***********

Phase b. 19 774 $**********

Synthèse du projet :

Le Projet sur la problématique des droits humains dans un contexte de guerre vise à réunir des militants des droits de l’homme vivant dans la partie contrôlée par la rébellion contre le régime actuel au Congo / Kinshasa, des experts membres des organisations internationales des droits humains et humanitaires, le bureau des Nations unies pour les droits de l’homme au Congo et des autorités de la rébellion, en vue d’analyser la situation des droits de l’homme à l’Est du Congo, adopter des stratégies d’action nécessaires en vue d’améliorer la situation des droits de l’homme dans la région, soutenir le mouvement des droits de l’homme et protéger les militants.

1. JUSTIFICATION

La République Démocratique du Congo vit depuis août dernier une nouvelle guerre meurtrière qui met en péril la paix dans la région. Cette guerre oppose les forces gouvernementales appuyées par l’Angola, la Namibie, le Zimbabwe… aux forces rebelles et leurs alliées (armées ougandaise, rwandaise et burundaise).

Une importante partie du territoire national est passée sous contrôle des rebelles et alliés qui y ont installé de nouvelles autorités et une nouvelle administration. Il s’agit notamment des provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, de la Province-Orientale, du Maniema et d’une partie des provinces de l’Equateur, du Katanga et du Kasaï-Oriental.

La situation des droits de l’homme s’est quant à elle fortement dégradée et la famille des militants œuvrant pour les droits de l’homme s’est vu scindée en deux. Plusieurs militants des droits humains se sont vus persécutés, les activités de certaines ONG de défense des droits de l’homme obligées tacitement de s’arrêter, et plusieurs militants se sont découragés face à la réalité et à l’allure des choses. La population se trouve ou risque de se voir abandonnée à elle-même.

Le problème se pose plus en terme de méthode à appliquer par les ONG de défense des droits de l’homme dans une telle situation. Actuellement, il nous semble urgent et utile que les défenseurs des droits humains vivant sous l’espace contrôlé par la rébellion adoptent des attitudes et méthodes nouvelles, des stratégies appropriées à leur situation.

En outre, bien que le travail de promotion des droits de l’homme soit parmi les plus utiles parmi tout ce qui se fait sur la planète aujourd’hui et réponde à une aspiration de tous les êtres humains, il peut cependant s’avérer néfaste s’il n’est pas fait avec prudence.

Durant une rencontre de 6 jours, SOPROP, le CADHO et le COSI comptent réunir 33 défenseurs des droits humains venant de la région sous contrôle de la rébellion, 2 venant de la région sous contrôle du gouvernement de Kinshasa, et 4 experts et spécialistes internationaux des droits de l’homme, pour discuter de nouvelles méthodes et stratégies d’action.

La réunion sera une occasion d’évaluer les capacités des ONG en vue de dégager leurs besoins en formation et en appui technique à leurs initiatives, ainsi que les techniques d’alerte de l’opinion internationale chaque fois que cela s’avérera nécessaire.

2. OBJECTIFS

- Réunir 35 militants des droits humains, parmi lesquels cinq experts, pour réfléchir sur les problématiques des droits de l’homme dans un contexte de guerre.

- Evaluer la situation des droits de l’homme dans les régions sous contrôle de la rébellion.

- Adopter des stratégies d’action en vue d’améliorer la situation des droits de l’homme dans la région.

- Evaluer les capacités des ONG en vue de dégager leurs besoins en formation et en appui technique.

- Etudier les nouvelles possibilités d’appui et de protection aux mouvements associatifs des droits de l’homme et des défenseurs indépendants (dans le cadre des Etats généraux des droits de l’homme qui ont eu lieu à Paris en décembre 1998 et de la rencontre de Strasbourg organisée par Amnesty International).

3. ACTIVITES A MENER

- Identifier les participants ;

- Identifier les experts-intervenants ;

- Organiser la rencontre ;

- Organiser les déplacements des personnes,

- Tenir la rencontre.

4. PARTICIPANTS (Représentation par province)

- 11 personnes du Nord-Kivu (Masisi, Rutshuru, Lubero, Beni, Walikale, Nyirangongo, Goma) ;

- 7 personnes du Sud-Kivu (Bukavu, Uvira, Kamituga, Mwenga…) ;

- 7 personnes de la Province-Orientale (Kisangani, Bunia, Isiro…) ;

- 2 personnes du Maniema (Kindu…) ;

- 2 personnes du Katanga (Lubumbashi…) ;

- 1 représentant du Comité " Droits de l’Homme, Maintenant ! " (Kinshasa) ;

- 1 représentant du bureau du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme à Kinshasa ;

- 2 représentants de SOPROP/Lyon du COSI (France) ;

- 3 experts (à chercher auprès de Law Group, Amnesty International, HRW ) : voir " partage des tâches ".

- 1 représentant du bailleur de fonds.

5. THEMES SPECIFIQUES

1. Travail des ONG de défense des droits de l’homme dans un contexte de guerre.

a. Problématique d’investigation et de récolte des données sur les violations des droits de l’homme dans le contexte actuel ;

b. Education civique dans un environnement difficile ;

c. Démarches des ONG et activistes indépendants auprès des autorités non étatiques (rebelles) ;

d. Stratégies d’action pour les ONG œuvrant dans les zones de conflit armé ;

e. Relation entre les ONGDH en zone sous contrôle gouvernemental et en zone sous contrôle rebelle ;

f. Identification des problèmes techniques rencontrés par les ONGDH des droits de l’homme dans leurs tâches quotidiennes : besoins matériels, besoins en formation, autres.

2. Rôle des ONG occidentales (non-donateurs de fonds) dans le travail des ONG du Congo.

3. Rôle des donateurs internationaux par rapport aux ONG travaillant en situation de conflit.

4. Rôle des bureaux des Nations Unies (au Congo et à Genève) dans le travail des militants des droits humains

6. RESULTATS ATTENDUS

- La rencontre devra permettre de créer un cadre de partage, de discussion et d’analyse de la situation actuelle entre les défenseurs et les experts d’une part et de l’autre, les bureaux des Nations Unies (à Kinshasa et à Genève), les autorités actuelles dans la région et les militants.

- La rencontre devra permettre de lancer de nouvelles bases et stratégies de travail adaptées à la situation actuelle.

- A l’issue de la rencontre, les participants devront s’assurer qu’une évaluation de la situation générale de la situation des droits de l’homme a été faite, et qu’une stratégie commune de dénonciation a été élaborée.

- La réunion devra projeter une autre rencontre entre certains délégués participant à la réunion de Goma, les militants vivant sous contrôle gouvernemental et les militants en exil, pour définir les modalités de collaboration.

- En outre, à la fin de la rencontre, les organisateurs devront s’assurer :

a) que les défenseurs ont élaboré et adopté les mesures nécessaires et suffisantes pour poursuivre leurs activités d’investigation sur les droits humains, d’éducation, de lobbying et de protection des droits de l’homme et du droit international humanitaire ;

b) que les participants ont adopté les méthodes et attitudes nécessaires pour se protéger et protéger les témoins.

7. LIEU ET CALENDRIER

- Lieu de la rencontre  : Goma, Nord-Kivu.

- Durée : 6 jours.

- Dates   : du 24 au 29 mai.

Après discussion avec le CADHO et le SOPROP / Goma qui s’étaient réunis à ce sujet, il a été convenu que le projet devrait se réaliser en deux phases : la phase préparatoire et le Forum proprement dit :

Phase préparatoire :

Pour que le forum des défenseurs des droits de l’homme soit une rencontre utile pour toutes les parties concernées (organisateurs, bénéficiaires, détenteurs du pouvoir dans la région et population), il a était jugé utile qu’il fallait se conformer aux réalités actuelles du milieu.

Ainsi, la première phase aura comme objectifs :

- de collectionner et analyser les données du terrain, et d’en dégager les éléments significatifs du contexte.

- d’identifier les problèmes auxquels sont confrontées les ONGDH ;

- d’identifier les besoins des ONGDH.

Etant donné que toutes les associations ne peuvent pas être présentes au Forum, deux personnes par province devront se rendre dans l’arrière-province pour visiter les ONGDH et prendre contact dans un entretien personnalisé avec leurs animateurs, aux fins de rassembler des documents utiles et d’analyser la situation propre à chaque milieu. La synthèse servira de documents de base pour le Forum.

8. REPARTITION DES TACHES

SOPROP  : il a l’initiative du forum, il est responsable de la conduite du projet, dont il rend
compte de la réalisation technique et financière auprès du bailleur.

CADDHO : il est chargé par le SOPROP de la mise en oeuvre du projet sur le terrain et rend
compte de son action à SOPROP/Lyon.

COSI : il apporte au SOPROP un appui au montage du projet, veille à l’exécution technique
du projet sur le terrain, et fournit un appui à la rédaction du rapport technique et
financier.

HRW : il intervient dans la recherche des fonds nécessaires à la réalisation du projet,
identifie des formateurs et experts.

Amnesty International, Law Group, HRW : ils sont sollicités pour intervenir au cours du forum en
qualité de formateurs et d’experts.

9. L’EVALUATION ET LE SUIVI DES RECOMMANDATIONS

L’évaluation se fera à la fin de chaque journée et en fin de rencontre, selon une procédure qui reste à définir (grille d’évaluation à remplir par les participants). Une attestation sera délivrée à chaque participant.

La tâche de suivi sera confiée à des collectifs locaux dans chaque province et au bureau des Nations Unis pour les droits humains à Kinshasa et à Goma pour les activités internes. A SOPROP, COSI et Human Rights Watch sera confiée la tâche de suivi en dehors du pays.

11. BUDGET

A) COUTS DIRECTS

a) Logement à Goma : 33 chambres x 20 $ x 7 jours soit  4 620 $

(ne comprend pas les participants habitant Goma)

b) Restauration : 37 personnes x 7 $/repas x 2 repas x 7 jours 3 626 $

c) Location salle : 60 $ x 6 jours 360 $

d) Couverture médiatique, photographie et reportage vidéo  500 $

e) Logistique : 1 950 $

- Achat imprimante 350 $

- Location photocopieur 100 $

- Achat fournitures (blocs-notes, stylos, paper-board, marqueurs…) 100 $

- Secrétariat et déplacement des organisateurs en ville (3 pers. ) 400 $

- Indemnités des intervenants et modérateurs (5 x 200 $) 1 000 $

f) Déplacements des participants : 20 580 $

- Kisangani – Goma : 7 personnes x 480 $ A/R   3 360 $ (par avion)

- Bukavu – Goma : 7 personnes x 60 $ A/R  420 $ (voie lacustre)

- Kindu – Goma : 2 personnes x 360 $ A/R  720 $ (par avion)

- Lubumbashi – Lusaka – Nairobi – Goma : 2 pers. x 3 560 A/R 7 120 $ (par avion)

- Kinshasa – Nairobi – Entebbe – Goma A/R 1 120 $ (par avion)

- Nord-Kivu :

* Beni, Lubero, Walikale : 3 personnes x 280 $ A/R   840 $ (par avion)

* Masisi, Rutshuru : 8 personnes x 20 $ A/R   160 $

(personnes dont l’alimentation et le logement seront prises en charge par SOPROP/Goma)

- Lyon – Bruxelles – Entebbe – Goma  : 2 pers x 1 200 $ A/R   2 400 $

- NYork/Washington – Bxles – Entebbe – Goma : 2 pers x 2000 $ A/R  4 000 $

- Londres – Entebbe – Goma 1 pers x 600 $ A/R 1 200 $

Sous-total a+b+c+d+e+f 31 636 $

g) Imprévus 5 % 1 582 $

h) Phase préparatoire : cinq provinces x 1 000 $ 5 000 $

Total Coûts directs 38 218 $

i) Frais de gestion du projet 10 % (h. non compris) 3 322 $

(Temps préparation et rédaction rapports, télécom…) 

 

Total Général 41. 540 $

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