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On ne triche pas indéfinement avec l'histoire, M. Lokose.

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Médard Munda Nkulu

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Cher Bruno,

Ne jouons pas avec la subtilité des mots. Rassurez-vous, j'ai bien compris votre message. Le signal était clair comme de l'eau de source. Vous avez voulu démontrer que "tous" les représentants de l'Udps à l'extérieur étaient des luba, de la même tribu que M. Tshisekedi. A la lumière des éléments correctifs portés à votre connaissance, vous vous retractez pour dire que ce constat exprimé au conditionnel n'avait rien d'affirmatif. Pourtant, la thèse avancée justifiait plus le constat qu'il ne l'infirmait. Et, c'était justement l'objet de mon intervention pour essayer de prouver que même pris au conditionnel, votre constat n'était pas correct. Soit.

Vous dites qu' il y a une contradiction entre "l'unité nationale acquise au prix du sang" (prônée par l'Udps) et sa position actuelle face à l’invasion de notre pays par des pays voisins, c-à-dire l’Udps se réduit à parler de "revolution de palais" et cautionne cette rebellion. Vous demandez aussi à l’Udps de respecter son idéologie.

DU RESPECT DE L'IDEOLOGIE

Il n'y a pas de contradiction possible entre l'idéologie de l'Udps (qui s'inspire des valeurs humanistes universelles de la social-démocratie telles que perçues par l'esprit africain, c'est-à-dire: - l'instauration d'un Etat de droit au sein duquel prévalent la primauté de la loi commune, le dialogue, la concertation et la conciliation; - le respect de la vie et de la dignité humaine; - la promotion de l'esprit de solidarité et de générosité; - l'émancipation politique du peuple par la lutte permanente en faveur d'une société libre, pluraliste, démocratique, contractuelle et fracternelle; - la transparence dans la chose publique; - l'instauration d'une société respectuese des libertés et droits fondamentaux et qui appliquent objectivement la sanction positive ou négative; … ) et sa position qui est celle de toutes les forces de changement démocratiques concernant le réglement politique de la crise grave qui sécoue actuellement la RDC, à savoir: "Il n'y a aucune raison sérieuse et défendable d'envoyer à la mort la jeunesse de notre pays et celle des pays africains impliqués militairement dans le conflit, de gaspiller inutilement dans un conflit armé les maigres ressources financières de la RDC et celles d'autres pays africains concernés, de troubler gravement la paix en RDC et dans la région pour un problème politique principalement interne à la RDC qui peut être résolu autour d'une table de négociation en vue de conclure un accord politique global satisfaisant pour toutes les parties concernées". Je ne pense pas que, dans les contextes actuels et en marge de son idéologie, il faille à l'Udps de prendre les armes pour montrer qu'elle aime ou qu'elle n'aime pas Kabila.

DE L'AGRESSION EXTERIEURE ET DE L'INTEGRITE NATIONALE

La présence des armées étrangères (rwandaise, ougandaise, angolaise et Burundaise) chez nous a toujours été l'une des préoccupations majeures de l'Udps depuis la guerre dite "de libération".

En effet, après la prise Kinshasa, on se souviendra, M. Tshisekedi avait demandé aux pays qui avaient aidé l'Adfdl de retirer le plus tôt possible leurs armées de notre territoire national. La réponse de Kabila à ce sujet était claire et nette: Il n'y a pas d'armées étrangères sur le territoire congolais. Pour avoir dénoncé les délits des étrangers, plusieurs combattants et activistes de l'Udps se sont retrouvés en prison. Aurait-il fallu attendre le 2 août 98, soit quinze mois de gestion commune (avec les soi-disant envahisseurs), pour parler de l'agression extérieure quand on sait que les militaires rwandais, ougandais n'avaient jamais quitté notre pays. Outre l'Udps, l'arrestation et l'incarcération de M. Joseph Olenghankoy, Président des Fonus (proche de Tshisekedi) n'intervint-elle pas dans la dénonciation de la présence massive des civils et militaires étrangers sur notre territoire? N'est-ce pas que James Kabare était alors Commandant en chef des Fac à la veille de la rébellion (du 2 août 98) dans le Bas-Congo où il fut en tête du commandement rebelle?

De quelle agression parlez-vous quand tout le monde sait que M. Kabila avait confié la formation de l'armée congolaise aux officiers rwandais. Il avait également nommé les étrangers civils et militaires à la présidence de la République, dans son gouvernement, à la sécurité, dans les entreprises, à la tête de l'armée et dans tous les services publics de l'Etat. Mais sous la pression ethnique, M. Kabila s'est mis à remplacer progressivement les étrangers par des Katangais. Les étrangers qui se considéraient déjà comme des "ayants droit" voulurent s'attaquer à la vie de M. Kabila et à son pouvoir personnel. C'est alors que M. Kabila, qui ne disait aucun mot lorsque les étrangers, une année durant, maltraitaient la population congolaise, prit unilatéralement la décision de les expulser.

Maintenant qu'il y a rupture d'alliance entre Kabila et ses anciens amis, frères et commenditaires ougandais et rwandais, force est de constater que le régime Kabila manipule l'opinion nationale en évoquant la question de l'agression extérieure. Et vous êtes de ceux qui tombent facilement dans le piège de Kabila et ses hommes de paille comme Yerodia et autres Sakombi Inongo…

Pour coroborer mes dires, consultons l'un des grands défenseurs des droits de l'homme, l'Asadho: "Depuis la première agression de 1997, il était clair que notre patrie était déjà menacée et notre peuple quotidiennement agressé par des armées sans frontières du Rwanda, de l'Ouganda, du Burundi et de l'Angola qui le prenaient pour cibles militaires. Ces agresseurs étaient protégés et admirés par le régime Kabila tant qu'ils ne mettaient pas en cause son pouvoir. Ce n'est pas nouveau. Ce qui est menacé actuellement, c'est le régime Kabila. Il y a eu rupture d'alliance. (…) le peuple congolais a été victime de ces alliances mortelles. (…) Aujourd'hui, notre peuple est entrain de lutter contre deux dangers: l'agression installée chez nous depuis le 17 mai 1997 et la dictature Kabila qui se renforce en exploitant abusivement les sentiments nationalistes et patriotiques. De toutes les façons, s'il n'y avait pas cette rupture d'alliance, le régime Kabila n'aurait jamais dénoncé la présence rwandaise… Avant le 2 août 1998, il y avait toujours des massacres au Kivu commis par les mêmes troupes, après le 2 août les mêmes massacres commis par les mêmes troupes. On ne peut indéfinement tricher avec l'histoire en exploitant les souffrances d'un peuple sans que l'histoire vous rattrape. Nous devons réveiller ensemble notre peuple pour restaurer la démocratie abusivement confisqués par quelques individus. Un consensus politique minimum entre Congolais cimentera l'unité nationale, condition sine qua non pour bouter dehors les agresseurs que l'on avait introduits au Congo. Clamer tout haut qu'il faut chasser les agresseurs, et au même moment imposer une campagne d'arrestations et de terreur contre des citoyens sans armes qui réclament ce consensus nous donnent souvent l'impression que la guerre actuelle est une affaire personnelle de Kabila." (1)

DU SOUTIEN DE LA REBELLION

L'Udps n'a jamais soutenu la rébellion comme elle n'a d'ailleurs menagé la dictature de Kabila. Pour nous en rendre compte, relisons attentivement cet article: "Le salut du peuple congolais ne viendra ni de Kabila ni de la rébellion" dont voici quelques extraits (2):

Les actes les plus récents des violations des droits de l'homme et de destruction survenus sur le terrain des combats au Congo/Kinshasa, à savoir les massacres de Makobola par la rébellion et les bombardements intensifs de Businga par Kabila, est une preuve supplémentaire de la véracité du message que ne cesse de diffuser l'Udps: le salut du peuple congolais ne viendra ni de Kabila ni de la rébellion. Illustrons-le par quelques faits. (……)

La guerre ouverte depuis le 2 août 1998

1. Ce qui est commun aux deux camps

Les conflits d'intérêts, les luttes d'influence et la rapacité des uns et des autres ont fini par opposer les frères alliés d'hier, et l'Afdl a éclaté en deux factions ennemis qui se livrent, depuis le 2 août dernier, une guerre fratricide sur le dos du peuple et dont le seul objet est, pour Kabila le maintien au pouvoir, et pour ses adversaires la conquête du pouvoir. Dans les deux camps se trouvent des génocidaires (cfr guerre dite de "libération"), des criminels (cfr 15 mois de règne commun), et des penseurs du mobutisme. Dans les deux camps: la famine règne; ce sont les étrangers qui sont les véritables acteurs et qui assurent la légitimité et la sécurité à leurs alliés congolais; il y a absence d'un début de démocratisation et d'une reprise économique; il y a incompétence à gérer le territoire occupé par chacun des belligérants et aggravation des violations des libertés et des droits fondamentaux de la personne humaine.

2. Camp de Kabila.

• En plus des génocidaires Afdl de la guerre dite de "libération", Kabila s'est allié aux interhamwe et aux soldats ex-FAR responsables du génocide au Rwanda en 1994; et a fait de Kyungu Wa Kumwanza, génocidaire des populations kasaiënnes au Katanga entre 1992 et 1994, son bras droit et son ambassadeur plénipotentiaire au Kenya.

• Il ne cesse d'ordonner des bombardements des territoires occupés par la rébellion. Ces bombardements aveugles et intensifs détruisent notamment le reste des infrastructures militaires (base militaire de Kitona), les maisons des populations et tuent les civils pourtant opposés aux rebelles (Kitona, Masina, Kisangani, Moba, Nyunza, Businga).

• Il a incité la population à la haine ethnique contre les Tutsi, et les conséquences ont été immédiates. Au moins 500 corps ont été enterrés dans des charniers non loin de Kinshasa. Des centaines de civils non armés, Tutsi pour la plupart, et des combattants capturés ont été abattus, frappés ou brûlés vifs par les troupes gouvernementales et leurs alliés à Kinshasa, fin août 1998. Des femmes et des jeunes filles ont été violées, puis parfois tuées. Pas moins de 250 Tutsi ont été tués les 2 et 3 août 1998 à Uvira. A Kisangani, au moins 150 civils originaires de la région du Kivu ont été tués par les forces gouvernementales avant que la ville ne tombe aux mains des rebelles le 23 août 1998. Au moins 77 civils tutsi ont été tués à Kalémie dans la région du Katanga à la mi-août 1998, de même qu'une centaine d'autres dans le village du Viura non loin de Moba par des troupes gouvernementales qui se retiraient de la région.

• Il hypothèque la souveraineté nationale et brade le patrimoine national. C'est le cas notamment de 180 millions de FB remis au Président Zimbabwéen Mugabe, comme argent de poche, lors du 20ème Sommet de la Francophonie tenue à Paris du 26 au 28 novembre 1998. C'est aussi le cas de la nomination de Billy Rautenbach, un zimbabwéen, à la tête de la Gécamines et de l'octroi de 80% des parts à la société zimbabwéenne Ridgepointe et 20% seulement des parts à la Gécamines, le partenaire congolais (Cfr art. 3 du Protocole d'Accord du 3 septembre 1998).

• Il a fait appel aux soldats zimbabwéens pour son maintien au pouvoir alors que le Zimbabwe figure parmi les pays les plus frappés par le Sida et que les militaires sont parmi les plus grands vecteurs de la maladie, d'autant plus qu'au Congo/Kinshasa, ils sont payés en dollars et font du viol une arme de guerre. Les populations congolaises des régions qu'occupent ces troupes zimbabwéennes sont massivement contaminées et donc appelées à disparaître.

3. Camp de la Rébellion

• Ils ont privé la population de Kinshasa d'eau et de courant électrique pendant trois semaines, entraînant le décès des centaines des bébés dans les maternités et couveuses et de nombreux malades dans les hôpitaux; bloquant l'approvisionnement de la Ville en denrées alimentaires; exacerbant le manque d'hygiène généralisé; et démontrant que les rebelles livraient, en réalité, la guerre contre toute la population et que celle-ci devait soit capituler soit mourir afin qu'ils accèdent au pouvoir:

• Ils ont massacré, le 24 août 1998, plus de 850 civils sans défense dans la paroisse catholique de Kasika et ses environs, dans la région du Sud-Kivu, pour venger la mort d'une cinquantaine de membres de la rébellion et de l'armée rwandaise tués par les Maï-Maï. Un Chef coutumier local a été tué à l'aide d'un couteau et son cœur a été retiré de sa poitrine. Une femme enceinte a été éventrée. Des enfants ont été saisis par les pieds et projetés tête la première contre les murs. Un jeune garçon qui pleurait a été étranglé. Nombre d'entre eux ont été jetés dans des latrines (fosses des W.C.).

• Ils arrêtent et enlèvent quotidiennement et de façon arbitraire plusieurs personnes.

• Ils ont eux aussi, à l'instar de ce qui se passe dans le camp de Kabila, fait du viol une arme de guerre. Ceci est illustré notamment par le cas d'une femme qui a été régulièrement violée par les militaires du RCD pendant cinq jours parce qu'elle refusait de révéler la cachette de son mari. A Bukavu, le 1er septembre 1998, au moins 57 femmes et jeunes filles ont été arrêtées au cours d'une opération de ratissage, emmenées dans un endroit secret et violées par des militaires du RCD.

• Ils ont, entre le 30 décembre 1998 et le 1er janvier 1999, massacré plus de 500 civils dans le village de Makobola, à 15 Km au Sud d'Uvira, en représailles aux attaques des miliciens Maï-Maï.

• Ils ont entériné l'autorisation octroyée aux Rwandais et aux Ougandais par Kabila dès septembre 1996, d'exploiter des richesses minières dans les territoires sous leur contrôle (diamant, or…), et même de démonter des usines entières pour les emmener dans leurs pays respectifs.

CONCLUSION

Les faits ci-haut décrits démontrent que:

 

  1. Kabila et les rebelles sont les issus d'un même humus et sont des oiseaux d'un même plumage: ils ne sont ni des démocrates ni des patriotes…
  2. L'Afdl est la source de tous les malheurs qui s'abattent tant sur notre Patrie que sur notre peuple depuis une année. En effet, cette alliance, dont on retrouve les membres dans les deux camps des belligérants actuels, et qui s'est avérée, au fil du temps, n'être qu'une association de malfaiteurs congolais et étrangers, n'avait pour seul projet et programme politique que de chasser Mobutu du pouvoir et imposer une nouvelle dictature et piller le pays.
  3. Tout pouvoir qui fonde sa légitimité et son maintien sur les armes et sur l'Extérieur et qui ne considère pas le peuple comme source, fondement et premier bénéficiaire ne peut amener la paix sociale, la sécurité des biens et des personnes, la stabilité politique et le progrès. Les deux factions de l'Afdl en sont la preuve et ne peuvent en aucune façon prétendre être la solution d'une crise qu'elles ont aggravée.
  4. Pour l'Udps, Le PLAN DE PAIX TSHISEKEDI présente la solution à la crise, car:

• Il considère que la crise congolaise est éminemment politique et interne, et non militaire et externe, et que sa solution ne peut être que politique, ne peut venir que des congolais, et consiste en l'instauration, au Congo/Kinshasa, d'une société démocratique et pluraliste, respectueuse des libertés et des droits de l'homme.

• Il propose que toutes les forces congolaises représentatives et significatives participent à la solution de la crise autour d'une table de négociation en vue de trouver un accord politique fondé sur une constitution démocratique, sur le principe de gestion du pays, pendant la période de Transition, par des hommes compétents, responsables et crédibles délégués par leurs organisations respectives et chargés d'exécuter un programme minimum consensuel et de préparer les élections, et enfin sur le respect et la protection du patrimoine national.

• Il tient compte des aspects régionaux, aspects qu'il subordonne à l'instauration prioritaire d'un Etat de droit démocratique au Congo/Kinshasa.

• Il demande à la Communauté internationale (ONU, Union Européenne, OUA, SADC), non de se substituer aux congolais, mais de s'impliquer pour à la fois:

• soutenir la volonté du peuple congolais, d'une part de sauvegarder l'indépendance, la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale, et de poursuivre le processus démocratique initié par la CNS;

• encadrer les négociations, l'arrêt des combats, l'accord politique et militaire qui en résultera et l'organisation des élections.

Ce texte montre clairement la position de l'Udps face à la rébellion qu'elle n'a jamais soutenue.

A propos de la représentation de l’Udps à l’étranger, vous avez tout faux une fois encore. Votre fameuse liste, au lieu de 28 noms, comporte en réalité 28 positions dont 7 vacances. Pour le reste, avant d'anticiper la réponse, il vous a fallu minitieusement relire la copie et refaire les calculs (ce sont vos mots) au risque d'en tirer des conclusions parfois inappropriées. Observez:

1- Belgique-Luxembourg: Dr François Tshipamba Mpuila

2- Pays-Bas: Vacant

3- Allemagne: Mr Mwana-Nzolo Tshiswaka

4- France: Vacant

5- Norvège: Mr Mpoyi

6- Suède-Danemark: Mr Kanynda

7- Italie: Dr Gilbert Ramazani Mulondani

8- Suisse: Mr Félix Kalombo Mbayi

9- Grande-Bretagne: Mr Philippe Mandangi

10- Canada: Mr Mwene-Kabyana Kadari

11- Afrique du Sud: Dr Nakeya Kimwana

12- Congo: Mr Bebere Kayembe

13- Gabon: Mr Tshibanda Mabika

14- Angola: Mr Mulangu

15- Belgique-Luxembourg: Mr Nzuzi Kabamba

16- Pays-Bas: Mr S. Ngalamulume Kayembe

17- Allemagne: Mr Ruphin Nvunuku

18- France: Mr Mwania Kibanza

19- Norvège: --

20- Suède-Danemark: Mr Mr I. Mukwasa Ngoyi

21- Italie: --

22- Suisse: Mr Paul Kaumbu

23- Grande-Bretagne: Mr Mr Alexis Kayembe

24- Canada: Mr Marc Kapend

25- Afrique du Sud: --

26- Congo: Mr Alphonse Kazu

27- Gabon: --

28- Angola: --

 

Pour vous, je ne cesse de constater, c’est la tribu qui compte et non les compétences. Savez-vous, d'une part, que beaucoup de noms prétendument luba se retrouvent aussi bien au Kasai Oriental, au Kasai Occidental, au Katanga, au Bandundu qu'au Kivu. C'est le cas des noms comme: Kasongo, Ngoy(i), Nkongolo, Mwamba, Kabamba et bien d'autres. D'autre part, les mariages inter-tribaux est un fait social quotidien au Congo-Kinshasa. De ce fait, l'espace geo-tribal ne renferme plus nécessairement des noms propres à un clan, à une tribu et même à une région (province). Moi, en tous cas, j'ai du mal à déterminer l'origine tribale d'une personne à partir de votre liste. Utilisant votre méthode intuitive (à moins de connaître physiquement la personne), il m'est difficile, par exemple, de dire qui sont "les baluba" et qui ne les sont pas d'après la liste ci-après: Mwenze Nkongolo, Mulumba Kin Key, Lunda Bululu, Victor Mpoyo, Kasongo Numbi, Lambert Mende, Mulamba Kamanda, André Ngoy, Georges Manda, Bruno Tshiluba… Pour plus d'information, lisez les travaux de M. Guthrie sur "la classifacation des langues bantu", et vous m'en direz des nouvelles.

Vous trouvez que Kabila est "populaire" et m'invitez à le soutenir parce que, dites-vous, il veut recupérer le territoire national. Détrompez-vous, Mobutu ne l'était pas moins. Comme Mobutu, Kabila a mis sur pied une machine de repression et de terreur contre celui qui pense autrement que lui. Dans la lutte actuelle, il a prévenu: Ou vous êtes avec moi ou vous êtes de mèche avec les rebelles! Alors, comment voulez-vous qu'il en soit autrement si on veut garder sa tête sur ses épaules. Cette apparence des choses n'est qu'un leurre, mon cher compatriote.

Mes salutations,

 

Médard Munda-Nkulu.

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(1) Réponses de Guillaume Ngefa (Pdt. Asadho), Carte sur table, Avril 1999, Congonline.

(2) Le salut du peuple congolais ne viendra ni de Kabila ni de la rébellion, Communiqué de presse, Dr François Tshipamba Mpuila, (Udps.org, 10 Janvier 1999).

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