COMMUNIQUE DE PRESSE
Réf. :
RBL/UDPS/PR/131/99
Concerne : Le
cessez-le-feu décidé par le Rwanda et le Mouvement des troupes ougandaises
Ce 28 mai 1999, le
Rwanda, qui est impliqué dans le conflit militaire au Congo depuis le 9 septembre 1996,
d'abord aux côtés de Kabila et l'AFDL, ensuite en appui au RCD à partir du 2 août
1998, a unilatéralement décidé de déclarer un cessez-le-feu en demandant à chacun des
deux camps de se maintenir dans ses positions actuelles de conquêtes militaires
territoriales dans l'attente de négociations! Simultanément, les troupes ougandaises qui
se trouvaient au Kivu se sont déplacées vers la région de Kisangani qui est sous leur
contrôle.
Ces deux faits (la
décision rwandaise ainsi que le déplacement des troupes ougandaises) tendent à
consacrer la partition de fait du Congo en application des accords de Lemera conclus en
octobre 1996 entre M. Kabila et ses alliés d’hier. Ces accords, tout comme
d’autres d'ordre politique et économique signés par M. Kabila avec des
compagnies minières étrangères et avec ses parrains actuels (Angola, Zimbabwe, Namibie,
Tchad, Libye, Soudan, Interhamwe, soldats ex-FAR…) et dont le contenu
n’a jamais été révélé au peuple congolais, sont conclus uniquement dans le
but de se maintenir au pouvoir et de piller les richesses nationales avec des étrangers.
Ils ne sont en aucun cas l'aboutissement d'une réflexion ou d'un programme préétabli et
ne répondent à aucune nécessité économique stratégique pour le pays. Ils
hypothèquent gravement l’unité, l’indépendance et la souveraineté
nationales, la paix sociale, la stabilité politique, la démocratisation et le
développement économique non seulement du Congo, mais de toute la Région, car dans la
stabilité et surtout dans son décollage économique, le Congo ne manquera pas
d'entraîner quelques uns de ses 9 proches voisins dans son sillage.
L'UDPS dénonce tous ces
accords et rappelle l'inutilité de cette guerre qui ne vise ni l'intérêt de la
population ni celui du Congo. Elle est une lutte de pouvoir et de partage de gâteau
opposant deux factions de l’AFDL toutes parrainées par des étrangers qui, en
fait, sont les véritables maîtres à penser et les vrais acteurs dans les deux camps.
L'UDPS fait remarquer
qu’à ce jour, aucun des deux camps (Kabila ou rébellion) n'a été capable ni
de présenter un programme politique démocratique et cohérent, ni de mettre sur pied un
projet économique pour le bien-être de notre peuple. En outre aucun des deux camps n'a
pu socialement s'attirer les sympathies de la population ni la mobiliser autour d'idées
et des valeurs patriotiques et démocratiques. M. Kabila, les rebelles ainsi que leurs
parrains respectifs bloquent l’organisation d’un vrai débat national
et ne sont uniquement préoccupés par leurs intérêts égoïstes conscients du fait que
de ce débat jailliront des institutions démocratiques et la reprise en mains des
destinées du pays par de vrais patriotes décidés à mener le Congo sur la voie de son
salut en empêchant la réalisation de leurs desseins maléfiques, à savoir: la partition
du Congo, l’imposition de la dictature par les armes dans les territoires sous
leur contrôle respectif et le pillage des richesses nationales.
L'UDPS exige à la fois le
départ du tyran Kabila et le retrait inconditionnel, du Congo, de toutes les troupes
étrangères quelles qu'elles soient, aussi bien celles qui appuient M. Kabila que celles
qui appuient les rebellions. L’UDPS répète que la crise congolaise est
politique, interne et institutionnelle, et que les congolais sont capables de la résoudre
par le dialogue intercongolais organisé sous l’égide de la Communauté
internationale.
Enfin, l'UDPS réitère sa
détermination à poursuivre son combat pour:
* la reconquête de la
dignité humaine de notre peuple;
* la sauvegarde et la
consolidation de l’unité, de l’indépendance et de la souveraineté
nationales;
*
l’instauration, au cœur de l’Afrique, d’une
société démocratique, pluraliste, prospère et respectueuse des libertés et des droits
de l’homme;
* le triomphe du
règlement de conflits politiques par le dialogue, la concertation et la négociation
plutôt que par la guerre, la violence et donc par la barbarie;
* la réalisation de son
programme socio-économique pour le bien-être de notre population et
l’établissement de relations de partenariat avec les pays voisins et les pays
amis, tenant compte des intérêts bien-compris de nos peuples respectifs, et non des
relations de dépendance telles que M. Kabila et les rebelles continuent à en établir
avec des parrains étrangers qui maintiennent notre pays dans un état de
sous-développement permanent.
Fait à Bruxelles, le 30
mai 1999.
Pour le Bureau de Représentation
Dr François Tshipamba Mpuila,
Représentant
Adresses de contact:
- Représentant: Dr François Tshipamba Mpuila,
8 Pachthof, 3010 Leuven, Tél.32-16-259781,GSM 075-338934
- Représentant-Adjoint: Ir Victor Nzuzi Kabamba
16A Rue de Moscou, 1060 Bruxelles, Tél.32-2-5390536
- Directeur du Cabinet: Dr Ir Grégoire Mbuyi Kamba
48/301 Rue Verte Voie, Tél.32-10-452212
- Conseiller: Ir Raphaël Kashala Mutambayi,
30 Pastoor Dergenstraat, 3200 Aarschot Tél. 32-16-572262, Fax 32-16-563670, M 32-477-
680877, E-mail r.kashala@skynet.be
- Fax 32-10-453382; Compte: 001-2916880-69
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