La rencontre du collectif
avec Yerodia |
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Joseph
Mbungu |
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PATRIOTIQUE ZAIROISE REACTION
DE PATRIOTES
Compte rendu de la
rencontre du mardi 4 mai 1999 entre M. Yerodia Abdoulaye Ndombasi, Ministre des Affaires
Etrangères et une délégation du Collectif des Forces Vives et Démocratiques du
Congo-Kinshasa dans les locaux de l'Ambassade de la RDC près le Royaume de Belgique
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Le Collectif des Forces
Vives et Démocratiques du Congo-Kinshasa, répondant à l'invitation lui adressée par le
Ministre d'Etat, Ministre des Affaires Etrangères et Président de la Commission
d'organisation du débat national, a été reçu le mercredi 3 mai 1999 dans les locaux de
l'Ambassade de la République démocratique du Congo près le Royaume de Belgique.
La délégation du
Collectif des Forces Vives et Démocratiques du Congo-Kinshasa était composée de :
- M. Mbungu Joseph,
président, membre du Parti Démocrate et Social Chrétien (PDSC)
- M. Albert M'Peti,
Porte-Parole, Représentant du Parti Démocrate et Social Chrétien (PDSC)
- M. Léon O. Engulu
Boyeka, Directeur de la Résistance Patriotique Zaïroise (RPZ)
- M. le prof. Lusendi,
membre de la Convention Démocratique du Congo (CODECO)
- M. Nzeza, membre de la
Convention Démocratique du Congo (CODECO)
- M. Bweya Nkiama Albi,
Représentant de l'Alliance Nationale des Démocrates pour la Reconstruction (ANADER)
- M. Bumbakini Jean,
Représentant du Parti National du Renouveau pour le Développement (PNRD)
- M. Otete Laurent,
Représentant des Forces Novatrices pour l'Union et la Solidarité (FONUS)
L'entretien accordé par
M. le Ministre d'Etat faisait suite au refus du Collectif des Forces Vives et
Démocratiques du Congo-Kinshasa de rencontrer une délégation de fonctionnaires
composée essentiellement de professeurs d'université et de journalistes de la Radio
Télévision Nationale Congolaise, dépêchée par le pouvoir en place dans le cadre d'une
campagne de sensibilisation et d'explication du "débat national".
Au cours de l'entretien,
le Ministre d'Etat a exposé à la délégation du Collectif des Forces Vives et
Démocratiques du Congo-Kinshasa la conception du pouvoir quant à la tenue d'un
"débat national" qui doit porter sur la légitimité, le décret-loi sur les
partis politiques et les élections et le projet de constitution.
Après avoir écouté
attentivement le Ministre d'Etat, la délégation du Collectif des Forces Vives et
Démocratiques du Congo-Kinshasa a constaté l'existence de graves et profondes
divergences notamment sur les questions relatives à la légitimité du pouvoir, le
fonctionnement des partis politiques et le projet de constitution.
La délégation du
Collectif des Forces Vives et Démocratiques du Congo-Kinshasa a rappelé au Ministre
d'Etat la nécessité de sauvegarder le cadre juridique et institutionnel issu de la
Conférence Nationale Souveraine qui fut en son temps le lieu du "débat
national".
Pour le Collectif des
Forces Vives et Démocratiques du Congo-Kinshasa le "débat national" ne peut
être qu'une négociation politique entre les parties concernées par la résolution de la
crise congolaise à savoir :
1- le pouvoir en place
2- les oppositions armées
3- l'opposition
démocratique non armée
4- la société civile.
Dans le même ordre
d'idées, la délégation du Collectif des Forces Vives et Démocratiques du
Congo-Kinshasa a rappelé à M. le Ministre d'Etat le principe de l'égalité du
traitement des parties concernées et par conséquent le pouvoir en place ne peut se
constituer en pouvoir organisateur ni en modérateur de la négociation politique visant
à résoudre la crise congolaise.
En outre, la délégation
du Collectif des Forces Vives et Démocratiques du Congo-Kinshasa a fait connaître au
Ministre d'Etat les préalables nécessaires à la facilitation d'une négociation
politique devant sortir le pays de la crise à savoir :
1- la neutralité du
pouvoir organisateur de la négociation politique
2- la libération des
prisonniers politiques et d'opinion
3- l'abrogation de tous
les décrets faisant obstacle au fonctionnement normal des partis politiques.
Après avoir écouté la
délégation du Collectif des Forces Vives et Démocratiques du Congo-Kinshasa, le
Ministre d'Etat a rejeté l'essentiel de la position exprimée, réaffirmant que le
régime du 17 mai 1997 est "de nature révolutionnaire " et tire sa légitimité
de " l'engouement populaire lors de la lutte de libération du Congo". Il a
néanmoins promis de transmettre les préoccupations du Collectif des Forces Vives et
Démocratiques du Congo-Kinshasa à M. le Président L.-D. Kabila.
Enfin, les parties ont
convenu que les contacts devaient se poursuivre en vue d'une solution durable à la crise.
Fait à
Bruxelles, le 11 mai 1999
Pour le
Collectif des Forces Vives et Démocratiques du Congo-Kinshasa,
Joseph Mbungu
Président a.
i.
Jean
BUMBAKINI
Secrétaire
général
Albert M'PETI
Porte-Parole
Contact :
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