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Nationalisme de Mr. Lwakale

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Mutombo Lukasu

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A propos du nationalisme de Mr. Lwakale,

Congratulations à Mr. Lwakale pour une présentation globale du substantif nationalisme. J’ose croire que la majorité d’entre nous se reconnait dans certaines écoles que vous présentez. Utiliser la méthode globale en développant un sujet peut être difficile car l’auteur doit tout faire pour ne pas révéler son école de pensée. On peut adopter cette méthode chère à l’école historique allemande en abordant n’importe quel sujet. L’objectif est de laisser soin au lecteur de faire le choix. Seulement cher Lwakale, le problème du Congo consiste à faire un peu d’empirisme. Il nous faudra classifier, après étude pas avec des décrets ou préjugés, les congolais en fonction de leur entendement du nationalisme. Ceci permettrait de decouvrir les différentes écoles de pensée de chez-nous en la matière. La méthode globale n’est-elle pas aussi qualifiée de structurale? L’important n’est pas de choisir la bonne pensée du nationalisme mais d’exposer les vues des congolais lettrés ou non en grand nombre si possible. On dit ici ce qui est et non ce qui doit être, nous répétait le late Ngoma Ngambu. Il faut voir comment les différentes nations ici ethnies du Congo peuvent vivre dans l’harmonie tout en gardant leurs nationalismes. L’harmonie n’existe que quand il y a différents sons et/ou couleurs. L’élément clé est la tolérance.

Los Angeles se vante d’être une agglomération de 174 différentes nationalités. C’est-à-dire qu’on y trouve des tutsis, russes, hutus, somaliens, vietnamiens, francais, iraniens, irakiens, somaliens, serbes, zairo-congolais bref toutes les nations du monde. Quand une nation atteint un certain nombre de constituents à L.A., elle a droit à une chaine radio émettant dans son patois national. Le melting-pot aux USA ne signifie pas uniformisation des gestes mais harmonisation des différences. Il y a des ghettos qui visités signifie qu’on est fatigué de vivre. Qu’est ce qui marche ici? Le droit qui est basé sur l’individu. Ainsi les jeunes gay vietnamiens furent protégés de leurs vieux qui voulaient enfreindre à leur liberté en leur disant que ce n’était pas une tradition vietnamienne. Un ancien maire de New York a du faire la même chose pour les irlandais que les traditionnels avaient chassé de la parade. Les iraniens de L.A.,bien sur américains, avaient fêté dans un tohu-bohu (le vent du désert?) la victoire de l’Iran sur les USA lors du dernier Mundial. La police de L.A.était présente pour les protéger. Ils paient leurs impôts donc de bons américains donc à protéger!

C’est ici qu’il y a une différence entre l’académicien africain et le politicien. Le politicien fait le choix et essaie par son charisme de convaincre le peuple. Le dictateur lui choisit la situation qui lui permet de se maintenir au pouvoir. En réalité un non choix. Il appartient à l’intellectuel engagé de montrer clairement les positions des congolais sur le nationalisme. L’analyse de Lwakale sert très bien l’Occident car ici on se donne la peine d’interroger les individus. La classification des données recoltees permet aux politiciens et policymakers occidentaux de rectifier le tir. Lwakale s’est arrêté en Occident dans son nationalisme. Ses lecteurs serait tentés de faire ce qui a toujours échoué chez-nous. C’est-à-dire faire un choix pieux d’un concept occidental de nationalisme et l’imposer au peuple congolais. Chose totalement différente dans les pays des auteurs que Lwakale cite. L’intellectuel congolais doit s’adapter ou adapter sa connaissance dans notre contexte. C’est ici que nous avons des problèmes ... d’intelligence pratique (whatever this means)! Personne ne peut le faire pour nous. Le résultat est que le congolais vit très bien dans un état de droit à L.A. en compagnie des tutsis et hutu. Incapable de le faire à Kinshasa.

En un mot comme en mille. Le point de depart reste l’acceptation des droits de l’homme et du citoyen et de l’autodétermination des peuples. Tout nationalisme qui dénierait ces droits est génocidaire. Chez-nous nous avons les nations des diplômés à l’étranger, diplômés au pays, des citadins, des ruraux, des illettrés et autres qui ont produit le chaos que nous connaissons par leur interaction. Nous bénéficions des droits des occidentaux en séjournant chez-eux. Lesquels droits nous sont sauvagement déniés chez-nous. Que dire des intellectuels qui contribuent au désordre en Afrique?

Mutombo Lukasu

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