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Aspects juridiques de l'Affaire Bafwa- Congonline

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Marcel Kabundi

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Chers amis,

Sans vouloir porter un quelconque jugement ni prendre parti pour l'un ou l'autre des antagonistes, je voudrais seulement analyser certains problèmes que soulève ce qui peut être appelé aujourd'hui affaire Bafwa - Congoline.
En effet, il est question ici, selon moi, du respect des droits d'auteur et de l'exclusivité de publication des articles des éditeurs, de sa probable violation par M. Bafwa ainsi que de la suspension de l'abonnement de M. Bafwa à Congoline comme sanction prise à son endroit par les responsables de Congoline.

Brièvement, Congoline accuse le sieur Mubengay Lwakale Bafwa de publier sans autorisation les articles des éditeurs des journaux congolais qui ont signé des contrats d'exclusivité avec lui (Congoline).
En conséquence, Congoline suspend ou revoque l'abonnement de M. Bafwa qui ne peut plus avoir accès à ces articles sur le site web de Congoline.
Ce dernier réagit en insultant et en menaçant de faire une campagne contre Congoline.

En ce qui concerne le respect du contrat d'exclusivité signé entre Congoline et les éditeurs des journaux congolais, il faut retenir que ce contrat de type synallagmatique n'est pas opposable à tout le monde. Ilest opposable aux deux contractants: congoline et les éditeurs congolais.

Congoline ne peut pas exiger que ses abonnés le respectent parce qu'ils ne sont pas parties dans cette relation contractuelle existant entre lui et les éditeurs congolais. En outre, le fait d'avoir signé un contrat d'exclusivité ne confère nullement le droit à Congoline d'agir au nom et à la place des éditeurs congolais qui demeurent capables de saisir les tribunaux en cas de violation de leurs droits d'auteur.
Il appartient donc à ces derniers de désigner un avocat ou un mandataire pour agir en leur nom. Lors d'une telle action, Congoline, à travers des personnes physiques qui le representent, pourra témoigner ou apporter des preuves pour aider l'avocat des éditeurs congolais à soutenir sa cause.
En l'absence d' une telle action et faute d'avoir été mandaté à agir dans ce sens, Congoline perd toute qualité et compétence pour agir contre M. Bafwa ou toute autre personne qui violerait les droits d'auteur de ces éditeurs.

En ce qui concerne maintenant la publication des articles des journaux congolais par M. Bafwa, il faudra vérifier auprès de ces éditeurs, quel type d'entente existe entre eux et M. Bafwa. S'il n'existe aucune entente, M. Bafwa risque et s'expose à des poursuites qui seraient initiées sur plainte des victimes, notamment les éditeurs congolais parce que il s'agirait ici d'un acte repréhensible et préjudiciable aux éditeurs congolais.

Cela étant, la suspension de l'abonnement de Bafwa à Congoline devrait être une des causes d'annulation ou de suspension de son contrat d'abonnement qu'il aurait signé avec Congoline. Autrement, la décision de suspension serait arbitraire et susceptible d'être annulée par les tribunaux civils.
Il faudra vérifier si les termes et les conditions du contrat d'abonnement à Congoline prévoient le comportement de M. Bafwa parmi les causes de suspension ou de révocation du dit contrat d'abonnement.
Dans ce cas-ci et à défaut d'une clarification dans le contrat d'abonnement, il faudra que les membres du conseil d'administration de Congoline puissent prendre une décision là-dessus, quitte à la faire ratifier par l'assemblée générale de l'ASBL.

Enfin, il est malheureux d'afficher des insultes sur le site web. En les affichant, Congoline est tombé dans le piège en terminant le travail de son auteur qui voulait ce faisant, que tout le monde lise et soit au courant de ces insultes. Autrement, il n,aurait pas atteint son objectif, celui de faire mal aux personnes concernées.
Congoline s'est fait du tort même s'il s'evertue à les refuter ou à nous expliquer les objectifs combien moralement louables du projet et de l'ASBL congoline.

Cela ne signifie pas qu'il faut faire une certaine censure. Au contraire, il faut suivre une certaine politique qui détermine les règles de publication de certains articles sur le site car chaque site comme chaque journal a sa déontologie et ses règles que tout le monde devra respecter.

Cela vaut pour n'importe quel site web ou médium comme Congoline. En toute humilité, telle est mon OPINION.

À bon lecteur, salut !


Marcel Kabundi
Juriste-criminologue
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