Résistance Patriotique
Zaïroise
"Durant la période de transition,
les pouvoirs sont exercés de la manière établie par le présent Acte. Tout Zaïrois a
le droit et le devoir sacrés de défendre la Nation et son intégrité territoriale et de
faire échec à tout individu ou groupe d'individus qui prend le pouvoir par la force ou
l'exerce en violation des dispositions du présent Acte. Nul ne peut détourner les
attributs du pouvoir et la puissance publique à des fins personnelles pour la
réalisation d'intérêts partisans ou pour faciliter l'ingérence d'une institution ou
d'un service public dans le fonctionnement d'une autre institution ou d'un autre service
public."
Acte Constitutionnel de la Transition, Article 37. |
COMMUNIQUE DE PRESSE
La Résistance Patriotique Zaïroise se
réjouit de la signature du cessez-le-feu qui intervenu le 3 juillet 1999 à Lusaka entre
le gouvernement du régime du 17 mai 1997 et le front uni de la rébellion sous
légide dune médiation entreprise par la Zambie à la demande de la SADC.
La Résistance Patriotique Zaïroise
constate néanmoins quil ne sagit pas du premier accord de cessez-le-feu entre
les parties belligérantes et que les précédents engagements nont pas été
respectés.
La signature du cessez-le-feu était
lun des préalables fixés par les seize organisations politiques et sociales
signataires de la Déclaration finale clôturant les deux journées de préparation du
dialogue inter-congolais ayant eu pour thème : " Négociations politiques
intercongolaises : rôles complémentaires et distincts pour une démarche
réussie ", qui se sont tenues le 29 et 30 juin 1999 au Palais des Congrès de
Bruxelles, sous les auspices du Centre International des Droits de la Personne et du
Développement Démocratique (CIDPDD) et de la Commission Indépendante du Dialogue
Intercongolais, avec la participation dobservateurs du Ministère belge des Affaires
étrangères, du Conseil de lUnion européenne et de lACCT.
Lobtention du cessez-le-feu était
lun des préalables posées par les seize organisations politiques et sociales
représentant les forces démocratiques de lopposition non armées et de la
Société civile pour le début des négociations politiques.
Les autres préalables fixés dans la
Déclaration mentionnée ne sont pas encore remplis à savoir :
- La libération des prisonniers politiques et dopinion
sur létendue du territoire
- La réaffirmation dune volonté de négocier
- Lobtention de la part des parties négociatrices
dun engagement réel de respecter les accords issus des négociations
- Une garantie de cet engagement de la part des puissances
médiatrices.
La Résistance Patriotique Zaïroise
rappelle à la communauté internationale que le cessez-le-feu ne pourra être considéré
comme réel que lorsquil y aura déploiement effectif dune force
dinterposition sur la ligne de démarcation entre les parties belligérantes et aux
frontières avec le Rwanda, lOuganda, le Burundi et lAngola.
La Résistance Patriotique Zaïroise
attend de plus amples informations quant au calendrier de retrait des forces étrangères
et exige que ce retrait constaté par le commandement unique de la force
dinterposition soit effectif au 31 juillet 1999 au plus tard.
Conformément à la Déclaration finale du
30 juin 1999, la Résistance Patriotique Zaïroise lance un appel pressant à la
communauté internationale afin que le Comité de Médiation pour le Congo (Zaïre) soit
opérationnel pour le 15 août 1999 au plus tard. Ce comité placé sous légide de
lONU et de lOUA avec comme partenaires experts le CIDPDD, la Communauté
SantEgidio, la Francophonie et les parties tierces médiatrices devra fixer le
calendrier et lordre du jour de la négociation politique devant régler les
questions relatives à la gestion de la période préélectorale et à la tenue
délections libres et démocratiques.
La Résistance Patriotique Zaïroise
demande instamment aux forces démocratiques de lopposition non armée et de la
Société civile de la RDC (Zaïre) de ne pas se laisser marginaliser dexiger leur
participation aux négociations politiques sous légide du Comité de Médiation
pour le Congo, afin de sassurer que ces négociations conduisent effectivement au
respect de lintégrité territoriale et de linstauration dun Etat de
droit.
Fait à Paris, le 3 juillet 1999
Pour le Directoire,