| Tout peut arriver à la RDC : Kabila doit prendre les
choses au sérieux ! |
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Tshimona
Bitoke |
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| 1. Le Constat
Cette phrase
n'est pas une prophétie mais une remarque après une observation des paramètres
politiques de notre pays. Bientôt deux ans depuis que Kabila est arrivé au pouvoir.Tous
les espoirs que cet événement avait suscité en 1997 sont tombés à l'eau. Certains
diront que c'est à cause de la guerre. Mais la guerre est justement la conséquence d'une
politique irresponsable et inconsciente.
Pourquoi
a-t-on de tels dirigeants ? Où est Kasavu-vubu, Lumumba, Iléo, Bolikango, etc. Comment
peut-on imaginer qu'en ce vingtième siècle finissant, on puisse gagner la guerre et
donner le bonheur aux Congolais par le fait de nommer Mbemba Ministre? Pauvre peuple
congolais. Dernièrement, j'ai suivi sur RFI, une compatriote qui avançait, qu'avec
Mbemba au Ministère de l'économie, le pays va redécoller. C'est vraiment criminel de
mettre de telles monstruosité dans les têtes des gens affamés.
2. Le
malheur de la RDC
Notre malheur
est de refuser de comprendre cette évidence, pourtant très simple : malgré les
multiples richesses naturelles de notre pays; sans sécurité, sans politique cohérente,
sans hommes capables au gouvernail, personne alors personne ne donnera les capitaux frais
à notre fameux gouvernement pour entreprendre le développement du pays.
Naïvement ou
à volonté, Kabila évolue entre deux courants contradictoires. D'autre part, il y a les
réalistes, ceux-ci lui demandent de tenir un discours raisonnable avec la communauté
internationale et financière, en lui donnant les garanties, notamment de payer les dettes
de la RDC, d'instaurer un régime démocratique, de respecter les droits de l'homme, etc.
et d'autre part, se trouvent les irresponsables, plus forts et écoutés du Président (le
clan Katangais, les faux lumubistes et Yérodia), qui prônent une révolution en carton,
en injuriant tout le monde au nom des immenses richesses de la RDC. Face aux donateurs,
les révolutionnaires suggérent au Président, de demander l'argent et, en même temps,
de dire qu'il ne payera pas la dette contractée sous Mobutu ! Quelle incohérence.
Ata bino
moko, qui peut accepter de remettre son argent à un tel état, qui en plus, a un
gouvernement constitué de gars comme Mbemba, Mawanpanga, Mpoyi, etc.? De plus, rien n'est
même pas clair sur ce qu'on veut faire avec cet argent. Personnellement, je ne condamne
pas les états qui ne veulent pas donner l'argent aux différents gouvernements de Kabila.
A leur place, tout en étant Congolais, je me poserai la question dix fois.
3. Un
faux débat national
Sans en faire
une deuxième Conférence nationale, le débat national aurait été une bonne occasion de
remettre le pendule à l'heure et de repartir, de manière consensuelle, sur des nouvelles
bases : un cadre constitutionnel et institutionnel de transition, un gouvernement
compétent, des lignes économiques claires, un discours politique responsable,etc.
Malheureusement,
et ce, malgré les propositions constructives de l'opposition et de la société civile,
Kabila fait la sourd d'oreille. Il demande à ses amis Yérodia et Mwenze Kongolo de
distraire les Congolais, en conduisant un débat national vide, sans tête ni queue.
4. L'épée
de Damocles est suspendue sur la RDC
Conséquence
de l'attitude de Kabila : le peuple accuse des signes de fatigue dans un combat dont il ne
voit pas l'issue. Les problèmes sociaux s'aggravent (misère, salaires impayés,
conditions sanitaires médiocres, etc.). La question qu'il faut se poser est la suivante :
les Kinois peuvent-ils défendre encore Kinshasa au cas où il serait menacée à nouveau
par une énième rébellion ? Nous ne pensons pas, il est donc temps que Kabila prenne les
choses au sérieux. Autrement, comme toujours, il sera en retard d'un train.
J.
Tshimona Bitoke |
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