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Pour le nouveau millénaire, la RDC a besoin des dirigeants qui savent comment on dirige!

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JM Beya

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Chers compatriotes,

Trente neuf ans après notre indépendance, force est de constater que la RDC/ le Zaire & la RDC ont échoué sur toute la ligne.

On a beau crié que c'est la faute aux étrangers, rien n'y change la misère de nos populations ne cesse de s'accroître.

Nous avons connu trois chefs d'Etat genre Léopold II comme le disait récemment un compatriote dans un article très intéressant sur ce site. On a eu successivement le président KasaVubu , le président Mobutu , et maintenant le président Kabila.

Beaucoup de choses bonnes et mauvaises on été déjà dites sur ces différents présidents et je n'ai pas besoin d'y revenir car cela n'a jusqu'à maintenant résolu un moindre problème de la RDC.

Par contre ce qu'on a pas dit assez est le fait que CES DIFFERENTS PRESIDENTS NE SORTAIENT DE NULLE PART!

Rien dans leur vie antérieure à leur présidence n'indique que ces personnages ont eu une quelconque expérience réussie quant à la gestion de quoi que ce soit.

Si il est vrai qu'il n'y a pas d'école attitrée pour former des présidents, il est aussi vrai que quelqu'un qui n'a jamais fonctionné dans une structure qui marche, ne peut, si il attérit à la tête de cette structure, rien faire qui puisse faire marcher les choses. Même si ce personnage est animé de beaucoup de bonne foi, il sera incompétent pour remplir ses nouvelles fonctions avec efficacité.

Il est très facile de fixer les objectifs à atteindre au début de sa prise de fonction: intégrité territoriale, rétablissement d'un état de droit, à boire et à manger pour tous, construction des écoles & hopitaux, refection des routes, rétablir des salaires décents etc, etc... La définition de ces objectifs n'est pas la chose la plus difficile, il suffit de copier ou de rédire ce que tout le monde a dit avant nous.

Mais atteindre ces objectifs nécessite d'avoir des qualités de manager car chaque jour qui passe il faut constamment mobiliser les moyens humains et financiers, négocier , réajuster le tir et au besoin définir des objectifs intérmédiaires, etc....

C'est bien cette qualité de manager qui a toujours fait défaut à nos présidents jusqu'à maintenant.

L'exprience nous montre aussi qu'il ne suffit pas non plus que le président s'entoure des professeurs, car cela ne marche pas non plus. Il faut un président qui a lui même de grandes qualités car il saura comment s'entourer efficacement et à qui demander les conseils, il saura lui-même que faut-il faire et surtout ne pas faire, etc...

Ainsi, ne sachant pas trop que faire pour gérer chaque jour leur présidence, on se laisse facilement aller soit dans l'inaction pour les uns, soit dans le clientélisme - clanisme ou encore dans l'enrichissement personnel et des siens pour les autres. En effet ces choses (clientélisme, clanisme et enrichissement personnel) ne nécessite aucun effort pour arriver. Par contre essayer d'y mettre fin nécessite une très grande force de caractère.

Sur le plan international on a toujours vu comment nos présidents manquent de tact...

Le temps passant et comme le peuple congolais fait toujours confiance à ses chefs, culture oblige, très vite ces chefs en arrivent facilement à croire qu'ils peuvent vraiment dormir sur leurs deux oreilles sans que personne ne leur demande des comptes.

Alors que faire?

En effet quand on veut faire marcher une institution, il faut mettre à sa tête quelqu'un qui a une certaine expérience réussie, même dans un autre domaine, mais tout de même une expérience réussie!

Les meilleures solutions sont des solutions simples. C'est pour cela que ma proposition est très simple:

Afin d'aider notre pays à se sortir de son cauchemar, je demande à tous nos compatriotes de chercher et de proposer les congolais qui sont casés dans des institutions & entreprises internationales et qui ont des vraies responsabilités càd ça ne doit pas être un simple fonctionnaire, ni un simple professeur fût-ce-t-il d'une très grande université, ils doivent être des véritables responsables qui ont à prendre des décisions qui engagent leurs institutions. En effet un manager n'est pas seulement un technicien, il inspire, il consulte, il décide et il coordonne. C'est de son expérience en tant que responsable et gestionnaire dont on a besoin.

A ce monsieur X ou dame Y, on lui donne 3 ans pour remettre le bateau RDC, qui chavire, sur les rails.

Si le fameux débat national peut servir à quelque chose, voilà un service qu'il pourrait rendre à la nation: outre la (re)définition d'un cadre juridique pour les institutions de demain, il devra conférer à ce candidat la légitimité nécessaire.

Chers compatriotes, nous devons nous inspirer des exemples qui marchent. On crie sur l'occident et ses visées sur nos richesses, on peut au moins reconnaître que chez-eux ça marche. Personne en occident n'arrive à la tête d'une institution ou d'une entreprise sans qu'il ait un parcours en général éloquent, parcours au travers duquel on acquiert une expérience que nos responsables n'ont jamais eue.

J'aimerais qu'au seuil du nouveau millénaire on se décide enfin à fonctionner normalement en RDC, à moins qu'on croit qu'on est créé pour être misérables, ce à quoi je me réfuse de croire.

Et nos partis politiques?

Il y a beaucoup de choses à faire et beaucoup de la place pour tout le monde dans ce pays!

Les partis politiques doivent jouer leur rôle dans le parlement et autres institutions, mais la présidence et le gouvernement de la république doivent être confiés pendant un certain temps (3ans) aux mains expertes!

Et le gouvernement de salut public?

En ce jour du 17 mai 1999. Les deux ans qu'il s'était donnés sont échus. Il expédie les affaires courantes jusqu'au débat national et à la formation du nouveau gouvernement.

Pour terminer je dirais que je ne prétends nullement que cette option est la meilleure, mais je crois qu'elle mérite d'être essayée. En effet c'est elle qui marche dans les pays qui ne connaissent la misère que de nom.

S'il y a une proposition indiquant comment faire connaître "l'heureux " candidat et son parcours jusqu'au débat national (s'il est sérieux), c'est peut-être le moment de la faire de sorte que beaucoup en prennent connaissancep pour avis.

Rappelez-vous, nos populations attendent depuis 39 ans dans la misère. Si nous voulons être respectés, nous devons savoir nous prendre en charge.

JM Beya

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