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Sur place
l'écrivain Solitaire Enga Bengale a tout vu.
L'équipe de TTD
en générale à Kigali au Rwanda depuis le début de la guerre à
l'Est de la Rép. Dém. du Congo effectuent régulièrement des
missions vers d'autres villes, villages du Rwanda. Au cours de la
dernière mission de tous les TTD, c'est à dire de 1 jusqu'à 10 tous
ont été témoins d'un véritable massacre.
Voici le premier
témoignage de TTD4:
Vingt mille...
Trente mille... Cent mille... Trois millions de déplacés. Personne
aujourd'hui n'est en mesure de chiffrer l'ampleur du massacre qui
depuis la prise du pouvoir par le FPR, jusqu'au déclenchement de la
guerre à l'Est de la Rép. Dém. du Congo, ensanglante le pauvre
petit pays qui est le Rwanda.
Ce que
l'écrivain Solitaire Enga Bengale sait, c'est que ce pays s'est
transformé depuis un certain temps en charnier. Cela pour toujours.
Les paroles de Enga Bengale sont toujours vraie. Qui vivra verra.
Voici une autre insolence du FPR. Pourtant, si le Rwanda a connu
durant plusieurs années les horreurs de l'actualités,
l'indifférence semble total au côté congolais. Ce ne sont pas nos
affaires, disaient-ils.
Le FPR croyant
que tous les étrangers avaient plier bagages à leur tour, il ne
restera bientôt plus un seul témoin gênant et l'horreur sera
devenue sans limites. Alors que l'Ecrivain Solitaire Enga Bengale
était en ce moment sur place à Kigali.
TUTSI, HUTUS,
qui massacre qui
Hier c'étaient
les Hutus, aujourd'hui ce sont, les Tutsi qui sont systématiquement
éliminés; demain à nouveau les Hutus. Bien sûr, ce n'est pas
simple, il n'y a ni les bons d'un côté ni les méchants de l'autre.
Alors comment l'écrivain Solitaire peut éveiller la conscience
humaine face à ce drame des imbéciles rwandais. C'est vrai aussi
qu'à l'échelle de l'histoire, une macabre comptabilité du sang
versé renverrait sans doute les deux ethnies assassins dos à dos.
Mais en quoi cela justifie-t-il l'apathie de la communauté
internationale devant ce que Enga Bengale appellerait de la
purification ethnique. Ceux qui sont massacrés aujourd'hui ne sont
pas les massacreurs d'hier. Le mot massacre est inscrit dans les
textes de l'écrivain Solitaire, mais savoir n'est pas voir; le mot
reste abstrait et la chose lointaine.
Ce témoignage
est de l'agent TTD2.
Ici, au Rwanda
disait TTD2 ( il est rwandais, mais travaille pour le compte
l'écrivain Solitaire ) la barbarie semble être devenue la seule
valeur dominante. La chasse au Hutu s'organise dans les campagnes.
Après les tueries de Kigali, une GIGANTESQUE chasse à l'homme
s'organise à l'échelle du pays. Tour à tour les Tutsi, et les Hutus
survivants cherchent à fuir au sud du Rwanda par tous les moyens,
leur seule et unique chance du salut reste de traverser la frontière
du Burundi, car l'Est du Congo Démocratique il y a la guerre. Cette
limite franchie, ils peuvent espérer se retrouver sous la protection
de l'armée burundaise, à dominante tutsie. Les Hutus le savent et
les y attendent.
Tout ce qui peut
tuer est employé, de la planche taillée en pointe à la grenade, en
passant par la machette, la massue, l'arc et les flèches, la
sagaie... Ah, ces imbéciles crie Enga Bengale.
Tout est bon
pour les meutes hutues qui traquent aussi les Tutsi. Terrorisés,
affamés, désemparés, on voit des Hutus courir désespérément vers
la ligne de frontière. Très peu passeront, un sur dix, un sur vingt?
De tous les côtés, ils sont coursés , rattrapés, battus. S' ils
ont la force de se relever, malgré leurs blessures et leur extrême
faiblesse due aux jours passés à errer de colline en colline, ils
essaient encore de courir, à gauche, à droite, en sang hurlant les
bras levés.
Les tutsi sont
autour , il n, y a pas d' issue pour les Hutus, les tutsi frappent
tant qu' ils peuvent, le tout dans une atmosphère d' hystérie
collective. La haine et la violence ont ici aboli toute trace d'
humanité . Devant les hommes à terre sans défense, gémissant dans
leur sang, il n' y a pas chez les massacreurs tutsi une ombre de
pitié.
C' est pourquoi
les Congolais doivent à tout prix refouler des banyamulenge de l' est
de la RDC. , nettoyer et purifier tout l' Est de ces vermines. Tout
sentiment de raison s' efface derrière la rage. Au Rwanda, la notion
de limite a disparu . La présence d' un étranger assistant aux
scènes de massacres ne produit guère d' effet , au mieux on attendra
son départ pour achever les victimes . Les militaires du FPR devant
ce regard étranger tentent mollement de s' interposer . Ils
regroupent quelques hutus accroupis et tremblants. Que le regard
importun se détourne et c' est l' armée elle même qui finira les
carnages.
La suite dans
deux jours : imaginez les pires horreurs .
L' écrivain
solitaire Enga Bengale |