| A tous les destinataires, Notre attention a été attiré récemment sur le fait que
plusieurs d'entre vous collaborateurs pour la cause du Congo-Kinshasa n'ont pas été
informés directement de l'initiative en cours depuis trois mois, menée sous les auspices
du Centre international des droits de la personne et du développement démocratique en
collaboration avec le Rassemblement pour une Nouvelle Société, l'ASADHO, le Collectif de
solidarité pour la démocratie au Congo Kinshasa, et un regroupement ad hoc
d'organisations congolaises au Canada: Forum Baza la Kivu, Maison Lukula , Safari Maison
Interculturelle et qui a donné naissance à un comité pour la paix durable au Congo
Kinshasa. Comme il vaut mieux plus tard que jamais.
Bref historique
Cette initiative s'inspire d'un ancien projet que nous
avait soumis le Collectif de solidarité pour la démocratie au Congo Kinshasa en avril
1997 et qui avait donné lieu à une première consultation de la Diaspora congolaise à
Montréal en juin 1997 en prélude à la Rencontre de la société civile à Kinshasa
organisée par le CNONGD en collaboration avec Synergies-Africa et International Human
Rights Law Group. Ce projet visait déjà la recherche de consensus politique
intercongolais incluant l'AFDL, les forces démocratiques internes, la société civile
sous l'égide internationale en guise de garantie.
Octobre 1997, La Conférence internationale sur la
reconstruction de la RDC organisée à Washington par le RNS a repris dans ses
recommendations le principe de recherche de consensus politique comme moyen de sortir de
la crise . Le RNS était chargé de faire un suivi. Un rapport de la conférence fut
édité par le RNS en juin 1998.
Lorsque la guerre d'agression et la nouvelle rebellion a
débuté au début Août 1998, le RNS a proposé le 25 août un plan de sortie de crise en
11 points. l' ASADHO a sorti un plan de paix au début septembre 1998. La présente
initiative est le résultat de la concertation intervenue depuis fin Août 1998 par
l'intermédiaire du Centre international entre ces trois organisations. La première phase
dite de sensibilisation et d'explication a commencé avec des moyens modestes dès la fin
septembre 1998 d'abord au Canada , en Afrique et en Europe au sein de la diaspora
congolaise et auprès de certaines organisations politiques en exil avec des résultats
qui commencent à sortir.
Un comité pour la Paix constitué par les organisations
congolaises au Canada participantes ont décidé au début octobre de passer à la phase
II, incluant la préparation de la rencontre préliminaire. Lorsqu'au début octobre 1998,
le CNONGD et le Comité de suivi de la société civile incluant le Comité droits de
l'homme maintenant a entrepris les démarches pour lancer la Campagne pour la Paix durable
au Congo Kinshasa, il nous est apparu que la boucle était bouclée car tous les
éléments d'une articulation Société civile interne et société civile de la Diaspora
sont maintenant réunis pour exercer une pression positive coordonnée à la fois
internationale et interne pour le retour de la paix durable au Congo et la reprise du
processus de démocratisation interrompu depuis la fin de la Conférence Nationale
Souveraine. Dans cette perspective la Conférence de la Société civile prévue dans les
prochains jours à Anvers est un rendez-vous stratégique important pour articuler la
plate-forme que la société civile pourrait apporter à la table des négociations.
Comme vous le constaterez dans les documents qui suivent
les idées avancées jusqu'à présent comme solutions de sorties de crise commencent à
concorder. Ce qui reste à renforcer c'est la volonté politique de mettre en oeuvre ces
idées par les leaders politiques et sociaux congolais avec des garanties de la
communauté internationale.
De plus pour éviter une dispersion des ressources pour ce
lobbying international et national nécessaire, nous proposons l'arrimage de notre
initiative avec la phase II de la Campagne pour la Paix mise en oeuvre par la Société
civile à partir de la rencontre de Kinshasa au début du mois de novembre 1998.
En plus à notre avis une jonction doit s'établir
nécessairement entre les forces démocratiques internes et en exil (les partis politiques
non impliqués dans la guerre et jusqu'à présent interdits d'activité de façon
arbitraire) et la société civile interne et externe de sorte à exercer plus de pression
positive sur les bélligérants sur une issue pacifique rapide de ce conflit. A défaut de
celà les résultats des efforts actuels de recherche de cessez-le feu sous la forme de
négociations bilatérales entre les pays impliqués au Congo entreprises depuis le début
de ce nouveau conflit, risquent d'être dommageables pour la paix durable et la
démocratisation et les respect des droits humains au Congo Kinshasa.
Un mot sur la rencontre préliminaire à Montréal
L 'idée d'une rencontre préliminaire multipartite à
Montréal pour tester l'hypothèse d'un consensus politique entre congolais prévoit à la
table de la rencontre au moins quatre catégories suivantes: Société civile incluant
aussi des représentants de chefs coutumiers en plus de ceux des ONG, eglises, Affaires,
syndicats..); Partis politiques non armés; Gouvernement de M. Kabila; et organisations
armées en rébellion.
Les pays impliqués dans le conflit actuel et les
organisations internationales et les pays amis du Congo seraient observateurs. Il va de
soi que cette approche est ambitieuse et défie plusieurs paradigmes de la diplomatie
conventionnelle qui par tradition de se faire entre représentants d'états souverains et
incluant pour cas de force majeure les représentants de rébellions armées lorsqu'ils
rce qu'ils contrôlent effectivement le terrain. Nous la concevons comme une façon de
consolider l'effort d'autodétermination des vicitmes et des laissés pour compte du
conflit: le peuple congolais représenté à l'intérieur comme à l'extérieur dans la
diaspora.
Compte tenu de l'évolution des négociations actuelles
pour un cessez-le-feu, il est pour être optimiste possible d'envisager un rôle plus
important de la part de l'OUA et de l'ONU malgré le doute que les uns et les autres
peuvent entretenir sur le pouvoir réel de ces institutions multilatéral.(voir résultats
à venir des rencontres prévues à Lusaka et à Ouagadougou).
Pourquoi Montréal pour tenir une rencontre préliminaire
intercongolaise? Nous pensons encore et avons toujours pensé que le Canada actuellement
membre non-permanent du Conseil de sécurité, tout comme d'autres pays dans le monde et
en Afrique qui ne sont pas directement impliqués dans le présent conflit et qui
jouissent encore de la confiance du peuple congolais devrait s'investir plus activement
pour jouer un rôle diplomatique plus important afin d' obtenir une garantie
internationale à tout consensus intercongolais. Ceci inclut aussi un rôle éventuel du
Canada dans la force d'interposition et de maintien de la paix appelé de tous les voeux
par toutes les prises de positions que notre analyse nous a offertes.
Au nom du Comité Canadien pour la paix durable au
Congo-Kinshasa, je vous souhaite une bonne lecture des documents qui suivent et j'attends
vos commentaires et réactions.
Akouété Akakpo-Vidah
LA PAIX EN RDC PASSE PAR LA RECHERCHE D'UN CONSENSUS
POLITIQUE INTERCONGOLAIS SOUS L'EGIDE INTERNATIONALE
Résumé de document préparé par le programme Afrique du
CIDPDD, Octobre 1998
(Nota: Il s'agit d'un document préliminaire de travail et
non d'un communiqué de presse).
Le Centre international des droits de la personne et du
développement démocratique en collaboration avec le Rassemblement pour une nouvelle
société (RNS), l'Association africaine pour la défense des droits de l'homme (ASADHO)
(ex-AZADHO) et le Collectif de solidarité pour la démocratie au Congo-Kinshasa (CSD-CK)
ainsi que d'autres organisations congolaises partenaires qui le désirent a décidé
d'entreprendre en réponse à la crise extrêmement grave que traverse la république
démocratique du Congo au coeur du continent africain une initiative ambitieuse et
urgente. En un mot l'initiative vise à promouvoir avec l'appui du Canada et de la
Communauté internationale, l'organisation d'une conférence internationale et/ou d'une
conférence politique spéciale pour le Congo sous l'égide de l'ONU et de l'OUA qui
permettraient aux congolais de décider de l'avenir de leur pays en même temps que
seraient données les garanties d'une solution durable à la sécurité et à la paix pour
les pays voisins.
Le but de ce texte est d' exposer brièvement l'initiative
et rechercher l'appui des organisations congolaises basées au Canada et des organisations
amies du Congo .
Comme vous le savez déjà, le déclenchement de la
rébellion armée en République démocratique du Congo le 2 août 1998 appuyée par le
Rwanda et l'Ouganda a plongé ce pays dans une crise qui menace aujourd'hui son existence
en tant que pays géographiquement uni et l'équilibre même de la région en particulier
depuis l'intervention militaire aux côtés des Forces armées congolaises de plusieurs
autres pays de la région en particulier le Zimbabwe, l'Angola, la Namibie et le Tchad et
des groupes armés en rébellion contre les voisins du Congo dans le
conflit.
Depuis le début du conflit plus de dix rencontres
régionales n'ont pas encore permis d'aboutir à un cessez-le feu alors que des rapports
sérieux font état de violations massives des droits de la personne et du droit
humanitaire international et même de la convention sur le génocide.
La crise actuelle au Congo-Kinshasa est donc extrêmement
grave et nous ne pouvons rester insensibles aux appels des congolais et de nos partenaires
qui travaillent pour la paix, la réconciliation et la démocratie dans ce pays.
Depuis le déclenchement de la rébellion armée en
république démocratique du Congo, de nombreux intervenants ont insisté sur l'importance
de mettre en place un processus afin de trouver une solution politique durable dans ce
pays déchiré par les guerres et les conflits internes.
L'initiative du Centre international et de ses partenaires
prend en compte les lectures divergentes et complémentaires de la crise, mais insiste sur
l'interprétation de nos partenaires congolais qui estiment que malgré le rôle
prépondérant que semblent jouer les acteurs externes et les pays voisins du Congo, la
crise actuelle en RDC est en fait une crise institutionnelle qui renvoie à un manque de
légitimité du gouvernement en place à Kinshasa. Cette crise ne se serait pas produite
si le pays s'était déjà, au cours des quinze derniers mois embarqué dans la voie de la
construction d'une société d'institutions, ouverte et pluraliste. Il est donc
nécessaire de trouver une solution politique et dégager des mécanismes institutionnels
qui permettent d'appliquer cette solution.
Les principes que nous allons promouvoir dans cette
démarche auprès des autorités canadiennes et au sein de la communauté internationale
sont notamment:
- l'autodétermination et la capacité des citoyens et
citoyennes du Congo-Kinshasa à l'intérieur et dans la diaspora de décider du choix de
leurs dirigeants politiques par des voies pacifiques et démocratiques;
- la nécessité d'un processus de concertation politique
inclusive avec des garanties internationales comme moyen le plus approprié pour remettre
en marche le processus de transition vers des institutions démocratiques solides au
Congo-Kinshasa;
- Le respect des conventions internationales des droits
humains et du droit humanitaire international et la recherche de la justice pour les
responsables allégués de violations massives de ces conventions.
Le processus proposé est en plusieurs étapes:
1- une mission ( ou plusieurs missions) de consultation
préliminaire, de sensibilisation et d'explication auprès des organisations politiques
congolaises dans la diaspora et à l'intérieur du pays incluant le gouvernement de M.
Kabila et la présente rébellion, ainsi qu'auprès de plusieurs gouvernements
intéressés en Afrique en Europe et en Amérique du Nord pour obtenir leur adhésion à
l'idée d'une conférence internationale et/ou d'une conférence politique spéciale sous
les auspices des Nations Unies et de l'OUA ;
2- Une phase de préparation constituée par une série de
rencontres préparatoires, le Centre international propose d'organiser une de ces
rencontres au Canada et qu'en plus notre gouvernement appuie l'organisation si possible
des rencontres régionales et nationales en RDC même.
3- la Conférence internationale ou politique proprement
dite aurait lieu de préférence dans un pays neutre et qui possède des institutions
démocratiques établies, soit en Afrique où en dehors d'Afrique où la sécurité des
délégations participantes serait garantie.
Les questions importantes à être traitées lors de ce
processus de négociation politique inclusif sont:
un cessez-le feu général, la présence et le
déploiement d'une force de maintien de la paix et d'interposition pour faire respecter le
cessez-le feu et prévenir la reprise des combats jusqu'après la tenue d'élections
libres et démocratiques et la mise en place d'institutions, la libération des
prisonniers politiques et d'opinion, la levée de l'interdiction actuelle des partis
politiques, une charte pour une période de transition, la formation d'un gouvernement
d'union nationale restreint et responsable devant un organe législatif de transition et
un échéancier réaliste pour un processus constitutionnel et électoral libre et
transparent et la formation d'une armée républicaine.
Il est important que la Communauté internationale
s'engage sérieusement dans ce processus de paix et de réconciliation politique en
République démocratique du Congo pour en assurer la réussite et garantir la reprise du
processus de reconstruction du pays. La sécurité des pays voisins serait garantie par la
présence d'institutions démocratiques et stables en République du Congo.
L'alternative avec ses conséquences en perte de vies
humaines et en crises humanitaires serait plutôt effroyable.
Organisations participantes au processus:
A l'étape initiale, trois organisations congolaises
participent à cette démarche. Il est prévu qu'un plus grand nombre y sera associé si
elles le désirent au fur et à mesure du processus.
Le RNS, Rassemblement pour une nouvelle société est une
organisation de promotion de la démocratie et de la reconstruction du Congo Kinshasa,
fondée en mai 1996 dont le siège est à Washington, avec des sections dans plusieurs
pays en Europe en Afrique, au Canada et au Congo-Kinshasa. Il est dirigé par le Dr
Alafuele Kalala, un scientifique d'origine du Congo-Zaïre qui réside aux Etats-Unis
depuis plusieurs années. Cette organisation a déjà organisé avec succès une première
conférence internationale sur la reconstruction du Congo-Zaïre en octobre 1997.
L'ASADHO, Association africaine pour la défense des
droits de l'homme au Congo-Kinshasa (ex-AZADHO) est une ONG de droits humains créée avec
son siège à Kinshasa et des sections dans plusieurs parties du pays depuis 1991. En
avril 1998, lorsque l'AZADHO a été bannie arbitrairement par le gouvernement de M.
Kabila et compte tenu du fait que son président, Guillaume Ngefa, et plusieurs des
membres du bureau sont en exil en Suisse et en Europe, un bureau de coordination opère à
partir de Genève où réside son président. L'ASADHO collabore étroitement avec le
Centre international depuis plusieurs années. Cette collaboration s'est en particulier
renforcée depuis novembre 1997 lorsque nous avons entrepris de mettre sur pied
conjointement la Commission non-gouvernementale internationale sur les violations des
droits humains au Congo.
Le Collectif de solidarité pour la démocratie au
Congo-Kinshasa est constitué de canadiens d'origine congolaise-zaïroise, mis en place en
avril 1997 par Théophile Zamba et Lucien Naki dans le but de promouvoir la démocratie au
Congo Kinshasa par une concertation politique inter congolaise pacifique. Le CSD-CK a des
représentations aux Etats-Unis, en Europe et en Afrique. Le CSD-CK collabore avec
plusieurs organisations qui oeuvrent pour la démocratie et les droits de la personne. Il
s'est déjà associé au Centre international pour réaliser en juin 1997 la consultation
de la Diaspora congolaise sur l'espace démocratique au Congo-Kinshasa après Mobutu et
avec lequel il a réalisé une mission au Congo-Kinshasa. Depuis lors le groupe a
continué avec des moyens modestes, son travail de sensibilisation et d'animation au sein
de la diaspora congolaise.
Les organisations congolaises sollicitées au Canada
En plus du Collectif, depuis au moins deux ans, le Centre
international est en relation avec plusieurs organisations congolaises au Canada. Parmi
ces organisations nous pouvons citer la COZAM, le RNS-Canada; Justice et
libération-Canada; l'UDPS-Canada; PALU-Canada l'AFDL-Canada; Baraza-la Kivu-Canada; la
Maison Lukula; Safari-Maison interculturelle; l'association internationale des amis du
Congo.
Ce que nous demandons à votre organisation:
- Nous faire savoir si vous endossez cette initiative et
voulez y être associé
- Nous faire savoir ce que vous pouvez contribuer pour la
réussite de cette initiative (ressources humaines ou financières)
- Faire la diffusion de cette initiative au sein de votre
organisation.
Pour plus d'informations:
Contacter : Akouété Akakpo-Vidah, Coordonnateur
programme Afrique, CIDPDD
63, rue de Brésoles, Montréal Canada H2Y 1V7
Tél: 1 514 283-6073 Fax: 1 514 283 3792
Adresse électronique: aakakpov@ichrdd.ca
PEACE IN THE DRC SHOULD BE BUILD THROUGH THE SEARCH FOR AN
INTER CONGOLESE POLITICAL CONSENSUS UNDER INTERNATIONAL AUSPICES
Summary of a document prepared by the ICHRDD Africa
Programme, October, 8 1998
(Nota: This is draft working document and not a Press
release)
The International Centre for Human Rights and Democratic
Development in collaboration with the Rally for a New Society (RNS), the ASADHO
(ex-AZADHO) African Association for the Defence of Human Rights in DRC; and the Collective
of Solidarity for Democracy in Congo-Kinshasa, as well as many other Congolese partner
groups decided two months ago on an ambitious initiative in response to the extremely
grave crisis in the Democratic Republic of Congo in the heart of the African continent.
In few words, the initiative aims at promoting with the
support of Canada and other countries of the International Community, the organisation of
an international conference and /or a special political conference on Congo under the
auspices of the UN and OAU in order for congolese people to decide on the future of their
country and concurrently to provide garantees for a durable solution for Security and
Peace for the neighbouring countries.
The purpose of this text is to expose briefly the
initiative and enlist the support of Congolese organizations as well as other groups and
individuals friends of Congo
As you know already, the launching of the armed rebellion
in Democratic Republic of Congo on August the 2, supported by Rwanda and Uganda engulfed
the country into a crisis that threatens today its very existence as a united geographical
entity and the stability of the region; in particular since the military intervention of
many neighbouring countries as well as armed rebellion groups against neighbouring
countries in the conflict on the sides of the Congolese Armed forces
Since the beginning of the present Conflict, more than 7
regional meetings were not able to achieve a cease-fire while serious reports are alleging
massive violations of human rights and of international humanitarian law and even of the
Convention on Genocide.
The present crisis in Congo-Kinshasa is extremely grave
and we can not stay unsensitive to the calls by the congolese people and by our partners
who work for Peace and reconciliation and democracy in this country.
Since the beginning of the rebellion in the Democratic
Republic of Congo, many actors insist on the importance of putting in place an inclusive
process in order to find a durable political solution to the wars and internal conflicts
in this country.
The initiative of the International Centre and of its
partners does take into account the divergent and complementary views on the crisis, but
insists on the interpretation of our Congolese partners that: notwithstanding the primary
role that external actors and neighbouring countries appear to play, the present crisis in
DRC is actually a crisis of institutions due to the lack of legitimacy of the Government
in Kinshasa. The present crisis would not have developed if the country has embarked since
the last 15 months on a genuine course of building a society of institutions that is open,
pluralist and inclusive. It is then necessary to find a political solution and articulate
the mecanisms that will apply these solution.
In the process, the following principles will be promoted
towards the International Community:
- Self determination and capacity of the citizens of
Congo-Kinshasa inside and outside in the Diaspora to decide on the choice of their leaders
by peaceful and democratic means;
- Necessity of a process of political dialogue with
international garanties as the most appropriate mean to put on the rails the transition
process towards strong democratic institutions in Congo-Kinshasa;
- Respect for international instruments of Human rights
and Humanitarian Law and search for justice for those presumed responsible for massive
violations of those instruments.
The proposed process is in many stages:
1. A mission (or many missions) of preliminary
consultation, sensitisation, explanation towards congolese political organisations in the
diaspora and inside the country including the government of M. Kabila, as well as towards
many interested governments in Africa, in Europe and in North America in order to obtain
their adherence to the idea of an international Conference and or /a Special Political
Conference under the auspices of the United Nations and the OAU;
2- A preparation stage constituted by a sery of
preparatory meetings, the international Centre proposes to organises one of them in Canada
and in addition our Government supports the organisation of similar meetings inside DRC.
3. The international or political Conference will take
place in a neutral country with established democratic institutions, in Africa or outside
Africa where the security of the participating delegations will be garanteed .
The important questions to be considered in this process
of political negotiation will include:
A general Cease-fire, the presence and deployement of a
Peace-keeping and interposition force to insure respect of the ceasefire and prevent the
resurgence of the hostilities until the holding of free and democratic elections and the
putting in place of the new institutions, freeing of political prisoners and prisoners of
opinion, unbanning of political parties, a charter for the transition period including the
formation of a government of national unity, a legislative organ and a realist schedule
for a free and transparent constitutional and electoral process and the building a
republican army.
It is important that the International Community seriously
involved itself in this process for Peace and reconciliation in Congo in order to insure
its success and to garantee the rebuilding of the country. The security of the
neighbouring countries will be garanteed by the existence of democratic and stable
institutions in the Democratic Republic of Congo.
The alternative with its consequences in losses of life
and humanitarian crises is just terrible.
Organizations involved in the Process
A this stage in addition to the following 3 joint
initiators, other congolese organisations are daily joining in the process . It is
expected that a large number will associate themselves if they wish. So to speak the
following list in not exclusive:
The Rallye for a New Society, a pro-democracy NGO based in
Washington
The ASADHO (former AZADHO), African Association for the
Defence of Human rights in the DRC, the main Human rights organization in the DRC, now
based in Kinshasa and Geneva
The Committee for Solidarity and Democracy in
Congo-Kinshasa, based in Montreal, Canada.
Forum Baraza la Kivu, Canada
Conseil pour la Paix dans les Grands Lacs, Canada
Maison Lukula, Canada
Safari Maison Interculturelle, Canada
Congrès patriotique Africain, Canada
What is requested of your organization :
- let us know if you endorse this initiative and if you
want to be associated to it
- let us know what you may contribute for it success
(human or financial ressources)
- Disseminate this initiative within your own organization
For more informations, Please contact:
Akouété Akakpo-Vidah, Africa Programme Coordinator,
ICHRDD
63, de Brésoles, Montréal Canada H2Y 1V7
Tél: 1 514 283-6073 Fax: 1 514 283-3792
Email: aakakpov@ichrdd.ca
(Unofficial english translation, October 23, 1998)
RECHERCHE DE CONSENSUS POLITIQUE INTER-CONGOLAIS
POUR LA PAIX DURABLE EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO
Document de projet
Conférence préliminaire préparatoire de Montréal, du
25 au 29 janvier 1999 sous l'égide du Centre international des droits de la personne et
du développement démocratique (CIDPDD), en collaboration avec le Rassemblement pour une
nouvelle société (RNS), l'Association africaine des droits de l'homme au Congo-Kinshasa
(ASADHO) et le Collectif de solidarité pour la démocratie au Congo Kinshasa (CSD-CK) et
un regroupement ad hoc d'organisations congolaises au Canada ).
1. Introduction
2. Objectifs de la Conférence préliminaire
3. Projet de programme et méthodologie de travail
4. Documents de travail à préparer
5. Critères pour le choix des participants
6. Conditions de participation
7. Echéancier
8. Budget et recherche de financement
1. Introduction
Les principes de base d'une paix durable
Depuis le début du conflit en RDC causé par l'agression
de ce pays par la coalition rwando-ougandaise en appui à une rébellion congolaise,
plusieurs tentatives louables ont été faites et continuent d'être faites sur le
continent pour obtenir un cessez-le-feu. Malgré l'échec de ces multiples tentatives pour
le moment, plusieurs observateurs et acteurs s'accordent sur les principes de base à
respecter pour obtenir la paix et la stabilité à long terme qui serait bénéfique pour
toutes les parties. Ces principes ont été réitérés récemment par le secrétaire
général de l'OUA lors de la rencontre consacrée au Congo de Lusaka le 28 octobre
dernier devant les ministres de la défense de la SADC et qui s'est sanctionnée par
"un accord de cessez-le-feu de principe" en attendant des consultations
additionnelles avec les parties impliquées:
- cessation des hostilités et cessez-le-feu négocié;
- retrait de toutes les forces étrangères actuellement
stationnées au Congo;
- déploiement d'une force de maintien de la paix;
- respect de la souveraineté nationale du Congo;
- mise en place d'un gouvernement à base politique plus
large; et
- dialogue interne.
En plus de ces principes, nous avons retenu ceux-ci:
- l'autodétermination et la capacité des citoyens et
citoyennes du Congo-Kinshasa à l'intérieur et dans la diaspora de décider du choix de
leurs dirigeants politiques par des voies pacifiques et démocratiques;
- la nécessité d'un processus de concertation politique
inclusive avec des garanties internationales comme moyen le plus approprié pour remettre
en marche le processus de transition vers des institutions démocratiques solides au
Congo-Kinshasa;
- le respect des conventions internationales des droits
humains et du droit humanitaire international et la recherche de la justice pour les
responsables allégués de violations massives de ces conventions.
Dans cette perspective, il convient d'admettre que les
tentatives actuelles de négociations, malgré la bonne volonté des dirigeants et des
gouvernements qui s'y évertuent, souffrent d'une carence importante, l'absence à la
table des négociations d'une partie importante de représentants Congolais qui ont un
appui populaire réel. Une telle carence justifie l'intransigeance des belligérants dont
la seule légitimité est de recourir aux armes et de contrôler par la force un
territoire potentiellement riche en ressources naturelles.
Plusieurs observateurs et analystes sont aussi d'accord
pour affirmer qu'une solution durable au-delà d'un cessez-le-feu illusoire n'est
réalisable que si on implique dans les négociations actuelles et futures les acteurs
politiques internes qui ne recourent pas aux armes, car ceux-ci semblent jouir d'un appui
populaire plus important que les belligérants actuels que sont le gouvernement AFDL de M.
Kabila et les rebelles RCD.
À ce titre, plusieurs dirigeants politiques représentant
les forces démocratiques ont pris à l'intérieur comme à l'extérieur du pays leurs
distances aussi bien face à la rébellion qu'au Gouvernement de M. Kabila, dénonçant
cette guerre comme inutile et ne servant pas les intérêts des populations et appelant à
un dialogue entre Congolais. Dans la même veine, les organisations de la société
civile, c'est-à-dire ONG de développement et de droits de la personne, Églises,
syndicats, autorités traditionnelles et organisations politiques au sein de la diaspora
ont tout à tour émis des déclarations, proposé des plans de paix, articulé des
requêtes, même si certaines ont au départ reconnu la nécessité de soutenir le
gouvernement de M. Kabila dans sa lutte contre l'envahisseur et la défense de
l'intégrité territoriale. Toutes dans leur majorité reconnaissent aujourd'hui la
nécessité d'entreprendre un processus devant mener à la paix et respectant les
principes énoncés plus haut. La plupart du temps les divergences apparaissent dans
l'ordre de mise en oeuvre de ces mesures et l'application de ces principes.
De plus, comme la République démocratique du Congo ne
vit pas en isolation dans la région, la plupart des propositions insistent sur la
nécessité de trouver à court, à moyen et long terme des solutions aux conflits
récurrents qui secouent les pays voisins du Congo: Rwanda, Burundi, Ouganda, Angola et
qui passent selon eux par l'abandon d'une approche militariste et son remplacement dans
les pays voisins par un dialogue interne, une démocratisation pluraliste et inclusive des
régimes politiques et la pratique d'une justice équitable.
Pour un plus grand rôle des organisations internationales
Depuis le début du conflit, l'OUA a été impliquée
directement même si depuis deux mois, elle ne joue pas le premier rôle. Elle a une
présence morale qui continue de s'affirmer. Certains observateurs estiment qu'une
solution durable garantie par l'OUA devrait impliquer entre autres le déploiement d'une
force africaine de maintien de la paix au Congo, qui permettrait le retrait des forces
étrangères actuellement présents aux côtés des belligérants dans le conflit.
L'implication de l'ONU est présentement pour le moins
insuffisante. À Durban en septembre dernier, son secrétaire général a semblé près de
s'impliquer directement. Rien n'indique publiquement qu'il l'ai fait depuis. Le Conseil de
sécurité semble s'être contenté jusqu'à présent d'adopter des déclarations du
président réclamant la fin des hostilités et un retrait hypothétique des forces
étrangères impliquées dans le conflit. Des États-membres de l'ONU, parmi les plus
influents semblent avoir chacun leur processus de recherche de la paix et cherchent à
influencer l'issue des négociations de sorte à garantir leurs intérêts au Congo. Seule
l'ONU dans un rôle renforcé peut apparaître suffisamment neutre et susceptible de
garantir avec justice les intérêts du peuple Congolais et de la nation Congolaise en
plus de servir d'élément d'équilibre entre les États voisins et autres hors du
continent mais nourrissant des ambitions économiques et stratégiques pour le Congo.
Pour un processus de recherche de consensus politique
L'initiative proposée vise à promouvoir l'organisation
d'une Conférence internationale et/ou d'une Conférence politique spéciale pour le Congo
sous l'égide de l'ONU et de l'OUA qui permettrait aux Congolais de décider de l'avenir
de leur pays en même temps que seraient données les garanties d'une solution durable à
la sécurité et à la paix pour les pays voisins.
Le but de la Conférence serait de trouver une solution
politique et de dégager les mécanismes institutionnels qui permettent d'appliquer cette
solution.
La Conférence préliminaire de Montréal s'insère dans
la phase II d'un processus en trois phases conçu pour atteindre le but recherché. La
première phase est faite de consultations préliminaires, de sensibilisation et
d'explication auprès des organisations politiques congolaises dans la diaspora et à
l'intérieur du pays, incluant le Gouvernement de M. Kabila et la présente rébellion,
ainsi qu'auprès de gouvernements intéressés en Afrique, en Europe et en Amérique du
Nord pour obtenir leur adhésion. La phase I actuellement en cours commence à donner des
résultats positifs; on peut dès lors conclure à l'adhésion de principe à l'idée d'un
processus sérieux à terme sous les auspices de l'OUA et de l'ONU. La condition exprimée
par plusieurs personnes déjà consultées est de s'assurer que les belligérants actuels
acceptent d'y
participer.
La phase II dite de préparation est constituée par une
série de rencontres préparatoires. En dehors de la Conférence préliminaire de
Montréal dont il est question ici, il faut inclure dans cette phase les rencontres
sectorielles telles que celle envisagée pour la société civile prévue du 2 au 8
décembre à Anvers en Belgique. Afin de tirer le maximum de résultats des différentes
conférences préparatoires, un principe de coordination minimale devra être accepté par
les initiateurs de ces rencontres.
La phase III est la Conférence internationale et
politique proprement dite qui aurait lieu de préférence dans un pays neutre possédant
des institutions démocratiques établies, soit en Afrique ou en dehors de Afrique, où la
sécurité des délégations participantes serait garantie.
Organisations participantes au processus
À l'étape initiale, trois organisations congolaises
participent à cette démarche. Il est prévu qu'un plus grand nombre y sera associé si
elles le désirent au fur et à mesure que le processus évoluera.
Le RNS, Rassemblement pour une nouvelle société est une
organisation de promotion de la démocratie et de la reconstruction du Congo-Kinshasa,
fondée en mai 1996 et dont le siège est à Washington, avec des sections dans plusieurs
pays en Europe, en Afrique, au Canada et au Congo-Kinshasa. Il est dirigé par le Dr.
Alafuele Kalala, un scientifique originaire du Congo-Zaïre qui réside aux Etats-Unis
depuis plusieurs années. Cette organisation a déjà organisé avec succès une première
conférence internationale sur la reconstruction du Congo-Zaïre en octobre 1997.
L'ASADHO, Association africaine pour la défense des
droits de l'homme au Congo-Kinshasa (ex-AZADHO) est une ONG de droits humains créée en
1991 ayant son siège à Kinshasa et des sections dans plusieurs parties du pays. En avril
1998, lorsque l'AZADHO a été bannie arbitrairement par le Gouvernement de M. Kabila et
compte tenu du fait que son président, M. Guillaume Ngefa, et plusieurs des membres du
bureau sont en exil en Suisse et ailleurs en Europe, un bureau de coordination opère à
partir de Genève où réside son président. L'ASADHO collabore étroitement avec le
Centre international depuis plusieurs années. Cette collaboration s'est en particulier
renforcée en novembre 1997 lorsque nous avons entrepris de mettre sur pied conjointement
la Commission non-gouvernementale internationale sur les violations des droits humains au
Congo.
Le CSD-CK, Collectif de solidarité pour la démocratie au
Congo-Kinshasa est constitué de Canadiens d'origine Congolaise-Zaïroise, mis en place en
avril 1997 par Théophile Zamba et Lucien Naki dans le but de promouvoir la démocratie au
Congo-Kinshasa par une concertation politique inter-congolaise pacifique. Le CSD-CK a des
représentations aux États-Unis, en Europe et en Afrique. Il collabore avec plusieurs
organisations qui oeuvrent pour la démocratie et les droits de la personne. Il s'est
déjà associé au Centre international pour réaliser en juin 1997 la consultation de la
diaspora congolaise sur l'espace démocratique au Congo-Kinshasa après Mobutu et avec
lequel il a réalisé une mission au Congo-Kinshasa. Depuis lors le groupe a continué
avec des moyens modestes, son travail de sensibilisation et d'animation au sein de la
diaspora congolaise.
Résultats préliminaires de la phase de sensibilisation
Une mission de sensibilisation conjointement financée par
le Centre international et le RNS a mené depuis le debut octobre 1998, le président du
RNS en Afrique où il se trouvait au debut du conflit, dans trois pays: Cameroun, Cöte
d'Ivoire et Bénin. Des déplacements du président de l'ASADHO ont été réalisés en
Europe en particulier Paris et Bruxelles.
Une mission a été faite a Washington par le Centre pour
dialoguer avec des dirigeants congolais de la Rebellion lors de leurs passage aux USA. Des
contacts ont été réalisés de façon indirecte avec des politiciens au sein de la SADCC
pour tester l'idée de l'initiative.
Les résultats préliminaires de toutes ces démarches
indiquent que l'initiative est bien attendue et encouragée.
Le processus au Canada
Au Canada, la phase de sensibilisation qui a débuté
depuis le début de septembre 1998 a déjà donné les résultats suivants: suite à une
réunion de travail le 8 octobre, d'un séminaire le 31 octobre et d'une autre rencontre
de travail, d'autres organisations congolaises se sont associées au processus: La Maison
Lukula, Forum Baraza la Kivu, Justice et libération-Canada, Safari Maison
inter-culturelle, RNS-Canada, Un Comité pour la paix durable au Congo composé de ces
organisations est à pied d'oeuvre avec le Collectif et le Centre international pour faire
avancer le dossier au Canada. Leur prochaine action envisagée est une campagne de
sensibilisation auprès des parlementaires canadiens.
De plus des contacts fréquents ont été réalisés
depuis le début de septembre 1998 avec les fonctionnaires au ministère des affaires
étrangèeres pour expliquer l'initiative
Liens existant et recherché avec l'initiative de la
Société civile (debut octobre 1998) intitulée Campagne pour une Paix durable au Congo
Kinshasa, CNONGD.
Cette initiative de la société civile congolaise à
partir de Kinshasa vise à développer une plate-forme de la part de la société civile
en ce qui a trait au Conflit actuel en RDC. Elle prévoit diverses rencontres a
l'intérieur du pays et une tournée internationale en vue de sensibiliser les
gouvernements et le public à la situation dans le but de faire pression et obtenir la
résolution du conflit.
Le projet a été lègèrement modifié, il y a quelques
semaines pour inclure une rencontre importante a Anvers conjointement organisée par le
CNONGD, l'ASADHO et le Centre de recherches sur les pays des Grands Lacs de l'Université
d'Anvers prévue du 14 au 15 décembre 1998.
Le Centre international soutient entièrement cette
initiative mëme si nous n'y avons pas contribué directement. A notre analyse un lien
étroit existe et doit continuer avec cette initiative de la société civile et Celle
visant à développer un consensus politique intercongolais. Des échanges informels ont
déja eu lieu par l'intermédiaire du président de l'ASADHO dont l'Organisation est
impliquée dans les deux initiatives.
Pour le succès de toute cette campagne, lors de la
rencontre d'Anvers , il convient de défendre l'idée de la nécessité d'une synergie
fonctionnelle à négocier entre nos deux initiatives de sorte qu'un comité international
d'appui à la Campagne soit établi.
De plus une jonction stratégique doit être envisagée
entre la société civile congolaise des deux parties du pays et celle de la diaspora ou
en exil forcé. Une autre jonction stratégique doit être envisagée entre la société
civile congolaise et les partis politiques non-armés constituant l'opposition interieure
et dans la diaspora qui ont des objectifs similaires afin de renforcer leurs positions
lors d'une éventuelle négociation plurilatérale intercongolaise.
2. Objectifs de la Conférence préliminaire
Au vu de l'évolution de la situation sur le terrain qui
s'oriente au mieux vers la signature et la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu, la
Conférence préliminaire de Montréal vise à réunir comme participants un échantillon
représentatif des différentes catégories d'acteurs que réuniraient éventuellement une
Conférence politique spéciale avec pour objectifs de:
1. de passer en revue les progrès réalisés dans les
négociations;
2. échanger des vues sur chacun des dossiers importants
inscrits à l'ordre du jour des négociations;
3. adopter des formulations préliminaires de consensus
politique à être validé par les états-majors politiques;
4. s'accorder sur les principes de base et la
méthodologie devant être utilisée en vue de la Conférence internationale;
5. lancer officiellement l'appel d'une Conférence
internationale sous l'égide de l'ONU et de l'OUA.
3. Projet de programme et méthodologie de travail
1. le cessez-le-feu général et le retrait des forces
étrangères;
2. la présence et le déploiement d'une force de maintien
de la paix et d'interposition;
3. la libération des prisonniers politiques et d'opinion;
4. la levée de l'interdiction actuelle des activités des
partis politiques;
5. une charte pour la période de transition;
6. la formation d'un gouvernement d'union nationale et
d'un organe législatif de transition;
7. le processus constitutionnel et électoral libre et
transparent;
8. la formation d'une armée républicaine.
Méthodologie
En préparation de la Conférence préliminaire, chaque
organisation participante recevra un jeu de documents de travail constitué et/ou
rassemblé par le comité de préparation. Chaque organisation disposera d'une dizaine de
jours ouvrables pour étudier les documents de travail avec leur représentant désigné
pour participer à la Conférence préliminaire.
Les sujets à l'étude seront structurés en quatre
commissions thématiques:
1. conditions préalables à l'ouverture démocratique:
libération des prisonniers politiques et d'opinion et levée de l'interdiction des
activités politiques;
2. sécurité, maintien de la paix et formation d'une
armée républicaine;
3. institutions transitoires;
4. conditions du processus constitutionnel et électoral.
Tous les participants prendront part obligatoirement aux
travaux de chaque commission thématique car l'élaboration du consensus et les
négociations y afférentes se feront dans le cadre de ces commissions thématiques.
Chaque commission thématique durera en moyenne une journée.
Une session de synthèse clôturera les travaux en
commissions thématiques et sera consacrée à l'adoption du projet de consensus minimal
à soumettre aux délégations pour la Conférence internationale.
4. Documents de travail à préparer
Afin de constituer le jeu de documents de travail pour la
Conférence, nous aurons besoin d'assembler et de réaliser une synthèse comparative des
documents suivants:
- projet de constitution de la Conférence nationale
souveraine de 1992;
- projet de constitution du Gouvernement de M. Kabila (la
commission constitutionnelle);
- les synthèses des rapports des conférences régionales
sur la reconstruction en République démocratique du Congo;
- les projets d'entente de principe de cessez-le-feu
(rencontre de Lusaka) et autres déclarations de rencontres au sommet: Pretoria, août
1998, Addis Abeba, Victoria Falls I et II, Durban, Ile Maurice, Libreville, Tripoli;
- Déclaration de la rencontre de la société civile à
Kinshasa, novembre 1998;
- le Plan en onze points du RNS;
- le Mémorandum des forces démocratiques ou plan de paix
de M. Tshisekedi;
- le Plan de paix de l'ASADHO;
- les projets de solution proposés par diverses
organisations participantes;
- le document de programme et de travail préliminaire
préparé par le Comité de Montréal.
5. Critères de choix des participants
La Conférence préliminaire de Montréal est ouverte aux
catégories suivantes de participants:
1. les représentants des partis et organisations
politiques non armées;
2. les représentants du gouvernement AFDL de M. Kabila;
3. les représentants de la présente rébellion RCD;
4. les représentants de la société civile (ONG,
Églises, autorités coutumières, syndicats et employeurs privés).
Les participants suivants auront qualité d'observateurs
et pourront intervenir par écrit ou informellement pendant les pauses et pourront tenir
des rencontres parallèles pendant la Conférence préliminaire de Montréal:
1. les représentants des pays étrangers soutenant la
rébellion;
2. les représentants des pays étrangers soutenant le
Gouvernement de M. Kabila;
3. les représentants des rebellions étrangères
utilisant le sol congolais;
4. les représentants des pays étrangers amis du Congo
mais neutres dans le présent conflit et/ou soutenant les forces démocratiques
non-armées;
5. les représentants des organisations internationales et
des ONG internationales.
Le but de leur présence est d'établir les conditions et
les garanties internationales d'une paix durable fondée sur la mise en oeuvre du
consensus politique obtenu dans la rencontre inter-congolaise.
Les critères suivants peuvent être utilisés:
Pour les organisations politiques non-armées:
- exister avant le déclenchement de la rébellion AFDL de
1996-97 et faire l'objet de la mesure d'interdiction des activités politiques ou avoir
été créée par la suite;
- avoir continué de fonctionner dans les faits à
l'intérieur ou à l'extérieur du pays malgré la mesure d'interdiction des activités
politiques;
- ne pas s'être associé à des déclarations ou par
adhésion à l'AFDL ou au RCD ou à tout autre rébellion armée.
Pour les organisations politiques armées, sont
considérées comme telles les organisations ou coalitions suivantes:
- le MPR et les anciens FAZ (DSP) encore fidèles aux
héritiers politiques de Mobutu;
- les Mayi Mayi;
- le RCD et son aile militaire (ainsi que les officiers
FAC en rébellion contre M. Kabila);
- l'AFDL et les Forces armées congolaises (encore
fidèles à M. Kabila).
En ce qui concerne les organisations de la société
civile, ses représentants seront constitués par les dirigeants sociaux qui auront
émergé comme porte-parole des processus de consultations entrepris actuellement par la
société civile.
6. Conditions de participation
Compte tenu du fait que les ressources du Centre
international sont limitées et que certaines des organisations politiques ou des
gouvernements invités disposent de ressources qu'ils pourraient investir dans ce
processus, il est proposé qu'en principe les frais de voyage et de séjour des
participants soient à la charge de chaque organisation participante ou de chaque
gouvernement participant. Le Centre international identifiera cependant une dizaine de
participants au minimum et une vingtaine au maximum dont il subventionnera le voyage et le
séjour à même ses ressources propres et celles complémentaires qu'il recevra. Advenant
une recherche de financement réussie auprès du Gouvernement canadien et autres
fondations un nombre plus grand de participants pourrait être subventionné.
7. Échéancier provisoire de réalisation
1. Mi-novembre 1998: adoption du plan de travail par le
comité de préparation
2. Fin novembre 1998: envoi des invitations aux
organisations et aux gouvernements
3. Mi-décembre 1998: confirmation des participations et
liste provisoire des participants
4. Mi-janvier 1999: envoi du jeu de documents de travail
et du programme de la Conférence
5. Du 25 au 29 janvier 1999: Conférence préliminaire de
Montréal
8. Budget provisoire
1. Missions de Consultation préliminaire 40,000 $
2. Voyage aérien (20 participants subventionnés) 2 000 $
x 20 *40 000$
3. Frais de séjour (20 participants subventionnés) 5
jours x 20 x 200$ *20 000 $
4. Frais de coordination 5 000 $
5. Documentation 5 000 $
6. Communications 5 000 $
7. Location de salles de conférences 2 500 $
8. Suivi 10 000 $
9. Imprévus (5%) 7,000$
Total provisoire à administrer par le Centre
international 134,500 $
Contribution du Centre international 25 000 $
Autres sources (à rechercher) 109, 500$
* L'hypothèse est qu'au moins une dizaine de participants
extérieurs supplémentaires seront pris en charge par leur organisation ou gouvernement
ou encore subventionnés par d'autres donateurs. |