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«La Patrie ou la mort, nous vaincrons!», réponse à l'article de Alain Tshimanga Tshibungu.
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Okana Syp

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" Si tu veux qu’ils se haïssent, jette-leur du grain. " : Saint-Exupéry.

" Pour tout dire, les enseignements du vieux chef berbère à son fils peuvent se résumer en cette simple phrase : si tu veux en faire des frères, laisse-les bâtir ensemble leur propre demeure " : Jacques B. Gélinas.

" La Patrie ou la mort, nous vaincrons!"

Je saisis cette occasion pour réagir à votre article : Kabila n’est pas la Nation.

Comme certains compatriotes nostalgiques de l’époque du président Mobutu, je comprends bien votre frustration .Celle-ci est normale dans la mesure où le changement fait toujours peur et personne n’aime l’incertitude. Votre réaction à l’égard du président Kabila est similaire à celle des nombreux Russes qui ne pardonnent pas l’ancien secrétaire Michaël Gorbatchev, suite à la perestroïka. La même réaction se manifeste également vis-à-vis du président élu démocratiquement, Borris Eltsine. Certains de ses compatriotes le traitent de traître à la nation Russe pour avoir accepté le néo-libéralisme. Une chose est certaine, aucune transition ne se fait sans pleure ni grincement de dents. " On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs "( président Omar Bongo, Gabon). Ce qui est difficile, c’est le fait que cette transition vers la démocratie se fait en violation de ses règles élémentaires. Dans d’autres pays, elle s’est faite en douceur.

Mon objectif est d’une part d’appuyer monsieur Corneille Lumumba dans son appel aux compatriotes et d’autre part de démontrer que vos propos sur le président Kabila se résumeraient autour de cette phrase: " celui qui veut noyer son chien, l’accuse de fou ". Pour y arriver je discuterai des points suivants de votre article sus- mentionné "… Corneille, … veulent pas, … corrompu et commission, … nationalisation …erreur, … ennemis et …objectifs …". Ma proposition sur l’avenir du Congo sera réservée à la conclusion.

  • Vous dites : " …ranger derrière Kabila comme au temps où la T.V. Kinois clamait : toute la nation rangée derrière un seul homme : Mobutu ".Votre argument ne me semble pas solide pour refuser l’appel de monsieur Corneille Lumumba, au simple fait que vous êtes du RCD. Personnellement, je le soutiens dans son invitation. Yves Lacoste définissait la nation comme une " communauté de citoyens libres et égaux ". Pour être complet, cette définition devait avoir selon lui deux caractéristiques fondamentales : La volonté commune de défendre vis-à-vis des menaces d’invasion étrangère et celle d’être gouverné par les "siens" et non par des étrangers. Selon vous monsieur Tshimanga, le pays n’est pas envahi par les étrangers? N’y-a-t-il pas risque d’être gouverné par les étrangers en robe des congolais? Que répondrez-vous à monsieur Kyungu Wa-Ku-Mwanza, Ambassadeur de la RDC au Kenya lorsqu’il écrit : " aujourd’hui, les marionnettes du RCD sont à Kampala, demain ils sont à Kigali où l’on parle des tentatives de leurs maîtres à les inviter à s’entendre ". Il ajoute : " … pourquoi Kampala et Kigali devraient-ils monter un État major unique pour les forces d’agression dirigées par un officier ougandais?

Et les militaires congolais qui criaient hier, où sont-ils passés?"( Kyungu Wa-Ku-Mwanza, conférence de presse, Nairobi, Kenya, 8 janvier 1999). Pouvez-vous m’expliquer pourquoi monsieur Herman Cohen, ancien Secrétaire d’État américain appelle-t-il les agresseurs à la raison? Ainsi, à la lumière de ces phrases et des caractéristiques sur lesquelles se fondent la nation, vous devez comprendre le pourquoi de l’appel de monsieur Corneille Lumumba. En toute honnêteté, j’avoue avoir du mal à vous comprendre. Vous avez été témoin de l’opération militaire, " le Renard du désert ", menée par les américains et anglais contre l’Irak. Durant cette opération, vous avez été également témoin devant votre télévision des différentes manifestations à travers le monde pour condamner cette agression. Des manifestations ont eu lieu aux U.S.A, Londre, Jordanie, Egypte, Jérusalem et en Irak même. Vous avez votre propre opinion sur le président Saddam Hussen, son peuple ainsi que bien d’autres également en ont. Pouvez-vous m’expliquer pourquoi ces gens ont manifesté contre l’opération et apporter leur soutien au peuple Irakien et à son président sachant les maux que cause ce dernier à son peuple et à ses voisins? Même la ligue Arabe dans laquelle il y a des farouches opposants du président Saddam a condamné l’agression. Êtes-vous compatriotes ou traître pour ne pas être capable de faire la part des choses? Par respect aux familles de nos compatriotes qui sont morts et ceux qui cherchent encore à comprendre le pourquoi de cette guerre, vous auriez dû garder le silence c’est-à-dire, ne rien commenter en raison de votre appartenance au RCD. La RDC étant en guerre, je ne pense pas qu’en s’alignant derrière le président pour défendre notre patrie serait une mauvaise chose dans la mesure où vous connaissez bien le parcours du président Kabila ainsi que la position dans laquelle il s’est retrouvé pour satisfaire la volonté de ses compatriotes ainsi que celle de ses anciens alliés; Rwandais, Ougandais et Burundais.

  • Vous dites : " les occidentaux veulent le départ de Kabila ". Je rejette encore votre argumentation car elle est simpliste et relève d’une campagne de désinformation dont l’objectif est de nuire à l’image du président Kabila et de tous ceux qui sont animés de bonne volonté pour la reconstruction du pays et à la sauvegarde de la souveraineté de notre peuple. Vous suivez sans doute des actualités. Qu’est-ce qu’on ne dit pas du président Eltsine avec son vodka?, du président Kaddafi, psychopathe? N-a-t-on pas traité Thomas Sankara de fumeur de chanvre?, J.B. Bokassa, de cannibale? Nous sommes en face d’une campagne médiatisée où tous les moyens peuvent être utilisés dans l’intention d’ humilier ou d’anéantir celui qui dérange l’ordre établi. À mon avis, le vrai problème qui empêche ces gens de dormir tranquillement reste la coopération avec le Congo. Voici la philosophie qui anime certains d’entre eux :- L’honorable Monique Landry, alors ministre des Relations Extérieures et du Développement International du Canada, devant les étudiants de l’Université Laval "…Nos propres intérêts économiques sont donc devenus un argument supplémentaire militant en faveur de l’aide au développement "( cité par Jacques B. Gélinas, " notes pour une allocution", bureau de la ministre, 29 novembre 1989. - Le président Kennedy, devant l’Économic Club de New york, répondait à la question suivante : à quoi sert l’aide au développement? Il dit, et c’est vrai, qu’" elle sert les intérêts économiques, politiques et militaires des puissances `` donatrices``. Elle permet d’écouler leurs surplus agricoles vers les pays sous-développés. Elle sert à ouvrir les voies du commerce. Elle sert de cheval de Troie pour l’introduction de technologies déterminées. Elle sert à financer des infrastructures pour l’affluence de capitaux privés. Elle sert surtout à minimiser l’importance de l’épargne intérieure en créant, chez les bénéficiaires, un terrible dépendance envers les capitaux extérieurs faciles à obtenir… et à dilapider ".( cité par Bernard Bernier et Rodolphe de Konink " critique de la théorie libérale du développement", in Revue canadienne de sociologie et anthropologie, vol.2, 1974, p.151). Comment ne peut-on pas être septique lorsqu’on connaît leur philosophie? Hier, ils nous disaient que l’autoritarisme était l’unique voie pour notre développement, ils n’ont pas hésité de soutenir nos frères qui ont joué leur jeu. Voyez qu’ 1/3 de siècle après, ils viennent nous dire qu’ils se sont trompés et qu’il faut adopter la démocratie et leur modèle de développement ( basé sur la suppression des barrières douanières, l’incitation à l’exportation, la libéralisation, la privatisation et la compression des dépenses publiques). Sur ce qui les empêche de dormir, voyez ce que dit le Programme de Nations Unies pour le développement," les donateurs financent l’emploi de 75 000 à 100 000 experts étrangers par an dans le pays en de développement " ( cité dans le rapport de la Banque mondiale, 1990). Monsieur Tshimanga, selon Jacques B. Gélinas qui cite Rodolf H. Strahm, tout l’argent ne sort pas du pays donateur et il le prouve qu’entre 1981 et 1983, 94% de l’ensemble de fonds fournis par la Suisse ont été dépensés en Suisse même. Ces ministres de la coopération et bien d’autres que vous soutenez pour dire qu’ils ne veulent pas du président Kabila, s’ils voulaient vraiment le bonheur du peuple congolais, ils auraient dit tant pie, notre argent de coopération sera transféré à la lutte contre la pauvreté dans notre propre pays ou servira à créer de l’emploi aux jeunes des banlieues. Monsieur Tshimanga, êtes-vous vraiment convaincu qu’ils viennent au Congo à cause de nos beaux yeux, alors que 20% des enfants américains vivent au-dessous du seuil de pauvreté et 10% dans une pénurie extrême( Le New York Times du 1er juin 1996, cité par Libération du 3 juin 1996 ). Au Royaume-Uni, où seulement un jeune de dix-huit ans sur deux est scolarisé ou en formation, contre quatre sur cinq ailleurs en Europe, une étude de la Chambre des communes révèle que un million cinq cent mille enfants de moins de seize ans travaillent illégalement, souvent dans des conditions dangereuses, en particulier dans la circonscription de M. John Major ( Christian De Brie, Le Monde Diplomatique, citant The independant, Londre 16 juin 1996). Votre raisonnement est absurde.
  • Vous dites : " kabila est corrompu " et vous faites également allusion aux commissions. Encore une fois, je rejette votre jugement par manque de preuves convaincantes. Je vous aurais soutenu si vous aviez des preuves. Malgré cela, elle ne peut en aucun cas justifier la prise d’ armes. Tous ceux qui combattent aujourd’hui le président Kabila n’ont pas des mains propres. Si elles l’étaient, nous ne serions pas arrivés aujourd’hui dans cette situation de pauvreté. Voici ce que dit Thomas Courtrot/ Michel Husson, (Les destins du tiers monde, 1993, p.167) : " Les études économiques, en principe préalables à tout accord de crédit, ont été négligées au profit des pots de vin offerts aux responsables des pays du Tiers monde, pour qu’ils acceptent de s’endetter". À votre avis, est-ce le corruptible ou corrupteur qui est responsable ? À mon avis, la responsabilité est partagée. Vous dites également :"… Kabila exige une commission des compagnies étrangères, exemple; Intercommet". C’est surprenant puisqu’une semaine après le début de la guerre, monsieur Bizima Kahara tenait le même langage à la radio Canada. Pourquoi n’a-t-il pas démissionné? Je crois qu’un ministre des Affaires Étrangères qui démissionne pour avoir dénoncé la corruption est plus crédible qu’un secrétaire. Pensez-vous vraiment que la corruption du président Kabila puisse justifier la mort de plusieurs compatriotes? Les commissions sont monnaie courante en affaires, surtout s’il s’agit d’un gros contrat. Pour votre mémoire, je vous prie de vous rappeler de l’instruction judiciaire dans laquelle est impliquée le président de la court constitutionnelle de France, monsieur Roland Dumas dans l’affaires ELF, Rappelez-vous également du cas de Serge D’Assaut, dans la vente des hélicoptères militaires à l’armée belge, le comité international olympique et enfin l’affaire des emplois fictifs à la mairie de Paris. J’ai du mal à comprendre la légitimité de vos exactions militaires surtout que les raisons sont douteuses. Car, comment expliquerez-vous les arrestations des ministres et de directeur de son cabinet? Dites-moi, combien de ministres sont en prison au Rwanda ou en Ouganda? Avez-vous une idée de solde bancaire du président Kabila? Celui du président Mobutu était connu de tous ( voir Jacques B. Gélinas, 1994, p.104, qui cite Jim Chapin, 1986 : " la fortune du président Mobutu s’élève, selon les estimations les plus récentes à environ cinq milliards de dollars. ….et prélève une commission de 5% sur toutes les ventes de minéraux…". Voici une preuve! Et non un discours de désinformation. Monsieur, j’ai peur que vous ne soyez de ceux-là qui regrette le départ du président Mobutu. J’ai également peur que vous ne soyez de ceux dont les robinets seraient coupés et qui devraient apprendre à ne dépenser que ce qu’ils gagnent. Je regrette qu’en tant que Congolais, vous n’ayez pas le courage de dire haut et fort à ces Européens : de quoi vous mêlez-vous? Qu’ils soient ministres ou président de la République, So What? Pour qui se prennent-ils pour se substituer aujourd’hui en donneur des leçons?

- Vous dites : " … il signe les contrats miniers en cachette … ". Je rejette cette affirmation parce que vous ne la prouvez par aucun document. Si vous y avez assisté pour le témoigner, il n’y a donc pas lieu de parler de cachette. L’absence de preuve me pousse à classer votre jugement comme relevant d’une campagne de désinformation. Aucun dirigeant sérieux ne peut signer un contrat d’investissement sans tenir compte des critères d’évaluation de la rentabilité du projet.

Vous dites : " … il nationalise les entreprises appartenant aux étrangers et aux nationaux ". Si je vous comprends très bien, vous auriez préféré la privatisation. Vous avez raison. Voyez, monsieur Tshimanga, selon Susan Gorge ( L’effet Boomerang, 1992, p.170), malgré le manque de preuves d’une amélioration d’ensemble des résultats économiques entraînée par la privatisation, l’abondance de preuves contraires et le fait maintes fois démontré que la privatisation polarise encore davantage les sociétés et marginalise les personnes âgées, les jeunes, les femmes et les pauvres, dans le monde entier, l’emploi est partout menacé par cette doctrine. Si vous examinez bien les entreprises étrangères qui ont été nationalisées, elles auraient certainement été privatisées à la suite des conseils du Fonds Monétaire International( F.M.I.) ou de la Banque Mondiale( B.M.). Leur évangile est simple : privatiser, privatiser, pour attirer des capitaux étrangers. Et dans certains cas, les conditions de travail laisse à désirer. La privatisation par outrance prévoit de beaux lendemains pour les multinationales ( Corm G., Les habits neufs de la domination néo- coloniale, Le Monde Diplomatique, avril 1992, pp.16-17). À mon avis, si ces entreprises n’ont pas montré leur efficacité de gestion, leur compatibilité avec l’intérêt général, et l’élévation des conditions de vie de la population, quelle autre solution aurait été souhaitable? Toutefois, avant de condamner les nationalisations d’entreprises vous auriez dû vous poser quelques questions : quels types( petite, moyenne ou grande) d’entreprises nationalise-t-il? Quelles étaient les conditions de travail dans ces entreprises? Est-ce que les propriétaires avaient été indemnisés ou pas à la valeur marchande? Une réponse négative à cette question pourrait vous faire monté sur vos grands chevaux. À ma connaissance, la nationalisation d’entreprise profite à son propriétaire, puisque l’État l’achète à un prix supérieur à sa valeur marchande.

  • Vous dites : " … erreur de faire la louange…". Vous citez les avantages que ces pays retirent au Congo, notamment à la Miba, Gécamine et le contrôle qu’aurait l’Angola sur des bases militaires de l’UNITA. Je condamne votre manque d’objectivité. Selon votre logique, le président Kabila n’est pas nationaliste parce qu’il permet à ses alliés des avantages( Miba, Gécamine et contrôle sur UNITA). Je suis surpris que vous n’ayez pas le courage de dénoncer la même chose de la part de monsieur Wamba dia Wamba alors que ses alliés pillent la population et nos ressources minières. Voici ce qu’avance monsieur Kyungu Wa-Ku- Mwanza: " Des sociétés et même des trafiquants patentés quittent l’Amérique et l’Europe pour passer des contrats d’achat de l’or, du diamant, de la cassitérite, du bois, du café, du thé, du bétail avec les rwandais et les ougandais?". Que dites vous des biens qui s’en vont par camions au Rwanda? Pensez-vous que monsieur Wamba dia Wamba mériterait d’être appelé nationaliste?
  • Vous dites :" … les occidentaux ne sont pas nos ennemis ni les tutshi … ". Je n’en disconviens pas. Mais quel qualificatif proposez-vous à la place? Comment votre point de vu convaincrait-il ceux qui ont perdu leurs membres de famille dans les massacres de Makabola et beaucoup d’autres?

- Vous dites : " Les objectifs du RCD dont je suis membre sont les suivants : une société libre et un gouvernement d’union nationale ". Félicitation ! Je crois qu’une société libre reste le vœux de tout citoyen du Congo. Mais dites-moi, quelle différence aurait-il entre l’UDPS, AFDL, Lumumbiste et vous sur ce point? Comment expliquez-vous cette guerre alors que tous souhaitez la même chose? Comment RCD pourrait-il conduire le peuple sur cette voie de liberté alors que son président ne le serait pas lui-même? Vous parlez d’un gouvernement d’union nationale. En politique, on dit : la dépouille aux vainqueurs. S’il s’averrait vrai dans le cas du Congo. Comment l’opposition interne s’impliquera-t-elle dans le processus d’une société libre alors que le chef de l’UDPS ne voulait pas travailler dans un gouvernement dans lequel il aurait des gens à la nationalité douteuse? De ce qui précède, je m’imagine que nous allons de mal en pire puisque le future gouvernement, si le président Kabila venait à être renversé ne sera pas forcément nationaliste comme vous le prétendez.

En somme, comme toute personne humaine, le président Kabila a ses défauts. Cependant, ceux-ci ne justifient pas à mon sens la prise des armes par vos troupes et la déclaration de guerre ou de puch au président Kabila telle que vous l’avez faite en vous alliant avec les forces étrangères dans l’intention de gouverner notre pays, ce qui a eu pour conséquences : de paralyser l’activité économique et sociale, … de détruire des vies humaines ainsi que les infrastructures de développement. Je me sens donc très obligé de vous avouer que cela paraît impensable et me dépasse personnellement. En effet, si l’on s’interroge honnêtement sur les motifs qui sont à la base de vos querelles et qui ont fait de vous des protagonistes farouchement opposés l’un de l’autre, on se rend compte que vous( Bizima, Ondekande, etc.) auriez dû démissionner de vos fonctions et rallier l’opposition`` civile``( ce qui serait très légitime), que de vous constituer en opposition `` armée`` contre le peuple pour lequel vos ambitions semblent démesurées. Je crois personnellement que monsieur Etienne Tshisekedi, président de l’UDPS devrait nous servir d’exemple sur ce point.

Quand nous aurons fini de pleurer nos morts et comptabiliser les pertes de biens et de vies humaines, le vainqueur se posera plusieurs questions, notamment celles-ci : combien cette guerre m’a-t-elle coûté? Ai-je encore la légitimité du pouvoir? Quelle image le peuple aurait –il de ma personne? Puis qu’elle a eu lieu dans le territoire national, elle aura détruit les actifs économiques, paralyser les échanges extérieurs et entraver l’activité économique (Susan George, L’effet Boomerang, p.219, 1992). Je m’imagine que de deux côtés, le gouvernement de la RDC et les rebelles ont dû emprunté à leurs banques nationales ou à des banques étrangères de l’argent pour acheter des armes et munitions. En plus, ils auraient signé des ententes avec leurs alliés. Si le président Kabila gagne cette guerre, les congolais paieront les coûts suivants : emprunts par le président Kabila et les ententes signées avec ses alliés. Et si le RCD gagne : emprunt de ses alliés et ententes singées + ceux du président Kabila, puis qu’il les a signé en tant que président de la RDC. Ainsi, la RDC sera obligée de rembourser deux dettes. La première est sa dette extérieure et la seconde serait celle engendrée par Wamba dia Wamba et ses alliés. Toutefois, n’oublions pas qu’actuellement la RDC est entrain de supporter le coût de la guerre qui a fait partir le président Mobutu. Quel que soit la politique et le dirigeant en place, il sera très difficile de financer les programmes qui seraient de nature à améliorer le sort de la population à court terme et à moyen terme, le gouvernement poserait les bases d’une prospérité très générale.

Maintenant que le mal est fait, il est temps de se demander ce que nous, Congolais pouvons faire pour notre pays. Si nous nous regroupons par association estudiantine, professionnelle, religieuse, etc… et contribuons en raison de 5$ par mois, nous pourrons aider notre pays dans le domaine de l’éducation et de la santé. En supposant que 10% de la population congolaise est à l’étranger, je crois sincèrement qu’après trois ans d’aide, nos frères pourront bien étudier et bien se soigner. Ainsi, nous bâtirons ensemble notre propre demeure avec fierté et dignité.

À bientôt,

Okana Syp

" La patrie ou la mort, nous vaincrons! F.Castro ".

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