Le discours du Président Kabila à
l'université m'a plu. |
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Prof. Ejoh Kasongo-Numbi K. |
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| Le discours du Président Kabila à
l'université m'a plu. Pour la première fois, un dirigeant congolais montre qu'il faut
compter avec l'université pour sortir le pays d'une mauvaise situation. L'enseignement
n'est plus, Dieu merci, la cinquième roue. Le Président Kabila a appelé les chercheurs
à fabriquer les armes de guerre pour sauver le pays des agresseurs. Je comprend par là
qu'il les a appelés aussi à fabriquer le lait, les voitures, les tissus, les appareils
électroniques, les engrais etc. "Si vous ne faites pas cela", a-t-il dit, à
quoi servent toutes ces sommités intellectuelles. Merci Monsieur le Président de la
confiance que vous faites aux chercheurs et à l'université.
Il ne faudra
pas s'arrêter en si bon chemin. Il reste d'organiser l'interface entre les chercheurs et
les industrielles, les décideurs du Gouvernement et les hommes d'affaires pour que chaque
groupe intéressé finance la recherche appliquée dont il a besoin.
Lorsque cette
interface sera faite, la balle sera réellement dans le camp des chercheurs.
Si le
Président Kabila réussit cela, il aura sauver l'université et le pays. Oui, il a
raison, l'université n'est pas une cinquième roue comme le disait son prédécesseur.
Pas d'université, pas de pays, parce que, pas d'avenir.
Mais à quand
les rencontres entre les chercheurs et les industriels, les décideurs du Gouvernement et
la F.E.C. (ex-ANEZA). Qui organisera cette interface ? Est-ce le ministre de l'éducation
? En a-t-il reçu expressément la mission ? S'il n'y a pas cette interface et le
financement qui va en suivre, ça sera un bon discours et pas plus. Mais je suis optimiste
que le Président ira jusqu'au bout.
Prof. Ejoh Kasongo-Numbi K. |
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