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Quelles réponses aux questions du Président KABILA ?

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Prof. Ejoh Kasongo-Numbi K.

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Comme de tradition, le Chef de l'Etat Congolais a fait un discours à la nation le 31 décembre 1998. Dans ce discours, il devait répondre aux attentes du peuple sur la politique, sur l'économie et sur le social. Il l'a fait. Ce n'est pas mon rôle d'apprécier les réponses du Chef de l'Etat. Ce qui m'intéresse, c'est les questions qu'il a posées sur les solutions à la guerre qui se déroule au pays depuis le début du mois d'août 1998.

En ce qui concerne l'arrêt de la guerre, le Chef de l'Etat a dit que si cela dépendait de lui, il l'arrêterait à la seconde même. Mais hélas, la poursuite de la guerre dépend des agresseurs ruandais et ougandais, a dit le Président Kabila. Pour lui, il y a guerre parce que les congolais défendent leur territoire et résistent à l'invasion étrangère. Pour le Président, dans ce cas, on peut arrêter la guerre en cessant de se défendre et en acceptant que les agresseurs prennent possession de notre pays. Il a laissé entendre qu'il ne peut pas faire cela, car cela serait la violation de son serment présidentiel : Garant de la Nation. Le Président se dit lié par ce serment. Il doit résister, même si cela doit être long et même très long.

D'où son credo "La durée de la guerre sera égale à celle du séjour des agresseurs sur le territoire de la République Démocratique du Congo".

Je trouve que cette position du Chef de l'Etat est celui de tout Chef de l'Etat digne de ce nom. Faire autrement c'est trahir.

Mais Monsieur Kabila reste ouvert à ceux qui lui demandent de négocier pour arrêter la guerre. Il a dit dans ce discours :

"Que faut-il faire pour arrêter la guerre ?".

J'aimerai que chacun de nous fasse preuve d'imagination pour proposer au Chef de l'Etat, un cahier des charges avec des termes de références précises à appliquer lors des négociations. Car, il est certes intelligent de dire qu'il faut négocier. Mais, il est encore plus intelligent de proposer des termes de références à la négociation. Le cahier des charges dira comment procéder, quels sont les points sur lesquels ont peut céder et quels sont les points sur lesquels ont ne pourra pas céder. L'élite de notre pays doit aider le Président et la nation en proposant les termes de références des négociations éventuelles.

Je constate malheureusement que les débats sur le net, qui a déjà ses champions, verse plus dans les querelles des individus que sur les idées.

Je suis de ceux qui préconisent les solutions politiques, car je suis de l'UDPS-COURANT REFORMATEUR, donc un modéré. En outre, notre pays a mieux à faire avec le peu des moyens dont il dispose que de faire la guerre. Je propose un cahier des charges. J'aimerais que le débat, s'il y en a, porte sur les termes des références de mon cahier de charge plutôt que sur le principe de négocier ou pas. Je commence d'abord par une analyse des intérêts des pays et des individus ou groupes d'individus acteurs de cette guerre et je termine par les termes de référence du cahier des charges.

1. Les parties en présence et leurs intérêts.

1.1. Le Ruanda.

Je l'ai déjà dit, le Ruanda est confronté au problème d'une population à 96 % paysanne dont la densité est de 160 personnes d'âge adulte au kilomètre carré. Un paysan doit chaque année disposer d'un hectare, au moins, pour survivre (champs et élevage). Un kilomètre carré ne dispose que de cent hectares. Il y a donc 60 personnes au Ruanda sur chaque kilomètre carré qui ne trouvent pas où cultiver. De ce fait, il sont condamnées à la mort où à la vie de serf du Moyen Age (quelqu'un qui n'a pas de terres et qui, pour vivre, cultive la terre d'autrui, moyennant une rançon). La lutte pour la terre au Ruanda est une lutte à mort. Pour y faire face, les Ruandais doivent se regrouper, surtout, sur le plan ethnique. D'où les luttes ethniques sans merci dans ce pays qui durent depuis des siècles.

Pour résoudre ce problème, les Belges avaient tout simplement décidé de transplanter le surplus de la population ruandaise au Congo qui est sous-peuplé ( avec moins de dix paysans d'âge adulte au kilomètre carré) d'où l'origine des Banyamulenge, Banyaviura etc). Aujourd'hui, le Ruanda veut tout simplement élargir son territoire en annexant une partie du territoire congolais. C'est cela que le Président du Ruanda, le Pasteur Bizimungu, avait demandé en 1994 lorsque ils ont pris le pouvoir au Ruanda. C'est cela qu'il a demandé à la Conférence France Afrique du 26 au 28 novembre 1998 à Paris. Le Ruanda semble avoir convaincu certaines puissances occidentales à cette thèse. L'Ouganda y trouve son compte.

Je m'inscris en faux sur la thèse selon laquelle le problème dans la région des grands lacs africains est la présence des Tutsis qui cherchent à dominer les autres peuples. Certes, certains Tutsis veulent contrôler l'essentiel du pouvoir sans la participation effective des leurs frères Hutus; ce qui est une erreur monumentale de leur part. Mais, pour moi, cette volonté de domination, dont font preuve beaucoup de Tutsis, est plutôt un moyen pour s'assurer le contrôle de l'espace vital mais pas un but en soit. Je pense que les Tutsis se rassemblent et se renforcent pour mieux faire face à la lutte à mort pour l'espace vital. La preuve est que, partout où les nilotiques (dont les Tutsis) n'ont pas des problèmes d'espace vital, ils vivent en paix avec d'autres peuples (Tanzanie, Kenya, Province Orientale de la RDC) au Kenya et en Tanzanie, ils sont même dominés par les bantous. Le problème de l'espace vital est un problème ruandais et non un problème tutsis. C'est pour cela que le Pasteur Bizimungu, qui est un Hutu, s'investit dans la lutte pour réviser les frontières héritées de la colonisation. Ce n'est pas un traître contre ses frères Hutus. Non. Il mène, au contraire, un combat pour son pays et surtout pour les Hutus qui sont les plus nombreux et pour qui le problème de l'espace vital se pose avec le plus d'acuité.

Pour moi, si notre élite ne saisit pas cette réalité, elle risque dans la haine raciale qui est un crime. Le Ruanda s'emploiera, il s'emploie déjà, à démontrer aux grandes puissances que le Congo est sous-peuplé, il faut donc l'obliger à accepter la révision des frontières de 1885 pour résoudre le problème des conflits dans la région de grands lacs africains. Comme, je l'ai dit, certaines grandes puissances sont déjà acquises à la thèse ruandaise. Certains africains aussi, notamment ce professeur Kenyan qui écrit que la révision des frontières de Berlin 1885, est une solution aux problèmes des conflits en Afrique, notamment dans la région de grand lacs.

Je dis non. Le problème n'est pas la densité démographique mais la vie paysanne des ruandais. En effet, la Belgique a une population de dix millions d'habitants sur trente mille kilomètres carrés (densité 333 personnes/km²) et le Ruanda a huit millions d'habitants sur vingt-six mille kilomètres carrés (densité 308 personnes/km²). La population de la Belgique est à 97 % urbaine alors que celle du Ruanda n'a que 6 % d'urbains (Rapport sur le Développement dans le Monde 1995 de la Banque Mondiale, tableaux 1 et 31). Ces chiffres peuvent avoir changé dans ces deux pays durant ces quatre dernières années; mais pas de façon significative pour mettre ma thèse en cause. Imaginer que la population belge soit à 94 paysanne, chaque personne adulte devant y avoir un hectare de terre pour faire son champ, il n'y aurait pas assez d'espace pour vivre en Belgique. Dans ce cas, la haine entre peuples serait inimaginable, non seulement entre Wallons et Flamands mais aussi envers, et surtout, les étrangers. La Belgique ne connaît pas, comme le Ruanda, le drame de l'espace vital parce que chaque Belge ne vit pas de son champ. Grâce à cela, il y a suffisamment de l'espace pour les Belges et les étrangers en Belgique.

Le monde développé qui a connu, aux siècles passés, beaucoup de guerres pour la conquête de l'espace vital, a résolu ce problème par la modernisation de la population. Aujourd'hui, les conflits des terres entre Arabes et Israéliens sont résolu par la modernisation de la population.

D'ailleurs c'est les colons Israéliens, donc des paysans, qui créent des problèmes des terres et qui sont chaque jour en conflit avec les Arabes. La population urbaine d'Israël n'a pas les mêmes problèmes. Les Américains le savent, ils résolvent le problèmes des conflits des terres au Moyen Orient par le financement du développement tant du côté arabe que du côté israélien. Lors de son dernier déplacement au Moyen Orient (en Décembre dernier), le Président Clinton a promis un milliard trois cent millions des dollars aux Palestiniens et trois milliards aux Israéliens. Ceci pour financer le Développement. D'après le rapport de la Banque Mondiale (op.cit), Israël avait 90 % de population urbaine en 1993. Ce pourcentage ne fait qu'augmenter chaque année grâce au financement américain, entre autres.

Voilà notre argumentaire face à la volonté du Ruanda et de certaines grandes puissances qui préfèrent élargir le Ruanda en annexant une partie du Congo au lieu de moderniser ce pays (le Ruanda). Nous devons, nous Congolais, user de cette argumentation dont la pertinence est prouvée à travers des siècles lorsque les conflits des terres se posent plutôt que de brandir celle de notre soi-disant peur contre la domination tutsis. En posant le problème en terme de la présence nocive des Tutsis dans la régions des grands lacs, nous ne faisons que créditer leur thèse selon laquelle nous cherchons à les décimer dans cette région. Pour moi, il n'y a pas des Tutsis mauvais et des Hutus bons, il n'a y a que des Ruandais qui sont, parce que paysans, à l'étroit sur leur territoire et qui cherchent à annexer une partie de notre pays pour se faire de l'espace. Je m'oppose à leur projet insultant et chimérique.

Pour moi, je propose au Président Kabila, dans mon cahier des charges sur ce point, de demander aux grandes puissances, qu'elles financent la modernisation des populations des grands lacs africains comme elles sont entrain de la faire au Moyen Orient et comme cela a été faite sur l'espace européen. Je crois que cette solution est profitable tant aux Ruandais qu'aux Burundais qui ont pratiquement le même problème de l'espace vital.

L'Ouganda et le Congo y trouvent aussi leurs comptes. Les quatre pays doivent présenter, aux grandes puissance, un cahier des charges de financement du développement de cette région comme solution aux guerres et génocides. C'est ce que font les Israéliens et les palestiniens.

1.2. L'Ouganda

L'Ouganda veut d'abord résoudre son problème économique en exploitant les richesses minières du Congo. C'est à cela que s'emploie ses troupes dans les territoires conquis. A ce titre, la révision des frontières de 1885 qui lui donnerait les mines d'or de la province Orientale de la RDC ferait son affaire. En outre, l'élargissement du Ruanda diminuerait le nombre d'émigrés Ruandais en Ouganda.

Dans le cahier des charges, il faudra faire comprendre que si Kampala veut exploiter nos mines, il faut envisager la signature des conventions minières conformément à la loi congolaise. Les sociétés ougandaises peuvent exploiter, à ces conditions, les mines du Congo et résoudre leurs problèmes économiques.

1.3. Le Burundi.

Le problème du Burundi est le même que celui du Ruanda. Mon cahier des charges prévoit la même démarche que celle préconisée pour le Ruanda.

1.4. l'Afrique du Sud.

Ce pays est partie prenante au conflit, c'est elle qui alimente le Ruanda et l'Ouganda en armes. Chaque fois que l'Afrique du Sud vent des armes au Ruanda, celui-ci attaque notre pays. Je soupçonne l'Afrique du Sud de chercher à déstabiliser les pays africains qu'elle considère comme une menace sur l'investissement. En effet, l'Afrique du Sud veut se montrer comme seul pays stable du continent au Sud du Sahara. Pour elle, la déstabilisation des pays comme l'ANGOLA, le Zimbabwe, la RDC, voire le Nigérian, attirera tous les investissements étrangers vers l'Afrique du Sud. Il a y a beaucoup de congolais qui ont investi en Afrique du Sud, l'Afrique du Sud qui tire grand profit de ces investissements sait que la stabilisation du Congo signifie le rapatriement des investissements congolais vers la RDC. Cela provoquerait des problèmes de chômages et de manque à gagner sur le P.I.B. en Afrique du Sud. Pour drainer seules tous les investissements du continent et d'ailleurs, l'Afrique du Sud s'emploie à déstabiliser les autres pays d'Afrique Noire. C'est pour cela que le climat n'est pas bon entre Pretoria et Harare, Windhoek, Luanda, Kinshasa et même Abuja. Les blancs racistes de l'Afrique du Sud qui dirigent réellement le pays, cachent leurs raisons mesquines derrières des motifs de démocratie. Il n'y a que ceux qui n'ont pas vu des chars Sud-Africains au Lesotho qui croient au mobile de la recherche de la démocratie dans les actions des anciens champions du racisme. L'espoir que notre continent avait nourri dans le rôle d'entraînement vers le développement que l'Afrique du Sud allait jouer en Afrique après la prise du pouvoir par les Noirs dans ce pays, s'effondre chaque jour devant la réalité des choses. Hier comme aujourd'hui, l'UNITA s'alimenterait en armes et en minutions en Afrique du Sud pour déstabiliser l'Angola.

En outre, l'Afrique du Sud, profite de l'esprit belliqueux des autorités du Ruanda et de l'Ouganda pour leur vendre des armes. Elle pompe ainsi tout l'argent que ces pays reçoivent ou produisent. Elle fait comme la France et la U.R.S.S. avaient fait en vendant le plus d'armes possibles au Belliqueux Saddam Huissein de l'IRAK qui voulait conquérir les pays voisins (l'Iran et le Koweït). La France et la U.R.S.S.en endettant l'IRAK, ils l'ont ruiné. Les racistes de l'Afrique du Sud qui vendent les armes au Ruanda et à l'Ouganda finiront, s'ils ne l'ont pas déjà fait, par ruiner ces deux pays naïfs.

Dans mon cahier des charges, je demanderai aux Sud-Africains de comprendre que la déstabilisation des pays voisins finira, à la longue, par la déstabiliser elle-même.

1.5. Les États-Unis d'Amérique (EUA).

 

Après le communisme, l'ennemi de l'Amérique c'est l'intégrisme islamique. Les EUA ont besoin des pays qui jouent le rôle de digue contre l'expansion de l'intégrisme. Le Ruanda et l'Ouganda, pour s'allier les EUA dans leurs projets, se présentent comme des barrages contre l'intégrisme dans la région des pays de grands lacs africains.

Dans mon cahier des charges, je demande que la RDC, qui a joué avec succès le rôle de barrage contre le communisme, se porte garant devant les EUA de jouer ce rôle contre l'intégrisme islamique en Afrique de grands lacs. Si Kabila réussit, avec l'aide de l'Union Européenne, à convaincre des EUA sur ce point, il va rallier les EUA à la cause de notre pays.

Un autre point qui achoppe les EUA, et la peur d'extermination de la race rare et minoritaire des nilotiques dans la région de grands lacs africains.

Il faut que dans les actes et dans les paroles, les congolais ne donne pas des prétextes aux nilotiques que l'ont veut les exterminer. Il faut qu'ils montrent, en paroles et en actes, que leur action se limite à protéger l'intégrité territoriale de la RDC et l'intangibilité de ses frontières héritées de la Conférence de Berlin de 1885. En cas de doute du Ruanda et de ses protecteurs, la RDC accepte volontiers de déployer les forces d'interposition le long de la frontière.

1.6. Les rebelles Congolais.

Il est difficile de connaître ce qu'ils veulent, en dehors du pouvoir. Il est important de leur demander de communiquer leur cahier des charges. Le drame est qu'ils ne parviennent toujours pas à se faire accepter par la population des territoires conquis par eux. Comment comptent-ils gouverner le pays dans ces conditions ? Cependant, ils contrôlent déjà une grande partie du pays, près de la moitié. C'est cela le drame.

1.7. La classe politique (l'opposition non armée).

La classe politique africaine refuse presque partout les élections fiables car l'opposition, comme le pouvoir, en Afrique, préfèrent conquérir le pouvoir sur et autour d'une table ronde entre membres de la classe politique que de passer par les urnes. C'est cela que j'appelle le néocolonialisme. Les Noirs de la classe politique colonisent le petit peuple noir qui n'a pas le droit de se choisir lui-même ses dirigeants.

 

Le cahier des charges.

1. Les pays de grands lacs doivent ensemble proposer, aux grandes puissances, la solution de la modernisation de leur pays respectifs pour que les problèmes des conflits des terres soient diminués.

2. Les Etats-Unis doivent être rassurés en actes et en paroles sur deux points :

a) Le Congo, pays chrétien, ne servira jamais de bastion de l'intégrisme islamique.

b) Aucun gouvernement congolais ne peut ordonner l'extermination des Tutsis. Le génocide n'est même pas dans la tradition des peuples du Congo.

3. L'Ouganda et le Ruanda doivent comprendre que l'Afrique du Sud profite de leur naïveté pour les endetter en leur vendant les armes. Comme l'Irak, ils se rendront compte trop tard et l'Afrique du Sud va les talonner pour se faire rembourser ses dettes.

4. L'Afrique du Sud doit comprendre que l'instabilisation de pays voisins finira par la déstabiliser elle-même.

5. Les rebelles doivent publier leur cahier de charges plus étoffé que les simples cris de "plus de démocratie" car cela ne peut convaincre, d'autant plus que beaucoup d'entre eux (ceux de l'ancien régime de Mobutu comme ceux de l'AFDL) ont déjà gouverné le pays, tout le monde a pu apprécier leur degré de démocrates. Il n'y a pas d'illusions à se faire là dessus.

6. Le Gouvernement de Kinshasa doit respecter la date du mois de janvier comme mois d'ouverture du jeu politique démocratique. Le pouvoir de Kinshasa doit savoir que pour avoir la paix, ceux qui ne sont pas au pouvoir doivent avoir un espoir certain de reconquérir démocratiquement, eux aussi, le pouvoir dans un avenir proche. Leur couper tout espoir sous différents prétextes les poussent à des solutions extrêmes dont la lutte armée. Sans la paix, la reconstruction du pays sera impossible et les ventres affamés finiront par se retourner contre le pouvoir. Il est temps qu'on crée des conditions d'espoir pour tout le monde. La classe politique ne doit pas s'éliminer entre elle. Elle doit, par des élections à chance égale, laisser le peuple éliminer qui il veut. C'est le prix à payer pour une paix durable pour la reconstruction du pays, si on veut vraiment le reconstruire.

7. La classe politique et la société civile doivent savoir que la paix durable ne provient pas des gouvernements d'union nationale mais des élections libres. En effet, il est impossible de satisfaire tout le monde par un seul gouvernement. Gouvernement d'union nationale comme solution provisoire, oui ; mais comme solution durable, non.

Prof. Ejoh Kasongo-Numbi K.

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