| Réaction: Evêque
d'Uvira. |
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| Justin Materania |
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L'article publié dans le site de
"LIGUE CONGOLAIS POUR LA PAIX" cite les propos de Monseigneur Gapangwa
Nteziryayo, évêque d'Uvira (République Démocratique du Congo), dont la source est
MISNA.
Je suis certainement surpris de contradictions de celui qui se considère ambassadeur de
la paix et sa participation active dans ce conflit qui endeuille injustement la RDC.
Dans la nouvelle politique de l'Eglise catholique en Afrique des années 80, Rome a
compris qu'il fallait remplacer les prêtres ou Evêques étrangers par les autochtones.
Profitant d'inattention et d'incompréhension entre les Vira-Fuliiru et les Lega au sujet
de cette nomination d'Évêque d'Uvira, Gapangwa se serait fait passer pour autochtone
auprès de Vatican pour s'asseoir dans ce fauteuil tant convoité. Selon les mêmes
sources, il aurait corrompu certains notables catholiques de la paroisse à la quelle il
appartenait dans la Zone de Fizi, en leur donnant des vaches et de l'argent pour qu'ils
témoignent son appartenance à la tribu autochtone. Bref, pour arracher sa victoire, il
se serait fait passer pour un Mubembe de la zone de Fizi où on l'appellerait
"APANGWA", alors qu'il ne l'est pas. Sous la houlette de Mwando Simba,
gouverneur de la région du Kivu à l'époque, ce
monsieur avait réussi aussi à acheter le soutien des autorités régionales et de
Kinshasa pour soutenir sa cause. Sa réussite avait été rendu
C'est par cette combine de tricherie et de mensonge que Gapangwa avait été sacré
Évêque. Nous savons que ces vices n'ont jamais été la pierre angulaire de la paix ni
de la cohabitation entre humain.
Quand Mgr Gapangwa dit:"Aucun groupe ethnique ne baser (sic) sa propre survie sur
l'élimination d'une autre ethnie, quelle que'elle soit". En lisant l'ancien
testament tels que Exode, Nombres et Deutéronome, pour ne citer ceux-là, on se rend
compte que ses arguments contredisent la réalité biblique car, les Israéliens avaient
littéralement massacré les autochtones des territoires occupés au nom de sa propre
survie. Les raisons fondée de
cette barbarie Israélienne sont clairement indiquées dans Nombre, chapitre13, verset
18-20 :"...Voyez si les habitants sont forts ou faibles, nombreux ou pas. Voyez si le
pays est bon ou mauvais, si les agglomérations sont des villes fortifiées ou de simples
campements. Voyez si le sol est riche ou pauvre, et si les arbres y poussent ou non.
Allez-y courageusement et rapportez-en des fruits". Ces motifs restent aujourd'hui
les mêmes à ceux de tutsi dans la conquête du territoire Kivutien et congolais en
général.
Dire encore que:"Tous ont le sacro-saint droit-a-t-il précisé avec véhémence-de
vivre n'importe où et, la guerre ne résout certainement pas les problèmes de
cohabitation".
Bien que ce principe soit fondamental dans sa compréhension large, il s'avère néanmoins
dangereux au sens strict. Ce sacro-saint droit sert d'astuce d'hégémonisme, pour
ceux-là qui se considèrent forts afin de s'auto-approprier les terres ou les biens de
ceux-là qu'ils appréhendent vulnérables. La solution forgée au coup des artilleries a
toujours engendré
des conflits interminables avec toutes ses conséquences imprévisibles. Tels sont les cas
du Proche-Orient, de la région des grands lacs africains, de l'Europe orientale etc.
Si chacun peut vivre n'importe où, que deviendrait l'état tels qu'il est défini
actuellement? Où s'étendrait la souveraineté de chaque pays? Les pays existeraient-ils
dans sa forme actuelle? Si oui, comment? Autant de questions qu'on peut se poser sans
réponse. Rien d'étonnant que ces propos viennent de celui dont son ethnie sème
continuellement la confusion et l'ambiguïté au sujet de leur nationalité. En Tanzanie,
ils sont tanzaniens; au Congo, ils sont congolais; au Burundi, ils sont burundais; au
Rwanda, ils sont rwandais, en Ouganda, ils sont ougandais etc.
Ce propos de Mgr Gapangwa est contradictoire à celui de son président Pasteur Bizimungu
(Rwanda), lors de conférence France-Afrique à Paris (décembre 1998), avait réclamé la
conférence de Berlin II. Supposons que la communauté internationale lui fasse ce cadeau
(Berlin II), cela suppose une fois de plus des nouvelles frontières, alors que Mgr
Gapangwa réclame la disparition des frontières des états.
Selon MISNA, Gapangwa aurait dit:" Mon invitation à la paix a aussi été formulée
en vue du chemin à parcourir vers le jubilé de 2000. Adressons nous donc au Père
miséricordieux en essayant de pardonner et d'arriver à une véritable réconciliation.
Il faut absolument s'engager à fond pour construire une civilisation de l'amour"
(sic).
Tout le monde veut la paix et la justice. Ce qui est choquant dans ses propos, ce que ces
mots de la "paix" et de "l'harmonie" entre peuple puissent être
prononcés par celui-là même qui a insurgé son ethnie contre les tribus hôtes.
INGUNGA dans son article intitulé:<<Éphéméride de la conquête d'Uvira,
responsabilités des uns et des autres, retombées socio-politico-économiques>>,
novembre 1997, p.21, écrit en ces termes:"
Aussitôt arrivé à la tête du diocèse d'Uvira le 20 octobre 1985, le chef local alors
"Homme Orchestre" du plan HIMA, Mgr. Gapangwa passe à son exécution à travers
quelques actions à savoir:
...affectation des prêtres et soeurs tutsi aux postes des responsables des paroisses où
les armes et munitions seront cachées (couvent des soeurs de St. Joseph de Turin à
Sange, Evêché d'Uvira, paroisses des hauts plateaux d'Uvira...); trafic d'armes dans les
hauts plateaux sous prétexte que ce sont des matériaux et matériels de construction,
etc.
En prévision de la conquête d'Uvira, c'est Mgr. Gapangwa J. Qui était chargé de
réceptionner les armes et les munitions et de les garder en attendant le jour
"J", l'heure "H", la minute "M"...Toutes ces opérations
étaient faites à l'aide du logo de l'église catholique d'Uvira: "matériels ou
matériaux de construction!, matériels ou fournitures de bureau!"...,avec mention
DIOCÈSE D'UVIRA!". Cette activité de trafic d'armes dans la région avaient été
confirmées par les ONGs indépendantes de la région.
On se demanderait, en qualité de ministre, s'il ne transgresse pas volontier un de dix
commandements qui dit:" Tu ne commettras pas de meurtre", Exode 20:13.
En transformant le diocèse d'Uvira en une base militaire, ne serait-il pas lui-même à
la base de la mort des autres? Et si je l'ai bien compris, il y a l'amour quand il s'agit
de protéger la vie de ses congénères tutsi, comme le confirme l'Echos de la zone
d'Uvira en ces termes:"Les autorités militaires rwandaises assiégeant Uvira,
obligent en outre la population autochtone de faire des manifestations publiques pour
ainsi sensibiliser l'opinion internationale sur les prétendus massacres des prisonniers
commis par le régime de Kabila. Ils invitent également la population autochtone à
assister aux funérailles "officielles" de soixante dix huit corps des
banyamulenge, organisées sous la houlette de l'évêque tutsi Mgr Gapangwa le mercredi
09/12/1998. Les représentants de la population autochtone refusent avec courage de céder
à cette manipulation. Ceux-ci rétorquent que plus de deux cents civils (femmes et
enfants cfr Echos de la zone d'Uvira no 1) ont été massacrés l'année dernière à
Mulongwe par la milice Bany
Ce n'est pas la première fois que les méchants se cachent sous le manteau de bâtisseurs
de la paix. L'histoire fait mention à maintes reprises, des agresseurs qui se font passer
pour victimes. Dans tout le cas, il n y a que les naïfs qui laissent distraire.
Aux architectes de la paix, aidons-nous à bâtir la justice dans la vérité.
Aucune cohabitation ne peut être construite sur le fait de distorsion de l'histoire.
Comme le souligne la Bible en ces termes;" Tu ne prononceras pas de faux témoignage
contre ton prochain. Tu ne convoiteras rien de ce qui appartient à ton prochain, ni sa
maison, ni sa femme, ni son serviteur, ni sa servante, ni son boeuf, ni son âne".
Exode 20: 16-17.
Justin Materania |
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