- Raid sur Entebbe.
a) Piraterie aérienne
27 Juin 1976. Un avion de ligne Airbus dAir France
en provenance de laéroport Lod en Israel et à destination de Paris, via Athènes,
venait dêtre détourné par un commando de quatre terroristes, juste après son
décollage de laéroport dAthènes en Grèce.
Deux de ces quatre terroristes qui embarquèrent à
lescale dAthènes étaient palestiniens. Les deux autres, dont une femme,
étaient allemands et appartenaient à la Bande à Baader-Meinhoff, aussi connu sous le
nom de Faction Armée Rouge. Un groupe dextrême gauche de lAllemagne
Fédérale de lépoque.
Nous étions dans les années 70. Le conflit du Moyen
Orient battait son plein. Le Peuple Palestinien se battait depuis plusieurs années pour
une patrie.
Bien évidemment cet acte de piraterie aérienne fut
dénonçé et condamné par la communauté internationale, ou presque, surtout par les
pays occidentaux.
En effet lavion et son équipage étaient français.
Près dun tiers des passagers à bord de cet appareil civil dAir France
étaient juifs dIsrael et dautres pays. La plupart dautres passagers
étaient occidentaux.
Avec la complicité dIdi Amin, les terroristes
firent poser lappareil sur laéroport dEntebbe, près de Kampala en
Ouganda, après avoir effectué une escale à laéroport de Benghazi, en Libye. Ils
y furent rejoints par trois autres terroristes. Idi Amin envoya ses soldats pour garder
laéroport. En fait ils étaient de mèche avec les terroristes.
Dès le lendemain, les terroristes séparèrent leurs
otages en deux groupes : ceux qui portaient un passeport israélien et ceux
originaires dautres pays mais portant un nom à consonance juive dun côté et
les non-juifs de lautre.
Les terroristes firent alors connaître leurs exigences:
la libération immédiate de près de 54 terroristes incarcérés dans les prisons
dIsrael, de France, dAllemagne, et de Suisse notamment ; et paiement par
le gouvernement français dune rançon de 5 millions de dollars américains au
groupe palestinien.
Les terroristes fixèrent un ultimatum au-delà duquel
tous les otages seraient exécutés, sils nobtenaient pas satisfaction !
Evidemment de telles exigences furent inacceptables aux
yeux dIsrael, de la France et de leurs alliés. Même si pendant un temps les
gouvernements israélien et français firent semblant de céder au chantage en faisant
savoir aux terroristes que ces prisonniers seraient libérés. Il sagissait en fait
de donner le change pour gagner du temps.
Pour montrer leur disponibilité
aux négociations, les terroristes décidèrent de libérer sans condition tous les otages
non-juifs.
Désormais il ne restait plus comme otages à Entebbe que
des israéliens et et autres juifs de la diaspora. Ainsi que léquipage français de
lavion dAir France, qui avait choisi volontairement de rester à Entebbe avec
le reste des passagers.
b) Tergiversations gouvernementales
A Tel Aviv le gouvernement israélien commença par se
livrer à des délibérations houleuses et ultra-secrètes, qui nen finissaient pas,
sur laction à mener pour mettre fin à cette crise dotages.
Les membres du gouvernement passèrent en revue plusieurs
options, y compris la possibilité dune opération militaire de sauvetage. Pendant
quils examinaient lutilité, la nature, la faisabilité, les chances de
réussite, et le coût en vies humaines dun éventuel raid sur Entebbe, le Premier
Ministre Yitzhak Rabin et son gouvernement demandèrent au Chef dEtat Major
Général des Forces Israéliennes de Défense/ Force Aérienne , le général Motta Gur,
de mettre au point et de préparer minutieusement une opération commando avec pour
mission éventuelle daller libérer les otages à Entebbe, avec un minimum de
dégâts humains.
Après une préparation minutieuse et un entraînement
intensif et méticuleux de quelques jours dans un aéroport dEntebbe
, fidèlement reconstruit dans une base militaire à Tel Aviv pour le besoin
de la cause, le commando composé de 35 hommes fut prêt pour laction !
Cependant le gouvernement israélien narrivait
toujours pas à se décider. Les avis étaient très partagés.
Il semble quà un moment donné pendant les débats
très animés du gouvernement, le Chef d Etat Major Général Motta Gur décida
dappeler le Premier Ministre Yitzhak Rabin à côté et lui expliqua clairement la
nécéssité de lenvoi immédiat dun commando à Entebbe. Car lultimatum
fixé par les terroristes approchait. Israel faisait la course contre la montre.
Quelque temps après, alors que les débats se
poursuivaient encore, le général Mordechai ordonna le départ immédiat du commando vers
Entebbe. Avec la possibilité dannuler lopération et faire demi-tour à Tel
Aviv si jamais en fin de compte le gouvernement israélien décidait contre toute
intervention militaire.
Evidemment la préparation et lexécution minutieuse
de lOpération Tonnerre, son nom de code , furent et devaient demeurer
ultra-secrètes.
Seuls quelques officiels furent mis au parfum. Parmi
ceux-çi les leaders de lOpposition, dont Menahem Begin du Likhud. Ceux-çi
décidèrent doublier momentanément leurs dissensions, pour lintérêt
supérieur de la nation et apportèrent leur soutien inconditionnel au gouvernement.
c) Réaction foudroyante. Mission-surprise et ultra rapide
Quatre avions Hercules C-130 de larmée de
lair israélienne décollèrent dune base militaire de Tel Aviv, se dirigeant
dans des directions différentes pour tromper la vigilance des espions éventuels.
Destination Entebbe, en Ouganda.
Ces avions transportaient un commando de 35 hommes aux
visages maquillés en noir et habillés en tenue militaire de larmée ougandaise,
quatre véhicules blindés, deux véhicules landrovers, une Mercedes noire ( exactement
comme celle dIdi Amin) avec un faux Idi Amin assis à
larrière ( le commandant Jonathan Netanyahu déguisé en Idi Amin ), des armes
silencieuses,et autres matériels militaires, ainsi quun équipement médical( en
fait un véritable mini-hopital volant).
Ces avions parcoururent près de 3,500 Km de Tel Aviv à
Entebbe, volant à très basse altitude, presquen rase-mottes au-dessus de la Mer
Rouge pour échapper aux radars soviétiques et égyptiens.
Les israéliens avaient néanmoins bénéficié de la
complicité et de lassistance du Kenya. Ce nétait un secret pour personne que
le Mzee Jomo Kenyatta ne portait pas Idi Amin dans son coeur. Et vice versa. On se
souviendra dailleurs dun incident très révélateur à ce sujet. Quelques
mois plutôt, prenant livraison de ses avions de chasse Mig à Entebbe, un jubilant Idi
Amin demanda à ses pilotes devant les caméras de télévision combien de temps un avion
Mig mettrait pour atteindre le Kenya à partir dEntebbe. Gaffe diplomatique ou
déclaration de guerre délibérée ? Passons.
Au moment où, quelques heures plus tard, le gouvernement
israélien finit par se décider et donna officiellement son feu vert à lOpération
Tonnerre, les quatre Hercules C-130 effectuaient déjà leur descente sur Entebbe en
pleine nuit, et sous un orage violent !
On connait la suite.
Violant lespace aérien, le territoire ainsi que la
souveraineté nationale de lOuganda, le commando israélien réussit à atterrir à
Entebbe et à libérer en pleine nuit tous les otages, plus dune centaine, encore en
captivité dans cet aéroport. Ceci après avoir déjoué la vigilance des soldats
ougandais ainsi que des terroristes, et après les avoir neutralisés. En fait tous les
sept terroristes périrent durant les affrontements.
Le Commando israélien ne perdit quun seul homme,
Jonathan Netanyahu qui dirigeait les opérations. Plus tard lOpération Tonnerre fut
rebaptisé Opération Jonathan en sa mémoire.
Seuls deux otages furent tués pendant les accrochages. Un
troisième otage, une vieille dame britannique fut exécutée dans son lit
dhôpital, apparemment sur ordre personnel dIdi Amin en guise de
représailles. Elle y avait été transportée bien avant le raid en raison dun
malaise.
Laéroport dEntebbe fut sérieusement
endommagé, la tour de contrôle totalement détruite, plus dune dizaine
davions de chasse Mig 23 flambant neuf de larmée de lair ougandaise
furent détruits au sol, et Idi Amin fut humilié.
Toute lopération ne dura en tout et pour tout
quune heure et vingt-neuf minutes !
En effet quatre des sept terroristes furent tués trois
minutes seulement après latterrissage du premier des quatre avions militaires C-130
de larmée de lair israélienne.
Quinze minutes après latterrissage, tous les otages
encore à laéroport dEntebbe, sauf les trois tués, furent libérés et les
lieux sécurisés.
Cinquante-deux minutes, soit moins dune heure,
après latterrissage, le premier C-130 décolla dEntebbe en pleine obscurité,
avec tous les 106 otages à son bord.
Une heure et vingt-neuf minutes après
latterrissage, le dernier C-130 décolla à son tour dEntebbe.
La rapidité daction et leffet de surprise
furent les atouts sur lesquels les israéliens jouèrent.
Cette opération fut spectaculaire et frappa les
imaginations. Le monde entier se réveilla le dimanche 4 juillet 1976 complètement
ébahi !
Le raid sur Entebbe fut une des opérations commando de
sauvetage les plus spectaculaires de ce 20ème siècle.
Plusieurs pays, surtout les pays africains dont le Zaire
dalors, protestèrent contre la violation de la souveraineté nationale de
lOuganda. En fait ceci se passa en 1976. Soit un peu moins de trois ans après que
la majorité des pays africains rompirent leurs relations diplomatiques avec Israel,
suivant lexemple du Zaire qui le fit dune manière fracassante un certain 4
Octobre 1973, du haut de la tribune des Nations Unies par la voix de Mobutu.
Condamnations de la communauté internationale ou pas,
Israel ne sen souciait pas. Les otages furent libérés et ce fut la fête en Israel
et dans toutes les communautés juives à travers le monde ! Mission accomplie !
d) Madame Golda Meir aurait dit
Selon certaines sources dignes de foi, pendant que le
gouvernement israélien séternisait dans des débats sur la meilleure option à
suivre pour dénouer la crise des otages dEntebbe, lancien Premier Ministre,
Mme Golda Meir, aurait dit à son collègue du Parti Travailliste, le Premier Ministre
Rabin en substance ce qui suit : " Si vous et votre gouvernement
nêtes pas capables daller chercher nos citoyens à Entebbe, vous ne seraient
même pas dignes de vous promener avec des chiens dans la rue "
Peut-être que Mme Golda Meir était-elle échaudée par
sa propre expérience en tant que Premier Ministre lorsquéclata la Guerre du
Yom Kippur le 6 Octobre 1973 ?
En effet on se souviendra que la Syrie et
l Egypte, frustrées avec raison par le refus dIsrael de leur céder
leurs territoires quil leur avait pris lors de la Guerre des Six Jours de 1967,
lançèrent des attaques-surprise coordonnées et simultanées contre larmée
israélienne dans les territoires occupés par Israel respectivement sur les Hauteurs du
Golan ( Golan Heights ) et le Sinai. La Syrie était assistée par la Jordanie et
lIrak.
Leffet de surprise désempara larmée
israélienne dans un premier temps et permit aux armées syrienne, égyptienne,
jordanienne, et irakienne de gagner du terrain momentanément. Ce qui leur donna une
victoire psychologique. Pas pour longtemps.
Larmée israélienne lança une contre-offensive
redoutable. Et parvint, non seulement à repousser les armées arabes hors des territoires
occupés, mais aussi à pénétrer en plein territoires égyptien et syrien.
Israel finit par remporter la victoire militaire. Un
cessez-le-feu arrangé par lONU fut signé et entra en vigueur moins de trois
semaines après le début du conflit armé.
Quoique Israel gagna cette brève guerre-surprise, Mme
Golda Meir fut contrainte de démissionner de son poste en Juin 1974. Suite aux nombreuses
critiques en Israel qui lui reprochaient son manque de préparation ou plutôt le manque
de préparation de lEtat dIsrael sous son leadership, face à cette guerre.
Comme si le peuple dIsrael voulait dire que leur
pays doit demeurer en état dalerte permanent face aux nombreux dangers qui les
guettent
en permanence. Signe très révélateur de létat desprit des
Israéliens.
e) Lenlèvement dAdolf Eichmann
1960. Depuis quelque temps déjà les services secrets
israéliens, après plusieurs années de recherche, avaient fini par repérer, mis sous
surveillance serrée, et formellement identifié Adolf Eichmann qui se cachait en
Argentine sous une fausse identité.
Cet individu fut le bras droit dAdolf Hitler chargé
de mettre en exécution la " solution finale du problème juif ".
Le gouvernement israélien décida de faire venir Eichmann
en Israel pour y être jugé pour ses crimes contre les juifs.
Cependant le gouvernement israélien refusa de suivre les
procédures légales et diplomatiques habituelles dextradition. Peut-être parce que
cette option aurait pris trop de temps, et aurait pu ne pas aboutir du tout. Surtout que
lArgentine avait eu certaines affinités avec l Allemagne nazie.
Plusieurs dignitaires nazis trouvèrent dailleurs refuge en Argentine après
leffondrement du IIIème Reich.
A Tel Aviv, le Premier Ministre David Ben-Gurion et son
gouvernement prirent la décision denvoyer un commando en Argentine pour aller
enlever Eichmann et le ramener de force en Israel.
Profitant de linvitation lançée au gouvernement
israélien par le gouvernement dArgentine pour aller assister à la célébration de
la fête nationale de ce pays, le gouvernement israélien envoya à Buenos Aires une
délégation dans deux avions officiels différents.
En fait la délégation officielle se trouvait dans le
premier avion. Tandis que le second avion transportait plutôt un commando déguisé.
Evidemment ce commando avait pour mission denlever et de ramener Eichmann vivant en
Israel afin dy être jugé pour avoir été linstrument principal de
lextermination de 6 millions de juifs. Cette opération commando fut un succès. Le
commando et Eicmann arrivèrent en Israel pendant que la délégation officielle
israélienne se trouvait encore à Buenos Aires.
Cependant cet enlèvement effectué au prix de la
violation de la souveraineté nationale de lArgentine provoqua des réactions trés
mitigées dans le monde.
LArgentine protesta officiellement et porta plainte
contre Israel auprès des Nations Unies. Les deux pays en arrivèrent au bord de la
rupture des relations diplomatiques. Madame Golda Meir, alors ministre des affaires
étrangères, présenta des excuses officielles du gouvernement dIsrael au
gouvernement de dArgentine. Plusieurs pays condamnèrent cet acte. Des grands
journaux comme le Washington Post et le New York Times aussi condamnèrent cet
enlèvement. Dautres par contre pensèrent que la fin justifiait les moyens.
Pendant que la controverse battait son plein, les
israéliens et les juifs en général se serrèrent les coudes.
Eichmann fut jugé, reconnu coupable des crimes dont il
était accusé, condamné à mort, et exécuté par la justice israélienne en 1962.
f) Existe-t-il un quelconque rapport avec le Congo ?
Existe-t-il un quelconque rapport entre ce que jai
décrit plus haut et le Congo, notre pays ?
Apparemment non !
Mais alors pourquoi je parle de tout ceci ? Pour une
raison très simple.
Au-delà de la polémique et de la controverse qui ont
entouré ces événements historiques, et sans vouloir porter un jugement de valeur
quelconque, je voulais tout simplement relever quelques traits de caractère chez les
Israéliens, et qui sont sans doute des atouts qui font peut-être la force de ce
peuple :
1. La solidarité du peuple israélien et des juifs en
général. De la classe politique jusquaux citoyens ordinaires, en passant par
larmée, et toutes les sphères de leur société. En effet, au-delà de leurs
contradictions internes, divergences politiques, et clivages sociaux, les juifs restent
unis et solidaires. Surtout lorsque leur pays, leur peuple, leurs intérêts sont
attaqués de lextérieur.
2. Vigilance et défense tous azimuts sont devenues comme
une seconde nature dans lesprit des juifs. Conscients de tous les dangers auxquels
ils sont exposés en permanence en tant que peuple, les israéliens et tous les juifs en
général restent sur le qui-vive à tout moment en vue de parer à toute éventualité.
Létat dalerte permanent et la disponibilité à agir immédiatement en
auto-défense sont devenus un véritable réflexe pour eux.
3. Le patriotisme et lefficacité redoutable de
larmée israélienne.
En tout cas lOpposition Israélienne na jamais
déposé plainte contre David Ben-Gurion, Golda Meir, ou Yizhak Rabin lors de chacun de
ces événements. Ni devant un tribunal israélien, ni devant un tribunal étranger.
Lorsquils sont attaqués, les juifs ne
séternisent pas dans des querelles intestines, et ne sattardent pas à se
rejeter mutuellement la responsabilité.
Ils ne passent pas leur temps à des réflexions du genre
" ce qui nous arrive cest de notre faute ; nos ennemis ont raison de
nous attaquer, parce que cest de notre faute ; si le monde entier nous hait,
cest de notre faute ; lholocauste, cest de notre faute ; les
autres sont bons, nous sommes les mauvais ; etc
".
Ils nexonèrent pas leurs ennemis de leur
responsabilité dans une quelconque crise.
En plus on peut difficilement simaginer un juif
sallier avec des ennemis pour agresser, lutter contre, et nuire à sa propre patrie,
à son propre pays, à son propre peuple.
Difficile dimaginer un soldat israélien déserter
les rangs de larmée israélienne pour joindre les rangs dune armée ennemie
et combattre ses propres frères.
Il convient cependant de noter la forte controverse, les
tensions et les divisions, observées au sein de la classe politique et du peuple
israélien, ces cinq dernières années. Cette situation a même conduit certains
extrémistes à assassiner le Premier Ministre Yizhak Rabin en Novembre 1995 au cours de
son deuxième mandat.
Ces dissensions concernent plutôt linterprétation
que chaque faction fait du Plan de Paix Israélo-Palestinien signé à la Maison Blanche
par Yizhak Rabin et Yasser Arafat à lAutomne 1993, pour tenter de mettre fin aux
hostilités qui opposent leurs peuples.
Si la moitié disraéliens avaient accepté ce plan
de paix, les autres israéliens sont tellement ultra-nationalistes quils ne peuvent
voir dans toute signature daccords de paix avec lennemi quun acte de
haute trahison.
Cependant au lendemain de lassassinat de Yizhak
Rabin, les juifs se rendant certainement compte quils étaient allés trop loin se
mirent immédiatement à colmater la brèche pour ressouder lunité et la
solidarité nationales.
Benjamin Netanyahu, alors principal leader de
lopposition, et ardent critique de Rabin, déclara sur CNN quil avait essayé
dexpliquer à une frange de la population qui qualifiait Rabin de traître, que ce
dernier nétait pas un traître ; quil avait même demandé à Rabin
dapparaître à ses côtés au cours dun rally ( rassemblement populaire) que
son parti organisait, en vue de montrer au peuple israélien leur unité, et
dexpliquer le plan de paix, mais que celui-ci avait réfusé.
En bref, même si cette division sopérait sur fond
dun paysage de terreur à la fois sporadique et permanent, climat habituel au
Moyen-Orient, elle nétait due ni à une agression extérieure directe contre
lEtat dIsrael, ni à une occupation du territoire israélien par des forces
étrangères. Elle était plutôt due à une interprétation dun plan de paix. Il
sagissait de céder aux palestiniens une partie de territoire qui leur appartient et
quIsrael leur avait ravie.
En général lorsquils sont attaqués, les juifs
mettent leurs divergences de côté, sunissent et défendent leur peuple, leur pays,
leur patrie, leurs intérêts.
Ils ne sont certainement pas sans faille. Mais cest
une question de degré.
Quen est-il de la classe politique
congolaise ? Quen est-il de larmée congolaise ? Quen est-il
de lélite intellectuelle congolaise ? Quen est-il du Peuple
Congolais ?
Et pourtant le Peuple Congolais est parmi les peuples les
plus opprimés et les plus exploités sur cette terre des hommes. Et cela ne date pas
daujourdhui.
En fait cela remonte à , au moins, il ya 500 ans !
De la traite des Noirs à la guerre dagression qui lui est injustement imposé à
lheure actuelle. En passant par le règne de terreur du roi Léopold II dans
lEtat Indépendant du Congo, les affres et les galères de la colonisation, une
indépendance truquée suivie dune guerre civile sanglante qui dura près de 5 ans,
et 32 ans de cruautés sous le mobutisme.
Dans sa bonté infinie, La Providence nous a comblé
dun immense pays aux richesses mirobolantes. Pour cette simple raison, les
impérialistes et les vautours de la haute finance internationale ne nous laisseront
jamais en paix.
Mais il nous revient la lourde responsabilité de
défendre jalousement la terre de nos ancêtres et den faire une véritable
puissance au coeur de lAfrique.
- Raid sur Kitona
a) Les événements
Le sujet est dactualité. Aussi je ne my
étendrais pas.
Eté 1998. Fin Juillet. Répondant aux appels et désirs
du Peuple Congolais et pour mettre fin au comportement malveillant des militaires
rwandais, Le Président de la République Démocratique du Congo, Mr.Laurent-Désiré
Kabila décida de mettre fin à la coopération militaire rwandaise, et renvoya les
troupes rwandaises au Rwanda.
A la surprise générale, mais au fait on pouvait ou
plutôt on aurait dû sy attendre, le dictateur-génocidaire de Kigali ainsi que ses
complices de lOuganda et du Burundi, avec le concours de leurs maîtres occidentaux,
notamment les Etas-Unis, répondirent par la violence. Ils envoyèrent leurs troupes
envahir lEst de la République Démocratique du Congo dès le 2 Août de cette
année.
Leurs intentions voilées sont claires : renverser le
régime Kabila, et installer à Kinshasa un régime fantoche pro-tutsi qui défendrait
leurs intérêts avec comme but ultime dinstaller lempire Hima-Tutsi au Congo
et en Afrique Centrale. Utopie !
Quelques jours plus tard, des commandos militaires de la
coalition rwando-ougandaise, détournèrent à Goma des avions civils de ligne dune
compagnie aérienne congolaise et leurs équipages civils, y embarquèrent leurs troupes,
tentèrent et réussirent un raid audacieux sur la base militaire de Kitona dans le
Bas-Congo à près de 2,000 km à louest de République Démocratique du Congo.
Avec, semble-t-il, laide des navires américains mouillés dans
l Atlantique au large de Moanda, qui téléguidaient les pirates de lair
rwandais et ougandais.
Ce premier raid fut suivi dautres raids et dun
véritable pont aérien entre Goma, le siège des rebelles et Kitona.
A partir de Kitona, les agresseurs et leurs laquais
congolais commencèrent une marche vers Kinshasa la capitale.Ils capturèrent ville après
ville en semant la désolation partout.
Les agresseurs saisirent le port de Matadi, le barrage
hydroélectrique dInga, les installations pétrolières et ports pétroliers
deMoanda, et d Ango-Ango, lunique pipe-line du pays, les voies de
transport ferroviaire et routier reliant le Bas-Congo à la capitale.
Toutes ces actions terroristes avaient pour but de semer
la terreur,dabattre psychologiquement et détouffer toutes les populations du
Bas-Congo et de Kinshasa, en leur privant délectricité, deau potable, de
vivres, de médicaments, de carburant et dautres produits pétroliers de base, ainsi
que dautres denrées de première nécessité. Avec toutes les conséquences
tragiques que lon sait.
La Communauté internationale, notamment les Etats-Unis,
la France, la Belgique, et lONU, garda un silence complice odieux et honteux face à
ces véritables crimes contre lhumanité.
Par ces actions terroristes les agresseurs espéraient que
le peuple Congolais allait se soulever contre le régime en place et les accueillirait à
bras ouverts. Erreur monumentale !
Dans un sursaut patriotique, que nos agresseurs et leurs
pseudo-stratèges occidentaux navaient pas soupçonné, le peuple se rallia autour
du Président de la République, du Gouvernement de Salut Public, et des Forces Armées
Congolaises. Et avec laide des troupes alliées zimbabwéennes, angolaises, et
namibiennes, le Peuple Congolais fit subir aux agresseurs et leurs marionnettes un échec
cuisant aux portes de Kinshasa, et dans le Bas-Congo.
Pendant trois mois le Rwanda avait nié avoir des troupes
au Congo avant de passer aux aveux au début du mois de Novembre. Dès le début de
Septembre, lOuganda avait déjà reconnu avoir des troupes au Congo mais, dira
Museveni, seulement pour défendre ses frontières contre les incursions des rebelles
ougandais opérant à partir du Congo. Baliverne !
Quant au Burundi, il na toujours pas reconnu avoir
des troupes au Congo.
b) Des Congolais alliés des ennemis du Peuple Congolais.
Pour masquer leur intervention au Congo, le Rwanda,
lOuganda, et le Burundi sassurent dès le début le concours et la complicité
des Congolais de souche. Des fils du pays. Des Congolais ont joint leurs forces avec des
ennemis du Congo pour tuer des Congolais et déstabiliser le Congo.Des Congolais
massacrent des Congolais. Parmi ces Congolais figurent des anciens mobutistes. Mais aussi
des Professeurs duniversité !
Tout ceci pour des raisons purement politiciennes,
égoistes, et sordides. Une mesquinerie à vous donner envie de vomir !
Faisant fi de la volonté du Peuple Congolais qui a
clairement dit NON AUX AGRESSEURS, une bonne faction de lOpposition dite
non-violente a adopté une attitude bien ambigue et très anti-patriotique qui frise la
trahison et la connivence avec lennemi. Soit par soif du pouvoir. Soit pour des
intérêts sordides et égoistes. Soit par pure naiveté.
Le principal leader de l Opposition en a
appellé aux alliés du Congo de ne pas aider le Congo à bouter les envahisseurs dehors,
a proposé un plan de paix bidon qui épouse la thèse des ennemis et fait leur jeu, et en
a appellé à des Congolais de sa région natale à acceuillir les rebelles, au fait les
envahisseurs en frères.
Emboîtant le pas à des groupes des droits de
lhomme farfelus et au service de limpérialisme occidental et de la haute
finance internationale, et à un certain couple rwando(tutsi)-belge aux motivations sans
équivoque, la représentation du plus important parti dopposition congolais auprès
du Benelux a porté plainte contre le Président de la République Démocratique du Congo
aupès dun tribunal belge pour génocide contre les hutus, et politique de haine
ethnique et génocide contre les tutsis. Thèse chère aux envahisseurs et à leurs
maîtres occidentaux.
Ces accusateurs font semblant doublier que le
rapport des Nations Unies au sujet des massacres des hutus nest pas du tout
péremptoire, et que les rwandais et leurs maîtres occidentaux savent pertinemment bien
qui avaient intérêt et qui avaient effectivement commis ces massacres sur notre
territoire.
On devrait plutôt regretter que notre territoire ait
servi de réglement de comptes entre tutsis et hutus. Deux ethnies qui se haissent et se
massacrent mutuellement chez eux depuis des siècles.
Quant aux accusations de génocide contre des tutsis,
elles paraîssent tout aussi fantaisistes !
Pendant la Deuxième Guerre Mondiale, après
lattaque de Pearl Harbor par larmée japonaise, le gouvernement américain
aussi avait, pour raisons de sécurité, planqué tous les américains dorigine
japonaise dans des camps dinternement spéciaux.
A ma connaissance les Présidents Franklin D. Roosevelt et
Harry S. Truman nont jamais été traduits en justice pour crimes de génocide et
politique de haine ethnique contre les américano-japonais!
Les armées rwandaise, ougandaise et burundaise qui ont
envahi notre pays et qui sèment la désolation au sein de nos populations sont
majoritairement tutsies, et envoyées par des régimes tutsis. Le Peuple Congolais a le
droit de se défendre !
Par ailleurs ces Congolais moralistes ont totalement
oublié de porter plainte contre Kagame, Museveni, Buyoya, ainsi que Wamba Dia Wamba,
Zahidi Ngoma et leurs compères du RCD pour tous les crimes quils commettent contre
notre peuple !
Beaucoup dautres partis dopposition et une
certaine élite intellectuelle ne sont pas en reste et font le procès de la République
Démocratique du Congo et du Peuple Congolais. Se livrent à des sophismes pour essayer de
justifier lagression dont notre pays et notre peuple sont victimes. Et exonèrent
volontiers ( ou presque ) les agresseurs de leur responsabilité dans les crimes
quils perpètrent contre notre pays et notre peuple, tout en essayant de diaboliser
le Président de la République Démocratique du Congo.
Ils critiquent sévèrement le gouvernement de la
République Démocratique du Congo pour avoir fait appel à des pays amis pour aider le
pays à chasser les envahisseurs. Ils mettent ces envahisseurs et nos alliés sur le même
pied dégalité.
Ils continuent à nier lagression de notre pays par
le Rwanda, lOuganda, et le Burundi, et continuent à défendre la pseudo-thèse
dune crise interne au Congo, alors que les principaux agresseurs ont avoué avoir
envoyé des troupes dans notre pays pour soutenir la rébellion.
Ils se soucient plus de la sécurité du Rwanda et de
lOuganda à leurs frontières avec la République Démocratique du Congo que de la
sécurité de notre propre pays
Ils sinquiètent plus du bien-être des tutsis au
Congo et du dossier de la nationalité des Banyamulenge que du bien-être du Peuple
Congolais.
Ils semblent être très concernés et émus par un
certain traitement que quelques civils congolais aux mains nues, en plein calvaire de la
coupure délectricité et ses conséquences tragiques, ont fait subir à quelques
soldats rebelles armés jusquaux dents dans leur tentative denvahir la ville
de Kinshasa pour y semer la tyrannie et la désolation.
Par contre ils restent de marbre face aux massacres,
déportations, viols, pillages, et autres barbaries perpétrées par les agresseurs contre
notre peuple.
Et pourtant ces civils Congolais étaient bien en
situation de légitime défense. Cest comme si le Peuple Congolais navait pas
le droit de se défendre contre ces envahisseurs.
Nimporte quel peuple dans le monde placé dans cette
situation se serait defendu par tous les moyens
et avec la dernière énergie.
Si choquants que ces incidents aient pu apparaître, ils
doivent être placés dans leur contexte exceptionnel.
Ces Congolais anti-patriotiques agissent comme si la
désolation et le traitement cruel que les envahisseurs imposent au Peuple Congolais ne
leur disait absolument rien.
Pendant ce temps les rwandais, les ougandais, les
burundais, les américains, français et autres se réjouissent et doivent même être
stupéfaits par ce cirque auquel se livre une certaine classe politique et une certaine
élite intellectuelle congolaises.
Pendant ce temps, les agresseurs continuent à commettre
toutes sortes de crimes odieux contre notre peuple : massacres, assassinats, viols,
vols, pillages,
3. Pearl Harbor. Rainbow Warrior
a) Pearl Harbor
Quand la Deuxième Guerre Mondiale éclata, les
américains dans leur écrasante majorité étaient résolument contre une éventuelle
entrée des Etats-Unis dans cette guerre où pensaient-ils, leur pays navait rien à
faire.
Le Président Franklin D. Roosevelt, qui avait dès le
début compris le danger que faisaient peser sur le monde entier le nazisme allemand ainsi
que le fascisme italien et japonais, avait beaucoup de peine à convaincre son peuple que
les Etats-Unis navaient pas dautre choix que dentrer en guerre aux
côtés des alliés pour stopper les nazis et les fascistes italiens et japonais.
Les américains ne voulaient rien entendre. Cette guerre
qui, à leurs yeux, était européenne et asiatique ne les concernaient pas, et ils
navaient rien à y faire. Lisolationnisme était à lordre du jour.
Et pourtant dès que les japonais bombardèrent la base
navale américaine de Pearl Harbor un certain matin du 7 Décembre 1941, lopinion
publique américaine fut un volte-face dramatique en faveur de lentrée en guerre de
leur pays.
Leur intégrité territoriale venait dêtre violée,
leur souveraineté nationale et leur dignité bafouées. La flotte américaine du
Pacifique fut attaquée. Bilan : Près de 8 vaisseaux de guerre et 13 autres
vaisseaux furent coulés ou sérieusement endommagés ; près de 200 avions
détruits ; près de 3,000 citoyens américains appartenant au personnel naval et
militaire furent soit tués soit blessés.
Totalement humiliés en tant que peuple par cet affront,
les américains mirent de côté leurs contradictions internes et leurs divergences, se
serrèrent les coudes et entrèrent en guerre contre le Japon, lAllemagne et
lItalie. Non seulement pour libérer leurs alliés et protéger le monde contre les
follies des nazis, des fascistes italiens et japonais, mais aussi pour punir le Japon. La
suite on la connaît. Hiroshima, Nagasaki, Normandie, Berlin, etc
Les alliés
gagnèrent la guerre.
Aujourdhui le débat parmi les historiens concernant
la brûlante question suivante reste encore ouvert: Roosevelt était-il prévenu par
les services des renseignements américains de lattaque imminente de Pearl Harbor
par les japonais, mais aurait délibérément choisi de ne pas empêcher cette attaque
sachant quelle ferait vibrer la fibre patriotique des américains et pousseraient
ceux-ci à réclamer lentrée des Etas-Unis dans ce conflit mondial ? Les avis
sont partagés. Peu importe la réponse à cette question. Le sens du patriotisme très
élevé des américains était bel et bien là.
Notons néanmoins la différence de réaction du peuple
américain face à deux guerres aux significations diamétralement opposées. Si, pour des
raisons décrites ci-haut, les américains finirent par se rallier derrière leur
Président pour entrer dans la Deuxième Guerre Mondiale, ils finirent néanmoins par
dégoûter et dénoncer la sale guerre impérialiste que leur pays mena contre le peuple
vietnamien.
b) Rainbow Warrior
Eté 1985. Poursuivant agressivement la réalisation de
son programme de défense nucléaire, la France sapprêtait à effectuer des essais
nucléaires dans le Pacifique Sud.
Greenpeace, une organisation internationale militant en
faveur de la protection de lenvironnement, voulait sy opposer. Greenpeace
dépêcha un de ses navires, le Rainbow Warrior, dans le port dAuckland en Nouvelle
Zélande non seulement en vue dattirer lattention du monde entier sur ces
dangereux essais nucléaires et leurs effets nocifs sur lenvironnement et sur
lespèce humaine, mais aussi en vue de gêner ces opérations dangereuses, à
défaut de pouvoir les empêcher.
Déterminée à mener ses essais nucléaires dans le
secret, loin des regards indiscrets, larmée française décida de se débarrasser
de ce bateau gêneur.
Des agents spéciaux furent dépêchés sur les lieux en
vue de passer à laction. Ces agents plaçèrent des explosifs à bord et
réussirent à couler le Rainbow Warrior.
Mais malheureusement il y eut mort dhomme. Un
photographe portugais fut tué pendant lopération.
Et les agents français avaient, par maladresse, laissé
des traces qui permirent aux enquêteurs de remonter jusquaux services spéciaux
français.
Le scandale éclata en France. Le gouvernement français
fut impliqué au plus haut niveau.
François Mitterand et son Premier Ministre, Laurent
Fabius se retrouvèrent sur des charbons ardents. Le gouvernement français finit par
accepter sa responsabilité.
Le ministre de la défense, Charles Hernu, qui avait
donné son feu vert à lamiral Pierre Lacoste pour cette opération, finit par
démissionner du gouvernement.
Et lamiral Pierre Lacoste, chef des services secrets
français, fut renvoyé.
Par ailleurs, cet événement créa un incident
diplomatique très grave entre la France et la Nouvelle Zélande, provoqua un tollé des
protestations et des condamnations à travers le monde non seulement de la part de
Greenpeace et autres organisations, mais aussi de la part dautres pays.
Cette crise menaça les intérêts de la France dans le
monde. Poursuite du programme de défense nucléaire, relations de la France avec la
Nouvelle Zélande et dautres pays de la région, limage de la France à
travers le monde, etc
Tout était compromis.
Curieusement, face à cette crise, lopposition
française garda un silence gêné et prudent qui dénotait visiblement une véritable
solidarité avec le gouvernement et le président français. Lancien président de
droite, Valéry Giscard DEstaing, pourtant un redoutable adversaire politique de
François Mitterand, alla jusquà déclarer ce qui suit : "
Quil ait tort ou raison, cest mon pays ".
Lopposition française se garda bien de récupérer
cette affaire et de lexploiter pour des raisons politiciennes. Non ! Les
intérêts de la France étaient en jeu. Il fallait se serrer les coudes et rester
solidaires face aux pays étrangers !
La presse française en général, y compris le quotidien
Le Monde qui révéla ce scandale, se garda dattaquer férocement le gouvernement
français. Rien à voir avec les déchaînements cruels de la presse américaine contre le
Président Richard Nixon lors du scandale du Watergate qui, rappelons-nous, était une
affaire purement interne.
Dans le cas du scandale du Rainbow Warrior, il
sagissait dune affaire internationale de nature à nuire aux intérêts
français dans le monde ! La prudence et la solidarité étaient de mise.
Certaines personnalités françaises se contentèrent de
reprocher aux agents secrets en charge de lopération de navoir pas fait un
travail " professionnel "!
Même si cet incident créa visiblement un certain
malaise, une certaine gêne, dans toute la France, le peuple français, dans son ensemble
garda en général la même attitude que lopposition, malgré quelques réactions
éparses et bien superficielles.
En tout cas ni le gouvernement français, ni
lopposition française, ni le peuple français navait traduit en justice pour
actes terroristes et assassinat, le ministre français de la défense, Charles Hernu ou le
chef des services secrets français, lamiral Pierre Lacoste.
Peut-être que les français avaient-ils bien assimilé la
leçon de lHistoire ? Peut-être sétaient-ils souvenu de la France
divisée pendant la Deuxième Guerre Mondiale ? Le gouvernement français
pro-nazi de Vichy avec le Maréchal Pétain dune part, et le
gouvernement de la France libre à Londres avec le Général De Gaulle dautre
part ! Cette division avait affaibli la France et profité aux nazis.
4. Conclusion
Dans les quelques illustrations mentionnées dans cet
article, essayons de voir quelle a été le comportement des autres peuples lorsque leurs
pays étaient confrontés à des menaces extérieures. Puis comparons leur comportement à
notre propre comportement en tant que peuple dans son ensemble, et dans des circonstances
similaires. Puis tirons la conclusion qui simpose !
Jaimerais toutefois clore cet article en disant que
la seule réelle victime dans cette guerre dagression contre le Congo notre pays,
est avant tout le Peuple Congolais.
Il est clair que Kabila nest, en dernier ressort,
quun obstacle que les impérialistes veulent éliminer afin davoir la mainmise
sur notre pays et ses richesses au grand, mépris du Peuple Congolais .
Tout comme par le passé ces impérialistes et leur bras
droit, la haute finance internationale, éliminèrent tous ceux qui avaient osé se
dresser contre leur plan machiavélique au Congo : Les Martyrs du 4 Janvier 1959,
Patrice Emery Lumumba, Simon Kimbangu, le roi MSiri, ainsi que tous les chefs
traditionnels et citoyens ordinaires et anonymes qui osèrent se révolter contre la
colonisation, et la traite des Noirs.
Aujourdhui cest Kabila que
limpérialisme et la haute finance internationale veulent éliminer parce quil
ose dire non à lexploitation et à lasservissement du peuple congolais.
Demain ce sera qui ?
Malgré ses lacunes, ses faiblesses, et ses
erreurs de jeunesse, le régime nationaliste actuellement établi à Kinshasa
est à même de barrer la route aux visées néo-colonialistes des impérialistes et des
vautours de la haute finance internationale.
En plus il apparaît clairement que loeuvre de
reconstruction nationale avait été bien amorçée, mais quelle avait été
brutalement interrompue par la guerre actuelle.
Nous Congolais, navons pas dautre alternative
que de mettre de côté nos divergences et contradictions internes, nos visions partisanes
et nos sensibilités respectives, ne serait-ce que momentanément, afin de nous ranger
derrière le Président de la République Démocratique du Congo et le Gouvernement de
Salut Public afin de bouter les envahisseurs dehors, recouvrer lintégrité de notre
territoire national, et la totalité de notre souveraineté nationale ainsi que notre
dignité en tant que peuple, et sauver notre existence en tant que nation.
La démocratie est incontournable ! Chassez le
naturel , et il revient au galop ! Le Peuple Congolais aura loccasion de jouir
de la démocratie et de choisir librement ses dirigeants !
Nos nombreux problèmes, nous les résoudrons entre nous.
Nos linges sales, nous les laverons en famille. Nos lacunes nous les comblerons ensemble.
Nos erreurs nous les corrigerons ensemble. Nos débats contradictoires nous les mènerons
entre nous. Ensemble nous bâtirons au coeur de lAfrique un véritable Etat de
droit, un Congo vraiment démocratique, fort et prospère.
Mais avant toute chose, il nous faut absolument bouter les
envahisseurs dehors !
Que ceux dentre nous qui ont une opinion contraire
aient au moins la décence de respecter la volonté du Peuple Congolais. Le Peuple
Congolais dans son écrasante majorité a déjà rendu son verdict: Il a dit NON AUX
AGRESSEURS ET LEURS LAQUAIS.
Salutations patriotiques à tous.
Adelar Lukeso Pitta
Le 6 Décembre 1998 |