A Ce Niveau, Le Gouvernement de
l'Union Nationale Est Un Sparadrap Sur Une Plaie Infectée. |
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(Mme) Libambu M. Schiller |
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Chers Compatriotes,
Les Gouvernements, tantot retrecis, tantot elargis, sont comme la charrue devant le boeuf
tant que le probleme de fond n'est pas resolu.
Et le probleme de fond a cette etape precise de l'evolution du conflit, c'est celui du
consensus national. La reconciliation a huis clos avec des individus qui ne representent
qu'eux-memes n'est pas une approche efficace a ce stade du conflit.
Autrement dit, les negociations avec l'opposition non-armee et armee auraient du preceder
un changement de Gouvernment. Et le Gouvernment d'Union Nationale qui serait issu des
negociations devrait etre suivi d'une Table Ronde au cours de laquelle les Representants
des Organisations Politiques (regroupees en quelques categories)et de la Societe Civile
debattraient de la Formule a adopter pour la gestion de la Transition. Le Parlement
devrait attendre les elections au bout d'une transition qui servirait egalement
d'effet-tampon pour calmer les esprits.
Si vous vous limitez a l'opposition non-armee en esperant que l'union avec celle-ci suffit
pour mettre fin a la guerre, c'est une grosse erreur d'appreciation. Les politiciens ne
sont que des militants, ils ne sont pas de guerriers. Les soldats et les miliciens sont
leurs
boucliers. Si l'opposition armee est ecartee, nous risquons de voir les hostilites se
poursuivre d'une maniere franche ou sous forme d'une longue guerilla. Personne ne veut ni
de l'une ni de l'autre.
Nous devons nous efforcer de faire des analyses comparatives dans le temps et dans
l'espace.
Comme je l'avais deja dit une fois, NOUS DEVONS AVOIR LE COURAGE DE CREVER L'ABCES (les
Mobutistes ne l'ont pas eu) ET DE LE VIDER AVANT D'APPLIQUER LE PANSEMENT. Au stade de
collection d'un abces, certains traitements ne peuvent plus marcher. Ils retardent tout
simplement la guerison.
Mme Schiller, Libambu M.
Analyste Zairo-Congolaise |
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