Les forces du mal au Congo |
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Faustin Kutshienza |
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1. Beaucoup des congolais parlent des forces
du mal et de trahison. Mais ils ne se posent pas la question de savoir qui constitue la
première force du mal et de trahison et quel évenement a donné l'occasion aux forces du
mal de se manifester. L'absence d'une telle question fait que les congolais se trompent
aujourd'hui de lutte.
2. Si l'on considère l'après 1990 qui correspond au début du procesus de
démocratisation comme période d'analyse, la première force du mal et de trahison, c'est
l'AFDL de Kabila. Si ce Cartel (AFDL) meurtrier n'avait pas été noué pour introduire la
guerre au Congo, les rébellions du RCD et du MLC n'auraient pas pu être déclenchées.
En conséquence; la guerre de destruction et de spoliation que mènent aujourd'hui les
armées étrangères ainsi que son corollaire les massacres des civils n'auraient pas eu
lieu.
3. L'évenement qui donné l'occasion aux forces du mal de se manifester est la
"soit-disant guerre de libération" de 1996-1997 qui en réalité a été menée
sur le fond pour Monsieur Kabila de s'accaparer du pouvoir. Dans cette guerre comme, par
ailleurs, dans l'actuelle "l'intérêt" du peuple congolais fut ABSENT.
4. Si Kabila se bat pour demeurer dans son rôle de Président autoproclamé, ses alliées
l'Angola, le Zimbabwe, la Namibie et le Tchad le font dans le seul intérêt économique
personnel de leurs Chefs d'Etat, c'est-à-dire bénéficier en contreparte de l'engagement
des leurs armées des monopoles d'exploitation des resources du Congo promis par Kabila.
5. Si Le RCD se bat pour renverser Kabila, pour ses Alliés le Rwanda et l'Ouganda, le
contrôle des filières or et diamant de l'Est du Congo constitue la deuxième raison de
leur soutien, la première étant bien entendu celle de voir le RCD accéder au pouvoir au
Congo et ainsi s'assurer de leur sécurité face à leurs opositions armées que le
pouvoir Kabila a repris pour son compte après les avoir livrées en 1996-1997.
6. La guerre qui sévit au Congo est donc INUTILE pour le peuple congolais car son
intérêt est ABSENT. L'intérêt de ce peuple est bien connu: SA LIBERTE, SA DIGNITE, SA
SOUVRAINETE, L'ETAT DE DROIT ET LA DEMOCRATIE.
7. Si Kabila était préoccupé par cet intérêt, il aurait déjà cédé à la volonté
exprimée du peuple congolais de voir des négociations se tenir entre son gouvernement et
le RCD. Mais, dans l'entendement de Kabila (et ce malgré le voeu des ses Alliés anciens
comme nouveaux de mettre fin à la guerre) la guerre doit se poursuivre. Sans crainte
aucune d'être contredit, Kabila apparaît aujourd'hui comme le principal obstacle pour un
cessez-le- feu et la tenue des négociations. Pour preuve, alors que tout indique qu'une
solution véritable et solide à la crise au Congo nécessite des négociations directes
entre Kabila et les rebelles, Kabila est le seul qui persiste et continue à rejetter
cette option. Comme l'avait écrit l'ASSADHO, au lieu de se mobiliser aveuglement pour
soutenir le pouvoir d'un homme qui a toujours malicieusement su profiter de l'engagement
des autres (la mort de Ngandu Kisase permit Kabila d'accéder à la présidence de l'AFDL,
la trahison ou le patriotisme de Mahele la prise de Kinshasa), le peuple congolais devrait
déjà s'interroger sur les motifs pour lesquels Kabila continue de rejetter toutes
négociations et vouloir la poursuite de la guerre.
8. On dira que Kabila vient de dissoudre son gouvernement pour des raisons d'unité
nationale, de reconstruction et de démocratie. A priori acceptons-le comme tel. Mais, en
réalité, n'est- ce pas qu'il l'a fait pour disposer des pleins pouvoirs comme son Allié
angolais Edouardo do Santos ? Cette hypothèse n'est pas à exclure, car l'évolution de
la situation a conduit dernièrement certains membres de son gouvernement, admirateurs et
defenseurs affichés de première heure de la guerre à adpoter des positions conciliantes
qui semblent dans une certaine mesure se démarquer des siennes.
9. J'ai pris la PLUME pour la LIBERTE, la DIGNITE et la SOUVERAINETE du peuple congolais
et du Congo. Pour sa part, le peuple congolais ne doit pas se tromper de lutte. Il doit
lutter pour défendre ces mêmes vertus contre les forces du mal et de trahison SOUS LA
CONDUITE DES SES LEADERS POLITIQUES QUI ONT TOUJOURS INCARNE CETTE LUTTE A SAVOIR
E.TSHISEKEDI(UDPS), A.GIZENGA (PALU), OLENGANKOYI (FONUS), BOBOLIKO (PDC).
Faustin Kutshienza |
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