1. Vous qualifiez mes analyses (prises de
position) d'anti-nationalistes. C'est parfaitement de votre droit. Mais, d'après vous,
qu'est-ce que le nationalisme ? Quel est le rôle du nationaliste ?
2. Vous ajoutez que ces analyses sont patiales. Partiales par rapport à quoi? Elles sont
partielles. J'aurai aimé que vous les complétiez ou les approfondissiez. Ce qui pourrait
être utile pour nous deux, d'abord et pour ceux qui lisent les sites internet Congonline
et Congo2000, ensuite. Vous n'êtes pas obligé mais, c'est un souhait que je formule.
3. Vous parlez de l'arrogance. En réalité, c'est la profondeur et la pertinence de mes
analyses qui vous dépassent en ce sens que vous ne parvenez pas à les comprendre à
cause - peut-être - de votre refus et votre négation de ce qui logique et cohérent,
fondé et justifié et qui se vérifie ou du fait de votre capacité limitée de
comprendre certaines choses.
3. Malgré votre jugement, il y a néanmoins certains congolais, qui trouvent ces analyses
intéressantes, profondes et instructives. Ils ne cessent de l'exprimer sur Congonline ou
Congo2000. Dois-je alors vous croire ? Dois-je prendre votre jugement en considération?
Je doute fort.
4. Vous dites que je déconsidère le peuple congolais pour avoir dit de lui qu'il est
naïf. Laissez- moi vous dire ceci sans doute vous pourrez comprendre. En 1983 (1984), 13
parlementaires zaïrois dont Etienne Tshisekedi avaient créé l'UDPS pour incarner et
symboliser leur lutte contre la dictature de Mobutu ainsi que leur volonté de pluralisme
politique au Zaïre (Congo). Comme pour discréditer cette lutte, Mobutu avait utilisé
l'argument ethnique présentant aux yeux du peuple l'UDPS comme étant l'affaire des
Balubas. La majorité du peuple zaïrois y crut. Ainsi naquit et se développa le
sentiment anti-Baluba, qui culmina dans l'organisation en 1994 de l'épuration ethnique
Kasaïenne notamment dans la province du Katanga par l'ancien gouverneur Kuyungu
Wakumwanza. Ce mouvement atteint également la province de l'Equateur et créea la panique
à travers tout le pays. Depuis 2 août 1998, des élements de Forces Armées Congonlaises
se sont soulevés contre la dictature naissante de Kabila. Ils ont été rejoints, par la
suite, par des civils. Ainsi est né le RCD qui symbolise leur lutte contre le pouvoir de
Kabila. Mais contrairement à l'UDPS, le RCD est mene une lutte armée soutenue comme vous
le savez par le Rwanda et l'Ouganda. Comme Mobutu, Kabila a utilisé le même argument
pour discréditer cette lutte la présentant comme l'affaire des Tutsi qui veulent envahir
et dominer les congolais.
Cette fois encore la majorité de la population congolaise (dont vous-même) y a cru.
Ainsi s'est accentué le sentiment anti-Tutsi dont l'horreur est la mort par le supplice
du collier des nommbreux tutsi à Kinshasa et des certains congolais pour le seul fait de
leur mariage avec une femme tutsie à Kinshasa. D'autre part les tutsi du RCD commettent
des massacres sur les congolais non Tutsi.
De ce qui précède, on peut s'interroger sur ce qui pousse le peuple congolais à croire
si facilement en à des tels arguments qui ne visent que la destruction. Pour ma part, ce
qui explique cette croyance spontanée, c'est la naïveté. IL faudrait donc que notre
peuple cesse d'être naîf. Qu'il abandonne cette cette façon spontanéé de réagir sans
calcul ni reflexion appropriée.
5. Mobutu a assujetti le peuple congolais à la dictature avec ses anti-valeurs. Kabila
voudrait faire pareil avec la culture de la haine ethnique de la violence et de la guerre.
Si, à l'aube du 21è siècle, le nationalisme congolais doit consister à repondre aux
appels à la haine ethnique, à la xénophobie, à cultiver la violence et la guerre, à
accepter l'assujetissement par des régimes dictatoriaux et tyraniques, qui nient la
liberté et la démocratie et réduisent les individus au silence, je me pose alors les
deux question suivantes:(1) De quel genre des nationalistes sera composé le peuple
congolais au siècle prochain ? (2) En quoi l'homme congolais est-il libre ?
Mes salutations
Faustin Kutshienza Rashidi
|