Communiqué de presse de
l'"Union Nationale" |
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S. Kamba Katchelewa |
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COMMUNIQUÉ DE PRESSE 4/99/BM.
La direction politique de l «Union Nationale », parti dopposition au
Congo-Zaïre a reçu cette semaine des cris dalarme en provenance du Kivu et faisant
état de la continuation des massacres de la population civile par les armées rwandaise,
burundaise et ougandaise.
Après les tueries de Kasika, Katana, Kalehe, Bunyakiri, Burhale, Lubarika, Sange, Uvira,
etc. les Rwandais viennent de raser à Makobola toute une population de femmes,
denfants et de vieux. Makobola est un village situé au sud dUvira, une ville
côtière de lest de la RDC. Selon les informations reçues ce samedi 09 janvier
1999 à partir de Kigoma où se sont réfugiés les quelques rescapés de Makobola, les
Rwandais continuent
leur chasse à lhomme à Bangwe, Katuta, Kashekezi et Kigongo, les 4 villages
voisins.
Nous sommes profondément indignés par le silence de la communauté internationale qui,
à ce titre fait preuve de partialité dangereuse.
Nous ne voyons pas de grande différence entre les massacres qui se sont commis au Rwanda
et ceux qui sont perpétrés au Congo-Zaïre par les Tutsis qui continuent à raser des
camps et des villages entiers des populations congolaises.
Tous les pays du monde ont dénoncé le génocide rwandais, ont condamné les Hutus qui
ont massacré les Tutsis. Mais pourquoi une dénonciation et un jugement égaux ne sont
pas faits à lencontre des gouvernements ségrégationnistes et meurtriers du
Rwanda-Burundi et Ouganda?
Les soldats rwandais sont venus massacrer chez nous plus de 200.000 réfugiés. Ils ont
également rasé les villages de Wimbi, Alela, Abanga et Talama (830 personnes en août
1997), Kitutu (600personnes). Ils ont fusillé en plein milieu de journée 133 personnes
à Uvira (mai 1997), massacré plus de 1000 personnes à Butembo. En 1998, ils ont
massacré tout Kasika, fait de nombreux morts à Kalehe, Kamanyola et Katana.
Cette persistance dans les massacres est encouragée par le silence de toutes les
puissances occidentales qui affichent un parti pris désolant.
Toutes ces puissances devaient condamner les régimes rwandais, burundais et ougandais
pour la mentalité génocidaire quils viennent dinstaurer en Afrique Noire,
mais au lieu de cela elles financent ces gouvernements pour quils continuent leur
besogne meurtrière.
Au nom de tous les militants de lUnion Nationale, nous condamnons vivement la
complicité de tous les chefs dEtat qui continuent à soutenir financièrement ou
par leur silence les gouvernements rwandais, burundais et ougandais qui financent les
génocides au Congo-Zaïre. Nous sollicitons la solidarité des ONG internationales et de
tous les mouvements sociaux pour quils demandent à leurs chefs dEtat de
cesser de financer les
génocides en Afrique centrale.
Fait à Montréal, ce 10 janvier 1999.
Pour lExécutif National
S. Kamba Katchelewa
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