GauHome.jpg (15896 octets) Droitebandeau.jpg (20729 octets)
L'UDPS demande a la communauté internationale l'isolement politique, économique et militaire des belligérants et de leurs parrains africains
wpe141.jpg (679 octets)
Raphaël Kashala (UDPS/BELUX)
wpe141.jpg (679 octets)
Communiqué de presse

A l'occasion du 7ème anniversaire des Martyrs de la démocratie (16 fevrier 1992-16 fevrier 1999):

Réf.: RBL/UDPS/PR/026/99

Ce 16 février 1999, l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) commémore le 7ème Anniversaire des Martyrs de la Démocratie victimes, le 16 février 1992, de la répression sanglante, par l'armée du dictateur Mobutu, de la manifestation pacifique organisée, à Kinshasa, par la population, pour réclamer la réouverture de la Conférence Nationale Souveraine (CNS). L'UDPS renouvelle, en ce jour, l'alliance scellée avec les Martyrs de la Démocratie que M. Kabila vient d'assassiner pour la 2ème fois en méprisant et en rejetant tout le patrimoine patriotique et démocratique issu de la CNS et acquis au prix du sang par la population. L'UDPS honore la mémoire de ces Martyrs en poursuivant leur combat pour l'instauration d'un Etat de droit démocratique au Congo/Kinshasa.

L'UDPS rappelle que le problème congolais est avant tout le congolais lui-même et non l'étranger. En effet, la cause principale de la crise congolaise réside dans le fait qu'une minorité de nos compatriotes refusent de se plier à la volonté de notre peuple, de réaliser ses aspirations profondes et légitimes à être respecté dans sa dignité et à vivre heureux dans un pays libre, indépendant, souverain, démocratique et prospère. Ces compatriotes ne cherchent qu'à réaliser leurs intérêts égoïstes. Pour atteindre ce résultat, ils s'adonnent aux mensonges, à la corruption, à la division du peuple par des conflits interethniques… Ils n'hésitent pas à pactiser avec des étrangers désireux de dominer notre population et d'exploiter les richesses nationales.

Néanmoins, le Congo/Kinshasa est membre de l'OUA et de l'ONU, organisations dont les pays membres ont adopté la Charte internationale des droits de l'homme et se sont engagés à respecter et à faire respecter, partout dans le monde, les libertés politiques et civiles et les droits fondamentaux de l'homme. En outre, le Congo/Kinshasa n'est pas un ilôt. Il est situé au coeur de l'Afrique et a une frontière commune avec neuf pays. Le potentiel humain, industriel et économique du Congo et sa position géostratégique font que le conflit congolais affecte, non seulement le Congo, mais aussi la Région des Grands Lacs, toute l'Afrique, et le monde entier. Et l'orientation générale et les décisions de la Communauté internationale infuent sur la vie interne au Congo. Qu'il suffise de rappeler le rôle joué par les organisations internationales de défense des droits de l'homme et la presse internationale dans la sensibilisation de la communauté internationale sur les différents systèmes d'asservissement qui se sont abattus sur le Congo/Kinshasa depuis le 15ème siècle jusqu'à ce jour; et l'impact des décisions prises par les gouvernements des pays amis contre la dictature mobutiste depuis 1989.

Pour toutes ces raisons, l'UDPS a le droit et le devoir d'exhorter la Communauté internationale à sortir de son indifférence face au drame congolais. Les pays de la SADC préoccupés pour le moment par le conflit congolais:

· privilégient l'aspect militaire et externe du conflit alors que sa cause principale est politique et interne;

· recherchent avant tout leurs intérêts et ceux de leurs alliés congolais respectifs et non les intérêts de la population et l'intérêt supérieur de notre Patrie;

· n'envisagent des négociations qu'entre les belligérants armés et ignorent toutes les forces politiques et sociales démocratiques internes;

· et sont handicapés dans la recherche de la solution adéquate car:

    • à l'exception de la Zambie et de l'Afrique du Sud, ils sont dirigés par des régimes dictatoriaux à Parti unique;
    • il n'existe pas de dialogue interne entre le Pouvoir et l'Opposition;
    • ils n'ont jamais entrepris de processus démocratique alors que le Congo/Kinshasa a atteint un niveau très avancé de démocratisation grâce à la Conférence Nationale Souveraine.

L'UDPS souhaite que toute la Communauté internationale s'implique de façon plus effective et plus concrète dans la recherche d'une solution vraie, durable et valable à la crise congolaise. Les rébellions armées actuelles et le régime Kabila qui les a secrétées et leurs parrains respectifs ont déjà suffisamment démontré, par leur composition et leurs actes contre la population, contre les libertés politiques et civiles et les droits fondamentaux de l'homme et contre l'intérêt supérieur de notre Patrie, que le salut du peuple congolais ne viendra pas d'eux. Il faut donc les contraindre par des pressions accrues et concrètes à renoncer à leurs desseins perfides contre les aspirations légitimes et profondes de la population congolaise et contre les richesses nationales.

Plus explicitement, l'UDPS demande à la Communauté internationale d'intensifier des pressions contraignantes sur les belligérants (gouvernement Kabila et Rébellions armées) et sur leurs parrains respectifs afin d'obtenir l'arrêt immédiat des combats; le retrait de toutes les troupes étrangères du territoire national; la libération des prisonniers politiques et d'opinion; la levée de la mesure interdisant les activités des partis politiques; le retrait du décret-loi n°104 et le début des négociations pouvant déboucher sur la poursuite du processus démocratique. Ces pressions contraignantes doivent viser le gouvernement Kabila, les rébellions armées (RCD et MLC) et les gouvernements des pays militairement engagés au Congo/Kinshasa. Ces pressions consistent à leur refuser les visas, toute aide financière et économique, et toute coopération militaire.

En outre, l'UDPS souhaite que la Communauté internationale aide les forces politiques et sociales démocratiques, qui représentent la volonté et les aspirations de la population, dans la diffusion de leur message, qui est un message de paix, de concorde, de dialogue, de négociation, de liberté et de justice alors que le gouvernement Kabila et les rébellions armées qui sillonnent plus facilement le monde sont les vecteurs de la culture de la mort, de la violence, de l'exclusion et de la haine interethnique

Fait à Bruxelles, le 16 février 1999.

Pour l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social

Dr François Tshipamba MPUILA

Représentant en Belgique au Luxembourg et

Auprès des Organisations internationales en Belgique

 

Adresses de contact:

- Représentant: Dr François Tshipamba Mpuila 8 Pachthof, 3010 Leuven, Tél.32-16-259781, GSM 075-338934

- Représentant-Adjoint: Ir Victor Nzuzi Kabamba 16A Rue de Moscou, 1060 Bruxelles, Tél.32-2-5390536

- Directeur du Cabinet: Dr Ir Grégoire Mbuyi Kamba 48/301 Rue Verte Voie, 1348 Louvain-la-Neuve Tél.32-10-452212 Fax 32-10-453382, E-mail: repre.U.D.P.S..belux@pophost.eunet.be

- Conseiller : Ir Raphaël Kashala Mutambayi 30 Pastoor Dergentstraat 3200 Aarschot , Tél 32-16-57 22 62 /Fax 32-16-56 36 70 , GSM 32-477-680877 E-mail r.kashala@skynet.be

- Site: http//www.U.D.P.S..org;

- Compte: 001-2916880-69

Raphaël Kashala (UDPS/BELUX)

Copyright Afriqu'Info asbl.