| Le Congo a besoin de
nous tous |
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| Clement Kanyinda-Malu |
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Frere,
Lorsqu'un probleme est mal pose, il est fort probable la solution a y apporter soit
fausse.
Nombreux ceux qui se laissent aveugles par les discours et oublient l'essentiel. Les faits
sont tetus, et pour cela il suffit de se referer a tous les temoignages qui nous
parviennent de Kivu et de Kisangani.
Notre frere Faustin Kutshienza, convaincu que la cause de la guerre est UNIQUEMENT LA
VENUE DE Kabila au pouvoir et l'action de son gouvernement (et ses corrollaires), refuse
par exemple toute autre argumentation, mieux refuse tout questionnement du bien fonde de
cette guerre. Il ya cependant quelqu'un sur ce site qui, a mon sens, a pose une question
interessante. Si c'est pour la democratie que l'on se bat, NE TROUVEZ VOUS PAS QUE LES
MOYENS SONT DISPROPORCIONNES face a l'objectif. Je sais que les notalgiques rentreront
encore dans le passe pour dire Kabila a fait de meme. En plus, les initiateurs de la
guerre ne parlent pas le meme langage. Le Rwanda dit lutter pour la SECURITE A SES
FRONTIERES; mais conditionne le retrait par le dialogue avec LES REBELLES, les rebelles
quant a eux luttent (pretendent lutter) pour l'instauration de la democratie (peu importe
les degats ecologiques et economiques) et conditionnent la cessation des hostilites a la
garantie de la SECURITE DU RWANDA. L'opinion internationale craint le genocide des Tutsi
comme si les Congolais qui meurent pendant cette guerre l'importe peu.
Si quelqu'un y comprend quelque chose, qu'il me l'explique.
De cette facon, je dirais que ceux qui justifient cette guerre parce Kabila a fait la
guerre, devrait un jour accepter que UN PAYS DECLENCHE UNE TROISIEME GUERRE MONDIALE parce
que l'Allemagne l'avait fait. A quoi va-t-on aboutir?
J'ai aime les reflexions de notre ami Bernard Ilunga sur l'anthropologie de l'homme
Congolais. Et aussi, je partage avec lui "la nausee" (le terme est mien) qu'il
eprouve quant a la marmaille des partis politiques. Par contre ma proposition est celle de
voir les CARTELS se convertir en PARTIS POLITIQUES. Mon raisonnement est simple: comme au
Congo la plupart des partis ne sont differement que par les noms et leurs directoires,
ceux qui se sont mis ensemble peuvent forger une ideologie commune et constituer des
partis politiques forts.
De maniere pragmatique, le pouvoir en place devra deja permettre des discussions sur le
fonctionnement des partis politiques. Ces discussions permettront d'elaborer une loi
equitable. Quant au gouvernement de large union nationale, il me semble que c'est une
comedie car il n'y aura jamais de consensus. Vous aurez remarque sur ces forums que des
que l'on a fait allusion au gouvernement de large DesUnion Nationale, les partis ont
recommence leur chansons.
Pour aider a decanter la situation politique, le gouvernement de la Republique devrait:
1. Instruire le ministere de l'Interieur afin de diffuser un arrete autorisant la
concertation sur les partis politiques;
2. Pendant ce temps, un recensement des Cartels agissant au Congo devrait etre effectue,
3. Une concertation entre les chefs des Cartels afin de definir les regles du jeux et le
Chef de la Republique devrait etre organise.
4. Ecouter les hauts magistrats afin de definir les regles quant aux responsabilites
civiques des responsables des partis politiques et eviter la cacophonie creee par des
opportunistes politiques.
5. LES NOMS ET SIGLES DES PARTIS POLITIQUES devraient etre proteges comme on le fait avec
la propriete industrielle. Pas question de l'aile dure, truc machin renove ou que sais-je
encore.
6. Enfin, elaborer et diffuser la loi sur les partis politiques. Le gouvernement a le
devoir de communiquer a la population le nombre des partis politiques agrees, au besoin,
avec le consentement des autres groupes, fixer le delai (non prorogable) de depot des
dossiers de reconnaissance des partis politiques.
A tous les hommes de paix, le Congo a besoin de nous tous. En tuant et maltraitant la
population de l'Est, c'est l'avenir de toute la region que vous hypothequez. Un jour, il
faudra repondre a des questions que l'histoire nous reserve.
Cette fois-ci je termine par une question qui me preoccupe: combien de Hutus reste-t-il
encore sur le territoire Rwandais aujourd'hui?
Fraternellement.
Clement Kanyinda-Malu |
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