| Réaction de Maître
Gérard Kamanda aux conclusions du 20ème Sommet Afrique-France sur le conflit au
Congo-Kinshasa |
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| Gérard Kamanda wa
Kamanda |
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1. La reconnaissance internationale du fait
que le conflit, au Congo-Kinshasa, comporte un volet externe et un volet interne, est un
élément important qui contribue à clarifier le débat et à faciliter la recherche
dun règlement pacifique à la fois au plan régional et au plan national.
2. Lengagement de cesser les hostilités et de mettre en uvre un accord de
cessez-le-feu intégrant des arrangements et des garanties de sécurité, pris
solennellement par les parties en conflit devant le Secrétaire Général de lONU et
tous les chefs dEtats et de Gouvernements réunis à Paris, à loccasion du
20ème Sommet «AFRIQUE-FRANCE » est un pas significatif dans la bonne direction. Cet
engagement solennel met désormais en cause leur crédibilité et leur sérieux.
3. Mais lamorce dun règlement négocié au plan régional doit
saccompagner concrètement dune ouverture démocratique et dun dialogue
effectif entre toutes les forces politiques du pays, au plan interne, car il ne faut pas
oublier que les partis politiques exclus ou interdits, aujourdhui représentent
aussi le peuple, en même temps quils concourent à la formation de volonté
populaire.
* Le pays profond, le pays réel veut la paix, la réconciliation, dans la responsabilité
et le dialogue.
4. Les déclarations relatives à la reprise prochaine des activités des partis
politiques faites par M. Kabila devant les chefs dEtats sont certes nécessaires
mais pas suffisantes.
Dabord,
* il ne sagit pas de donner ou doctroyer la liberté de reprendre les
activités politiques, il sagit de reconnaître au peuple et aux partis politiques
leurs droits, pendant la période de transition et après celle-ci.
Ensuite,
* il ne sagit pas de faire don de la démocratie à quelquun, mais
dassumer ensemble le processus démocratique dans le pays. Ce qui implique, par
tous, lacceptation dune approche consensuelle dans lélaboration du
cadre juridique de lexercice du pouvoir et du fonctionnement des partis.
5. Par ailleurs, le dialogue interne, au Congo-Kinshasa, ne doit pas exclure les fils du
pays impliqués à tort ou à raison dans la rébellion.
Ce dialogue concerne aussi, au même titre que lOpposition Civile démocratique et
non armée, et la société Civile.
* Il faut, en effet, exorciser, chez les uns cette fâcheuse mentalité de notre époque
qui consiste à penser que seules les armes comptent, et à nécouter les hommes, à
nêtre attentifs à leurs préoccupations et à ce quils représentent que
lorsquils prennent les armes ou quils sadonnent à la violence, et chez
les autres, la volonté dexclusion qui est le premier pas vers le totalitarisme,
dans la gestion des affaires nationales.
Fait à Paris, le 29 novembre 1998
Gérard Kamanda wa Kamanda |
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