| Réponse à "Le désir d'une vie
bonne..." |
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| Transmis par Bernard Ilunga |
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Chers compatriotes,
Je vous transmets la réaction "à chaud" d'un compatriote à mon article...
dans le seul but de susciter votre réflexion. Il l'a envoyée, cette réaction,
directement dans ma boîte postale électronique. Vu qu'il ne verrait certainement pas
d'un bon oeil sa signature paraître sur les
forums, j'ai jugé bon l'effacer. Bien à vous.
Cher Bernard,
Je viens de recevoir ton article "Le désir d'une vie bonne...la crise
anthropologique du Congolais (suite)". Je te félicite pour l'analyse que tu y
fais.C'est vrai que "la vie d'un homme n'est jamais donnée, elle est à construire.
La vie d'un homme est ainsi une production de sens...".
Ton analyse met à nu le fond du problème. La vie n'est pas un don-né mais un né à
donner. C'est pour cela que ce "né" doit être construit. Il y a donc
véritablement une dynamique de sens et de construction. Le problème de beaucoup de
nos compatriotes se situe justement au niveau du SENS de la vie. Le sens qui guide
le choix de la vie (politique, sociale etc) est, comme tu le fais bien remarquer,
très subjectif, j'allais dire
subjectiviste.
"Le critère pour juger la valeur d'une politique, c'est la promotion de la
vie..". Tu as bien trouvé les mots. C'est la définition de la vie qui
engendre le critère de jugement d'une politique. Là aussi, tu fais
remarquer une chose fondamentale. Ne faudrait-il pas alors stigmatiser les
différents sens de la vie (objectivement observée), surtout dans le domaine
politique congolais, et à partir de ces éléments, tirer alors les conclusions qui
s'imposent. Par exemple, quand une population est massacrée coformément à une
"politique", comment tirer de ce massacre le sens de la vie et apprécier
le critère pour juger la valeur politique d'une action, hostile à la vie dès ses
origines ? Là, me semble-t-il apparaît clairement la dialectique éternelle en
politique, celle de la "mort-vie". Nous en sommes là au Congo.
Cher Bernard, merci encore pour tes riches réflexions et je t'encourage à les
continuer. Ma réaction est à chaud. Je vais encore relire ton intéressant
article. Merci.
Salutations amicales.
Transmis par B. Ilunga |
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