Suite au meurtre de lofficier
de larmée rwandaise et ses deux garde du corps commis par les miliciens
BANYAMULENGE le dimanche 17/01/1999 en face de lhôtel TSHIKOMA à Uvira ,rapporté
par nous dans notre message du 19/01/1999, les relations entre ces deux alliés frères se
détériorent chaque jour davantage.
Lévénement le plus récent vient de se reproduire
ce dimanche le 24/01/1999 , les échanges des tirs entre les miliciens BANYAMULENGE et les
troupes rwandaises continuent jusquen ce moment où nous couchons ces lignes . Deux
blindés envoyés par le Gouvernement rwandais en renfort stationnent sur le pont de
KAVIMVIRA. On déplore 18 tués dans les deux rangs. La nuit du 25 au 26 /01 a été
perdurbé par des coups à larme lourde.
Actuellement la ville dUVIRA est scindée en deux.
De KAVIMVIRA à jusquau niveau de lhôpital général dUVIRA , cette
zone est contrôlée par les troupes rwandaises. De lancien monument du MPR (ancien
parti unique) à KIMANGA et le reste de la ville vers le sud en direction de MAKOBOLA, la
zone est contrôlée par les BANYAMULENGES dont une partie sest repliée sur les
hauts plateaux où sont installée les armes lourdes prêtes à pulvériser la ville
dUVIRA.
De source militaire laffrontement est inévitable et
peut surgir à tout moment.
Les mobiles de cet affrontement sont tenus secrets et
désoriente le peuple congolais autocthone sans arme qui ne sait à quel Dieu se vouait.
En tout état de cause, la vie des miliers des congolais civils est sérieusement menacée
une fois les hostilités déclenchées en effet tous les éléments sont réunis pour
justifier le génocide qui poind à lhorizon.
Les quelques militaires congolais renforcés par certains
éléments venus de KISANGANI et de KALEMIE observent jusquà présent une certaine
neutralité, seront-ils capables darrêter les massacres une fois les hostilités
déclenchées?
Une fois encore nous interpellons la communauté
internationale pour quelle puisse agir avant quil ne soit trop tard.
Fait à UVIRA, le 26/01/1999
Sé LE SECRETAIRE GENERAL
SOS DHC /UVIRA
RD CONGO