Je suis
avec intérêt les échanges d'avis entre compatriotes autour du départ de Z. Ngoma du
RCD. Certains le qualifient de courageux et d'autres, pensent qu'il n'est pas différent
de Nguz et des autres mobutistes.Pour
ma part, je partage totalement l'avis du deuxième camp. N'ayons pas la mémoire courte.
En s'alliant aux Rwandais et aux Ougandais, M. Ngoma savait bien ce qu'il faisait pourvu
qu'il arrive au pouvoir à Kinshasa. Il était tout à fait conscient que comme Kabila, il
devait appliquer à la lettre les instructions de Kigali et de Kampala, autrement ce
serait une troisième rébellion. Quels atouts objectifs a-t-il pour penser qu'il pouvait
échapper au sort que connait Kabila face ses alliés Rwandais et Ougandais ?
Au Congo, notre malheur est de toujours
traiter les affaires sérieuses avec légèreté.Que veut-on finalement ?
Hier, abordant la question de la commission
"vérité et réconciliation", Nelson Mandela (considéré comme un des sages
d'Afrique) a eu des mots justes et pleins de sens également pour la DC : je ne suis
pas prêt à décréter une amnistie générale en faveur des criminels de l'apartheid. De
même que je ne suis pas prêt à engager le pays dans des procès interminables. Les
poursuites judiciaires seront dirigées envers les tenants de l'apartheid contre lesquels
il y aura des preuves suffisantes. Les responsables de l'apartheid doivent comprendre le
sens que le peuple sud africain tient à accorder au travail de la commission vérité est
réconciliation...
Pourquoi pensez-vous que Mandela tienne
à ce que les criminels de l'apartheid soient punis ? Ces gens détiennent importants des
capitaux importants et il peuvent asphyxier l'économie de la RSA. Moi, je suis presque
sûr que c'est par respect pour son peuple. Il ne faut pas créer des fâcheux
précédents. Chaque État a besoin d'un code d'honneur et d'éthique, qui doit diriger
l'action des gouvernants.
Z. Ngoma et ses amis ont tué des nourrissons
dans les couveuses des hôpitaux de Kinshasa pour prendre le pouvoir à Kinshasa; ils ont
laissé les Rwandais massacrer les populations au Kivu, etc. Si demain on les gratifient
avec un poste ministériel ou des compliments (homme de principe), tout le monde pourra
ensuite aller à Kigali et à Kampala pour chercher le pouvoir...
Je n'ai rien de personnel contre ces
chasseurs de pouvoir. Je sais aussi que mieux vaut les avoir à Kinshasa qu'à Kampala.
Les sanctions que je préconise contre eux, peuvent tout à fait être morales, politiques
ou judiciaires, mais le principe et qu'ils doivent assumer leur passé et payer pour le
mal fait aux congolais. c'est un problème de bon sens.