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Victoire ou démission : alternative politique pour le président KABILA

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Dr. Mubabinge Bilolo

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La République Démocratique du Congo est occupée par les forces armées étrangères depuis le 3 août 1998. Le fait que ces forces d’occupation aient le soutien de quelques traîtres congolais ne changent rien au constat d’occupation et d’agression. Elles sont là, depuis des mois, entrain de tuer et de piller les zones occupées. L’Etat Congolais est aujourd’hui un Etat humilié, un objet de risée du monde entier. Le Peuple Congolais a été humilié par ses petits voisins.

Sa fierté est aujourd’hui par terre. Un si grand pays, incapable de se défendre, quelle honte!

Face aux difficultés d’organisation de la chasse contre les agresseurs, d’aucuns proposent les négociations, c’est-à-dire la capitulation pure et simple de l’Etat Congolais.

Si le Gouvernement Congolais avait déclenché cette guerre en allant occuper le territoire ruandais ou ougandais, nous aurions dû exiger le retrait immédiat et inconditionnel de nos troupes.

Mais, comme ce sont les Gouvernements ougandais, ruandais et burundais qui ont déclenché cette guerre et qui occupent des territoires congolais, nous devons exiger le retrait immédiat et inconditionnel de leurs troupes.

Ce retrait inconditionnel des agresseurs ne peut faire l’objet de négociation.

Qu’il s’agisse de la rébellion de Mulele ou de la guerre de sécession katangaise, qu’il s’agisse du Shaba I et du Shaba II, nous avons exigé une seule chose du Gouvernement Central : LA VICTOIRE. Durant toutes ces rébellions passées, le Gouvernement avait aussi fait appel à des troupes étrangères (ONU, Légion Etrangère, Marocains, Mauritaniens, etc.) pour mettre fin aux potopoto.

Pourquoi devrions-nous exiger autre chose aujourd’hui? Nous aurions dû exiger les négociations au moment où il y avait des rébellions, mais nous ne l’avons pas fait. Aujourd’hui que nous sommes victimes d’une agression extérieure, nous découvrons le concept de la „négociation".

Au lieu de multiplier des protestations pour contraindre les Gouvernements du Rwanda, de l’Ouganda et de Burundi de retirer leurs troupes, la plupart des Congolais de la Diaspora multiplient la pression sur le Gouvernement Congolais pour qu’il puisse s’incliner devant les caprices de nos agresseurs et des traîtres, c’est-à-dire pour qu’il puisse signer la CAPITULATION.

Pire encore, au lieu de réfléchir sur les stratégies qui peuvent nous permettre de donner une leçon inoubliable à nos agresseurs, beaucoup de Congolais s’amusent, comme on peut le constater dans le Forum de Congo2000 ou de Congonline, à s’injurier réciproquement et à injurier le Gouvernement. Ils se sont transformés librement en esclaves de Kagame et sont prêts à livrer " le Congo aux charognards".

Nous pouvons ajouter, à leur décharge, que la profondeur de l’humiliation les pousse à haïr toute Autorité qui se montre ou se montrerait incapable de laver l’affront ou à chercher à s’identifier à celui qui semble être le plus rusé et le plus fort, en l'occurrence, à l'envahisseur.

Dans ce sens, nous pouvons dire que par-delà les injures et par-delà l’appel aux „négociations" ou à la capitulation, se cache une exigence beaucoup plus profonde, à savoir: l’exigence de la VICTOIRE.

Le Gouvernement Congolais doit mobiliser toutes ses ressources humaines et matérielles afin de mettre fin à cette occupation. Le concept de "ressources humaines " englobe ici toutes les forces vives du Pays, à l’exception de forces mobutistes. Car les " ressources mobutistes " sont des " ressources inhumaines ", des " ressources cancéreuses et pourries". Il doit à la fois mobiliser les ressources humaines et à la fois mettre en quarantaine les ressources cancéreuses, génératrices du culte de personnalité, de la mort et des contradictions systémiques.

Les combattants Mai-Mai ont déjà prouvé plus d’une fois, à Goma et à Bukavu, qu’on peut bel et bien reprendre ces villes occupées de l’Est, si on le veut. Le plus important, c’est l’organisation et la coordination des activités sur le terrain. Le Gouvernement Congolais a-t-il réellement la volonté et la détermination de neutraliser les terroristes, de "défendre la patrie menacée"?

Le Peuple Congolais a déjà dit son dernier mot, sous la plus de Catherine Tshefu : "Nous ne livrerons pas le Congo aux charognards". Il n’accepte pas l’HUMILIATION et n’a pas d’estime pour un Président de la République qui perdrait la guerre contre de petits pays comme le Rwanda, l’Ouganda ou le Burundi. Le Président de la République du Congo a le DEVOIR de chasser les agresseurs loin de notre territoire et de nous ramener la Victoire. Sa mission majeure est de "défendre la patrie menacée", "la patrie en danger".

Bref, le Président Kabila n’a qu’une seule alternative : soit la VICTOIRE ÉCRASANTE, la RÉHABILITATION DE LA FIERTÉ DU PEUPLE CONGOLAIS, soit la DÉMISSION pour cause d’incapacité de défendre la République Démocratique du Congo contre l’agression extérieure.

Quel intérêt le Peuple Congolais a-t-il à se laisser gouverner par un Président ou par un Gouvernement incapable de le défendre contre une agression extérieure, contre des terroristes étrangers et nationaux?

Quel intérêt avons-nous à garder un Président ou un Gouvernement qui accepterait de livrer „le Congo aux charognards" ou de nous faire marcher avec des fronts courbés?

La survie politique de Kabila et de son Gouvernement est liée à la VICTOIRE et non à la signature de l’Acte de Capitulation.

A nos Compatriotes, Gouvernants et Gouvernés, qui croient déjà que tout est perdu, nous demandons d'intérioriser ces paroles de notre soeur Cathérine Tshefu:

"Il viendra le temps où les lâchetés se paieront, au cœur des consciences.

Valeureux sont les citoyens qui refusent l'exploitation et l'esclavage.

Ressoudons nos rangs, voyons loin et reprenons courage ;

Alors qu'aux envahisseurs, les traîtres s'allient, défendons le Congo avec confiance.

Le Congo survivra aux divisions et aux lâchetés,

Et le Congo finira par vaincre ceux qui ruinent son unité."

 

Dr. Mubabinge Bilolo

Cellule Stratégique de la Société Civile Congolaise à l‘Etranger

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