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Anti- patriotisme et haute-trahison de la part des Partis politiques Congolais: le cas de l'UDPS-Benelux
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Shushukulu Mubabinge Bilolo
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Face aux nombreux messages calomnieux publiés depuis deux mois par l’UDPS-Benelux contre le Président de la République Démocratique du Congo, nous ne pouvons que demander à nos compatriotes de ne pas se laisser distraire par ce langage en folie de nos frères et sœurs de Benelux, car ils ne savent pas ce qu’ils font. Ils ne savent pas ce qu’ils disent. L’UDPS, rappelons-le, est un agrégat d’individus sans aucune idéologie commune, sans discipline politique et n’ayant comme dénominateur commun que la soif du pouvoir ou la pré disposition à la trahison.

Ce qui est grave est que l’élite de ce Parti, vivant à l’étranger, ne tire aucune leçon de son séjour en Occident. Bien que les Belges, les Français, les Américains, les Hollandais qui vivent en Afrique ou au Congo soient parfois membres de l’Opposition, nous n’avons jamais assisté en Afrique ou au Congo au meeting d’un groupe d’Européens discréditant le Gouvernement, le Président ou les Institutions de leurs pays. Les différences politiques, on ne les découvre que lorsqu’on vient en Europe ou bien lorsqu’on suit la presse européenne ou américaine.

Nous n’avons jamais lu dans les journaux congolais des messages anti-gouvernementaux, analogues à ceux de l’UDPS, diffusés au Congo par l’Opposition française, belge, allemande ou autre.

A l’extérieur, les Européens défendent tous, sans exception, les intérêts de leurs Etats respectifs, défendent leurs cultures et leurs pays. Dès lors, nous avons du mal comprendre l’attitude de ces Africains et Africaines qui excellent dans l’art de soutenir les ennemis de l’Afrique, de soutenir les Ennemis du Peuple-Congolais. Ils se réunissent pour répandre les mensonges, pour ternir l’image de leur Pays. Certains Partis dits politiques trouvent un réel plaisir à soutenir l’Occident dans sa décision de boycotter toute initiative économico-politique positive en Afrique ou au Congo. Parmi ces partis anti-patriotiques figurent le Parti qui était jadis porteur de l’espoir, à savoir : l’UDPS.

L’UDPS se révèle depuis la fin de la Conférence Nationale comme un Parti politique dont le seul objectif est de partager le pouvoir avec le Parti régnant. Pour atteindre cet objectif, tous les moyens sont bons: mensonges, calomnies, haute-trahison, discours démagogiques, caméléonisme, prostitution politique, etc.

L’UDPS, ce parti anti-patriotique, qui a contribué à prolonger éternellement la dictature de Mobutu, en pactisant et en priant pour l’un des plus cruels et des plus inhumains dictateurs de l’histoire, Mobutu Kabutu Mubutudi, contribue depuis plus d’un an à paralyser la mise en place des institutions viables en soutenant directement et indirectement l’agression de notre pays.

Les Partis politiques anti-patriotiques à la tête desquels se trouvait l’UDPS ayant trahi les aspirations de notre Peuple en reconduisant Mobutu au pouvoir et en prolongeant indéfiniment le processus de démocratisation méritaient et méritent une mise en quarantaine politique. C’est leur médiocrité qui a fait que nous avions lancé un appel à nos guerriers afin de pouvoir mettre fin, par les armes, au règne de Mobutu et du mobutisme.

Le but de cette révolution de 1996-97 était donc de mettre fin non seulement au pouvoir de Mobutu qui était mourant, mais d’empêcher qu’après sa mort, ces partis politiques anti-patriotiques et leurs fondateurs, tous architectes du mobutisme, reviennent au pouvoir. C’est pendant la Conférence Nationale que nous avons exigé la MISE EN QUARANTAINE de tous ceux qui ont contribué à la destruction de notre pays.

Ainsi en mettant en quarantaine les partis politiques alimentaires, Kabila n’a fait rien d’autre qu’accomplir la Volonté du Peuple Congolais. Nous lui reprochons sa bonté, le fait de refuser de mettre en quarantaine la totalité des mobutistes. TOUS LES MOBUTISTES DOIVENT ALLER EN PENSION ET CELA SANS EXCEPTION.

Au lieu de louer la grandeur d‘esprit de cet homme modéré qui croit encore en la possibilité de conversion des Mobutistes, l’UDPS dont la plupart des membres du directoire occupent aujourd’hui des positions stratégiques dans les Institutions de l’actuelle République, veut faire croire au monde que Kabila est un dictateur. Dictateur parce qu’il a voulu créer un cadre juridique de référence et fixer constitutionnellement les critères d’éligibilité. Dictateur parce qu’il a voulu limiter la transition à deux ans et parce qu’il était fidèle à son Agenda politique. Dictateur parce qu’il s’est opposé à l’instauration de la guillotine comme remède au " mal mobutiste".

On prétend que Kabila n’est pas démocrate. La vérité est que le Projet de Constitution de mars 1998 consacre le pluralisme politique et considère le monopartisme comme relevant de la haute-trahison.

L’agression du Congo que l’UDPS soutient est venue à deux semaines de la Constituante. Autrement dit, l’agression est venue paralyser la consécration constitutionnelle du multipartisme et la définition claire et nette du cadre juridique au sein duquel les partis politiques peuvent se mouvoir.

Malgré la guerre, le Président Kabila n’a pas fait passer la question d’une nouvelle Constitution au second plan comme nous l’avions souhaité, il a, au contraire, créé une Commission de Réforme Institutionnelle pour poursuivre la mise au point du Projet de Constitution de la République Démocratique du Congo. Et même dans son actuelle version, ce Projet consacre le pluralisme et le multipartisme politiques.

Dans ce sens, Kabila est peut-être le seul politicien congolais qui puisse, dans ce contexte post-mobutiste, donner au Congo des Institutions démocratiques.

Les présidents-à-vie de l’UDPS et des autres partis alimentaires du MPR, qui refusent depuis huit ans de convoquer des Congrès de leurs partis respectifs par peur d’être écartés de la Présidence de ces partis, feraient mieux de se taire. Des Citoyennes et des Citoyens Congolais peuvent critiquer, à titre individuel, la politique du Président Kabila, mais il n’y a aucun parti politique, à l’heure actuelle, qui peut lui donner de leçon en matière du processus de démocratisation. A strictement parler, le Congo n’a pas de partis politiques. Il a quelques centaines de dinosaures impunis, toujours assoiffés de pouvoir et qui appellent leurs propres familles biologiques : partis politiques.

Toutes les critiques, relatives à la démocratie, formulées contre Kabila, sont sans aucun fondement. Lunda Bululu était déjà Premier-Ministre et il avait excellé dans l’art de paralyser le processus de démocratisation. Il n’a pas versé des larmes au moment où les soldats de Mobutu égorgaient les étudiants de l’Université de Lubumbashi. Ntambwe Mwamba, longtemps PDG et Ministre, a excellé dans le vol de nos richesses. Il vit dans un luxe qui donne la nausée. Il n’a jamais ouvert sa bouche pour défendre son peuple contre l’oppression mobutiste. Tshisekedi wa Mulumba, Premier-Ministre sans concept et sans initiative propre, qui a contribué à affermir et à éterniser le pouvoir de Mobutu après la Conférence Nationale.

Kabila est un excellent démocrate et il est aujourd’hui victime de cette option pour la démocratie.

L’UDPS a récolté tous les actes du banditisme des ex-hiboux de Mobutu pour les mettre sur le compte de Kabila et tenter ainsi par ces mensonges et calomnies de faire passer la thèse de violation des Droits de l’Homme et des Peuples.

Mais s’il s’agissait de mettre toutes les bévues policières au compte du Président de la République ou du Premier-Ministre, pourquoi ne pas commencer par exiger la condamnation du Président Français, du Président Américain, du Premier-Ministre Belge et nous en passons?

Tous ces Noirs injustement arrêtés, maltraités, qui remplissent les prisons des USA, de la France, de la Belgique, de l’Allemagne, de l’Italie, du Pays-Bas ; tous ces Noirs assassinés par des policiers occidentaux, crient en vain : Justice, Justice.

Y-a-t-il de différences entre la violation des Droits de l’Homme en Occident et en Afrique ? Pourquoi ne pas commencer par porter plainte contre le Président Français qui maintient toute l’Afrique francophone en état d’esclavage et de néo-colonialisme ? Ces crimes des Etats occidentaux contre l’Afrique et contre le Tiers-Monde ne sont-ils pas des monuments de violation des Droits de l’Homme et des Peuples ?

En accusant le Président Kabila, l’UDPS a voulu accuser Jésus-Christ auprès du Diable. Et cette démarche relève du registre de la prostitution de la notion de la justice et de celle des Droits de l’Homme et des Peuples..

Quant au drame Hutu, il est curieux de constater que l’Opposition Rwandaise et Burundaise accuse depuis 1995 les gouvernements actuels de l’Ouganda, du Rwanda et de Burundi de génocide. Les Occidentaux ne réagissent pas. Il n’y avait aucune raison qui pouvait pousser Kabila à mener, en 1996-97, une guerre contre les Rwandais et les Burundais se trouvant sur le territoire congolais.

Contrairement au langage des journalistes isefeticratiques étrangers, les soldats qui ont appuyé l’AFDL dans sa guerre contre le régime de Mobutu appartenaient à de différents groupes sociaux du Rwanda, du Burundi et de l’Ouganda. Ils savent que s’il y a eu des morts, c’est parce que certains soldats ne suivaient que les directives de Kigali.

L’UDPS ferait mieux, compte tenu des éléments actuels, de porter plainte contre Paul Kagame et Museveni au lieu de passer son temps à s’en prendre au Président Congolais.

Certains membres de l’UDPS ont l’audace d’évoquer le cas Kyungu. Pourquoi le Premier-Ministre udpsien de l’époque n’avait-il pas donné l’ordre d’arrestation ou de destitution de Kyungu ? Le pouvoir était à l’époque dans les mains de l’UDPS, mais rien n’a été entrepris par le Gouvernement d’Etienne Tshisekedi pour stopper Kyungu. L’UDPS n’est pas un parti qui peut défendre les intérêts du Peuple Congolais.

Tout compte fait, l’UDPS exploite toutes les idioties journalistiques pour pouvoir ridiculiser le Peuple Congolais. Ce Parti, anti-patriotique, croit qu’en flattant les journalistes et certains politiciens occidentaux, en prostituant la notion des Droits de l’Homme et des Peuples, il pourrait se débarrasser de Kabila qui détrône de plus en plus des leaders udpsiens sans concept politique convaincant.

Avec l’UDPS, le Congo n’a pas d’avenir. Ce Parti ne représente pas une alternative politique pour le Congo. Car la notion de la Justice et celle du Patriotisme sont étrangères à ce Parti avide de pouvoir. L'UDPS est l’autre-face du MPR.

Bref, Kabila est un bon patriote congolais et l’unique Président africain décidé à donner à son pays des institutions profondément patriotiques et démocratiques. C’est pour cela que personne n’a intérêt à ce qu’il réalise son Agenda Politique. On veut l’abattre non pas parce qu’il est mauvais, mais parce qu’il est bon. Le Peuple Congolais préfère aujourd’hui Kabila à n’importe quel autre politicien congolais. C’est pour cela que l’UDPS veut contourner la confrontation électorale, veut contourner l’échec par les urnes en posant des actes qui peuvent justifier la prolongation de sa mise en quarantaine. Heureusement que le Président Kabila a compris ce jeu, il ne se laisse plus provoquer par ces actes de jalousie pathologique udpsienne.


Shushukulu Mubabinge Bilolo
Cellule Stratégique de la Société Civile Congolaise à l’Etranger.

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