| Editorial: " L'ONU
vole au secours des agresseurs de la RDC". |
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| Presse Présidentielle |
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" L'ONU VOLE AU SECOURS DES AGRESSEURS
DE LA RDC ".
Les honnêtes gens imprégnés d'idéaux de la Charte des Nations Unies et ceux qui les
ont édictés seraient choqués par l'assertion: l'ONU vole au secours des agresseurs de
la République Démocratique du Congo si des preuves tangibles et irréfutables ne
venaient la corroborer.
Les observateurs impartiaux de la scène politique congolaise estiment que le Conseil de
sécurité de l'ONU s'est illustré dans la violation de la Charte des Nations Unies en
prenant fait et cause pour les agresseurs du Congo Démocratique ¾ un pays indépendant
et souverain ¾ envahi depuis le 2 août 1998, par les armées coalisées du Rwanda et de
l'Ouganda, avec en sous-traitance celle du Burundi.
Contrairement au principe de non-intervention consacré par la Charte de l'ONU qui stipule
qu' aucun Etat ni groupe d'Etats n'a le droit d'intervenir, directement ou indirectement
pour quelque cause que ce soit, dans les affaires intérieures ou extérieures d'un autre
Etat, l'ONU ferme les yeux sur les atrocités commises par des militaires rwandais et
ougandais sur les Congolais dont certaines ont même été dénoncées par le
Vatican.
De leur côté, le Rwanda et l'Ouganda, qui agressent le Congo-Démocratique, prétendent,
entre autres choses, aider les soi-disant rebelles congolais à régler leurs problèmes
politiques avec les autorités de Kinshasa.
En sus du principe ci-haut cité et en dépit des preuves matérielles irréfutables de
l'agression rwando-ougandaise dénoncée par la RDC et récemment par l'ambassadeur des
Etats-Unis d'Amérique à Kinshasa, M. William Lacy Swing, ainsi que de la reconnaissance
par Kigali et Kampala de la présence de leurs troupes en RDC, il nous revient de
constater non sans amertume que le Conseil de sécurité de l'ONU n'a pas daigné
dénoncer l'agression ni condamner les agresseurs qui sont pourtant connus : le
Rwanda et l'Ouganda.
Dans sa politique des deux poids deux mesures, le Conseil de sécurité s'est tu sur le
voyage par avion du président Museveni à Tripoli, en Libye, alors qu'il avait condamné
le déplacement du président Kabila dans ce même pays.
En outre, le même organe, qui a mis la Libye sous embargo depuis 6 ans à la suite de la
destruction d'un avion de ligne au-dessus de Lockerbie, en Ecosse, a gardé un silence
louche sur une série d'actions terroristes et destructives posées en RDC par les
Rwandais et les Ougandais. Il s'agit notamment du détournement d'avions civils pour le
transport d'armes et de troupes de Goma à Kitona et Moanda, de la destruction
délibérée en plein
vol d'un avion civil transportant des civils, acte ignoble dont s'est réjoui Alexis
Thambwe Mwamba, de la coupure du courant électrique pendant plus de 3 semaines à
Kinshasa, du sabotage du barrage d'Inga et de destructions méchantes du port de Matadi et
des installations de la Société Congolo-Italienne de Raffinage (SOCIR).
Les Rwandais et les Ougandais se sont également illustrés dans la déportation des
populations congolaises vers le Rwanda et l'implantation des colonies rwandaises dans la
région d'Uvira, Mwenga et Fizi.
D'aucuns se sont étonnés d'apprendre que, quand la population de Kinshasa a mis en
déroute les Rwandais et les Ougandais lors de leur tentative de prendre la capitale, le
président Kabila a été accusé d'avoir incité les Kinois à la haine contre les
gentils tutsi.
De même, quand la RDC, Etat souverain, a fait appel à ses alliés pour intervenir
militairement dans l'Ouest du pays, une résolution a été vite votée au Conseil de
sécurité de l'ONU enjoignant aux troupes étrangères de quitter la RDC.
Selon l'entendement du Conseil de sécurité de l'ONU, les troupes étrangères visées
par sa résolution sont celles que la RDC a souverainement invitées et pas celles qui
l'ont agressée. Car celles-ci, qui avaient le vent en poupe, continuaient à conquérir
des territoires et à guerroyer sans que le Conseil de sécurité de l'ONU bronche. Et
jusqu'à la chute de Kindu et de Kabalo, New York a gardé un silence de carpe.
Aucune résolution n'a été prise par le Conseil de sécurité de l'ONU alors que les
Rwandais ont reconnu avoir combattu à Kindu et les Ougandais se sont vantés d'occuper
des localités et des aéroports de la RDC .
Aujourd'hui, ledit Conseil prend une résolution exigeant la cessation immédiate des
hostilités et le gel des positions sur le terrain des combats parce que les alliés de la
RDC ont décidé de participer à la contre-offensive à l'Est.
Cette résolution ne peut être ressentie que comme une insulte au peuple congolais
souverain dès lors que cela relève d'une machination machiavélique destinée à
protéger les agresseurs de la RDC et à soutenir l'agression rwando-ougandaise.
Chaque fois que les forces gouvernementales congolaises affichent la volonté ferme de
bouter hors du territoire national les agresseurs, le Conseil de sécurité de l'ONU sort
ses griffes.
Mais tant que la coalition rwando-ougandaise tue, viole et vandalise, ce qui se passe sur
le sol congolais devient le cadet des soucis du Conseil de sécurité de l'organisation
mondiale.
Même un peuple pacifique et épris de paix ne peut que s'en indigner et se révolter.
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