| Un seul PDSC au
Congo-Kinshasa (RDC) |
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| Teddy Mbuinzama |
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L'opinion se souviendra toujours des
péripéties qui avaient émaillé la succession de Papa Joseph ILEO à la tête du PDSC
en septembre 1994. Certains membres, pour la plupart faisant partie, contre l'avis du
parti, du gouvernement URD de Monsieur KENGO wa Dondo , avaient tenté de contrôler la
direction du PDSC au mépris des statuts .
Pour information, vous devez savoir que les statuts du PDSC sont explicites en matière de
succession dans ses organes. Ainsi, l'article 37 alinéa 4 stipule: en cas dabsence
ou dempêchement, le Président national est remplacé dans ses prérogatives par le
Vice-Président national présent ou, en cas de pluralité, par le premier
dentreux suivant lordre déterminé par larticle 31. Cet article
place le Vice-Président national chargé de lorganisation en seconde position
après le Président national.
Conformément à ces dispositions statutaires, c'est incontestablement le Vice-Président
national chargé de l'organisation qui remplace le Président national. La personne qui
occupait ce poste, au moment du décès de Papa Joseph ILEO, était Monsieur André
BO-BOLIKO Lokonga. Dans le même temps, il faut se rappeler que ce dernier assurait par
ailleurs l'intérim du Président national car Papa Joseph ILEO assumait des hautes
responsabilités au HCR.
Malgré lévidence, Messieurs Jean-Marie KITITWA, MALUMBA Mbangula, KIAKUAMA Kia
Kiziki et autres avaient constitué sans légitimité une autre direction du parti et
sétaient proclamés dépositaire du label PDSC ainsi que de son emblème. Cette
escroquerie, loin débranler la base et la majorité de cadres du parti, avait
soudé autour de Monsieur André BO-BOLIKO Lokonga tous ceux qui respectaient les statuts.
Ne respectant pas la volonté populaire et fort de leur participation au gouvernement pro
mobutiste de Léon Lobitch KENGO en tant que ministres, le groupe cher à Jean-Marie
KITITWA et à KIAKUAMA Kia Kiziki avait fini par mettre en place leur PDSC, bien que
nayant pas le droit de porter ce nom. Cette division de fait jeta une confusion dans
lopinion de telle manière quil a fallu, pour éclaircir la situation, donner
la parole aux militants pour quils se prononcent.
Au cours des consultations organisées dans toutes les fédérations, la base avait dit
clairement non au plan de sabordage du parti chrétien par la dissidence. Les succès
remportés par les légalistes et les camouflets infligés à la bande de Jean-Marie
KITITWA avaient fini par inciter MALUMBA Mbangula, Ministre de lintérieur au
service de la dictature, à procéder par des intimidations des membres nayant pas
suivi leurs forfaitures. Il tenta à plusieurs reprises de saboter le PDSC légal à
lempêchant de tenir des réunions régionales. Les forces de lordre
quil avait envoyées à Kenge pour interdire la tenue des accises de la fédération
de Bandundu en est une illustration et reste dans la mémoire de tous.
Ainsi, lopinion avait pris connaissance de lexistence de la dissidence qui
appartenait à la mouvance URD proche de la dictature mobutienne. Il était bien entendu,
sans lombre daucun doute, que la partie restée fidèle à Monsieur André
André BO-BOLIKO Lokonga appartenait à la vraie opposition, membre de lUSOR.
Malgré des multiples obstacles, le PDSC est à ce jour le seul parti politique à avoir
organisé, en septembre 1995, un Congrès national depuis le déclenchement du processus
de démocratisation au Congo en 1990. Ces assises font de ce parti, la seule organisation
politique à avoir procédé à l'élection démocratique de ses dirigeants et à
sêtre doté dun projet de société et un programme de gouvernement adoptés
par ses congressistes venus de tous les coins de la république. Il convient de signaler
que le PDSC est membre de lInternationale Démocrate Chrétienne (IDC) et ses
délégués participent à toutes les réunions de cette grande organisation
internationale en tant que membres actifs.
Pour mettre fin à la confusion entretenue par la dissidence et conformément à ses
principes, le congrès national avait offert aux fils égarés la possibilité de
réintégrer le parti à condition de se faire accepter par la base. Les accises
nationales demandaient par la même occasion au Comité directeur de tout mettre en oeuvre
pour protéger le nom et le sigle PDSC. Il déniait à tout groupe dindividus de
saccaparer des biens du parti et dusurper ses attributs.
Cest ainsi, après avoir essayé en vain de ramener à la raison la dissidence, le
Comité directeur avait fini par porter le problème de lutilisation des attributs
du PDSC par Messieurs MALUMBA Mbangula, Jean-Marie KITITWA, KIAKUAMA Kia Kiziki et
compagnie devant la justice.
Comme lon sy attendait, le verdict rendu par la cour dappel en date du
30 avril 1998 avait reconnu au seul André BO-BOLIKO Lokonga, Président national élu, le
droit de faire usage du label du PDSC. Ainsi donc la dénomination Parti Démocrate et
Social Chrétien, PDSC ainsi lemblème la Colombe sont réservés à ce dernier et
les siens . Ils sont les seuls à représenter ce parti tel quil a été fondé et
enregistré sous larrêté ministériel numéro 91-053 du 17 janvier 1991 à
Kinshasa. Depuis le 6 octobre 1998, Monsieur Jean-Marie Jean-Marie KITITWA et les siens
ont reçu la notification de la décision judiciaire qui les interdit la paternité du
PDSC.
Désormais, cest clair comme leau de source, il ny a plus de confusion.
En RDC, il ny a pas plusieurs PDSC, il ny a quun seul, celui que
préside André BO-BOLIKO Lokonga. Que ceux qui se réclament du PDSC, et qui par aventure
sétaient entraînés par la triste expérience URD de Jean-Marie KITITWA, KIAKUAMA
Kia Kiziki, Léon Lobitch alias KENGO wa dondo, sachent que le retour au bercail est
possible conformément à la décision du Congrès.
Je demande aux personnes qui s'interessent à la vie politique congolaise de prendre bonne
note de ce fait. Le PDSC reste le grand parti du centre dans l'échiquier politique
congolais.
Fait
à Genève, le 19 octobre 1998
Teddy Mbuinzama
Représentant du PDSC en Suisse
E-mail: MBWIZAMA@HOTMAIL.COM |
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