Dès le 22 novembre prochain, Monsieur
Kabila va probablement entamer un voyage à travers quelques pays d'Europe dont la France,
la Belgique et l'Italie et le Vatican.
Ce voyage pourrait ne pas avoir lieu si l'on examine de près la situation au Congo. Il va
sans dire que le danger pour Kabila n'est pas seulement du fait de la rébellion mais plus
encore des difficultés qu'il rencontre dans son propre camp.
Il faut savoir que la rébellion continue à marquer les points sur le terrain par la
prise de Manono au Shaba et de Bumba en Equateur. En plus de cela, il règne dans les FAC
actuellement un climat malsain. Au mécontentement résultant de l'exécution des
ex-généraux de FAZ s'ajoute le fait que l'Angola commence à exiger que le commandement
des FAC soit donné à leur homme de confiance, Monsieur Munene. L'Angola n'apprécie pas
la prestation du commandement actuel sur le terrain des opérations et surtout les echecs
que continuent de subir la coallition des dictateurs sur le terrain face à la rebéllion.
Il ne faut pas non plus sous-estimer les différentes rencontres secrètes organisées par
tous ceux qui ne portent plus Kabila dans leurs coeurs et de surcroît ne verraient pas de
mauvais oeil l'élimination l'apprenti dictateur de Kinshasa.
Nous pouvons entrevoir quelques hypothèses:
- un coup d'etat à son absence, le général Munene met fin
au pouvoir de Kabila et cela avec le concours des angolais, des
ex-FAZ mécontents et la bénédiction de la plus grande puissance;
- la rébellion accentue son offensive et prend une ville
importante, ce qui va amplifier le malaise que l'on perçoit
déjà à Kinshasa. Beaucoup des collaborateurs de Kabila qui
avaient déjà fait fuir leurs femmes et enfants profiteront pour
fausser compagnie à leur chef pour rejoindre leurs familles en
éxil. Il faut s'interroger sur l'arrivée actuellement en Europe
du nombre important des proches du pouvoir;
- l'opposition extérieure ne baissera pas le bras pour faire
entendre leur voix et gêner le dictateur qui ne contrôle
maintenant que 50% du territoire national.
Au vu de ce qui précède, Il y a lieu de penser qu'en
dernière minute Monsieur Kabila, devant l'imminence du péril de son régime, change de
décision, et de ce fait annule son voyage pour mieux contrôler la situation intérieure,
qu'il ne maîtrise déjà plus.
Pas facile d'être de s'autoproclamer président d'une république qui n'a rien de
démocratique qu'est le Congo (ex-Zaïre). Monsieur répétait toujours dans ses meetings:
olukaka makambo okojua. Ceci pourrait s'appliquer à son clone, l'actuel dictateur.
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