| Citoyennété des
Banyamulengues et Panafricanisme: Réponse à Mr Ngoga Rwabirwi. |
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| Faustin Kutshienza |
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1. Veuillez accepter une fois de plus mes
sincères remerciements pour votre admiration de la clarté des idées et la justesse de
mes remarques.
2.Avant de répondre à vos questions combien petinentes et intéressantes, je voudrai
reconnaître mon erreur d'avoir écrit:"ce sont les rwandais qui ont installées que
Mr Kabila au pouvoir". En fai, j'aurai dit:'c'est le Rwanda qui.... en déignant
ainsi le regime au pouvoir dans ce pays. Merci d'avoir compris qu'il ne s'agit pas du
peuple rwandais.
LA CITOYENNETE DES BANYAMULENGUES.
3. Suivant la lecture que je fais des évenements au Congo-Kinshasa, le problème de
nationalité concerne non seulement les deux ethnies hutue et tutsi d'origine rwandaise et
burundaise installées au Congo voici plusieurs décennies.
4. Cette question de citoyennté est à la fois sipmle et complexe.
5. SIMPLE en ce sens que si nos pays (Burundi, Congo-Kinshasa et Rwanda) étaient des
Etats de droit, des républiques démocratiques, des Nations libres et humanitaires (où
les peuples s'acceptent et se respectent, les dirigeants ne prêchent pas la haine, la
xénophobie, le génocide et toute autres formes de barbarie) la citoyenneté des
Banyamulengues serait depuis resolue et ne serait en conséquence pas un casus belli à la
base des massacres et des rebellions repetitives. En effet, des lois et réglements en
vigueur notamment au Congo-Kinshas auraient déjà tranché sur cette question et nos
peuples respectifs vivraient en paix et en harmonie.
6. COMPLEXE: la complexité de cette question vient notamment de la tournure que prennent
les évenements dans la Région des Grands Lacs à la suite aux rébellions de 1996-1997
et 1998 en cours.
La responsabilté est à incomber:
a) aux gouvernements sous le régime Mobutu qui pu résoudre cette question alors qu'ils
ont eu du temps (32 ans au pouvoir);
b) aux gouvenements Kagamé (Rwanda) et Yoweri Museveni (Ouganda) de s'être servi des
Banyamulengues qui, ne sont pas leurs gourvenés lors de leurs opérations visant les
massacres des réfugiés pendant la rébellion de Mr Kabila de 1996-1997.
C) à Mr Kabila qui après s'être servi des Banyamulengues pour conquérir le pouvoir au
Congo-Kinshasa les a opposés aux autres ethnies du Congo appelant ces dernières les
combattre par tous les moyens à les éradiquer. Ces appels ne sont qu'une volonté
manifeste du regime de Mr Kabila au génocide contre les Banyamulengues. Cela a par
ailleurs exacerbé le sentiment anti-Rwandais qui a toujours existé parmi le peuple
congolais.
d) aux Banyamilengues-mêmes d'avoir consciemment rallié Paul Kagame Yoweri Museveni ,
Kabila pour s'impliquer dans des évenements pour lesquels ils devraient se tenir à
l'écart. En effet, se considérants congolais à part entière (quoique appartenant à
une ethnie d'origine rwandaise)les Banyamulengues ne dévraient pas prendre part ni joué
un rôle actif dans la rébellion de 1996-1997. Puisque leur appartenance à la Nation
congolaise ne leur était pas déchue par les armes mais par la légalité (la loi), c'est
par de voie de loi qu'ils devraient normalement la reclamer. Le fait d'avoir pris les
armes aux côtés de Mr Kabila soit disant que c'est à cause de la nationalité est pour
une erreur grave.
7. Aujourd'hui, avec Mr Kabila et son gouvernement à la tête du Congo, il ne fait aucun
doute que la citoyeneté congolaise des Banyamulengues semble compromise. De plus si la
guerre se poursuit en faveur de Mr Kabila, il ne pas exclue que l'on assiste au génocide
des Banyamulengues surtout que les auteurs présumés du génocide rwandais de 1994
combattent actuellement aux cotés de Mr Kabila.
8. En l'absence de Mr Kabila et de son gouvernement, la citoyenneté congolaise des
Banyamulengues comme des hutus installés au Congo peut être tranché bien entendu dans
le cadre d'un gouvernement et d'un parlement démocratique au Congo. C'est dans cette
perpective que ,pour ma part, j'ai toujours soutenu que la DEMOCRATISATION DU CONGO est la
clé de résolution des problèmes dans ce pays et par effet de contagion dans les autres
pays voisins notamment au Rwanda, Burundi, Ouganda , Angola et Soudan.
9. Avec un Congo démocratisé, les textes de base pouvant servir à la résolution de la
citoyennété des Banyamulengues seraient l'Ordonnance présientielle de 1974 signé par
le Président Mobutu qui accorde la nationalité de façon globale aux ethnies d'origine
rwandophones installées au Congo avant 1950 et la Loi de 1981 votée par L'Assembles
Nationale qui remet en cause l'Ordonnance présidentielle et qui édicte la nationalité
devrait être octroyée au cas par cas.
10. Comme vous pourrez le contater d'emblée, le principe de reconnaissance de
l'appartenance des ethnies venues du Rwanda reste acquis mais ce sont les modalités qui
sont remises en causes. En effet le premier texte (ordonnance presidentielle) parle de
"façon globale" et le deuxième (la loi) parle de 'au cas par cas".
11. Il faudrait cependant reconnaître que si il y a des clans Tutsis et Hutus d'origine
rwandaise qui se sont installé au Congo avant 1950, il y en a d'autres qui sont arrivés
en qualité des refugiés à la suite des premiers massacres entre Hutu et Tutsi. Ces
clans pourraient bien retourner dans leurs pays qui doivent les accepter car quelqu'il en
soit, les TUTSI et les HUTUS sont condamnés de vivre ensemble. Ce qui se produit
actuellement en Afrique du Sud doit servir d'exemple au Rwanda et Burundi.
PANAFRICANISME
12. Lez africains avaient vu dans ce courant un espoir qu'ils se prendarient en main pour
l'essor politique économique et social des leurs peuples et de l'Afrique. Dans le domaine
de conflits, certes, il y a eu des cas qui ont été résolus grace à l'intervention de
l'OUA. Mais ces cas sont à compter aux bouts de doigts d'une main.
13. Aujourd'hui le malheur de beaucoup de pays africains est d'être dirigés par des
GUERRILREROS qui ignorent le droit, or la droit est la base de toute civilisation. Comme
vous le dites, par ailleurs, c'est parce que nos pays ne sont pas des Nations libres et
démocratiques que l'on assiste à des invasions, ingerence, rébellions et conflits
armés.
14. Je suis d'accord avec vous sur une vision panafricainiste des problèmes en Afrique.
Cela était possible avec les vrais africanistes des années 60.
Cela sera peut-être possible avec la génération future des dirigeants africains. Il me
semble difficile que cette vision donne des résultats concrets avec des dirigeants
actuels notamment ceux en Afrique centrale.
16. Aujourd'hui, la crise au Congo- Kinshasa se complique, n'est-pas que c'est surtout à
cause de l'implication des nombrueux pays africains incapables d'apporter une moindre
solution ?
Mes salutations
Faustin Kutshienza |
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