GauHome.jpg (15896 octets) Droitebandeau.jpg (20729 octets)
La thèse de l'agression du Congo par le Rwanda et l'Ouganda: Réponse à Bernard Ilunga.(2)
wpe141.jpg (679 octets)
Faustin Kutshienza
wpe141.jpg (679 octets)
Frère Bernard Ilunga,

1. Je vous remercie d'avoir signifié que vous n'êtes l'avocat de personne.

Dur comme roche, vous êtes au service de la vérité sans toute fois en détenir le monopole. C'est vrai, Frère Bernard, car Dieu seul détient la vérité puisqu'Il est la VERITE.

2. Frère Bernard Ilunga, puisque vous êtes au service de la vérité, vous aimez donc la vérité. Si vous aimez la vérité, vous devrez haïr le mensonge.

3. Notre préoccupation est la FIN de la GUERRE le plutôt possible.

Cependant, comment peut-on mettre fin à la guerre le plutôt posible si il n'y a pas de négociations entre Monsieur Kabila et le Professeur Wamba Dia Wamba, le premier représentant le gouvernement et le second, la rébellion ?

4. Certes, il y a aussi une autre façon de mettre fin à cette SALE GUERRE: la victoire de l'un des camps, soit Kabila , soit la rébellion. Mais, ceci implique la poursuite de le guerre avec comme conséquence son cortège des morts au sein du peuple congolais. Or, Frère Bernard Ilunga, nous ne voulons pas que la guerre continue. Donc, les deux parties en conflit doivent NEGOCIER.

5. Comme Mr Kabila, vous considérez que Wamba Dia Wamba et consort sont des marionnettes? Savez-vous, Frère Bernard Ilunga que Mr. Mobutu avait qualifié Mr. Kabila de marionnette, homme de paille à la solde du Rwanda et de l'Ouganda ? Mais, devant l'avancée de Mr.Kabila et forcée par les USA et l'Afrique du Sud, n'est-ce pas que Mr. Mobutu s'etait assis sur la même table que Mr Kabila ? Il me semble que ce soit pareille aujourd'hui entre Kabila et le Prof. Wamba Dia Wamba. Si l'on veut la fin de la guerre dans notre pays, la première marionnette (Kabila) doit négocier avec la deuxième marionnette (le Prof. Wamba Dia Wamba).

6. Vous dites que cette guerre est essentiellement UNE GUERRE IMPERIALISTE AMERICANO-TUTSI. Connaissez-vous celui qui a donné, le premier, l'occasion aux Américains et Tutsi d'exercer leur impérialisme sur le Congo ?

7. Puisque vous êtes, Frère Bernard Ilunga, un homme au service de la vérité, voici un peu de vérité: Mr. Kabila est le PRODUIT des Americains et des Tutsi. Ce sont eux qui l'ont porté au pouvoir à Kinshasa en dehors de toute volonté du peuple congolais. De même il (Mr. Kabila) est venu par leur volonté, de même ils le font partir par leur volonté. Si, lors de la venue de Kabila par la volonté américano-Tutsi, il n' y a pas eu d'agression du Zaîre par le Rwanda et l'Ouganda, aujourd'hui où il doit partir, il est MALHONNETTE de brandir la thèse d'une agression.

8. Pour mieux comprendre que la thèse de l'Agression est denudée de tout fondement, il faut examiner le contexte qui a précedé le déclanchement de la rébellion actuelle. Dans ce contexte, Mr. Kabila etait un HOMME INDESIRABLE aussi bien sur le plan national qu'international.

9.SUR LE PLAN INTERNATIONAL, les Etats-Unis qui ont porté et installé Kabila au pouvoir lui reprochaient de vouloir instaurer une nouvelle dictature au lieu d'ouverture politique en vue de l'Etat de droit et de la démocratie, de ne pas respecter les engagements pour lesquels ils l'avaient porter au pouvoir.Cfr les visites du Pasteur Jesse Jackson et Mme la Sécrétaire d'Etat Albraigth. De plus il lui était reproché de pactiser avec Fidel Castro (Cuba) et le Colonel Kadhafi (Libye). Auprès de Fidel Castro, Kabila voulait savoir comment le Cuba resiste à l'embargo américain et en Libye, comment Kadhafi tient tête aux Etats-Unis. QUELLES STIPUDITES ?

10. Avec l'ONU, Kabila avait engagé un bras de fer dans le dossier des massacres des refugiés HUTUS qu'il a par la suite reconnus à Durban en Afrique du Sud en marge du Sommet des Non Alignés. Massacres qui seront également reconnus par Mr. Victor Mpoyo Ministre d'Etat de Kabila en ces termes: "Nous savions que des massacres étaient commis sur les refugiées Hutus, mais on nous avaient fermé la bouche".

11. SUR LE PLAN REGIONAL, les relations de Kabila avec ses anciens Alliés le Rwanda , l'Ouganda et l'Angola d'abord et avec les autres pays africains notamment d'Afrique francophonne n'étaient pas au bon fixe. Souvenez vous du boycot par touts ses pays du Sommet de Kabila sur la Solidarité et le Développement.

12. SUR LE PLAN NATIONAL , l'impopularité de Kabila grandissait à la suite des éxecutions sommaires, condamnations arbitraires (NGOMA ZAHIDI, OLENGA NKOY, ANSELME MASASU), rélegation (Etienne TSHISEKEDI), sa détermination à faire de l'AFDL un nouveau PARTI-ETAT après le MPR, la Tribalisation du pouvoir que certains congolais ont nommée la "KATANGALISATION DU POUVOIR" et l'accaparation et la conentration du pouvoir autour de sa seule personne voulant ainsi règner en MONARQUE ABSOLU (NZEE KABILA).

13. Au sein de son gouvernement, la frustration par Kabila de ses compagnons Tutsi s'accélerait: arrestation des uns, limogage des autres pour les remplacer par sa famille Katangaise. Cfr, la presse de Kinshasa.

14. Au sein des Forces Armées, Kabila a frustré ses compagnons "les lieutenants de Kabila" et a systématiquement négligé certaines unités notamment les Ex-FAZ qui, pourtant avaient refusés de combattre pour la Dictateur Mobutu. Mr. Kabila a traité ces dignes fils du Congo en véritables prisonniers de Guerre notamment à KITONA.

15. Dans ce contexte, Mr. Kabila s'est retrouvé laché et isolé de par tout sauf de Robert Mugabe (Zimbabwe) conduit par des intérêts économiques personnels.

16. Sentant qu'une rébellion devrait éclater contre lui, Mr. Kabila a trouvé l'astuce de s"attirer l"adhésion du peuple congolais. Pour ce faire, il a profité du SENTIMENT ANTI-RWANDAIS qui a toujours existé dans notre pays en prenant sa décision de mettre fin à la présence rwandaise dans les Forces Armées. Cette décision est l'ALIBI DE TAILLE dont il s'est servi pour brandir la thèse de l'agression après le déclanchement de la rébellion. Comme le peuple congolais est en majorité NAÏF, il a cru et continue de croire.

17. Comme vous pourrez le constater, la THESE D'AGRESSION EST DENUDEE DE TOUT FONDEMENT. Elle n'est qu'un alibi pour s'attirer l'adhésion populaire et justifier une guerre que l'on aurait pu éviter. de telles stratégies sont souvent utiliseés par des présidents en panne de popularité dans leurs pays. A titre d'exemple, confronté à l'Affaire Monica Lewinsky, Bill Clinton avait ordonné des frappes au Soudan et en Afganistan profitant des attentats de Nairobi (Kenya) et Mombassa (Tanzanie).

18. Si des congolais soutiennent que BIZIMA KARAHA, DEOGRTIAS BOUGERA, JAMES KABARERE sont des Rwandais, Mr. Kabila lui-même n'a jamais remis en cause leur appartenance à la nation congolaise. Rapellez-vous que des congolais ont trouvé la mort pour avoir dénoncé leur présence dans les institutions de la République. Mr. Kabila ne les avaient pas graciés.

19. Frère Bernard Ilunga. La natinalité congolaise des deux ethnies venues du Rwanda et du Burundi (les Hutus et les Tutsi) a été relise en cause par l'Assemblée Nationale en 1981. SI aujourd'hui les Tutsi notamment voudraient exercer un impérialisme sur le Congo, n'est-ce pas avec la bénediction de Mr. Kabila ?

20. Frère Bernard Ilunga. La rébelion actuelle obéit au même schéma que celle de Kabila de 1996-1997, c'est-à-dire partie de l'Est avec le soutien du Rwanda et de L'Ougnda avec comme principaux combattants les Banyamulengues (Tutsi). Ces deux rebellions diffèrent du point de vue de l'objectif: celle de Kabila visait le départ de Mobutu, l'actuelle vise sans doute celui de Kabila. Tels sont les faits. Ces faits ne sont pas déformés.

Etant donnée que la rébellion de Kabila n'a pas été considéré comme une Agression du Zaîre par le Rwanda et l'Ouganda, C'EST UNE MALHONNETE de voir dans l'actuelle rebellion une agression par le Rwanda et l'Ouganda.

21. Frère Bernard Ilunga. Vous parlez des présidents africains qui sont traités comme des enfants en Occident. Savez-vous pourquoi ? C'est parce qu'au lieu de d'obtenir le pouvoir et la légitimité de leur peuple, certains présidents africains quémandent le pouvoir et la légitimité auprès des puissances occidentales à travers des rébellions par lesquelles ils sont portés et installés au pouvoir. La conséquence logique est que certains présidents africains sont le PUR PRODUIT des occidentaux.

22. Aujourd'hui, le défi de l'Afrique n'est pas de dire NON au reste du monde ni à l'Occident. Le défi majeur de L'Afrique est d'opérer la transformation politique, économique et sociale interne nécessaire au fonctionnement des sociétés africaines démocratiques et des économies de marché, assurer les conditions d'un développement durable, de l'éradication des conflits civils armés (rébellions) et de la réduction de la pauvrété.

L'Afrique doit rompre avec la marginalisation économique et s'intégere dans les échanges internationaux.

L'exemple d'ouverture du Japon, de la Chine et des pays de l'Asie du Sud-Est devrait servir à l'Afrique.

23. Frère Bernard Ilunga. Si pour notre Terre-Mère, ses fils croient que celle-ci se développera avec des dirigeants notalgiques d'idéologies maoïste, marxiste-leniniste et qui trompent la population, eux-mêmes ignorants des réalités économiques et politiques actuelles, alors, toutes les chances de son développement sont d'ores et déjà perdues.

24. Si le peuple congolais est DIGNE de sa Souverainété et FIERE de son Indépendance, s'il aspire à son développement économique et social, il devra IMPERATIVEMENT se débarasser des tels dirigeants SANS INTELLIGENCE REELLE.

Car ils feront une fois de plus reculer notre TERRE-MERE: La TERRE CONGOLAISE.

25. Vous êtes, Frère Bernard Ilunga au service de la vérité. Voici une partie de la vérité, servez-là.



Faustin Kutshienza

Université d'Auvergne.

Copyright Afriqu'Info asbl.