| Contre la bêtise des
censeurs: nous encourageons Madame Tshefu |
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| Madame Mulegwa Kinja |
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CONTRE LA BETISE ET LA LACHETE DES CENSEURS.
ENCOURAGEMENTS A MADAME TSHEFU.
Chers compatriotes internautes,
C'est avec stupéfaction et grande déception que nous apprenons les menaces injustifiées
faites à l'endroit de Madame Tshefu par certains internautes fous qui tels des lâches se
cachent derrière des pseudonymes pour empêcher le débat et intimider tout esprit
critique. Pourquoi, au lieu de répondre aux idées de Madame Tshefu, passez-vous à des
injures, à des menaces et autres calomnies ? Répondez au moins à votre compatriote par
des arguments solides, au lieu de vous borner à des gesticulations de caniveau.
Votre intolérance ne permettra pas de construire cette nation libre et prospère chère
à nos ancêtres. C'est une mission noble que nous devons remplir, surtout devant le monde
et nos descendants. Au lieu de cela, voulez-nous construire des ruines sur les fondations
de l'intolérance et de l'ignorance? Que dirons-nous à nos petits-enfants? Qu'incapables
de nous entendre, nous avions préféré brûler notre chère nation? Que bêtes et
ignares, nous avions préféré le confort mou et trompeur de l'injure aux idées fortes
qui permettent de "construire ensemble"? C'est quoi pour vous la nation? Et la
vie en commun? Et la difficile pluralité d'opinion? Et la nécessaire diversité
culturelle?
A votre avis, qu'est-ce qu'un pays démocratique ? Est-ce un pays où les citoyens ne sont
plus que des objets dénués de tout esprit critique, s'adonnant à un chef éclairé qui
peut récompenser ou sanctionner à sa guise ? Continuez dans ce sens, mais sachez que
personne ne se laissera intimider par vos gesticulations. L'enjeu et le travail pour notre
Congo Démocratique à construire sont tellement importants que nous devons combattre des
comportements aussi malsains. L'avenir appartient à l'échange, à la circulation des
idées, aux contradictions et au choc des points de vue. Une société des censeurs, sans
débat, est une entité vouée à la disparition.
Dans une période aussi difficile et grave pour notre pays, nous avons moins besoin des
censeurs ignorants, des fanatiques de toutes sortes, des dictateurs en herbe. Ces
attitudes négatives ne servent personne ; au contraire, elles risquent de faire
apparaître au niveau de l'opinion internationale l'impression que nous ne sommes pas
mûrs pour discuter, mener un débat de fond, construire notre avenir ensemble, au-delà
de nos divergences et sans passion, avec toute la rigueur critique possible.
Quelle déception que de se connecter à des forums de débat ouvert et de lire des
messages d'une bassesse accablante ! Pourquoi sommes-nous tombés aussi bas ? Pourquoi
cette autodestruction de nous-mêmes ? It's a shame. Isn't it?
Tous les jours, dans notre vie quotidienne, nous profitons de la liberté d'expression et
du libre débat qui règnent dans les pays démocratiques.
Comme nous l'apprend l'expérience de la vie, ce sont des gens libres et responsables qui
ont permis de construire de grandes civilisations et de grandes nations. Les sociétés
qui cherchent à emprisonner les consciences et à bâillonner tout esprit critique
finissent par s'effondrer. D'ailleurs, une grande partie des blocages dans nos pays
africains découle de cette intolérance, cette paresse intellectuelle qui pousse certains
à refuser toute idée contraire - même la plus porteuse d'espoir pour la majorité, à
s'improviser censeurs sans texte de loi, à répondre à l'argumentation par
l'injure
C'est de la bassesse, et en tant que telle nous devons la combattre. Que
les lâches se lèvent et montrent de quoi ils sont capables.
Arrêtons de donner cette image négative de nous-mêmes. Arrêtons de nous suicider. Avec
des attitudes pareilles, ne nous étonnons pas que d'autres profitent de nos failles et de
notre bassesse pour nous rendre esclaves.
Le débat et l'esprit critique, OUI. L'injure et la lâcheté, NON.
Ce message nous permet d'encourager Madame Tshefu à nous faire partager ses analyses
pertinentes et à susciter un vrai débat de fond sur l'avenir de notre pays.
Madame Mulegwa Kinja |
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