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Le flambeau de Mobutu surchauffe le fauteuil du pouvoir en RD du Congo : la guerre est-elle la véritable solution ?
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Vital Kasongo
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Par Vital KASONGO, Vancouver, British Columbia, Canada

Mobutu est mort, son flambeau brûle encore.

Recupéré par ses disciples, le flambeau de Mubutu se trouve dans les mains de Kengo Wa Dondo, Seti Yale, Ntambwe Mwamba, Baramoto, Nzimbi, Ngwanda et consorts.

Placé sous le fauteuil du pouvoir en RD du Congo, ce flambeau qui brûle et surchauffe le pouvoir comme une fournaise, et dont l'entretient, le maintient et la réactifivation du feu se fait conjointement par les Banyamurenge, le Rwanda, l'Ouganda et certains éléments des ex-FAZ ; sous l'oeil complice de l'opposition et de son leader Etienne Tshisekedi. Pendant que ce fauteuille chauffe, Kabila s'y accroche alors que certains de ses éléments de confiance, ne supportant pas la pression, choisissent le chemin de l'exil : l'exemple de Kakudji est éloquent.

Comment envisager l'avenir de la RD du Congo où tous ces éléments sont en désaccord les uns les autres ? Tshisekedi contre Kabila, Kabila contre les Mobutistes, Tshisekedi contre les Mobutistes, les Tutsis contre Kabila, le Peuple contre les Tutsi, le Peuple contre les Mobutistes, etc. Bref, comment concilier toutes ces divergences confuses à la recherche d'un seul et même pouvoir ? Qui voit clair dans tout ça ? Et quel est, en définitive, le sort de notre peuple ?

Vos réactions à ces interrogations sont les bienvenues.

La guerre est-elle vraiment la bonne solution ?

La complexité du conflit en RD du Congo a fait couler beaucoup d'encre et de salive. A ce sujet, plusieurs questions se posent :

· S'agit-il d'une rébellion ou d'une agression ?

· Quelle est réellement l'étendue de ce conflit ?

· Quels sont les éléments effectivement impliqués dans ce conflit ?

· Quels sont les objectifs de chacun de ces éléments ?

· Quelle est la solution ?

1- Rébellion ou aggression

Trois (3) thèses se lèvent à ce sujet :

a) La thèse de la rébellion

Les tenants de cette thèse estiment qu'ils s'agit d'une résistance avec violence et voie de fait d'une partie des congolais contre le pouvoir en place. C'est-à-dire le soulevèment de certains éléments internes dans la RD du Congo.

Ce groupe des congolais estime que le pouvoir en place au Congo démocratique n'exprime pas la volonté, les aspirations générales du peuple; et que le pouvoir reflète la dictature, la corruption, le régionalisme, l'intérêt familial, l'incapacité notoire, l'incompétence criante, la mégestion flagrante, etc. Vu cette situation, ce groupe estime que c'est de son devoir de défendre la démocratie et les aspirations du peuple dans l'intéret de tous.

Parmi les defenseurs de cette thèse, nous trouvons une grande partie du peuple congolais, les rebelles eux-mêmes (dans leur déclaration) et l'opposition non armée avec son leader constant, égal à lui-même, le Maximo charismatique Etienne Tshisekedi (comme le qualifie les journaux Kinois).

b) La thèse de l'aggression

Ceux qui soutiennent cette thèse pensent qu'il s'agit d'une attaque des armées étrangères, notamment celles du Rwanda et de l'Ouganda contre la RD du Congo. C'est-à-dire, il s'agit de certains éléments extérieurs à la RD du Congo qui dirigent une action offensive et brutale à l'encontre de cette dernière.

Les ténants de cette thèse sont : une grande partie du peuple congolais, la SADEC, l'OUA, l'ONU et le pouvoir en RD du Congo avec son leader, l'ex-trafiquant-opporuniste-incontesté et incontestable, Laurent-Désiré Kabila.

c) La thèse du conflit tout court.

Pour les partisans de cette thèse, la situation au Congo démocratique dépasse les bornes d'une rébellion ou d'une aggression. Il s'agit, peut-être pour eux, d'un soulèvement d'éléments internes soutenus par certains éléments externes contre le régime en place en RD du Congo (" rébellion aggressive "). Ou encore d'une rébellion teintée d'une forme d'aggression. On peut peut-etre aussi ajouter qu'il s'agit d'un soulèvement spontané et simultané d'éléments internets et externes contre le régime en RD du Congo; alors, on parlera d'une " rébellion-aggression " ou d'une " aggression-rébellion " ! Qu'en pensez-vous ?

Les personnes qui soutiennent cette thèse sont : une grande partie de la population congolaise et surtout le milieu scientifique, des politologues et des juristes amoureux des grands débats comme … moi !

En definitive, la question de base persiste toujours. Rébellion ou aggression ?

Pour répondre à cette question, il faut que tous aient les pieds sur terre et, précisement, au Congo démocratique. Ne faisons pas de la politique politologue, de la politique séparatiste ou extremiste. Mais plutôt de la politique politicienne !

Lunda Bululu, Wamba et les autres sont des congolais; Bizima Kahara et les Banyamurengue, jusqu'à preuve du contraire sont géographiquement congolais. Quoi que leur situation politico-sociale devient très grave et très compliquée. En attendant que cette question soit juridiquement règler par un gouvernement responsible et surtout par notre peuple lui-même, nous leur appliquont un principe de droit qui dit que : " le doute profite à l'accusé ". Donc, ils sont supposés congolais. Par conséquent, ils possèdent - par défaut - la nationalité congolaise.

S'il en est ainsi, nous pouvons dire qu'il s'agit alors des congolais qui se rébellent contre le pouvoir en place et vu leur faible moyen mitaire, ils font appelle au Rwanda et l'Ouganda (leurs frères africains); pour les aider militairement et aux anciens mobutistes pour un appui financier. Donc du point de vue pratique, il s'agit une rébellion.

Mais une question importante se pose : " En cas de victoire de la rébellion, qui sera au pouvoir : les tutsi ou les mobutiste ? ".

2- Étendue du conflit

Le conflit en RD du Congo a une étendue incroyable :

Sur le plan géographique : il est capable d'embraser toute l'Afrique centrale.

Sur le plan social : la pauvrèté, la malnutrution, les maladies, la destruction des familles, etc.

Sur le plan psychologique : la haine des tutsis reste une marque quasi-indélébile dans le psychique du congolais. Allons-nous vraiment vivre ensemble comme avant ?

3- Élements du conflit et leurs objectifs

Elements

Les élements impliqués éffectivement dans le conflit en RDC sont :

(a) le peuple congolais;

(b) Kabila et son régime;

(c) les tutsis banyamurenge;

(d) la rébellion;

(e) les anciens mobutistes;

(f) l'opposition traditionnelle (Tshisekedi);

(g) le Rwanda et Ouganda;

(h) les alliés de Kabila;

(i) l'Occident.

Leurs objectifs

(a) le peuple congolais : l'objectif de notre peuple est de parvenir à une démocratie vraie et réelle avec toutes ses conséquences; les libertés individuelles, libertés d'expression, état de droit, le progrès économique et sociale qui entraînera le bien-être de tous…

(b) Kabila et son regime : celui-ci et son groupe veulent d'abord se maintenir au pouvoir et le reste après;

(c) les tutsis banyamurenge : quant à ce groupe, je pense qu'il veut se repositionner dans la communauté congolaise; après l'échec de ses ambitions du pouvoir et l'antipathie qu'il s'est attiré, les tutsis ont déjà compris qu'il leur ai impossible de réaliser leur rêve (empire Hima). Ils ont aussi compris qu'ils sont haïs par les congolais et considèrent la nouvelles rébellion comme un acte pour se racheter et se refixer socialement dans leur vie quotidienne. Donc, ils ne font plus la chasse au pouvoir, mais ils veulent, de ce fait, que le peuple voie dans leur acte une forme de demande de pardon et de correction de leurs pechés graves;

(d) la rébellion : cette partie cherche carrément le pouvoir et le rétablissement d'une démocratie juste, dit-elle. Parce que Kabila a voulu règner en " maître " seul, se croyant plus politicien, plus intélligent et plus honnête que les autres; alors que l'histoire renferme des actes d'extorsion d'or, de crédits impayés en Tanzanie, des tuéries dans les mines d'or, la disparition de 200.000 réfugiés hutus, … de sa part;

(e) les anciens mobutistes : ils veulent conquérir le pouvoir pour assurer leur securité et celle de leurs biens; et aussi, un retour au pays où il fait beau vivre; reprendre leurs vies normales dans leurs villas, frequentés tous les petits bars et les coins noirs, jouir de leur richesse mal acquise à moindre frais, danser le " ndombolo " comme tout autre congolais, chose qu'ils ne peuvent plus faire dans leurs terres d'exil. Enfin, qui peut danser le " ndombolo " et courtiser les petites filles au Maroc, par exemple, sans s'attirer la malédiction d'Allah !

(f) l'opposition traditionnelle (Tshisekedi) : ce groupe qui s'est battu contre le régime Mobutu depuis les années 1980 dans la clandestinité et très ouvertement à partir des années 1990 n'a jamais exercé, effectivement, le pouvoir; alors que c'est lui qui a renfermé la volonté du peuple depuis l'histoire de la lutte contre la dictature en RD du Congo. Evidemment, ils ont une histoire de lutte politique impressionnante au prix de plusieurs vies et de violence " abracadabrante "; ce groupe veut maintenant prendre et exercer le pouvoir à son tour pour réaliser ses promesses;

(g) le Rwanda et l'Ouganda : ces deux (2) pays qui avaient les ambitions de coloniser la RD du Congo ont compris que la réalisation de leur rêve est impossible; s'étant fait tromper par Kabila qui a joué au plus malin, ils se voient dans un triple échec : échec dans leur projet d'établir l'empire Hima pour " coloniser " la RD du Congo; échec de piller la RD du Congo pendant plusieurs années comme ils le pensaient; échec dans le paiement de la guerre qu'ils avaient soutenu pour renverser Mobutu; oubliant que leur ex-allié ne tient " jamais " ses promesses, se comportant sur la scène internationale plus en trafiquant qu'en homme d'état et véhiculant la magouille et la malversation prononcée;

(h) les alliés de Kabila : ils répondent aux recommandations de leur organisation, la SADEC. Mais ceci n'est pas pour rien. C'est dans le but de se faire payer après la guerre, d'une manière ou d'une autre. Je crois qu'ils doivent se souvenir dans leur mémoire que l'homme avec qui ils traitent est " insaisissable ", et qu'il peut tourner " cazak " n'importe quand pour nous plonger - éventuellement - dans une autre guerre contre le sud de l'Afrique;

(i) l'Occident : pour la France, si la RD du Congo continue à se rallier à elle, il en va de la survie de la langue française; la France voudrait avoir une main mise sur la RD du Congo, non seulement pour des raisons économiques, mais aussi " damner " le pion à l'Oncle Sam au coeur de l'Afrique; vu que la Belgique, l'oncle de la RD du Congo ne s'intéresse plus à son riche neveu qui dilapide et pille sa propre fortune; pourquoi ne pas adopter ce dernier comme un enfant chéri dans le but de contrôler sa richesse ? Quant aux USA qui se comportent en " impérial " sur la scène internationale, ils viennent de réaliser l'échec flangrant de leur nouvelle politique africaine tant décriée et incompatible avec la réalité africaine : sauront-ils se réajuster ?

4- Solution

La solution à ce conflit n'est pas si difficile que ça, si toutes les parties arrivent à harmoniser leurs objectifs, c'est-à-dire à analyser profondément ce qu'ils veulent au Congo démocratique et surtour les moyens pour y arriver à ces objectifs.

Vous conviendrez avec moi que s'il nous arrivait à demander à tous ces acteurs à ce conflit, surtout les acteurs congolais, ce qu'ils veulent de la RD du Congo, tous nous diront qu'ils veulent arriver au bien être du peuple.

Puisqu'ils ont tous cet objectif, ils doivent se mettre au tour d'une table pour discuter des moyens d'y arriver. Cependant, en discutant de ces moyens, ils doivent faire preuve de politiciens responsables de cinquante (50) millions d'âmes et ne pas faire de la politique-séparatiste ou encore de politique-académique.

Enfin, la solution qui sera autour de cette table de " gentleman " repondra automatiquement aux attentes des autres parties au conflit.

Vital Kasongo

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