En rendant
public le résultat de mon enquête sur linexistence physique de ceux quil
convient bien dappeler maintenant des "congolais virtuels
non-identifiables ", jétais loin de mimaginer lampleur du
phénomène ni le machiavélisme avec lequel quelques malins ont réussi à occuper les
espaces mis à disposition sur net et à orienter les échanges.
La correspondance que je viens de recevoir
me conforte dans lidée de dénoncer avec plus de gravité la pratique de
correspondance signée par des êtres virtuels. Quand on a le courage de ses opinions, on
les exprime à visage découvert. Ceux qui polluent le débat, sous couvert de
lanonymat que peut offrir le net, ne poursuivent pas un but publiquement avouable,
vu le caractère secret de leur engagement.
Bien chers compatriotes, sachons faire la
part des choses et restons vigilants. Gardons bien à lesprit que ce dont à quoi
nous devons aboutir dans notre pays est le bien être social et économique pour tous.
Concentrons toutes nos forces pour atteindre cet ultime objectif. Prenons garde aux
manipulations des "hiboux ".
La seule parade valable à la stratégie
des congolais virtuels non-identifiables est un engagement massif aux projets collectifs
dintérêts publics. Il est grand temps pour mettre en place un espace
déchanges des compétences susceptible de centraliser des projets, de tenir un
registre des congolais professionnellement qualifiés disposés à faire profiter le pays
de leurs expériences, de
.(il y a tellement des choses à faire !)
Pour ce qui me concerne, ma contribution
demeure "la bourse des compétences professionnelles ", une mise en commun
des ressources humaines pour la reconstruction de notre pays. Je reste convaincu que notre
véritable ennemi est le sous-développement. Peuple uni, pays fort. Congolais unis, Congo
fort. Ce nest pas en exaspérant nos prétendues différences de sensibilité que
nous offrirons au peuple congolais les raisons de revendiquer lappartenance à une
seule et unique communauté nationale. Nous devons amorcer notre combat contre le
sous-développement par la victoire sur nos infécondes rivalités.
Chacun de nous est appeler à donner le
meilleur de lui-même pour trouver des solutions susceptibles demmener le plus grand
nombre dentre-nous à participer au mouvement de reconstruction nationale. Seule une
réussite économique collective peut nous donner les moyens dune politique sociale
denvergure et dune défense nationale à la hauteur de limportance que
représente notre pays sur léchiquier continental.
Loin de moi lidée de créer une
rampe de lancement en vue de me propulser ou de propulser qui que ce soit dans un poste
politique au pays. La vraie préoccupation, cest le pays et non lun ou
lautre dentre-nous. Il ne sagit pas non plus de nous enrôler dans un
mouvement politique ou nous mettre au service dun quelconque leader politique, mais
tout simplement de mettre sur pied un espace de rencontre des spécialistes congolais,
professionnellement qualifiés et expérimentés, susceptible de favoriser
lémergence dun courant de pensée privilégiant lexcellence.
Chers compatriotes, pour espérer influer
sur les cours des choses, lintelligentsia congolaise se doit dexister, en tant
que partenaire. Pour ce faire, nul nest besoin de faire de la politique pour être
une force qui compte, une puissance de proposition et travail. Cest à quoi je vous
invite à souscrire. Mettons-nous ensemble pour mettre à la disposition de notre pays des
idées, des projets, des expertises, etc. mais aussi des professionnels qualifiés et
expérimentés (chefs de projets, experts, spécialistes, etc.). Il est de notre devoir de
créer les conditions pour que la compétence et de linitiative individuelle
deviennent le moteur du développement multiforme de notre pays. Cest le chemin
obligé si nous voulons accélérer la croissance de notre pays.
Les Congolais professionnellement
qualifiés et professant dans les pays développés ont le devoir de trouver des formes de
collaboration adaptées pour jouer un rôle à la mesure de leurs expériences. Il est
urgent de remplacer le règne de la médiocrité par lère de lexcellence.
Fédérons nos compétences en une force de proposition positive, sans aucune ambition de
pouvoir politique.
Adresse de contact :
Roger-Shimba Kankwende
Ingénieur civil EPFL-SIA / Ingénieur de
gestion dipl.
54B, chemin de Bois-de-Ban
CH-1066 Epalinges
E-mail : roger.kankwende@lausanne.ch
Téléphone privé : 0041 21 784 27 06
Téléphone professionnel : 0041 21 784 27 06