| Bravo, Chers Chris,
Bernard et les vrais patriotes |
 |
| Poly M. Kalembwe |
 |
|
|
|
D'abord, je tiens à ajouter mon indignation
à celle de mes compatriotes concernant les menaces dont est victime notre soeur Tshefu.
Honte aux hommes masqués car ils n'auront aucun rôle à jouer dans l'avenir de la
République Démocratique du Congo que nous allons bientôt commencer à reconstruire. Au
diable, les satanés du monde qui se liguent contre une jeune femme qui n'a de tort que
d'élever sa voix et de défendre sa patrie. Honte à vous tous, hiboux d'hier ou
Tshembe-Tshembe d'aujourd'hui et tous autres faux rebelles manipulés par qui nous savons.
Laissez madame Tshefu seule. Elle ne vous doit rien. Elle ne fait que son devoir: celui de
défendre sa terre natale, terre de ses ancêtres. Excusez de peu: foutez-lui la paix.
Bravo, écrivais-je à Chris Sassa, Bernard Ilunga et les autres. Par votre plume, vous
avez démontré que l'intellectuel Zaïro-Congolais (pour ne pas mettre à l'écart ceux
de nos compatriotes qui se veulent encore Zaïrois, sans plus) ne succombe pas toujours
aux fausses promesses de ceux-l à qui ne veulent que nous maintenir dans la pauvreté. Je
sais que je serai accusé de Tshembe-Tshembe. Je m'en fous, car au moment où les Rwandais
avaient nommé Kabila figurant leader de la "rébellion" des Banyamulenge en
1996 (une soeur y a laissé sa vie), moi je dénonçai les méfaits de cette invasion sous
couvert de rébellion. Beaucoup de mes amis de l'UDPS le savent. Donc, qu'un Kutshienza ou
un autre du genre me qualifie de Tshembe-Tshembe, je n'en ai cure; c'est le moindre de mes
soucis.
Chris, vous avez su appeler un chat par son nom. En effet, comment un doctorant (un
étudiant préparant un doctorat) peut toujours signer ses écrits avec le nom de
l'Université qu'il fréquente? Devrons-nous tous signer qui La Sorbonne, Paris II, Paris
III, IV et j'en passe? Complexe quand tu nous tiens! Ne peut-on pas ou plus discuter si
l'on ne sort pas d'une université?
J'aurais du mal à confier un de mes enfants ou tout autre compatriote à un professeur
qui s'appellerait Kutshienza. Ses écrits d'abord font honte à la Ville de
Clermont-Ferrant. J'ose croire que l'université qu'il fréquente se trouverait dans cette
ville dont je connus l'ancien maire -Roger Quillot. L'Auvergne a cet autre enfant terrible
-Giscard d'Estaing- que l'on ne peut présenter sauf si Kutshienza ne le connaissait pas.
L'Auvergne c'est aussi le pays de cet autre ami, Jean Michel un ancien député socialiste
(Il se reconnaît comme sa chère épouse, une voix importante à TF1, n'est-ce pas
Françoise?).
Voilà ce à quoi nous sommes réduits à présent: parler de l'Auvergne, de certains de
ses fils à qui les écrits de l'un de nos compatriotes font honte. Croyez-moi, cela leur
fait très mal de savoir que l'Auvergne n'accomplit pas sa mission de bien éduquer tous
les individus qui fréquentent ses universités.
Imaginez un Monsieur Kutshienza, politicien à son retour au pays, investi d'un mandat
populaire, après tous ses raisonnements un peu gauches sur différents sites et au cours
de multiples conférences qu'il donnerait sur notre pays. J'ai du mal à me l'imaginer.
C'est fou ce que l'idéologie peut parfois faire subir comme tort à l'esprit de certains
universitaires originaires de notre pays. Je n'en crois pas mes yeux quand je lis certains
écrits.
Je ne sais pas si vous aviez remarqué que j'avais arrêté de répondre à notre
compatriote simplement pour éviter de lire chaque soir à mon retour du travail des
propos plus qu'injurieux à lendroit de notre peuple. Chris, Bernard et les autres,
je suis fier de vous. Vous êtes l'exemple vivant que notre peuple n'est pas naïf. Vous
êtes la preuve par quatre que notre pays n'a pas complètement raté le vingt unième
siècle. Car, une fois remis sur le projet de reconstruction, je sais que nous serons
nombreux à lui apporter nos connaissances multiples dont il a besoin pour enfin mériter
sa place au soleil.
En passant, qu'est-il advenu du Congo Defense Fund? Qu'est-il advenu des projets de
(est-ce l'expression consacrée?) Congo Brain Trust Scholarship? Remarquez les majuscules.
Je commence à rêver d'un Congo qui bénéficiera de nos connaissances y compris l'esprit
sophiste (croire en tout et son contraire) de certains de nos compatriotes qui ne
paraissent pas conséquents dans leurs actes. Nous voulons l'inclusion, nous les
accepterons tous, car tous sommes le même peuple.
Bravo à tous!
Poly M. Kalembwe |
|