| Déclarations de
Monsieur Etienne Tshisekedi |
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| Poly M. Kalembwe |
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J'ai décidé de ne plus jamais soutenir Mr
Etienne Tshisekedi.
Selon l'Agence Africa Information And Publishing Service dans sa publication du 19 Octobre
1998, Monsieur Etienne Tshisekedi Wa Mulumba aurait "demandé aux populations de
Mbuji-Mayi d'éviter toute perte de vie humaine par une quelconque résistance aux
rebelles". Il aurait ajouté, je cite ses propres termes: "Acceptez-les, ce sont
nos frères".
Sur l'un des Websites familiers aux Congolais, quelqu'un avait osé émettre son opinion
sur le silence de Tshisekedi alors que le pays était "envahi" par la coalition
Ougando- Rwandaise à laquelle s'étaient joints certains compatriotes en l'occurrence
beaucoup de ceux qui pendant plus de 37 ans auront amené notre pays à la ruine, anciens
compagnons de lHomme de la N'Sele (lisez Etienne Tshisekedi, pour avoir étoffé le
Manifeste de la N'Sele; comme quoi un docteur en droit peut servir à n'importe quoi, n'en
déplaise à certains de mes amis personnels membres de l"UDPS).
En fait d'opinion, c'était tout simplement sous forme de question : "Et si
Tshisekedi était partie au complot..." ou quelque chose de ce genre. Certains
scribes de Congonline avaient osé le qualifier de n'importe quel nom. Hélas ! Quand
l'abcès est mûr, il faut le crever, sinon il crève de lui-même.
Si cette publication à la quelle nous référons ci-dessus est vérifiée, cela
signifierait que :
1. Notre compatriote avait vu juste quand il avait posé la question
d'une certaine complicité de certains leaders de cette opposition non-violente à
laquelle la plupart de nos compatriotes souscrivent. Cela n'est pas sans nous rappeler les
années 1991-1992 quand une certaine opposition avait fait le voyage de Gbadolite et
perçu de la présidence de feu Tonton Mobutu une somme conséquente d'argent comme pour
acheter sa complicité.
2. Pendant que nous nous évertuions à essayer de voir clairement dans
le fond de la question d'invasion de notre pays, certains compatriotes essayaient de
brouiller les pistes pour que nous n'y voyions plus que du feu.
En dépit de leurs efforts de cacher cette réalité, la vérité en dépit du fait
qu'elle prend les escaliers, et que le mensonge prend l'ascenseur (C'est pas moi qui le
dit, demandez à Koffi Olomide et Madilu Système), arrive toujours à se faire
connaître: elle triomphe. Nous voici devant un fait plus que sérieux, plus que
troublant.
Monsieur Etienne Tshisekedi, que nous avons par le passé défendu de plusieurs manières
sur le Net ou en participant aux manifestations anti Kabila pour réclamer la mise en
liberté du premier, vient de nous porter un coup très dur. A notre humble avis, il
reconnaît qu'il ne peut plus jouer ce rôle de Moise ni gagner une quelconque élection
organisée au Congo car Kabila, auto-proclamé président ou non, jouit d'une popularité
certaine, affranchie de toutes velléités étrangères. Kabila est désormais un homme
libre: il n'a ni Bizimana, ni Bugera ni les autres qui avaient justement empêché
monsieur Etienne Tshisekedi de voir son frère (je crois que j'ai le droit maintenant
d'écrire son ennemi) Kabila et ce dernier de recevoir le premier.
Qu'à cela ne tienne. Quand Kabila se pointait à l'horizon, j'avais alors dénoncé le
fait qu'il avait dans ses bagages des étrangers. Monsieur Tshisekedi et moi-même avions
en commun de ne pas vouloir d'étrangers chez nous.
Où en sommes-nous aujourd'hui? Qu'a-t-on promis à Monsieur Etienne Tshisekedi?
Décidément l'homme congolais n'apprend jamais rien: ceux qu'il appelle aujourd'hui ses
"frères" hier étaient ses pires ennemis; ils lui en avaient fait subir de
toutes sortes. Peut-être est-ce là l'influence de l'Eglise catholique par l'entremise de
Monseigneur Kongolo ou ses amis, laquelle église prêche qu'il faut tendre la joue gauche
si on vous gifle sur la joue droite. (Moi, je souscris au 11 ème commandement comme le
dit si éloquemment le chanteur Damien Aziwa).
Si tel est le cas, Monsieur Etienne Tshisekedi est en erreur. Les Kengo ( ni Zaïrois ni
congolais, mais polono-Tutsi), le Baramoto Kpama, les Nzimbi, les autres nont jamais
été des enfants de choeur avec monsieur Tshisekedi. Qu'ont-ils fait en une année pour
changer et faire croire à monsieur Etienne Tshisekedi qu'ils ont réellement changé?
Nous savons ce qui se passe dans les territoires occupés par les brebis égarées du
Congo qui se disent rebelles. Ils sont rebelles, c'est leur droit. De grâce épargnez le
sang du peuple congolais.
Avant qu'il ne fut libéré et retourné à Kinshasa, Monsieur Tshisekedi avait exigé de
monsieur Kabila, actuel président du Congo, auto-proclamé ou pas, le retrait des troupes
étrangères du Congo comme condition sine qua non pour accepter sa mise en liberté. Que
s'est-il passé alors que Monsieur Kabila répondait à une des exigences de Monsieur
Tshisekedi?
Je suis d'autant abasourdi qu'en naviguant le Web, je suis tombé sur une opinion d'Ed
Mareck (ah! Ce monsieur il nous les a cassées par moment avec son opposition à tout ce
qui compte pour la plupart des Congolais). Ce dernier a rencontré les rebelles venus à
Washington défendre leur cause. Si Mareck pour une fois reconnaît que cette bande des
salopards sans coeur, froids comme la neige polaire aux souffrances du même peuple qu'ils
prétendent vouloir libérer, n'est pas bonne pour la conduite des affaires du Congo,
alors là je reste pantois. Que notre peuple prenne courage, car ce n'est pas fini.
Quant à Monsieur Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, vous avez perdu A JAMAIS un vote, le
mien. Je n'ai jamais été membre de votre parti et dans un article précédent avais
juré de ne jamais en devenir un. Vos déclarations, si elles s'avèrent réelles, ont
fini par me convaincre que vous n'êtes pas qualifié pour diriger un pays de la grandeur
du Congo. Je ne regrette rien du soutien que je vous ai accordé par le passé, mais vous
n'en aurez plus jamais. Tous ceux de mes compatriotes qui se réclament de la rébellion
n'auront jamais mon soutien.
Je les attends lors des élections. Si vous gagnez la guerre, je saluerai votre courage,
mais je dénoncerai vos manigances. En fait, ne s'agit-il pas de cette politique de
"ôte-toi de la que je m'y mette?" Bonne chance.
Car le cycle de violence qui risque de suivre la victoire éventuelle des rebelles
auto-proclamés n'aura pas d'égal dans l'histoire de notre pays. Ni les armes des
Etas-Unis d'Amérique ni celles de la France ou tout autre pays ne pourront faire taire
les aspirations profondes de notre peuple. Nos enfants à nous tous, peut-être même les
vôtres ne se croiseront pas les bras quand ils auront appris la vraie histoire du Congo.
Poly M. Kalembwe |
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