| Réaction à
"Compatriotes Martin Shanamgi... |
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| Claudia Maria Sarmiento
Kabila |
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Mme Libambu Schiller:
J'estime que le fait de s'occuper du moustique n'est pas moins important que celui de
soigner la maladie.
Au contraire, s'occuper de la maladie sans intervenir sur les causes du contage, ceci est
vraiment suicidaire.
Si quelqu'un prefere agire sur la cause de la maladie, tant mieux pour les futures
potentiels malades. Je crois que vous etes en train de confondre le probleme: il ne faut
pas mettre les doigts sur la plaie mais agire sur la cause primaire de la maladie pour
ressoudre le disease!
Il est grave de faire des choix pareils en medecine: comment choisir qui doit survivre qt
qui non? Comment decider les priorites entre la recherche et les soins?
Imaginez vous la difficulte de choix qu'un politicien ou un militant democrate congolais,
sucieux de garder intact sa terre et de garantir l'histoire de notre pays envisage
presentement.
Il est toujours difficile de raisonner en termes de casualties et des mortes necessaires,
surtout pour quelqu'un que n'a pas la tache de prendre des decision mais simplement celle
de donner une opinion, c'est a dire celle d'importer une petit pierre dans la construction
d'un debat franc et serein, mais quand quelqu'un se sents engage a fond dans la question,
il est imperatif declare haut et fort la trichee ou nous allons combattre, l'ennemi que
nous combattons et les moyens par lesquels nous le combattrons.
Je suis convaincue que une position telle que la votre, qui prone des negotiations, est
respectable, mais est aussi en train de nier la veritable cause de la guerre. Je ne crois
pas que les faits actuels nous permettent de negotier avec qui a soustrait une partie
consistante de notre territoire pour le livrer aux etrangers.
Madame, grand soeur, j'ai toujours apprecie vos analyses qui se sont toujours distinguees
dans le domain de la denonce de l'etablissement d'une nouvelle dictature au pays, et je
vous envie la capacite de garder intacte votre position anti-kabila. Mais pour moi, helas,
il
est grand temps de faire un choix de camps veritablement nationaliste.
Il n'a pas la possibilite de traiter avec qui s'empare de notre territoire, et avec notre
terre en hotage, demande de traiter. Sur quelles bases? Je ne crois pas que M. Kabila a
l'intention de changer les choses sur la table. L'insecurite des citoyens coincide avec la
securite du pouvoir.
Je sais que les dernieres nouvelles dementent - pour l'instant - ce que je suis en train
d'ecrire, mais je crois qu'il sera forte difficile de voire des negotiations entre
l'actuel gouvernement et les "rebels" a l'Est.
J'ai eu la chance, et le plaisir de correspondre avec vous en prive, et j'ai eu aussi la
chance et le plaisir de lire vos interventions partout vous ecrivez.
Quand je parle d'envie je me refere au fait que pour moi, anti kabiliste parce-que
democrate et engagee dans une solution politique au dilemne congolais, qui passe
necessairement pour la creation d'un etat base sur des bases solides, telles qu'une
nouvelle
Constitution, un engagement du peuple et de la societe civile, aujourd'hui deviens
difficile de continuer une opposition totale et radicale au nouveau dictateur au Congo.
Mais une actitude pareille, qu'est commune a plusieurs personnes qui se trouvaient a cote
de vous dans le passe, avant l'invasion de notre territoire, est - pour nos anciens allies
de combat - inconcevable.
Je voudrais vous dire, et je vous parle de mon cas, sans meler dans ca les freres cites
dans votre courrier, que meme si je reste opposee a Kabila je suis partisane d'une
normalisation de la situation. Nous devons faire en sorte que ce pouvoir soit oblige de
prendre act que il n'est pas possible de continuer sans associer a la tache de la
reconstruction nationale (qui passe maintenant meme par la recuperation de cette partie de
territoire en mains etrangeres) les forces vives de la nation. Toutes.
Je suis disposee, je suis contrainte, a donner mon appui a la demarche du gouvernement
Kabila pur reentrer en possession, pour nos fils et filles, de la terre que nous a ete
arrachee. Je suis disposee a accepter une alliance de programme avec ce pouvoir, si le
programme envisage au moins l'ouverture politique a la societe civile si non la
liberalisation des activites de tous le partis politiques.
Je n'arrive pas a confier mes espoires, encore une fois, dans les mains de Etienne
Tshisekedi, car un homme ondivague comme lui est la garantie de la defaite de toute forme
de lutte. Il nous a trahi plusieurs fois et il ne merite plus d'etre considere comme
possible solution pour les problemes du pays. Je n'ai rien a dire contre l'UDPS, mais
malheuresement ce parti s'identifie completement dans cet homme, faisant entrevoire une
sorte de fanatisme pour le "leader maximo" qui gene et fait peur, surtout pour
la manque de sens critique et, last but not least, pour la manque d'une generation capable
d'eliminer le qui pro quo de cette tendence au collaborationisme avec le pouvoir en place,
soit il mobutiste soit il kabiliste.
A bien tot,
Claudia Maria Sarmiento Kabila |
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