Nous l'avons fait pour que les uns et les autres sachent
que nous pouvons connaître l'Etat de droit sur la terre de nos ancêtres. Mais la
dispersion des princes des ténèbres est-elle à notre portée ?
L'Angola, le Rwanda, le Tchad, le Soudan, la Namibie, le
Zimbabwe, le Burundi, l'Ouganda et d'autres s'affrontent sur notre territoire dans la plus
parfaite indifférence de la communauté internationale qui permet que l'on tire sur son
semblable en sûreté de conscience.
Voilà l'Afrique à feu et à sang tout simplement parce
qu'un obscur analyste des Puissances à eu l'idée lucrative de proposer l'installation
d'un génocidaire à la tête du Zaïre.
Il y aura toujours des moyens pour résoudre les conflits
à deux heures de Genève. L'OTAN peut déployer ses flottes, ses missiles et ses troupes
en une vingtaine de minutes pour régler la question du Kosovo ; mais pour ceux qui sont
à huit mille kilomètres des grandes banques, il faut peut-être envisager la
privatisation de la gestion des conflits puisque les institutions internationales ne
semblent pas vouloir se préoccuper des petits contributeurs que nous sommes.