| Situation humanitaire
préoccupante des déplacés de guerre |
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| Centre des Droits de
l'Homme et du Droit Humanitaire |
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De Goma, Bukavu, Uvira (Nord et Sud-Kivu),
en passant par Matadi, Boma et Moanda (Bas-Congo), tout comme à Kisangani, Buta, Isiro
(Province Orientale), à Kinshasa, Kalemie, Moba, Nyemba, Nyunzu et Kabalo (Katanga);
Lubutu et Kindu au Maniema, bref, dans tous les territoires qui ont été le théâtre des
affrontements armés entre les Forces Armées Congolaises et Alliées, (FAC) et alliées
(Angola, Namibie, Zimbabwe, Tchad),et les rebelles du Rassemblement Congolais pour la
Démocratie (RCD) soutenus par le Rwanda et l'Ouganda, les populations civiles fuyant la
guerre, abandonnant maisons et parfois quelques membres de leur famille vivent une
catastrophe humanitaire sans précédent.
Celles qui ont fui Kalemie ont dû marcher à pied jusqu'à Nyunzu et Kabalo en passant
par la Collectivité de Nyemba pour se retrouver à Lubumbashi les uns par petit porteur,
les autres par train afin de sauver leur vie.
Selon les informations en notre possession, le 15 octobre 1998 à 1 heure du matin, plus
de 900 personnes (hommes, femmes et enfants) sont arrivées à la gare de la Société
Nationale des Chemins de fer du Congo (SNCC) à Lubumbashi où ils ont quitté seulement
la nuit du 21 au 22 octobre 1998 au nombre de 46. Tous les autres sont allés à la
recherche qui pour une famille, qui pour les amis pouvant les loger. Les 46 ont été
conduits au Commissariat de Police de Kamalondo. C'est ainsi que les autres qui étaient
partis de la gare, ayant appris que leurs compagnons d'infortune se trouvaient déjà
internés, ont commencé à les rejoindre depuis Jeudi matin du 15 octobre; ce qui fait
que l'effectif du départ est en train d'augmenter progressivement.
Il faut ici signaler que bien que ces victimes de guerre soient internées à Kamalondo,
les conditions sont encore et toujours déplorables puisque les vivres, les couvertures,
les lits, les soins médicaux ainsi que des locaux convenables font défaut pour pouvoir
interner ces personnes dans des conditions humaines. Au nombre de 600 à Kamalondo, 100 à
l'ex Temple du Parti de la Commune de Katuba, ces sinistrés vivaient au départ aux
dépens
des églises. Des ONG se sont impliquées par la suite pour les aider.
Le Centre des Droits de l'Homme et du Droit Humanitaire |
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