Avec sa
courageuse offensive diplomatique auprès d'éternels prédateurs du Congo et tireurs des
ficelles dans la crise en cours, Kabila vient d'étaler sa grande conception du
patriotisme et son profond altruisme en venant s'humilier et ramper, malgré son rang,
devant les mêmes colonialistes qu'il n'a cessé de combattre toute sa vie durant. Avec
lui, en effet, c'est le peuple congolais tout entier qui prend, une fois de plus,
conscience de ses faiblesses devant la volonté de ses ennemis de le maintenir dans une
situation d'asservissement. Aussi, en dépit d'un protocole minimaliste dont la froideur
confinait à l'odieux, malgré l'atmosphère glaciale de sa réception dans une Belgique
à qui le Congo a tout donné, le Chef de l'Etat congolais a néanmoins réussi à créer
subtilement les meilleures circonstances pour exprimer, et dans les termes les mieux
appropriés, l'irritation de tout un peuple face au machiavélisme incessant que
l'Occident lui fait subir depuis des lustres.
En effet, grâce à cette pathétique
campagne de Kabila et à la clarté chavirante de ses propos, l'opinion populaire
internationale est désormais mieux renseignée sur la teneur et l'ampleur de la bien
artificielle présente crise congolaise. Les hypocrites médias occidentaux se sont
largement appesantis sur l'échec du passage de Kabila en Belgique dont il est réparti,
certes, mains vides. Cependant, tout analyste avisé de la politique congolaise ne
manquera pas de constater qu'en plus de sortir avec brio le nouveau pouvoir congolais de
son isolement diplomatique, Kabila vient également d'exacerber les paradoxes et les
confusions du bloc occidental face à leur gestion collective de la crise congolaise. La
preuve du succès de la campagne européenne de Kabila est démontrée par le malaise
manifeste, général et croissant qu'il a su créer parmi ses interlocuteurs de Bruxelles,
grâce à ses invitations incisives à l'éthique politique face au peuple meurtri de la
République Démocratique du Congo.
Porte-parole officiel d'un peuple
éternellement spolié et continûment méprisé par les puissances occidentales, Kabila
vient d'accomplir son devoir de premier citoyen congolais avec panache et en grand
patriote, qu'il n'a jamais cessé d'être. En brisant la glace de l'indifférence
hypocrite de la communauté internationale face au drame du peuple congolais, Kabila a
porté au grand jour les contradictions funestes des institutions internationales dont les
lois n'existent que pour assouvir les intérêts et la volonté des certains pays au
détriment flagrant des autres. Ce faisant, Kabila laisse derrière lui un malaise qui ne
manquera pas de provoquer des vagues dans la sainte Commission européenne et parmi les
dirigeants belges qui l'ont reçu.
Certes, l'oeuvre de Kabila sur le plan
européen ne fait que commencer. Il lui appartiendra d'examiner les voies et moyens de la
poursuivre au niveau de son gouvernement. Mais, la brèche qu'il vient d'ouvrir a besoin
d'être exploitée. C'est pourquoi, il appartient désormais aux patriotes congolais de la
diaspora ainsi qu'aux amis du Congo de se saisir eux-mêmes du témoin tendu par Kabila
pour assurer immédiatement et vigoureusement le relais dans ce combat. Organisons et
multiplions des pressions dans la perspective d'appuyer et d'amplifier les revendications
légitimes exprimées par Kabila : reconnaissance de l'agression du Congo par ses voisins
au mépris choquant des principes du droit international, retrait immédiat et sans
condition des troupes d'agression du territoire congolais...
La semaine du 10 décembre prochain est
une période très significative dans le domaine des conventions internationales et de
vigilance relative aux droits humains. Pourquoi ne pas envisager des manifestations
publiques partout dans le monde pour exiger un peu de justice à l'égard du peuple
congolais ? Un texte de Pétition sur ces revendications est déjà prêt et à l'état
utilisable dans chaque coin du globe. Nous l'avons actualisé et publié sur le site de
Congo'2000. Il suffit dorénavant de le copier tel quel sur votre ordinateur et de
l'imprimer pour en faire usage approprié à tout moment. Mobilisons-nous, l'ennemi est
déjà à bout de souple sur le plan médiatique. Nous sommes désormais en position
idéale pour l'étouffer. Agissons vite!
Lwakale Mubengay BAFWA