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Après la guerre, quels lendemains
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Mme Tshefu Catherine
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Vers de durs lendemains ou Vers de lendemains meilleurs ?

Tout dépendra de la façon dont les autorités politiques sauront gérer la situation après la guerre. Beaucoup de congolais attendent avec anxiété de savoir quelle véritable mesure urgente sera prise. Je pense qu’une réelle démocratisation des institutions dissipera les inquiétudes des uns et des autres. Des promesses ont été faites dans ce sens, nous attendons donc leurs concrétisations. Les autorités donneront ainsi de l’élégance à l’art de gouverner, et resteront dans l’histoire comme des hommes politiques d’envergure.

Seule l’organisation démocratique avec séparation et équilibre entre les différents pouvoirs, constitue la forme de gouvernement qui réalise le mieux les aspirations à la liberté, à la performance économique et à la paix des sociétés humaines. Aussi, seule la démocratie permet de préserver les désordres; de désarmer la violence; de barrer la voie à l’oppression, à l’arbitraire, et à l’injustice.

Si des millions de ressortissants du Tiers-Monde aspirent à émigrer vers l’Occident démocratique, c’est justement parce que la démocratie y a généré la paix et la prospérité économique.

Le peuple congolais, a aussi pris goût à la « mondialisation de la démocratie ». Les Congolais ne comprendront donc pas pourquoi plusieurs années après la chute du mur de Berlin (1989), et le discours de François Mitterand (le défunt président français), à la Baule (1990), sur la démocratisation des pays africains, ils n’auraient toujours pas droit à un Etat démocratique. L’idéal démocratique répondant comme la lutte pour l’indépendance, à une aspiration profonde des peuples, celle de prendre leur destin en mains.

Cependant, pour l’instant, nous devons d’abord défendre l’intangibilité, et l’inviolabilité des frontières de ce bien précieux qu’est le Congo. Comment pourrons nous vouloir le démocratiser demain, si aujourd’hui, il implose et n’existe plus ?

Même si actuellement, c’est le manque de démocratie qui sert d’argument-pretexte aux grandes puissances et à leurs sous-traitants africains, pour justifier l’agression du Congo, ne tombons pas dans leur piège, gardons notre pays débout contre vents et marées, et démocratisons le ensuite.

Certes, je suis pour l’avènement de la démocratie au Congo. Cependant, comment comprendre que ces grandes puissances qui condamnent la non-démocratie, les multiples violations des droits de l’homme au Congo, tolèrent que la même situation subsiste et perdure dans les pays voisins : Ouganda, Rwanda, Burundi ? Pourquoi cette lumière démocratique ne brille t-elle pas encore à Kigali, Kampala, Bujumbura ? La règle du jeu ne devrait-elle pas être la même partout et pour tous ???

Patriotiquement,

Catherine Tshefu
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