| Je défends mon pays,
le Congo |
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| Mme Tshefu Catherine |
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Je ne peux et ne veux plus me taire, mon
silence risque dêtre interprété comme
lacceptation de la création de lempire tutsi-hima en Afrique dite des grands
lacs et
lasservissement de mon peuple. Les régimes rwandais-Ougandais-Burundais ont fait
siens le maxime : « dominer et faire disparaître les autres Etats ».
Le jeu des Rwandais-Ougandais-Burundais est tellement clair que même les aveugles le
voient, ils crient si fort que même les sourds et les morts les entendent. Mais certains
compatriotes ont décidés de ne rien voir, de ne rien entendre...
Les nouvelles en provenance des territoires dits « libérés » sont affolantes et
hallucinantes. La réalité dépasse la fiction. La situation est catastrophique. Pour les
tutsis il ny a plus de frontière entre le Congo, le Rwanda, le Burundi, et
lOuganda. Ils y circulent sans documents. Entre ces pays aux frontières, ce sont
les tutsis qui patrouillent. Au Congo, ils se comportent exactement comme dans les trois
autres pays, ce sont eux qui font la loi, les personnes arrêtées au Congo sont
emprisonnées au Rwanda, Burundi, Ouganda.
Je suis écoeurée par lattitude complice des africains (politiques, intellectuels)
qui ne se lèvent pas massivement pour condamner linvasion du Congo par les troupes
Rwando-Ougando-Burundaises et les actes barbares commis dans lest du Congo
actuellement sur la population congolaise. Des personnes sans défense sont ainsi
massacrées, déportées au Rwanda, Burundi, Ouganda dans lindifférence générale.
A quoi servent lOrganisation de lUnité Africaine (O.U.A) et des Nations Unies
(ONU) ? à avaliser linvasion et lannexion des pays par dautres ? En
lieu et place de réunions sérieuses, on assiste plutôt à un chassé-croisé régional
de « sommets sur la guerre en RDC » qui ressemblerait plus à un jeux de cirque
fascinant ou un film daventure plein de rebondissement sil ne mettait en cause
la vie de million dhabitants des régions «libérées » qui errent; meurent dans
lindifférence quasi générale.
Je suis écoeurée par ces africains qui acceptent de montrer à la face du monde un
continent déchiré par de guerres commanditées de lextérieur pour des intérêts
géopolitiques et économiques de grandes puissances. Après lAngola, la Somalie, le
Liberia, le Soudan, le Rwanda, le Burundi, le Congo-Brazzaville, ce virus aujourdhui
a atteint de nouveau le Congo-Kinshasa.
Je suis écoeurée par le silence complice de la communauté internationale qui accepte
quune bande dindividus mal intentionnés malmène ainsi plus de 50 millions
dindividus. Sommes nous devenus cette population test qui doit accepter ce que tous
les autres peuples rejettent à savoir la colonisation et lesclavagisme? Le conseil
de sécurité si prompt à condamner les agressions et les invasions des pays par
dautres est tout dun coup frappé de je ne sais quelle « grave maladie »
lempêchant de « condamner » ce qui se passe au Congo.
Ce qui se passe aujourdhui au Congo est la colonisation dun pays tellement
riche que les grandes puissances et leurs sous-traitants africains veulent le piller et le
détruire même au prix de lasservissement du peuple congolais. Se taire cest
être complice de ces massacres devant lhistoire et la postérité. Nous serons tous
coupables pour non assistance à notre population et notre pays en danger de noyade.
Personne ne dira : « je suis restée silencieuse parce que je nétais pas au
courant »....
Catherine Tshefu |
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