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Vous faites honte au Congo Mr Kamanda
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Mme Tshefu Catherine
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Précédemment j’ai réagi à votre déclaration de presse sur la guerre en RDC. La lecture de votre lettre ouverte du 8-8-1998 envoyée aux présidents réunis à Victoria Falls au Zimbabwe sur le même sujet m’a de nouveau offusquée et suscite en moi plusieurs réactions. Décidément vous êtes incorrigible.

Ces quelques éléments d’histoire de votre vie démontrent à suffisance que vous n’êtes, n’avez jamais été, et ne serez jamais démocrate. Alors que voulez-vous ?

Chers amis, je vais vous conter quelques éléments de l’histoire édifiante du ci-devant « nouveau démocrate » Kamanda wa Kamanda (usager compulsif des médias électroniques et dernier ministre des affaires étrangères du défunt tyran, le maréchal Mobutu Sese Seko).

1. Dès la fin de ses études de droit, ce compatriote est engagé avec un zèle de zélote dans la défense et l’illustration de la tyrannie du défunt maréchal Mobutu.

2. Bien lui en prit, il fût vite récompensé en héritant du poste de secrétaire général adjoint de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), syndicat de chefs d’Etats où le pro-occidental Mobutu le chargea de bloquer toute velléité d’émancipation et d’organisation rationnelle de notre continent.

3. Rappelé au pays, il poursuivit sa carrière de courtisant à l’échine souple, au discours complaisant et flatteur, occupant divers strapontins ministériels. Comme la plupart de ses camarades de cour, il s’enrichit bien sûr pendant que notre peuple s’appauvrissait. A l’époque, il ne mit aucunement son talent de juriste, dont il fait bruyant étalage aujourd’hui, au service de l’érection d’un embryon d’état au coeur de l’Afrique.

4. Vint la chute du mur de Berlin et la fin de la rente géopolitique sur laquelle s’était assoupi le système Mobutu : notre peuple pu alors exprimer de manière visible ses aspirations longtemps étouffées à la liberté démocratique et à une vie matérielle plus humaine.

5. Au lieu d’accompagner ce mouvement et de s’amender peut être au regard de l’histoire, Monsieur Mobutu et sa cour torpillèrent le mouvement de démocratie et plongèrent le pays dans une transition longue et chaotique. Déjà à genoux, l’état zaïrois fut mis à terre.

6. Dans ce sabordage antipatriotique et suicidaire, Monsieur Kamanda s’illustra encore. Par son zèle, ses manoeuvres souterraines, son discours méprisant envers les opposants au maréchal, il utilisa ses arguties juridiques sans fin pour prolonger l’agonie du régime et torturer d’avantage notre patrie déjà meurtrie.

7. Quoi de plus compréhensible alors, que la route ait été ainsi préparée pour une conquête du pouvoir facile, par le coup de force d’essence externe de l’AFDL. Sont alors introduits au coeur de la haute administration et du système de sécurité d’un pays terrassé et sans défense des étrangers malveillants.

8. Je suis donc étonnée et choquée de constater qu’une fois qu’ils ont perdu le pouvoir, les Mobutistes de l’acabit de Kamanda se découvrent soudain démocrate et patriote. Eux qui méprisaient et maltraitaient leurs concitoyens, eux qui ont pillé et affaibli leur pays.

9. Oui Monsieur Kamanda, notre pays est agressé, mais vous n’êtes pas, Monsieur Kamanda, vous et vos semblables les personnes les plus aptes à la défendre : vous constituez un groupe anti national, et votre incompétence est responsable de la situation politique, économique et sociale catastrophique que nous subissons.

10. Oui Monsieur Kamanda, vous ne pouvez pas vous et vos semblables être des donneurs de leçons en matière de bonne gouvernance et de démocratie : vos contre performances défient tout entendement et resteront dans les annales de l’histoire.

11. De grâce Monsieur Kamanda, laissez nous défendre notre patrie, laissez nous vaincre l’agression actuelle qui est entrée par les portes et les fenêtres que vous avez volontairement cassées. D’autres personnes rétabliront la souveraineté et le pouvoir du peuple ainsi que les règles minimales de gestion des affaires publiques.

12. Soyez sûr Monsieur Kamanda, que vous et vos semblables n’échapperont ni à la justice de vos compatriotes ni au jugement de l’histoire.

13. De grâce, Monsieur Kamanda, ayez la décence de vous taire vous et vos semblables et de vous terrez loin du courroux du peuple que vous avez affamé, humilié et détruit là où vos maîtres honteux vous ont accordé un asile infâme.

Bonne lecture.

Catherine Tshefu
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