| Réaction à la
déclaration de presse de Mr KAMANDA |
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| Mme Tshefu Catherine |
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Je viens de lire votre déclaration du 14
août 98, parue sur congonline ce 17 septembre 98.
Je reconnais que c'est difficile de vivre annonymement dans la petite ville française
d'Annecy loin des honneurs que vous avez connus à Kinshasa.
Il faut savoir se réadapter à sa nouvelle situation. Pourquoi ne pas devenir chercher
une occupation aux Nations-Unies ou à l'OUA (de nouveau) par exemple ? Sur la place de la
"Genève internationale", il semble que vous possedez beaucoup d'amis, ayant
été Ministre en charge du problème des réfugiés rwandais. Vous veniez donc
régulièrement "en mission" à Genève...Ces organismes vous trouveront
peut-être un poste, essayez toujours, on ne sait jamais.
De grâce, arrêtez d'écrire n'importe quoi. Le peuple congolais est déjà assez
désorienté et meurtri. Ce désir compulsif qui vous anime ainsi que vos amis de revenir
au pouvoir fait de vous des gens dangereux, assoiffés du pouvoir.
Comment pouvez-vous aujourd'hui vous référer aux résolutions de la Conférence
Nationale Souveraine, que vos pairs et vous avez bafoué durant plusieurs années ? Que
des intrigues ayant conduit à la transition la plus longue du monde!
Hier le bien être du peuple n'était pas votre tasse de thé, aujourd'hui vous voulez
parlez en son nom, revendiquant la démocratie pour ce même peuple.
Soyons serieux. Qui vous a empêché d'instaurer la démocratie lorsque étiez aux
affaires ?
Vous avez plutôt préféré mettre ce vaste pays pour lequel Lumumba perdit la vie en
coupe reglée, ce continent au coeur de l'Afrique qui fascina l'explorateur Stanley et
l'écrivain voyageur Conrad est resté par votre faute exsangue et sans défense!
Pleure ô pays bien aimé, éploré, abandonné sur le trottoir de l'histoire. Mme Tshefu Catherine |
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